Nouvelles du 11 -11- 2009
Texte Pris sur le site AGENCE FIDESVATICANO - VI° Congrès Mondial de la Pastorale pour les Migrants et les Réfugiés: « Il ne peut y avoir de développement effectif, si lon naide pas la rencontre entre les peuples, le dialogue entre les cultures et le respect des différences légitimes ».
Rome (Agence Fides) « Si le phénomène migratoire est aussi ancien que lhumanité, il navait jamais pris une extension aussi grande par sa consistance et par la complexité des problèmes, quau jour daujourdhui. Il touche désormais presque tous les Pays du monde, et il sinsère dans le vaste processus de la globalisation. Des femmes, des hommes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées, affrontent par millions les drames de lémigration parfois pour survivre, plus que pour rechercher des conditions de vie pour eux et pour leurs familles ».
Cest ce qua souligné le Pape Benoît XVI en recevant en audience, le 9 novembre, les membres du VI° Congrès Mondial de la Pastorale pour les Migrants et les Réfugiés, qui se tient au Vatican du 9 au 12 novembre. Le Saint-Père a rappelé que, suite à la crise économique mondiale et à la très forte croissance du chômage, « de nombreuses personnes se voyaient alors contraintes de quitter leur propre terre et leurs communautés dorigine ; ils sont prêts à accepter des travaux dans des conditions qui ne correspondent pas à la dignité humaine, avec une insertion laborieuse dans les sociétés daccueil ».
Le Saint-Père a invité ensuite à réfléchir « sur les conséquences dune société qui repose fondamentalement sur la simple développement matériel », alors que « le développement authentique revêt toujours un caractère solidaire » ; cest pourquoi, « il faut donner des réponses adéquates aux grands changements sociaux en cours, en voyant clairement quil ne peut y avoir de développement effectif, si lon naide pas la rencontre entre les peuples, le dialogue entre les cultures, et le respect des différences légitimes ». Sur la base de lenseignement de Jésus, « lEglise invite les fidèles à ouvrir leur cur aux migrants et à leurs familles, en sachant quils ne sont pas seulement un problème, mais quils représentent une ressource quil faut savoir mettre en valeur de manière opportune pour faire avancer lhumanité, et pour son développement authentique ».
Les travaux du Congrès se sont ouverts par la célébration de la Sainte Messe par le Cardinal Tarcisio Bertone dans la Basilique Saint-Pierre. Puis, les 300 participants, venus des cinq Continents, se sont rendus dans la salle des travaux, où le Président du Conseil Pontifical de la Pastorale pour les Migrants et les Personnes en Déplacement, lArchevêque Mgr Antonio M. Vegliò, a prononcé le discours douverture. Il a déclaré quune réponse pastorale authentique au phénomène migratoire à lère de la globalisation, devait tenir compte du fait que « cest un principe de justice de garantir à tout être humain la dignité dappartenir à la famille humaine. Laccueil au sein de cette famille, est aussi le vrai nom de la justice ».
Dans la présentation du thème du Congrès, lArchevêque Mgr Agostino Marchetto, Secrétaire du Dicastère, a donné quelques chiffres. « On estime que, après 2010, il y aura une moyenne de 2.300.000 migrants par an, venus des Pays en voie de développement (Afrique, Asie, à lexception du Japon, Amérique Latine et Caraïbes, Océanie, en excluant lAustralie et la Nouvelle-Zélande), en y assurant ainsi une non diminution de population. Depuis 1960, le nombre des migrants vers les régions les plus développées, a été en augmentation constante, jusquà arriver au chiffre maximum de 3.300.000 personnes entre 2005 et 2008, pour diminuer ensuite et se stabiliser cest une prévision à 2.300.000 par an jusquen 2050. On considère en conséquence que, dans les 40 prochaines années, il y aura une grande demande de la part des Pays développés, de travailleurs provenant de Pays en voie de développement ».
A propos de lintégration des immigrés, Mgr Marchetto a déclaré ensuite : « Ce nest pas une voie à sens unique, ni un chemin à parcourir seulement par limmigré, mais aussi par la société darrivée. La véritable intégration se réalise donc là où linteraction entre les immigrés et la population autochtone ne se limite pas seulement au domaine économique et social, mais se réalise en plénitude, en y incluant le domaine culturel. Les deux parties doivent donc être disposées à le faire, étant donné que la moteur de lintégration est le dialogue, ce qui suppose un rapport réciproque ». (S.L.)
11 -11- 2009
VATICAN - VI World Congress on the Pastoral Care of Migrants and Refugees: "there can be no effective development if we do not encourage dialogue among peoples, dialogue among cultures, and respect for legitimate differences"
Vatican City (Agenzia Fides) While migration is as old as human history, it has never been so consistent and complex in its nature as it is today. It affects almost every country in the world and fits into the wider process of globalization. Women, men, children, young and old...millions decide to immigrate - sometimes to survive - not only to seek better living conditions for themselves and their families. This is what the Holy Father Benedict XVI mentioned in an audience on November 9, with the participants of the Sixth World Congress for the Pastoral Care of Migrants and Refugees, which is taking place at the Vatican, November 9-12.
The Pope recalled that as a result of the global economic crisis and the sharp rise of unemployment, "many are seen forced to abandon their land and their communities of origin, to work in conditions by no means consistent with human dignity with difficulty in integrating into host societies.
The Pope then asked them to reflect "on the consequences of a society based primarily on mere material development," while "authentic development always implies solidarity, which is why "appropriate responses should be made to the major social changes taking place, making it clear that there can be no effective development if we do not encourage dialogue among peoples, dialogue among cultures, and respect for legitimate differences. In light of the teachings of Jesus, "the Church invites the faithful to open their hearts to migrants and their families, knowing that they are not just a 'problem', but constitute a 'resource' to be able to exploit opportunities for the path of humanity and its genuine development."
The Congress began with a Mass celebrated by Cardinal Tarcisio Bertone, Secretary of State, in the Vatican Basilica. So the approximately 300 participants from five continents then proceeded to the conference room, where the President of the Pontifical Council for Pastoral Care of Migrants and Itinerant People, Archbishop Antonio M. Veglio, gave the opening speech in which he stressed that a genuine pastoral response to the migration phenomenon in the era of globalization must take into account the fact that the "principle of justice guarantees every human being the dignity of belonging to the human family. Their being received into this family, then, is the real name of justice."
Illustrating the theme of the Congress, Archbishop Agostino Marchetto, Secretary of the Congregation, gave some figures. "It is estimated - said the Archbishop - that after 2010 there will be an average of 2.3 million migrants a year from developing countries (Africa, Asia excluding Japan, Latin America and the Caribbean, Oceania excluding Australia, and New Zealand) to those considered developed nations (North America, Australia, Europe, Japan, New Zealand), thus ensuring no reduction in the population. Since 1960, the number of migrants to more developed regions was constantly increasing, until reaching the maximum value of an average of 3.3 million people per year between 2005 to 2008 and then decreased - and forecasting - a 2.3 million per year until 2050. It is therefore considered that in the next 40 years there will be a large demand from developed countries, for workers from developing countries. "
Then, in regards to immigrants' integration, Archbishop Marchetto said that "is not a one way street, it is not only a path to be trod by the immigrants, but also by the society to which he arrives. Real integration, therefore, takes place where interaction between immigrants and the native population is not only confined to the economic-social sphere, but is realized in its fullness, including the cultural one. Both sides, however, must be willing to do it, because what drives integration is dialogue, which in turn presupposes a reciprocal relationship." (SL) (Agenzia Fides 10/11/2009)