Missionnaires d'Afrique
Petit Groupe de Formation (PGF) à Jérusalem
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Dans ce petit papier nous voulons vous faire goûter la Semaine Sainte à Jérusalem. Ensuite nous vous présenterons en photos quelques événements du notre PGF.
La Semaine Sainte à Jérusalem
Les pèlerins arrivent en Terre Sainte Durant toute l'année. Mais il y a des moments forts et des moments moins importants. Les grandes fêtes du Seigneur marquent les moments forts. Tandis que Noël se fête à Bethlehem, la célébration de Pâques attire toutes les cameras à Jérusalem.La Semaine Sainte commence par une grande manifestation, celle de la procession du Dimanche des Rameaux. Les croyants (Catholiques) participent à la messe dans leurs églises respectives comme les autres dimanches, la procession n'ayant pas lieu que l'après-midi. Déjà à 14h on peut voir une longue file de gens montant au Mont des Oliviers pour se rendre à Betphagé où la procession débute. A Ste Anne, par contre, tout est déjà prêt car c'est chez nous que la procession se terminera. Les différents groupes de scouts sont regroupés, vêtus de leurs uniformes distinctifs , leurs instruments à main. Et les Pères Blancs, en gandoura et rosaire, ont pris position aux différents points stratégiques de la cour pour en montrer aux pèlerins l'entrée et la sortie. Certainement, les fameux "Frères armés du Sahara" de Lavigerie auraientt été plus aptes à diriger de telles masses de gens.
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Frans et Thomas sont prêts Arrivée des foules chez nous
Chrétiens locaux et pèlerins s'organisent en groupes pour marcher et chanter ensemble. Les premiers arrivants devront encore patienter une heure jusqu'à ce que le Patriarche arrive. Mais on ne s'ennuie pas car il y a une petite chorale qui maintient l'atmosphère festive. Une femme en pèlerinage en Terre Sainte commente: 'Mon père vous ne trouvez pas que c'est un un peu trop fort? Est ce qu'ils nous croient sourds?' En effet, la musique perce nos oreilles. Mais il faut bien comprendre l'importance de cet événement. C'est un des rares moments de l'année où la minorité chrétienne peut se manifester et se faire entendre. Même les Chrétiens de Bethlehem qui normalement ne peuvent pas passer le mur et venir ici, reçoivent ces jours-ci plus facilement la permission de célébrer Pâques à Jérusalem.
Le Patriarche, finalement arrivé, prononce son homélie et donne la bénédiction avec la relique traditionnellement assurée de provenir de la 'vraie croix'. Elle marque la fin de la cérémonie, même si des gens profitent encore de cette atmosphère festive pour se bavarder et danser encore quelques minutes sur des mélodies arabes choisies pour l'occasion.
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Le Patriarche Fouad prononce son homélie et bénit ensuite la fouleNous avons des liturgies de la Semaine Sainte en différentes églises. L'Eglise Latine de Jérusalem est moins centrée sur le système de la paroisse, mais plutôt d'après les différentes communautés religieuses et d'après les langues : au centre Notre-Dame la messe est en anglais. Même si nous sommes à Jérusalem, en entrant dans l'église on pourrait se croire à Manille - parce une importante communauté de Philippins s'y réunit. A St-Sauveur, notre église franciscaine, on parle arabe et italien. Les Dominicains à l'Ecole Biblique ont leur liturgie en Français tandis que les Bénédictins à l'abbaye de la Dormition l'ont en allemand. A Ste-Anne, cela dépend encore de la langue de la session en cours. Cette année c'est en français. Il y a encore d'autres liturgies: à l'Eglise des Syriens Catholiques, à celle des Maronites et à celles des Grecs Melkites. Il y a aussi des liturgies au Saint-Sépulcre, mais il faut savoir jouer des coudes pour pouvoir traverser la foule. Certainement, ce n'est le meilleur endroit pour trouver à ce moment un espace tranquille.
Après la liturgie de Jeudi-Saint célébrée dans les différentes paroisses, l'attention le soir se porte vers l'Eglise de Toutes-Les-Nations (la basilique de l'Agonie à Gethsémani) , tout juste au pied du Mont des Oliviers. Du balcon de notre maison on peut voir les franciscains en habit brun descendre dans notre rue en procession et aller vers Gethsémani. Leur marche est ouverte par deux traditionnels Kawas. Un Kawas était un garde du corps assigné aux chefs religieux durant l'époque ottomane, celle des Turcs. C'est vrai, tout ce rituel est une marque du 'status quo' à Jérusalem. Quand des représentants d'Eglise sont en fonction officielle selon les droits de ces anciens accords, ces petits 'gardes suisses de Jérusalem' les accompagnent, habillés en costume turc. Sans doute, ils donnent un air plus solennel aux cérémonies. - Pardon pour cette petite excursion ; nous étions en train de parler des Franciscains descendant en procession vers l'Eglise du Gethsémani.
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Deux Kawas (lors du pèlerinage au Jourdain) et L'Eglise du GethsémaniLa liturgie consiste surtout dans la lecture de la Passion du Christ, organisée par les Franciscains en différentes langues: anglais, arabe, hébreu, français, espagnol, allemand Chrétiens de différentes dénominations sont présents. Après cette liturgie on descend en procession dans la vallée de Cédron pour remonter vers l'Eglise de St Pierre en Gallicante. Selon la tradition c'est ici que Pierre aurait renié Jésus et que le coq a chanté. La liturgie se termine vers minuit.
Pour le Vendredi-Saint, jour de deuil, le rite byzantin a une liturgie riche et unique, appelée 'la mise en tombeau de Jésus', que les Latins ont aussi adoptée. Essentiellement cette liturgie consiste dans la récitation de psaumes, parsemés par des prières et litanies. Elle commence par un appel à louer Dieu (Ps 94), à le remercier pour la création. Par la suite l'atmosphère devient plus sombre et intense, avec des psaumes de demande pour une personne en agonie, comme les Psaumes 129, 140, 141. Au sommet de cette partie il y a la procession du cercueil de Jésus, avant de le mettre au tombeau. Cet enterrement de Jésus n'est pas un événement triste. Jésus descend dans le tombeau, comme c'est visiblement montré sur une des icones du Christ peintes au mur de l'Eglise, et il étend ses mains salvatrices à Adam et Eve, à l'humanité déchue. Donc, même si cette liturgie semble sombre, en même temps on y découvre aussi l'espérance joyeuse que cette descente rayonne.
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Procession avec le 'cercueil' de Jésus . L'icône murale dans l'Eglise MelkiteTandis que le samedi soir les Latins célèbrent la Vigile Pascale, les Catholiques du rite byzantin commémorent encore la mort du Christ. C'est un signe de ce riche mélange qu'on trouve à Jérusalem. En effet, quand les Latins se réveillent le Dimanche de Pâques, ils se saluent : Jésus est ressuscité ; Il est vraiment ressuscité. Mais, par contre, 'Eglise Orthodoxe, suivant le calendrier Julien, brandit ses palmes : ils commencent leur Semaine Sainte.
Voilà donc quelques éléments de cette période intense de la Semaine-Sainte à Jérusalem.
Evènements du PGF en photos
Le 6 juin cette année académique sera couronnée par le serment missionnaire des six premiers étudiants à Jérusalem. Ils seront ordonnés diacres le lendemain dans la Basilique de Ste Anne. Avec les Salésiens, 17 en tout.
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12 févr. Notre confrère Thomas présente le livre écrit par P. Gianazza, SDB, à l'Institut des Salésiens.
24 févr : Rencontre inter-séminaire à Bethlehem : Victor, notre gardien, a de l'énergie à revendre.
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Succès garanti : Jean de Dieu reçoit notre trophée
Ste-Anne produit une dance africaine
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Joe (à gauche) avec Fr Francis SDB à la chapelle à Bethlehem
Semaine-Sainte : Mgr Michael Fitzgerald et sa Sur Christine entourés du PGF
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18-22 avril : voyage d'étude à Petra (Jordanie.) Groupe des futurs diacres : M.Afr. et SDB
" Mais, madame, c'est trop cher ça ! " Jonathan discute le prix avec une femme Bédouine.
Étudiants et enseignants, SDB et M.Afr., après la messe d'ouverture de l'année scolaire, 2008-09, à l'InstitutTexte : Evans Chama
Photos : Kanto, Jean de Dieu, Jonathan et Locu, SDB
Missionaries of Africa
Small Formation Group (SFG) St Anne's, Jerusalem
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In this presentation we aim to give you some taste of the Holy Week in Jerusalem while we also highlight some events of our SFG through photos only.
Holy Week in Jerusalem
Pilgrims come to the holy Land all year round. Yet, there are high and low moments; with the feasts of the Lord recording often the highest. While Christmas has Bethlehem for its spotlight, Easter focuses millions of camera lenses on Jerusalem.The Holy Week opens with a grand manifestation of Palm Sunday procession. The faithful attend the mass in their respective churches almost quietly like any normal Sunday since the spectacular procession takes place only in the afternoon. Already by 2 pm you see a file of people meandering up the Mount of Olives to Bethphage where the procession begins. On the other hand, St Ann's is already set for the event for it is here the ceremony ends. Different scout groups are dressed in their distinctive uniforms, ready with their music instruments. To ensure some order the White Fathers, decked in white Gandoura and rosaries round their necks, are placed at different points in the yard to show the people the way in and out. Certainly, here the 'military order' of Lavigerie would be useful to handle such thousands of people.
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Frans Bouwen and Thomas Maier at the alert to ensure some order
The Palm Sunday procession squeezing itself through the narrow streets of the old city.Different groups, composed of local Christians and of pilgrims, organise themselves in jubilant singing. The first to arrive in that long procession have more than an hour to wait before the Patriarch arrives. However, they are sustained in the festive mood by a band of live music. A lady on pilgrimage commented: Mon père vous en ne trouvez pas un peu trop? Est ce qu'ils nous croient d'être sourds? Indeed, the music can be piercing. Yet, one ought to understand what's actually happening here. This is a moment in a year when the small Christian minority stands up to assert itself -making itself heard. Even those from Bethlehem who normally cannot set foot in Israel, on this day they are relatively easily let in at the check point.
When finally the Patriarch arrives, he addresses the people and blesses them with what is traditionally accepted as the relic of the 'True Cross'. That marks the end of the ceremony, though some people still hang on to chat or even to dance to some assorted Arabic music.
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The Latin Patriarch Fouad addresses the people and blesses themWe have the Holy Week liturgies in different churches. The Latin Church in Jerusalem is not essentially parochially organised but rather, it is based on the different religious communities and languages: at Notre Dame de Jerusalem the mass is in English. Though we are in Jerusalem, yet when you enter the church you feel as if you were somewhere in Manila - because there is a good Filipino community gathering here. At St Saviour's, which is a Franciscan parish church, the languages are Arabic and Italian; the Dominicans at Ecole Biblique have their liturgy in French while the Benedictines at Dormition Abbey have it in German. At St Ann's, it depends on the language of the participants in session. This year it has been in French. Others include: the Syrian Catholic, Maronite and Greek Melkite churches. There are services also at the Holy Sepulchre though one must be prepared to elbow his way through crowds. Certainly, it is not the best place for a quiet prayer at this time.
After the Holy Thursday liturgy in different communities, late in the evening the spotlight is on the Church of All Nations (the Basilica of the Agony at Gethsemane) just at the foot of the Mt of Olives. From our two storey house, on the street below, you see monks in brown habits with white knotted cincture, trailing down out of the Old City in procession, led by a pair of Kawas. - A Kawas was a bodyguard assigned to religious leaders during Turkish rule. Indeed, these are marks of the status quo in Jerusalem. Whenever a church is performing some service according to such rights contained in those ancient and fixed agreements, we have such "little Swiss guards" of Jerusalem in action, clad in a Turkish costume. No doubt, they inject an air of solemnity in ceremonies. Sorry for the digression but we are about the Franciscans in procession to the Church at Gethsemane.
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Two Kawas (here during the pilgrimage to the River Jordan)
Crowds gathered for prayer at the Basilica of all nations at the garden of GetsemaniThe service at Gethsemani is mainly about reading the passion of Christ, organised by the Franciscans in different languages: English, Arabic, Hebrew, French, Spanish, and Germany . Christians from different denominations are also present. After this service is the procession under candle light from Gethsemane, descending to the Kedron valley and then up to the Church of St Peter Gallicantu. Traditionally, it was here Peter denied Jesus. The service concludes here well around midnight.
For the Good Friday, the day of mourning, the byzantine rite has a unique, rich and elaborate liturgy called the Burial of Jesus, which the Latins have also adopted. This long ceremony is essentially the recitation of psalms interwoven with prayers and litanies. It begins with a call to praise God (Ps 94), thanking him for the creation. Later the mood of prayer becomes more sombre and intense with psalms of entreaty for the person in agony such as (Ps129, 140, 141). At the summit of this prayer service is the procession of the coffin of Jesus, before placing it in the tomb. This burial of Jesus is not a sad, mournful event. Jesus descends into the tomb, as it is visibly well depicted in one of the icons in Church wall, to extend his saving hands to Adam and Eve, the fallen humanity, to draw them out of the land of the dead to life. Hence, though solemn and sombre this liturgy might be, at the same time, one simply can't miss the joyful hope it radiates.
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Procession with the 'coffin of Jesus' at the Melkite Church
The icon of Jesus in the tomb drawing Adam and Eve out of hellWhile the Latins celebrate the Easter Vigil in the night, Catholics following the byzantine rite have it in the morning of the Holy Saturday. That is the diversity of the boiling pot that Jerusalem is. In fact, when the Latins wake up on Easter Sunday to greet one another: Jesus is risen; He is truly risen! On the contrary, the Orthodox Churches following Julian calendar were busy waving palms -their Holy Week was just beginning.
These are some of the elements of the intense period of the Holy Week in Jerusalem.Events at the SFG
This academic year will be crowned with the first students in Jerusalem, six of them, who will make the Missionary Oath on 6th June, and be ordained deacons the next day on the 7th in the Basilica of St Ann. They will be together with Salesians, bringing the number to seventeen.
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12th Feb at the Salesian Institute: Our confrere Thomas presents presents the books written by Fr Ginazza SDB
24th Feb: Interseminary meeting in Bethlehem - It seems Victor is not occupied enough in the goal post during football
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Jean de Dieu receives the trophy on behalf of the SFG. The WF came out second second in the soccer competition
It is the White Fathers turn on stage. They dance to Brenda's Faso number.
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Joe sitting with the Salesian Rector Fr. Preston during evening prayer at interseminary meeting
Holy Week: SFG poses for a photo with Archbishop Michael Fitzgerald (and his sister) after a talk on Inter-religious dialogue.
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18-22 April: study trip to Petra/Jordan. Third year students pose for a photo. These are the ones to be ordained deacons in June.
Jonathan bargains with a Bedouin lady in Petra.
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Staff and students at the Salesian Institute after the opening mass of the academic yearText: Evans Chama
Photos: Kanto, Jean de Dieu, Jonathan and Locu (sdb)