AFRIQUE - Labolition de la peine de mort en Afrique : fiche
Rome (Agence Fides)- En Afrique la peine de mort été abolie par 14 pays : Angola, Cap Vert, Côte dIvoire, Djibouti, Guinée Bissau, Libéria, Ile Maurice, Mozambique, Namibie, Sao Tomé et Principe, Rwanda, Seychelles, Sénégal, Afrique du Sud.
Puis les Etats sont abolitionnistes de fait, parce quil ny existe pas de peine capitale depuis au moins 10 ans. Ils sont au nombre de 22 (entre parenthèses est indiqué lannée de la dernière exécution) : Bénin, Burkina Faso (1988), Cameroun (1988), Comores (1997), Congo (1982), Ethiopie (1997), Gabon (1979), Gambie (1981), Ghana (1993), Lesotho (1995), Kenya (1987), Madagascar (1958), Malawi (1992), Maroc (1993), Mauritanie (1987), Niger (1976), République Centrafricaine (1981), Swaziland (1982), Tanzanie (1994), Togo (1978), Tunisie (1991), Zambie (1997).
LAlgérie et le Mali réalisent un moratoire des exécutions.
Les Etats qui maintiennent la peine capitale sont au nombre de 15 : Botswana, Burundi, Tchad, Egypte, Erythrée, Guinée Conakry, Guinée Equatoriale, Libye, Nigeria, République démocratique du Congo, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Ouganda, Zimbabwe. (L.M.) (Agence Fides 15/6/2007 Lignes : 15 ; Mots : 168)AFRIQUE - Les ministres africains à Rome pour le Congrès Africa for life, organisé par la Communauté Saint Egidio dans le but de favoriser une alliance éthique entre lhumanisme africain et celui européen pour abolir la peine de mort
Rome (Agence Fides)- Lundi 18 et mardi 19 juin a lieu à Rome un Congrès pour renforcer et récompenser la tendance à abolir la peine en Afrique, à laquelle ont été invités les ministres de la Justice des pays africains. Lévénement intitulé « Africa for life » est organisé par la Communauté Saint Egidio et cest la seconde initiative de ce type. Le premier colloque des ministres africains de la justice sest en effet déroulé en novembre 2005. « Lobjectif du Congrès est de renforcer la tendance abolitionniste en Afrique, en considération des développements positifs des dernières années. La peine capitale est bannie actuellement par les règlements de 14 Etats : à ceux-ci doivent être ajoutés 22 autres pays qui peuvent être considérés comme abolitionnistes « de fait ». Au total seulement 8 pays ont procédé à des exécutions dans le cours des trois dernières années » affirme un communiqué de la Communauté de Saint Egidio envoyé à lAgence Fides.
« Dans ce sens nous voudrions « récompenser » cette tendance, en offrant une visibilité et un soutien aux processus en cours, et soutenir par une synergie Europe-Afrique le développement de modifications législatives aptes à marquer des points de non retour du droit propre à chacun de ces pays. Cette rencontre à Rome souligne justement cette collaboration Nord-sud, cest en effet surtout en Afrique et en Europe que le processus universel dabolition de la peine de mort a obtenu jusquà aujourdhui les meilleurs résultats. En Europe, comme on le sait, la peine de mort a été officiellement abolie à lintérieur des deux espaces juridiques qui plus que dautres la caractérisent : le Conseil dEurope et lUnion européenne » rappelle le communiqué.
Un motif supplémentaire de cette initiative « africaine » réside dans lengagement de Saint Egidio pour la paix en Afrique, en commençant par le Mozambique. Après 16 ans de guerre civile, ce pays - qui nous est très cher - a retrouvé la paix qui a été signée à Rome le 4 octobre 1992. Saint Egidio a été le médiateur de cette longue négociation (27 mois) et aujourdhui la paix du Mozambique, et la démocratie qui en a surgit, représentent un modèle pour tout le continent. Après le Mozambique de nombreux autres pays africains ont cherché la paix et le dialogue à Saint Egidio : la Liberia, la Côte dIvoire, le Togo, le Burundi, la RDC et dautres. Saint Egidio est devenu tout au long de ces années une maison de paix pour lAfrique, où lon peut se rencontrer pour rechercher librement une solution honorable aux problèmes à travers dauthentiques entretiens entre les parties.
« Pour toutes ces raisons, dans notre engagement contre la peine de mort nous avons voulu partir de lAfrique, de ses problèmes mais aussi de son humanisme. Nous croyons en effet que lAfrique est décisive dans cette bataille de civilisation et dhumanité, pour les contenus moraux de lhumanisme africain si importants pour la culture mondiale, mais aussi à cause des relations historiques que lAfrique a tissées avec lEurope. La réalité de notre histoire commune peut être transformée en une alliance éthique. Une grande bataille dhumanité signifie croire avec courage en un nouvel humanisme pour le monde, né dun sentiment commun euro-africain » conclut le communiqué de la Communauté de Saint Egidio. (L.M.) (Agence Fides 15/6/2007 lignes 40 mots 509
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AFRICA - The abolition of the death penalty in Africa: scheda
Rome (Agenzia Fides)- In Africa the death penalty has been abolished in 14 countries: Angola, Cape Verde, Cote d'Ivoire, Djibouti, Guinea Bissau, Liberia, Mauritius, Mozambique, Namibia, Sao Tome e Principe, Rwanda, Seychelles, Senegal, South Africa
There are another 22 states which have practically abolished executions for at least 10 years: ( in brackets the year of the last execution): Benin, Burkina Faso (1988), Cameroon (1988), Comores (1997), Congo (1982), Ethiopia (1997),Gabon (1979), Gambia (1981), Ghana (1993), Lesotho (1995), Kenya (1987), Madagascar (1958), Malawi (1992), Morocco (1993), Mauritania (1987), Niger (1976), Central Africa Republic (1981), Swaziland (1982), Tanzania (1994), Togo (1978), Tunisia (1991), Zambia (1997).
Algeria and Mali have issued a moratoria for executions.
The death penalty is still in force in 15 African countries: Botswana, Burundi, Chad, Egypt, Eritrea, Guinea Conakry, Guinea Equatorial, Libya, Nigeria, Democratic Congo, Sierra Leone, Somalia, Sudan, Uganda, Zimbabwe. (L.M.) (Agenzia Fides 15/6/2007 righe 17 parole 162)