TANZANIE:
CONGRES PANAFRICAIN SUR L’EVANGELISATION DE L’AFRIQUE, DE MADAGASCAR ET DES ILES ADJACENTES ORGANISE
22 Janvier 2008

RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS

PREAMBULE

Réunis en Congrès panafricain sur l’«Evangélisation en Afrique : Ecclesia in Africa (EIA). Bilan et perspectives » à Dar-es-Salaam (Tanzanie) du 15 au 18.01.07, nous - Evêques membres du SCEAM avec les délégués du clergé, des religieux et religieuses et du laïcat de l’Eglise d’Afrique, de Madagascar et des îles adjacentes, ainsi que les délégués des Eglises sœurs et des organismes d’aide -, avons prié, réfléchi et fait l’évaluation de la mise en œuvre d’E.I.A, douze ans après, en rapport avec la prochaine 2ème Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des Evêques.

La rétrospective sur les travaux du SCEAM, depuis E.I.A. a montré que la mission évangélisatrice de l’Eglise s’est approfondie de manière notable au niveau de notre Symposium, qui s’est efforcé de donner au Peuple de Dieu, d’importants outils de travail pour un meilleur enracinement de la foi sur le continent .

Le SCEAM rappelle à toutes nos Eglises que l’Evangélisation a une double composante :
- l’annonce de Jésus-Christ, Fils de Dieu, Parole éternelle du Père, envoyé par lui dans le monde, pour nous sauver, par le mystère de sa vie, de sa mort et de sa résurrection ;
- la réponse de l’homme qui, touché au cœur, se met en mouvement de conversion , en quête de sainteté. Son humanité commence à être transformée du dedans et il porte, au cœur de sa culture et de tous ses problèmes de société, le même mouvement d’assomption et de transformation . Il devient témoin et ferment de renouvellement.

Sept sous-thèmes ont été étudiés:

1. Annonce, Conversion et Appel à la Sainteté
2. Moyens de communication sociale
3. Inculturation
4. Dialogue
5. Réconciliation, Justice et Paix
6. Auto-prise en charge et Développement
7. Propositions pour le Synode Africain

Face aux interpellations de ces six sous-thèmes, nous, fidèles du Christ - Evêques, prêtres, religieux et religieuses, laïcs-, nous engageons, à la suite de ce Congrès, à nous mettre davantage à l’écoute de la Parole de Dieu, qui est Jésus-Christ pour le rencontrer personnellement, nous laisser transformer par lui et être ses témoins au sein d’une Afrique en profonde transformation. En outre, nous prenons les résolutions et faisons les recommandations que voici :

1. Annonce, Conversion et Appel à la Sainteté

1.1 Les Evêques sont résolus à tout faire pour que la Parole de Dieu retrouve sa place centrale dans la pastorale, comme elle l’est dans la mission d’évangélisation, qui fait de nouveaux chrétiens .

1.2 Ils recommandent à tous les théologiens africains de renouveler toute la théologie, comme l’a demandé Dei Verbum, en disant des Ecritures qu’elles doivent être comme « l’âme de toute la théologie » .

1.3 « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer Jésus Christ » (St Jérôme).Toutes nos Eglises doivent en être convaincues. Tous les participants au congrès sont résolus à mettre la Parole de Dieu au centre de leur vie, de la vie de leurs familles, de la vie de leurs Communautés Ecclésiales de Base (CEB) et de celle de leurs paroisses .

1.4 Les Evêques s’engagent à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les laïcs soient formés et deviennent conscients du laïcat comme visibilité et efficience de l’Eglise, sacrement de salut , qui implique la transformation et l’élévation des réalités temporelles, notamment la culture, le travail, l’économie et la politique.

1.5 Ils sont décidés à faire du laïcat et de l’apostolat des laïcs un point focal de leur pastorale, comme ils l’ont fait des CEB depuis E.I.A.
.
1.6 Ils recommandent à tous les théologiens d’Afrique, de faire du laïcat un « lieu théologique » , surtout dans leur enseignement de théologie pratique et d’initiation à pastorale..

1.7 Ils sont résolus à se doter d’un plan de formation et d’action pour la défense de la famille, « Eglise domestique » , cellule de base de la société. C’est elle qui, malheureusement, est la première victime de la dictature libertaire du relativisme, qui domine aujourd’hui le monde et qui ne s’attaque pas simplement aux valeurs culturelles, mais à l’acte créateur même de Dieu, en détruisant la famille par la racine .

1.8 Ils recommandent à toutes nos Eglises de porter une attention toute particulière, dans leurs plans d’action, à la femme à restaurer dans sa dignité et à renforcer dans sa capacité d’initiatives en faveur de la communauté familiale, ecclésiale et civile.

1.9 Les jeunes constituent plus de la moitié de la population de notre Eglise et du continent. Les Evêques demandent à toutes nos Eglises de leur donner, dans leurs plans pastoraux, la place qu’ils méritent, en sachant qu’ils représentent « l’espoir de notre avenir. » (Jean Paul II)

1.10 Les Evêques sont résolus à tout mettre en œuvre pour une formation intégrale et permanente aux prêtres, religieux et religieuses, en vue de leur participation effective et efficace à la mission évangélisatrice de l’Eglise, dans toutes ses dimensions.

1.11 Ils s’engagent à promouvoir et à soutenir les CEB, pour que naissent des relations ecclésiales plus empreintes d’amour et de fraternité. A cette fin, ils demandent aux Eglises locales d’intensifier l’étude et le partage de la Parole de Dieu, source de vie et nourriture pour les fidèles du Christ . Les CEB seront des lieux de célébration des sacrements de pardon, de réconciliation et de vraie guérison. Elles deviendront de ce fait des lieux d’une liturgie vivante, source d’engagement plus énergique et de plus grande solidarité.

2. Moyens de communication sociale

2.1 Les Evêques demandent aux Eglises locales de donner la formation adéquate dans les technologies de l’information et de la communication à tous ceux qui oeuvrent à l’évangélisation sur le continent, en visant la mise en réseau de tous les acteurs qui doivent, dans chaque Conférence Régionale et Nationale, travailler en équipes.

2.2 Ils ont aussi attiré l’attention sur la nécessité d’évangéliser ce monde des communications de masse.

3. Inculturation

3.1 Les Evêques se rappellent EIA au no. 59 : « Les Pères synodaux ont, à maintes reprises, souligné l’importance particulière pour l’évangélisation de l’Inculturation ou le processus par lequel « la catéchèse « s’incarne » dans les différentes cultures » (Cf. CT 53).

Les Evêques s’engagent de ce fait à prendre les mesures nécessaires pour que nos Eglises locales considèrent le processus de l’inculturation comme une urgence et une priorité dans leur vie et dans leur mission d’évangélisation. Ainsi se produira un plus profond enracinement de l’évangile dans le continent.

3.2 Dans un monde en mutation rapide sur le plan culturel, social, économique et politique, les Evêques s’engagent à prendre toutes les dispositions de formation théologique et spirituelle pour que le critère de fidélité à l’évangile et à la tradition apostolique soit constamment respecté . Ils recommandent à nos Eglises particulières de prendre toutes les mesures appropriées pour éviter toute dégénérescence vers un syncrétisme religieux et un divertissement culturel.

3.3 L’inculturation ne se limite pas seulement à la liturgie. Elle concerne la vie de l’Eglise dans toutes ses dimensions et tout le processus de l’évangélisation. Les Evêques s’engagent à continuer de promouvoir une étude approfondie de nos cultures dans toute leur complexité .

4. Dialogue

4.1 Le dialogue est une dimension constitutive de notre foi chrétienne . Pour qu’il soit plus fructueux, les Evêques s’engagent à faire mener des recherches approfondies sur les textes sacrés, la théologie et la spiritualité des autres religions, notamment l’Islam et la Religion Traditionnelle Africaine, sans exclure les Nouveaux Mouvements Religieux.

4.2 Les Evêques demandent aux Eglises locales de faire former le personnel compétent et de considérer le dialogue comme une composante essentielle de la formation à tous les niveaux, notamment en théologie et en catéchèse.

4.3 Les Evêques et tous les participants ont reconnu toutes les valeurs du témoignage de vie comme mode d’évangélisation dans des situations de certains pays en majorité musulmane pour le dialogue religieux s’avère difficile, si non impossible. Ils invitent toutes les Eglises sub-sahariennes à porter aux Eglises du Maghreb tout le soutien en personnel, dont elles ont besoin, pour que la présence du témoignage de l’Eglise continue.

5. Réconciliation, Justice et Paix

5.1 Le Christ, Soleil de Justice, est « notre paix et notre réconciliation » . L’Eglise, fondée par le Christ, est, par conséquent, toujours au service de la paix. Les Evêques recommandent à tous les diocèses de créer les Commissions Justice et Paix, là où elles n’existent pas encore, et de les redynamiser là où elles existent déjà. Ils recommandent également de les équiper des compétences techniques pour réaliser leur mission.

5.2 Les Commissions Justice et Paix doivent jouir de la latitude nécessaire dans le rôle de lobbying et de plaidoyer dans leur pays, régions et continent pour la lutte contre l’injustice, la corruption, les violations de la dignité de la femme africaine, les mépris des droits humains, etc.

5.3 A ce niveau le rôle du laïcat est de premier plan. Par conséquent, les Evêques recommandent à nos Eglises de tout mettre en œuvre pour qu’il soit formé, structuré et mis en réseau jusqu’au niveau continental. Le SCEAM s’engage à y veiller. Le laïcat pourra de la sorte animer de l’intérieur autant les institutions politiques que la société civile africaine, en vue du bien commun.

5.4 Puisque les familles sont « des Eglises domestiques » et des cellules de base de la société, les Evêques recommandent aux Eglises particulières de les former à bien jouer leur rôle de premières éducatrices à la réconciliation, à la justice et à la paix.

5.5 Les Evêques sont résolus à veiller à ce que les Commissions Justice et Paix disposent du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, non seulement en langues européennes, mais aussi dans les langues africaines. C’est la voie nécessaire pour une conscientisation plus intense et plus rapide du Peuple de Dieu dans son engagement pour la réconciliation, la justice et la paix.

5.6 L’Eglise, dans certains pays africains, a accompagné l’émergence du processus démocratique. Le SCEAM en est heureux et demande que cela soit poursuivi de manière prudente et sans partialité. Les Evêques s’engagent à former les fidèles dans la connaissance de leurs droits et devoirs de citoyen. Ils sont résolus à faire en sorte que la formation des laïcs ne soit pas purement intellectuelle, mais qu’elle embrasse toutes les dimensions, y compris la dimension morale et spirituelle. Ainsi l’éducation prendra racine dans la conscience.

5.7 Les Réfugiés et les migrants sont nos frères et sœurs, et jouissent de la même dignité d’enfants de Dieu. Leur situation précaire commande une attention toute particulière de la part de nos Eglises. Le SCEAM demande aux Conférences épiscopales de prendre les mesures en leur pouvoir, pour défendre leurs droits en cas de nécessité, et leur venir en aide à tous les points de vue.

5.8 Le drame du Sida ne laisse aucune de nos Eglises indifférente. Le SCEAM s’est doté à Dakar d’un Plan d’action, pour faire face à cette tragédie. Le SCEAM recommande à tous ses membres, d’intensifier la mise en œuvre de ce plan, pour que nos frères et sœurs malades en soient soulagés.

5.9 Le SCEAM tout comme les Conférences Episcopales qui le composent ont besoin d’être informés avant de pouvoir agir. C’est pourquoi les Evêques recommandent de mettre sur pieds, dans toutes les Eglises, un mécanisme institutionnel d’alerte rapide et des observatoires des problèmes de société, sur base du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

A cette fin, ils mandateront les hommes et les femmes des médias catholiques, pour qu’ils en fassent une de leurs priorités.

6 Auto-prise en charge et développement

6.1 Le SCEAM comprend et appelle toutes les Eglises d’Afrique à comprendre l’auto-prise en charge de manière globale dans le sens d’une autonomie de la pensée et de l’action. Le SCEAM recommande à ses membres de se doter d’un plan d’action stratégique, où la place des laïcs et leur responsabilité vis-à-vis de leur Eglise seront clairement mises en lumière. Les fidèles laïcs comprendront que désormais ils doivent prendre leur vie et celle de leurs Eglises en mains.

6.2 Le SCEAM, en s’appuyant sur EIA 104, demande à ses partenaires internationaux en matière de développement d’aider les Evêques avec leurs peuples à faire face aux effets de l’injustice structurelle dont ils souffrent, injustice évidente dans le commerce de traite, dans le poids de la dette internationale et dans les activités néfastes des Multinationales, en jouant leur rôle de plaidoyer au niveau de la communauté internationale. Ceci sera une de leurs contributions concrète à notre auto-prise en charge.

6.3 Les Evêques recommandent à toutes les Eglises locales, de se donner chacune, un plan stratégique d’autofinancement.

6.4 Dans le cadre de l’effort pour l’auto-prise en charge, le SCEAM recommande qu’une solidarité et un partage plus grands puissent régner entre les diocèses, les congrégations et les instituts religieux.

7 Propositions pour le 2ème Synode Africain

7.1 Le SCEAM demande à tous ses membres de confier l’ensemble des Résolutions et Recommandations mais aussi les Lineamenta du 2ème Synode Africain, à toutes leurs Institutions universitaires de théologie, de pastorale et de catéchèse, et les inciter à organiser, d’ici un an, au niveau de leurs régions, des colloques qui mettront en lumière tout ce dont le 2ème Synode Africain devra tenir compte. Les résultats en seront communiqués au Comité permanent du SCEAM, en vue de la synthèse.

7.2 Les thèmes ressortis du Congrès Panafricain de Dar-es-Salaam sont, entre autres les suivants : la famille, l’Islam, la RTA, les NMR, la relation Eglise-Etat, la réconciliation, l’éducation de la paix, œcuménisme, les Réfugiés, les jeunes, les femmes, la solidarité, les moyens de communication sociale.
Secam




TANZANIA:
PAN-AFRICAN CONGRESS ON EVANGELISATION IN AFRICA AND MADAGASCAR BY SECAM
22nd January 2008

Resolutions and Recommendations

1. Meeting at the Pan-African Congress on Evangelization and the 14th Plenary Assembly held at Dar-Es-Salaam, Tanzania from 15th to 22nd January 2007, We, Members of SECAM, Delegates of the Clergy, Religious and Laity of the Church in Africa, Madagascar and surrounding Islands, have prayerfully reflected on the theme of Evangelization 12 years after Ecclesia in Africa, in relation to the impending 2nd Special Assembly for Africa of the Synod of Bishops.

2. Six sub-themes retained our attention:

1. Evangelization
2. Inculturation
3. Interreligious Dialogue
4. Justice, Reconciliation and Peace
5. Self-Reliance and Development
6. Proposals for the 2nd African Synod

With regard to these sub-themes we have taken the following resolutions and made recommendations for a more intensive involvement in the evangelizing mission of the Church on the continent.

3. Evangelisation

The evangelizing mission of the Church has been deepened in a considerable manner since the last 12 years at the level of SECAM who has strived to provide the needed working tools for the People of God to achieve a better rooting of the faith in the continent.

It is on account of this basis that we recommend:

3.1 That SECAM must provide all the necessary means of formation to the Lay Faithful so that they become conscious of a Laity that must stand out as a sign of visibility and efficiency of the Church, sacrament of transformation and elevation of temporal realities namely, culture, work, economics and politics.

3.2 That SECAM must make of the Laity and of the Lay Apostolate a determining factor of her pastoral activity, as she did make work of the Basic Christian Communities (BCC) “Locus theologicus” of concrete pastoral action to enable her meet the problems and challenges of the society and the continent.

3.3 That a plan of formation and action be designed by SECAM to defend the Family which is the first victim of a carefree dictatorship of relativism which is dominating the world today and which does not only attack cultural values but the very creative act of God, and by so doing, destroying the Family to the root.

3.4 That SECAM puts in place a formation programme for all the agents of Evangelisation according to the different categories and levels.

3.5 That, as a matter of necessity, SECAM provides adequate training in communication skills for all those involved in the work of evangelization on the continent in collaboration with all pastoral agents in the spirit of team-work at all levels of Episcopal Conferences.

3.6 That, the member bodies of SECAM should promote and support the BCC in fostering close human relationships, warmth, care and love. To this end, there is the need to intensify the study and sharing of the word of God, source of life and nourishment for Christ’s Faithful. The BCC should become the desired places for the administration of the sacrament of reconciliation and healing, as well as the celebration of lively liturgies.

4. Inculturation

4,1 EIA no. 59 recalls that the Synod Fathers on several occasions underlined the particular importance for Evangelization of inculturation, the process by which the Church’s catechesis “takes flesh” in the various cultures (Cf CT 53). SECAM should therefore take every necessary step to consider the process of inculturation as an urgent priority in the life and ministry of the local Churches for a deeper rooting of the Gospel in the African continent.

4.2 In her inculturation efforts within the context of rapid changes in the cultural, social, economic and political domains, the Church in Africa must constantly respect the criterion of fidelity to the Gospel and Apostolic Tradition through a solid theological and spiritual formation. Care must therefore be taken to avoid religious syncretism, “cultural entertainment” and “artificial inculturation”.

4.3 Inculturation is not only liturgical. It comprises the totality of the life of the Church and the whole process of Evangelisation. SECAM must consequently promote a serious research work in the field of African cultural realities in all their complexity.

5. Interreligious Dialogue

5.1 Dialogue is a constitutive dimension of our Christian faith. To achieve a more fruitful interreligious dialogue, SECAM must embark upon a deeper study of the sacred texts (written or oral), theology and spirituality of Islam, African Traditional Religion (ATR) and the New Religious Movements (NRM).

5.2 SECAM must train the needed and competent personnel to realize the objectives of interreligious dialogue. Every effort must be made to consider it as an essential component of formation at all levels: theology, catechesis, etc.

6. Justice, Reconciliation and Peace

6.1 Christ, the sun of Justice, is “our peace and reconciliation” (Cf. Eph 2, 14). Consequently, the Church founded by Christ, is always at the service of justice, reconciliation and peace. It is recommended that Diocesan Commissions of Justice & Peace be established where they do not yet exist, and that old ones must be redynamised and equipped with the needed technical skills and competence to accomplish their mission.

6.2 Justice and Peace Commissions should be empowered to carry out lobbying and advocacy roles in their respective countries, regions and on the continent vis-à-vis cases of injustices abuse of human rights, corruption etc. The role of the Laity at this level is primary. They must be formed, structured and networked with similar continental instances. They can, from within, animate the African civil society to control the three arms of power which constitute formal democracy (Executive, Legislative and Judiciary).

6.3 The Justice and Peace Commissions should have available to them, not only in European languages but also in local ones, copies of the Compendium of the Social Teachings of the Church of a means of creating awareness among the people about issues of justice, reconciliation and peace.

6.4 In some countries, the Church has contributed to the emergence of the democratic process. This must be pursued in a prudent and non-partisan way. The Church must continually enlighten the Faithful to know their civic rights and responsibilities.

7. Self-Reliance and Development

7.1 SECAM must impress upon all the Churches in Africa to understand, henceforth, Self-Reliance and Development in a holistic manner, in the sense of autonomy of thought and action, primarily. It is within this context that we recommend that SECAM requests all member – Conferences to evolve a strategic plan of action which spells out clearly the self-reliance and development roles of the Laity vis-à-vis their Church, their own lives and the society.

8. 2nd African Synod

8.1 SECAM is strongly encouraged to send all the Resolutions and Recommendations as well as the Lineamenta of the impending African Synod to the Institutions of higher learning: universities, theological, pastoral and catechetical centres and to mandate them to organize colloquia which will bring to the fore and attention of SECAM all that the 2nd Synod must consider.

8.2 Themes emerging from the Dar-Es-Salaam Congress are, inter alia, the Family (3.3), ATR, Islam and NRM (5.1) and Church and State partnership (6.4).
Secam