L'UNESCO demande que le 23 août soit remarqué d'une façon particulière, l'abolition officielle de l'esclavage : c'était il y a deux cents ans.

La date suggérée par l'UNESCO est le 23 août, mais l'année du souvenir de l'abolition de l'esclavage va jusqu'au 31 décembre 2004.
D'autres dates possibles sont = le 16 novembre : journée internationale de la tolérance - le 25 novembre : journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes - le 26 novembre: jour anniversaire de la mort (1892) du cardinal Lavigerie - le 2 décembre : journée internationale de l'abolition de l'esclavage - le 8 décembre, fête de notre Société - le 10 décembre, journée des droits de l'homme…

Ces drames récurrents trouvent en nous "Missionnaires d'Afrique" une résonance particulière. Pourquoi ? notre fondateur, le Cardinal Lavigerie, s'est dépensé en son temps pour dénoncer ce fléau et y remédier.
Il est temps que l'homme reconnaisse enfin l'autre comme frère, enfant du même Père. C'est pour cela que notre prière est une nécessité, car Dieu seul peut convertir le cœur de l'homme et apporter la paix.

Mgr Lavigerie et
la traite des esclaves
Article Voix d'Afrique:
Pèlerinage à l'Ile de Gorée
Petit Echo N°946
Misna : Articles


Deux textes de Lavigerie montrent son engagement sans faille :

à l'église du Gesu de Rome,

1 - Allocution prononcée le vendredi 20 juin 1879 dans la cathédrale d'Alger, à l'occasion de la seconde caravane pour l'Afrique Equatoriale
"Voilà l'esclavage africain. On lui a fermé les mers ...; il s'est multiplié sur les voies de l'intérieur, et il y est devenu plus meurtrier.
C'est en vain que les puissances se sont liguées pour abolir ce commerce inhumain qui ensanglante l'Afrique. Leurs efforts sont impuissants. La lèpre continue, elle étend ses ravages. Le mal a des racines trop profondes pour être guéri par la main de l'homme, les récits des explorateurs des régions sont remplis de ces horreurs... Ce ne sont plus des étrangers seuls, ce sont les Africains eux-mêmes qui deviennent les artisans de leur ruine…
Ce qu'il faut, c'est leur apprendre que l'homme est le frère de l'homme, que Dieu, en le créant, lui a donné la liberté de son âme et la liberté de son corps. Allez, mes fils, leur enseigner que Jésus est mort sur la Croix pour porter toutes les libertés au monde, la liberté des âmes contre le joug du mal, la liberté des peuples contre le joug de la tyrannie, la liberté des consciences contre le joug des persécutions, la liberté du corps contre le joug de l'esclavage !
C'est cette liberté que Saint Paul proclamait dans Rome où régnait Néron et où deux millions d'esclaves étaient dans les fers. "Il n'y a plus parmi vous, ni Grecs, ni Barbares, ni esclaves, ni citoyens; vous êtes tous frères, vous êtes tous libres de la liberté que vous tenez du Christ". Galates 3,4



Sermon à l'église du Gesu de Rome, le 28 décembre 1888.
"Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger… Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme, et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de cette race infortunée, la famille, l'honneur et la liberté".


Aujourd'hui, de nombreux confrères sont engagés dans des programmes d'appui aux démunis, enfants des rues, malades de la malaria ou du Sida, jeunes en formation professionnelle, dans les villes et les campagnes africaines. Cet engagement est une exigence: il répond à un appel évangélique explicite de Jésus de Nazareth: "J'étais nu, j'avais faim ..." (Matthieu 25, 31-46)

ELEMENTS POUR UNE VEILLEE DE COMMEMORAISON DE L'ESCLAVAGE
ET DE PRIERE POUR L'ABOLITION DE TOUTES SES FORMES ACTUELLES


Ecrit par Eric Cuppens M.Afr.