Jésus, l’Homme de la rencontre

Jésus, l'Homme de la rencontre :

Huit jours à l'école du Maître dans l'évangile de Jean

P. Claude Rault, M.Afr.

Mgr Claude Rault, né en Normandie en 1940 est prêtre de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs). Après des études d’arabe et d’islamologie au PISAI à Rome, il a été envoyé en Algérie. Il a vécu près de 50 ans au Sahara, travaillant comme enseignant et chez un artisan de plateaux de cuivre à Ghardaïa. Vicaire général puis évêque de 2004 à 2017 de cet immense territoire, il visite les petites communautés chrétiennes dispersées et tisse des relations solides et fraternelles avec de nombreux musulmans. Actuellement, il est membre du Service National Français pour les Relations avec les Musulmans comme expert.

Dans son livre, Claude Rault médite sur la mission dans l’Évangile selon Saint-Jean : un évangile où ne figure qu’une fois le mot « évangéliser » mais où la mission de Jésus se déroule de rencontre en rencontre.

P. Claude RAULT
Maison des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs)
31 Rue Friant
75014 – Paris
France

émail: claude.rault.dz@gmail.com

Le prix est de 19 € + 5 € de frais de port, soit 24 €.

Nom du bénéficiaire : Claude Rault
Il vous sera envoyé dès que possible.
Merci de bien noter votre adresse pour l’expédition.

Plus d’info sur : http://www.peresblancs.org/livre_claude_rault20.htm

 

Unique Amour en Toi, Unique Amour en Tous

Unique Amour en Toi, Unique Amour en Tous

Père Jacques Cusset, M.Afr.

Il y avait « L’Amour au cœur du monde » dans les années 1990, récit purement autobiographique et de jeunesse ! Puis, il y a eu « Les chants de l’Amour », présentation biblique pour les temps qui courent, avec l’expérience de la catéchèse dans plusieurs paroisses de France ou d’ailleurs, à l’école de saint Augustin car « Chanter, c’est prier deux fois ». Mais quelqu’un m’a dit : « Tu devrais faire la synthèse » ! C’est ce que je propose dans cette nouvelle présentation de mon expérience de cinquante années de vie missionnaire aux quatre coins du monde : Algérie, France, famille, Angleterre, Canada, et Moyen-Orient de 1967 à 2020 ! Il est vrai qu’en alternant récits et chansons, en langage le plus simple possible, cela rend plus vivant le témoignage d’ensemble !

Cela conduit à un dialogue interreligieux vivant et simple. Là est pour moi l’essentiel ! De la prière à la vie quotidienne, des sommets du Djurdjura en Grande Kabylie à un laboratoire de chimie à Alger, d’une rencontre interreligieuse dans le cadre d’une paroisse en plein quartier populaire à Bordeaux ou à Montreuil-sous-Bois, ce qui compte, c’est le dialogue de la vie, et l’Esprit qui anime ce dialogue.

ISBN : 978-2-36452-577-1
format 160 x 240 300 pages
Novembre 2020
prix public TTC 20 €
SAINT-LEGER Editions

Prendre Contact avec le Père Jacques Cusset
7 rue du Moulin
95260 Mours
06 70 49 95 32
c_cussetjacques@orange.fr

Prix Mazingira pour Michel Dubois

Prix Mazingira pour Michel Dubois

Mini-Lien n°501

Ici, sur la Colline du Sanctuaire, Michel a planté 2400 pins.

Récemment, notre confrère Michel Dubois a reçu le prix « Mazingira » en reconnaissance pour sa contribution à l’environnement (mazingira en swahili) dans le Sud-Kivu (Bukavu). Il a, en effet, planté quelque 2400 pins sur la Colline de Lukananda, qui porte aussi le nom de Colline du Sanctuaire. Après avoir passé près de trente ans au Congo, notre frère Michel se trouve maintenant dans la communauté de Pau-Billère. Bravo, Michel, pour ce signe de reconnaissance que tu mérites amplement. Voici un transcript de la lettre qui lui a été envoyée :

Bonjour Monsieur Michel Dubois

La Société Civile Environnementale et Agro Rurale du Congo SOCEARUCO Sud-Kivu, a l’honneur de vous couronner par un prix d’honneur pour votre engagement dans la restauration du paysage de la ville de Bukavu et de la colline de Lukananda. Cet événement sera organisé à l’occasion du 50e anniversaire du parc national de Kahuzi Biega. C’est ainsi que notre comité de jury a décidé de récompenser les mérites des quelques personnes physiques et morales ayant contribué à la protection de l’environnement en RDC et au Sud-Kivu.

C’est dans ce contexte que nous vous contactons pour vous solliciter afin de désigner une personne qui pourra vous représenter et recevoir en votre nom le « Prix Mazingira » (édition 2020) qui vous est attribué. Notez que la remise de ce prix sera effectuée au quartier général du Parc national de Kahuzi Biega lundi 30/11/2020 à partir de 9 h à Tchivanga.

Mes cordiales salutations,

MSc Josué ARUNA

Noël, un trésor à transmettre

Noël, un trésor à transmettre

Emmanuel Lengaigne (Mini-Lien 501)

Multitude d'Anges - Brian Kershisnik

Nous venons de faire mémoire de la mort du Cardinal Lavigerie et nous nous préparons à célébrer la fête de la Société. En préparant cet éditorial, je me suis demandé : comment nos confrères des premières caravanes ont-ils vécu leur premier Noël ?

Ce ne fut sûrement pas un Noël avec de grandes foules et encore moins avec la famille. Ils ont dû vivre pour certains un Noël dépouillé sur des chemins inconnus au milieu de populations qu’ils ne connaissaient pas et une langue qu’ils ne maîtrisaient pas encore… Mais leur Noël était probablement plus proche du vécu de la naissance du Seigneur à Bethléem il y a 2000 ans.

L’incarnation ne s’est pas faite dans la facilité. Jésus n’est pas venu dans un monde où tout allait bien. Il est venu dans la simplicité apporter une parole d’espérance, une parole de vie, un message d’amour qui trouve une résonnance au fond de nous-mêmes.

Ce que nos confrères ont vécu au début de la Société et que nous avons pu vivre dans un quotidien qui pouvait paraître ordinaire est une prolongation de la venue du Sauveur dans le monde. Nous ne nous rendons pas toujours compte combien de personnes sont impressionnées par notre vie missionnaire. Si nous faisons mémoire des transformations de l’Église où nous avons servi en Afrique, nous pouvons nous réjouir et rendre grâce d’avoir pu y apporter notre contribution. Combien d’entre nous ont célébré Noël dans des petites chapelles qui maintenant sont devenues des paroisses ou même des diocèses ? Ce que nous avons vécu est un trésor dont nous sommes les dépositaires. Un trésor qui tend à être de moins en moins connu en Europe.

Depuis les origines de l’humanité, Dieu a déposé dans le cœur de chaque personne un désir de plénitude, d’absolu qui se manifeste de différentes manières. C’est ce désir qui nous a motivés dans notre engagement missionnaire. C’est ce même désir de plénitude qui se manifeste dans les nombreuses personnes de tous âges qui s’engagent au service des plus vulnérables. Si nous sommes attentifs, nous découvrons beaucoup de générosité autour de nous. Une attention aux autres qui s’est davantage manifestée pendant cette période de pandémie.

Ne pouvons-nous pas répondre à ce désir de plénitude que de plus en plus de personnes recherchent aujourd’hui en valorisant notre expérience et notre présence en Afrique ? Dans un monde sécularisé, notre expérience, le trésor dont nous sommes dépositaires, peut être une opportunité d’ouverture pour d’autres. Une manière aussi de continuer à participer à la venue du sauveur dans le cœur des hommes. Nous sommes dépositaires d’un trésor que nous pourrions davantage partager dans le monde.

Cette année, Noël ne sera pas comme nous l’aurions voulu. Nous aurons probablement quelques restrictions et nous le regrettons tous. Nous savons aussi que l’essentiel est ailleurs. Que la venue du Sauveur qui a eu lieu en un lieu et un temps donné est à renouveler en chaque personne, à chaque génération ! Noël c’est aussi lorsque quelqu’un accueille pour la première fois le Seigneur dans sa vie. Être témoin de cela est source de joie et d’Action de grâce.

Vie communautaire dans un monde COVID (Lettre circulaire SOA)

Vie communautaire dans un monde COVID

Au cours des six derniers mois, dans la communauté de Cebu, nous avons fait ce que nous pouvions pour nous tenir occupés vu les circonstances.

Francis Barnes, le premier assistant général de notre Société, était devenu un réfugié dans notre communauté alors qu’il attendait de pouvoir retourner à Rome. Il aurait aimé sortir pour visiter quelques-uns des centres commerciaux de Cebu, mais cela n’a pas été possible en raison des contrôles sanitaires. Bonaventure Gubazire a continué à finaliser sa thèse de doctorat, qu’il a achevée avec succès en octobre 2020. Il est maintenant chez lui en Ouganda avec sa famille.

Quant à Boris Yabre, nommé ici essentiellement pour ses études, il poursuit ses recherches et espère avoir terminé l’année prochaine. Luisito Poe a préparé ses documents en vue de l’obtention d’un visa qui lui permettra de se rendre au Canada à la fin de l’année pour suivre un cours. Il attend maintenant avec impatience que son visa soit approuvé. Sergio Villaseñor, l’économe de la communauté, a fait de son mieux pour que nos armoires restent pleines afin que nous puissions nous régaler de bons repas. Il a également bien travaillé dans notre potager. Paul Johnston a réaménagé notre bibliothèque en vue de la nouvelle année académique et s’est efforcé de se familiariser avec la maison de formation et le début d’une nouvelle année académique. John Gould, notre supérieur de section, a veillé à ce que le travail se poursuive dans l’administration souvent difficile de la section. Il n’a pas pu se rendre en Inde comme prévu initialement. Nos étudiants sont finalement rentrés chez eux pour les vacances et sont revenus pour commencer une nouvelle année académique dans des circonstances inhabituelles. Actuellement, ils suivent des cours en ligne, qui pourraient ou non se poursuivre au cours du second semestre de l’année universitaire.

En tant que communauté, nous avons prié ensemble et célébré la messe quotidienne ensemble. Nous avons prié d’une manière particulière pour les personnes qui nous entouraient et qui souffraient d’une manière ou d’une autre de la pandémie de la COVID. Certains d’entre nous se maintenaient en mouvement grâce à des promenades nocturnes dans le village, tandis que d’autres gardaient la forme en jouant au ping-pong.

Quelques soirs par semaine, nous avions la récréation. Nous avons célébré les anniversaires et d’autres fêtes. À bien des égards, c’est la vie en communauté qui nous a aidés pendant cette période de pandémie.

En ce moment, la vie autour de Cebu revient à une certaine normalité (ou comme certains disent… la nouvelle norme). La vie reprend dans les rues de Cebu. Quelques « jeepneys », les transports locaux, sont à nouveau autorisés à circuler, ce qui va soulager la population. La plupart des centres commerciaux sont ouverts, mais en respectant certaines règles, comme le port d’un masque et d’un écran facial. Pour notre communauté, les messes extérieures avec quelques-unes des congrégations de sœurs ont recommencé. Nous avons également organisé quelques messes pour marquer des événements spéciaux avec un groupe d’amis choisis.

La COVID19 a changé notre monde ! Elle nous a lancé un défi ! Cependant, elle ne nous vaincra pas !

La lettre circulaire de la SOA, publiée en novembre 2020 en anglais seulement, est disponible ici: Nouvelles de SOA

Un séjour prolongé aux Philippines (Circulaire SOA)

Un séjour prolongé aux Philippines

Le 25 février 2020, FR. FRANCIS BARNES, premier assistant général, est arrivé aux Philippines pour visiter les communautés de Cebu et Malalag. Il était prévu qu’après cette visite, il se rende en Inde avec John Gould, Supérieur de la Section d’Asie, pour visiter les communautés de Bangalore et de Sollepuram. Cependant, la COVID19 avait d’autres idées.

Comme beaucoup d’autres personnes, Francis s’est retrouvé bloqué aux Philippines, incapable de se rendre en Inde ni de rentrer à Rome. Aux Philippines, la quarantaine communautaire d’urgence (mieux connue ailleurs sous le nom de confinement), a tout arrêté. Des aménagements ont dû être faits et Francis a dû trouver le moyen de tirer le meilleur parti d’une situation difficile. Il est resté en contact avec les autres membres du Conseil général, qui se trouvaient dans la même situation dans différents endroits d’Afrique, par vidéoconférence. Même la COVID19 n’a pas pu arrêter le travail du Conseil général ! Même s’il n’a pu se rendre dans les centres commerciaux, Francis a fait ses promenades quotidiennes dans le village de Sto Nino, où se trouve notre communauté, et a eu l’occasion de découvrir la nourriture des Philippines. Il a apporté son soutien à nos étudiants et s’est joint à notre communauté pour la prière, les activités communautaires et les loisirs. Francis a finalement pu rentrer à Rome le 14 août 2020. Cette visite prolongée était inattendue tant pour Francis que pour la communauté, mais nous espérons qu’il a apprécié son séjour parmi nous. Nous le remercions pour sa présence dans notre communauté et pour avoir partagé avec nous quelques réflexions sur les autres aspects de notre société. Nous le remercions, ainsi que tous les membres de notre Conseil général, pour le travail qu’ils accomplissent en coulisses afin que notre Société fonctionne aussi efficacement que possible, même en ces temps difficiles. Francis est le bienvenu aux Philippines pour un séjour beaucoup plus long (et plus permanent) après son mandat de membre du Conseil Général.

La lettre circulaire de la SOA, publiée en novembre 2020 en anglais seulement, est disponible ici: Nouvelles de SOA

Nouvelles de SOA (Editorial de la lettre circulaire)

Nouvelles de SOA (Newsletter Editorial - Novembre 2020)

À moins que vous ne viviez dans un monde totalement différent du reste de l’humanité, le terme COVID19 est bien connu. Avec d’autres expressions telles que confinement, quarantaine, isolement, distanciation sociale et autres, qui font désormais partie de notre vocabulaire quotidien, la pandémie COVID19 définit une grande partie de ce que notre monde vit aujourd’hui. C’est, comme on dit, le « sujet de toutes les conversations ». Les masques et les visières sont portés pour se protéger et font désormais partie intégrante de notre vie quotidienne.

Notre Société des Missionnaires d’Afrique n’a pas été épargnée et nous avons dû nous adapter à ce paysage mouvementé et exigeant. La façon dont nous interagissons les uns les autres dans la communauté a été remise en question. La façon dont nous menons nos réunions à différents niveaux de la Société a été remise en question. Les candidats, qui ont terminé leur année spirituelle, ont dû attendre de pouvoir se rendre progressivement à leur lieu de stage. Ceux qui avaient terminé leur stage ont été retardés pour retourner chez eux en vacances avant de se rendre dans leurs lieux respectifs pour y suivre des études de théologie. Les ordinations qui avaient été prévues des mois auparavant ont dû être reprogrammées avec un nombre réduit d’invités. De manière générale, notre fonctionnement ordinaire a été remis en question et des ajustements ont dû être consentis.

Dans notre petit coin de la Société, nous n’avons pas échappé à la morsure de la COVID19. Confrères et candidats étaient bloqués par endroits, incapables de se déplacer en raison des restrictions de voyage et de la fermeture du trafic aérien international. Les ordinations ont été reportées. En Inde, il a fallu trouver le moyen de ramener nos étudiants à notre centre de formation à Bangalore pour la rentrée. Nos étudiants du Suvidya College en Inde et de l’Université de San Carlos aux Philippines suivent actuellement des cours via Internet. Nos communautés, tant aux Philippines qu’en Inde, ont subi différentes formes de confinement et de quarantaine et ce n’est pas fini.

La réalité est que la COVID19 est parmi nous et ne semble pas près de disparaître. C’est une situation avec laquelle nous devons apprendre à vivre, qui a des effets très divers, de l’économie à la manière dont nous communiquons les uns avec les autres en raison de la distance sociale. La bonne nouvelle, c’est que de nombreuses personnes travaillent dur pour maîtriser cette pandémie.

Il est indéniable que notre monde change et que nous, en tant qu’individus et en tant que Société, devons changer avec lui. Nous devons faire tout notre possible pour nous protéger nous-mêmes, nos communautés et les personnes qui nous entourent. Néanmoins, la vie doit continuer. Nous devons faire face aux défis qui nous attendent avec espoir, à la fois en tant qu’individus et en tant que Société.

« Je garde espoir dans les peuples » du monde qui « sauront tirer les leçons de cette crise pour réévaluer leur vie. Nous en sortirons renforcés. Nous serons moins nombreux, bien sûr, beaucoup sont encore malades et cette situation est difficile. Mais j’ai la foi, nous allons nous en sortir meilleurs » (Pape François — 25 mars 2020)

La lettre circulaire de la SOA, publiée en novembre 2020 en anglais seulement, est disponible ici: Nouvelles de SOA

La journée du Cardinal 2020

La journée du Cardinal 2020

A dix jours de la fête de la Société, l’anniversaire de la mort du Cardinal Lavigerie est toujours un moment privilégié pour remettre la première place à celui qui a eu la vision pour notre Mission. Le père André-Léon Simonart nous a donné l’homélie lors de la messe solennelle de la fête du cardinal.

Comme le dit Qohélet, il y a un temps pour toute chose sous le ciel. Nous avons vécu le temps des préparations de notre jubilé, puis le temps des célébrations et nous voilà rendus au temps des chantiers. Chantiers qui sont les engagements de nos Instituts missionnaires dynamisés par les célébrations du 150e anniversaire. Un dynamisme qui s’articule autour du charisme et des interpellations aujourd’hui venant particulièrement d’Afrique.

Tel un veilleur, je distingue trois chantiers. Le premier se situe au niveau de la planète, de « notre maison commune », comme l’appelle le pape François. Il concerne un projet étalé sur sept ans en vue de la réalisation au niveau planétaire d’une écologie intégrale. Chantier où nous œuvrons avec toute l’Église et avec toutes les personnes de bonne volonté, tous prenant part à la campagne « Laudato sí’ en action » dont Andreas et le Conseil nous ont parlé.

Le second chantier est déjà en bonne voie de réalisation, car les premières Sœurs Blanches et les premiers confrères se mettent en route ces jours-ci. Ce chantier concerne le projet que nos Instituts ont voulu. Ils l’ont choisi pour marquer, de façon apostolique et durable, le jubilé des 150 ans de notre fondation. Un projet aux périphéries, auprès de réfugiés dans le nord de l’Ouganda.

Le troisième chantier, particulier à chacun de nos deux Instituts, concerne l’appropriation du charisme que le cardinal Lavigerie nous a légué.

Au cours du Conseil plénier, en novembre dernier, à Kampala, le Frère Réginald, Xavérien, nous a fait un exposé magistral sur le charisme. En fin de journée, il a posé 4 questions :

    • La première concerne la spiritualité. Quelles sont les spiritualités qui ont marqué les intuitions spirituelles du cardinal Lavigerie ?
    • La seconde fait référence aux dispositions intérieures. Selon le cardinal Lavigerie quelles doivent être les dispositions de ceux qui veulent suivre le Christ comme Missionnaires d’Afrique ?
    • La troisième concerne la relation du missionnaire au Christ, « son unique et seul amour ». Selon le cardinal Lavigerie qu’est le Missionnaire d’Afrique face au Christ ?
    • La dernière découle des trois précédentes. Comment le Missionnaire d’Afrique ordonne-t-il sa vie, son quotidien ? Quel est son style de vie ?

En cette journée du Cardinal, reprenons l’une ou l’autre de ces questions. Il est vrai que notre mission est un peu spéciale. Nous sommes, ici à Rome, soit pour faire des études et peut-être pour nous préparer à un nouveau service, soit nous sommes pour des tâches dans l’administration générale de nos Instituts. Mais la mission, nous la vivons tous.

Rappelons-nous donc notre identité de missionnaires et d’apôtres comme l’a voulue notre Fondateur. La question n’est plus celle que Jésus a posée à Pierre, « Qui suis-je pour vous ? » mais qui suis-je face au Christ ? qui suis-je pour le Christ ? Ensuite, nous pouvons voir avec quelles dispositions intérieures, dans quel esprit nous assumons les tâches et responsabilités qui sont les nôtres maintenant.

L’évangile choisi pour aujourd’hui (Mt 28, 16-20) nous aide à nous souvenir de qui nous sommes pour le Christ ; la première lecture (1 Co 9, 16-23) nous rappelle le « tout à tous », cet idéal apostolique de Saint Paul sur lequel le cardinal est revenu si souvent et que lui-même a vécu si généreusement. Demandons-lui aujourd’hui de nous obtenir cette grâce.

Amen.