Fernand Lambert, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Yvo Wellens, Délégué Provincial du secteur de Belgique,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Fernand Lambert

le jeudi 25 février 2021 à la Clinique St Michel (Bruxelles)
à l’âge de 91 ans dont 66 ans de vie missionnaire
au Congo, au Rwanda et en Belgique.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Message du Saint-Père pour le Carême 2021

Message du Saint-Père pour le Carême 2021

« Voici que nous montons à Jérusalem… » (Mt 20, 18)

Le Carême : un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité

Chers Frères et Sœurs,

En annonçant à ses disciples sa Passion, sa mort et sa résurrection, accomplissant ainsi la volonté de son Père, Jésus leur révèle le sens ultime de sa mission et il les appelle à s’y associer, en vue du salut du monde.

En parcourant le chemin du Carême, qui nous conduit vers les célébrations pascales, nous faisons mémoire de Celui qui nous a aimés « devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2,8). Dans ce temps de conversion, nous renouvelons notre foi, nous puisons « l’eau vive » de l’espérance et nous recevons le cœur ouvert l’amour de Dieu qui fait de nous des frères et des sœurs dans le Christ. Dans la Nuit de Pâques, nous renouvellerons les promesses de notre baptême pour renaître en hommes et femmes nouveaux par l’intervention du Saint Esprit. L’itinéraire du Carême, comme l’itinéraire chrétien, est déjà entièrement placé sous la lumière de la résurrection, qui inspire les sentiments, les attitudes ainsi que les choix de ceux qui veulent suivre le Christ.

Le jeûne, la prière et l’aumône, tels que Jésus les présente dans sa prédication (cf. Mt 6, 1-18) sont les conditions et les expressions de notre conversion. Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active.

    1. La foi nous appelle à accueillir la Vérité et à en devenir des témoins, devant Dieu et devant tous nos frères et sœurs.

Pendant ce temps du Carême, recevoir et vivre la Vérité manifestée dans le Christ c’est avant tout se laisser toucher par la Parole de Dieu et qui nous est transmise, de générations en générations, par l’Eglise. Cette Vérité n’est pas une construction de l’esprit qui serait réservée à quelques intelligences supérieures ou séparées. Elle est un message que l’on reçoit et que l’on peut comprendre grâce à l’intelligence du cœur ouvert à la grandeur de Dieu qui nous aime, avant que nous-mêmes en ayons conscience. Cette Vérité c’est le Christ lui-même, qui, en assumant pleinement notre humanité, s’est fait Voie – exigeante, mais ouverte à tous – conduisant à la plénitude de la Vie.

Le jeûne, vécu comme expérience du manque, conduit ceux et celles qui le vivent dans la simplicité du cœur à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image et ressemblance qui trouvent en lui leur accomplissement. En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, ceux qui jeûnent deviennent pauvres avec les pauvres et ils « amassent » la richesse de l’amour reçu et partagé. Compris et vécu de cette façon, le jeûne nous aide à aimer Dieu et notre prochain car, comme Saint Thomas d’Aquin l’enseigne, il favorise le mouvement qui amène à concentrer l’attention sur l’autre en l’identifiant à soi-même (cf. Enc. Fratelli tutti, n. 93).

Le Carême est un temps pour croire, c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous (cf. Jn 14, 23). Jeûner consiste à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur.

    1. L’espérance, comme “eau vive” qui nous permet de continuer notre chemin

La Samaritaine à qui Jésus demande à boire au bord du puit ne comprend pas lorsqu’il lui dit qu’il peut lui offrir une “eau vive” (Jn 4, 10). Au début, elle pense naturellement à l’eau matérielle. Mais Jésus parle de l’Esprit Saint qu’il offrira en abondance dans le Mystère pascal et qui nous remplira de l’espérance qui ne déçoit pas. Lorsqu’il évoque sa passion et sa mort, Jésus annonce déjà l’espérance en disant : « Le troisième jour, il ressuscitera » (Mt 20, 19). Jésus nous parle de l’avenir grand ouvert par la miséricorde du Père. Espérer, avec lui et grâce à lui, c’est croire que l’histoire n’est pas fermée sur nos erreurs, nos violences, nos injustices et sur le péché qui crucifie l’Amour. Espérer c’est puiser le pardon du Père de son Cœur ouvert.

Dans le contexte d’inquiétude que nous vivons, où tout apparaît fragile et incertain, parler d’espérance pourra sembler provocateur. Le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée (cf. Laudato si’, nn. 32, 33, 43, 44). C’est l’espérance en la réconciliation à laquelle Saint Paul nous exhorte avec passion : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20). En recevant le pardon, dans le sacrement qui est au cœur de notre démarche de conversion, nous devenons, à notre tour, des acteurs du pardon. Nous pouvons offrir le pardon que nous avons-nous-mêmes reçu, en vivant un dialogue bienveillant et en adoptant un comportement qui réconforte ceux qui sont blessés. Le pardon de Dieu permet de vivre une Pâque de fraternité aussi à travers nos paroles et nos gestes.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).

Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

    1. La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.

« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Eglise, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours

Fiches de Carême 2021

Le Conseil général a préparé une solide réflexion pour tous les Missionnaires d’Afrique. Et elle est destinée uniquement aux Missionnaires d’Afrique. Par conséquent, si cette page d’introduction écrite par Martin Grenier est accessible à tous, les six autres pages nécessiteront votre connexion à l’intranet. 

Si vous n’avez aucune information de connexion, ou si vous les avez oubliées, n’hésitez pas à en demander au webmaster qui se fera un plaisir de vous aider dans les plus brefs délais.

gmg.webmaster@mafr.org

Réflexion de Carême 2021 - Alcoolisme

Chers confrères,

Qui d’entre nous ne fait pas de temps à autre l’expérience de ses limites que ce soit au niveau intellectuel, spirituel, social ou physique ? Une expérience qui me fait dire « En ce moment, je n’en peux plus ! » ou « En ce moment, c’est trop ! » ou tout simplement en soupirant et laissant aller toute autre expression signifiant qu’on en a ras-le-bol.

L’expérience de mes limites est bien souvent accompagnée d’une fatigue. Une fatigue qui sonne l’alarme et qui me dit : « Mais, repose-toi ! Reprends des forces ! » Cependant à quel type de divertissement ou de repos vais-je faire appel ? Un repos anesthésiant mon malaise rapidement ou un repos générateur de force ? Si je ne fais pas attention, je peux facilement opter pour le premier et du coup ne pas toucher à la racine de mon malaise. De fait, il y a mille et une façons d’anesthésier un malaise rapidement, mais si cette façon devient répétitive au point de devenir une habitude, je risque alors de développer une addiction qui me rendra moins libre et donc continuellement mécontent.

Tout au long de ce temps du Carême, nous, les membres du Conseil général, lançons l’appel à tous les confrères : prêtons attention ensemble au danger de développer une addiction et plus particulièrement celle liée à l’alcool. L’alcoolisme n’est certes pas la seule forme d’addiction, mais toujours est-il que les faits démontrent que nous sommes particulièrement à risque de tomber dans ses filets.

Pour faciliter cette réflexion tant au niveau personnel que communautaire, nous vous offrons une série de 4 fiches pour accompagner notre réflexion sur ce point pour chacune des semaines du Carême. Pour introduire ces fiches, nous avons d’abord un questionnaire qui nous mène à faire un bilan personnel, ou en d’autres termes, à regarder de près différents aspects de mon quotidien, de ma santé corporelle et psychique et de jeter un coup d’œil sur ma vie sociale et affective de sorte que je prenne note de comment je gère mes fatigues et joies, mes frustrations et défis. À la suite de cela, viennent les 4 fiches, qui au rythme d’une par semaine nous mèneront à considérer différents aspects liés à la problématique de l’alcoolisme. Chacune de ces fiches se conclut par quelques questions, qui nous le souhaitons, offriront l’occasion de partager en communauté sur ces différents points de manière amicale et détendu tout en prenant, non pas une bière, mais une tasse de thé …

Que cette réflexion tant personnelle que communautaire sois pour nous tous l’occasion de s’encourager, de se soutenir mutuellement tout en se rappelant ce beau passage de la lettre aux Hébreux où nous lisons : « Notre désir est que chacun d’entre vous manifeste le même empressement pour que votre espérance se réalise pleinement jusqu’au bout; ne vous laisser pas aller, imitez ceux qui, par la foi et la persévérance, obtienne l’héritage que Dieu nous a promis » (He, 6, 11-12). Ou rappelons cet autre passage de l’évangile de Marc (2, 1-12) où 4 hommes ont porté leur frère paralysé devant Jésus afin que ce dernier et ceux qui l’ont porté entendent ces paroles libératrices : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! »

Oui, que ce temps de Carême soit pour nous tous un temps où notre fatigue ne soit pas tant anesthésiée, mais plutôt un moment pour régénérer nos forces et notre ardeur à suivre Jésus !

Martin Grenier, Assistant Général.
Rome, 24 janvier 2021.

Conseils d’utilisation :

Du mercredi des Cendres au premier dimanche de Carême il est possible de se familiariser personnellement avec le matériel et de faire le « Bilan de vie » : Fiche 00.

Première semaine de Carême (en communauté) : Fiche 01

Deuxième semaine de Carême (en communauté) : Fiche 02

Troisième semaine de Carême (en communauté) : Fiche 03

Quatrième semaine de Carême (en communauté) : Fiche 04

Cinquième semaine de Carême. A partir de la fiche 05, réfléchir ensemble sur ce qui existe dans le pays où nous habitons et travaillons (Associations d’aide aux alcooliques et leurs familles, action pastorale de l’Église locale, etc.). Pouvons-nous ensemble poser un geste, ou prendre une décision signifiant notre cheminement à travers ce questionnement.

Alain Bedel, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Emmanuel Lengaigne, Délégué Provincial du secteur de France,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Alain Bedel

le mardi 16 février 2021 à Pau-Billère (France)
à l’âge de 96 ans dont 69 ans de vie missionnaire
en Tanzanie et en France.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Gerard Meert, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Yvo Wellens, Délégué Provincial du secteur de Belgique,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Gerard Meert

le vendredi 12 février 2021 à AZ St Jan Brugge (Belgique)
à l’âge de 93 ans dont 67 ans de vie missionnaire
en RD Congo et en Belgique.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Guy Larouche, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Réal Doucet, Provincial des Amériques,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Guy Larouche

le jeudi 11 février 2021 à l’hôpital de Chicoutimi (Canada)
à l’âge de 80 ans dont 54 ans de vie missionnaire
en Ouganda et au Canada.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Bruno Perlein, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Emmanuel Ngona, Provincial de la Province d’Afrique Centrale,
vous fait part du retour au Seigneur du Frère

Bruno Perlein

le mercredi 10 février 2021 à la Clinique des Salésiens à Lubumbashi (RD Congo)
à l’âge de 58 ans dont 25 ans de vie missionnaire
en RD Congo et en France.

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Mariano Ceccon, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Gaetano Cazzola, Délégué Provincial du secteur d’Italie,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Mariano Ceccon

le dimanche 7 février 2021 à Castelfranco (Italie)
à l’âge de 85 ans dont 60 ans de vie missionnaire
en RD Congo (Zaïre) et en Italie.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Wim Wouters, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Jozef de Bekker, Délégué Provincial du secteur des Pays-Bas,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Wim Wouters

le samedi 6 février 2011 à Horn (Pays-Bas)
à l’âge de 84 ans dont 59 ans de vie missionnaire
essentiellement en Zambie et aux Pays-Bas

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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