Messe de clôture Kampala

Apothéose de l'année jubilaire à Namugongo

Dans presque toutes les provinces, sections et secteurs, l’année jubilaire a pris fin. Un temps pour célébrer, remercier Dieu et compter les grâces qui nous feront avancer pour continuer la Mission avec les charismes qui sont les nôtres. 

De nombreuses photos des différentes célébrations ont été publiées sur Facebook ou diffusées par email ou par WhatsApp. Celles-ci arrivent en retard en raison de la mauvaise connexion Internet à Namugongo, en Ouganda, où la célébration officielle de l’année jubilaire s’est déroulée. Elles proviennent principalement du frère Vitus Abobo, mais je soupçonne qu’il a aussi recueilli des photos d’autres photographes. 

Il est plus difficile de rendre compte de ce qui s’est passé car votre serviteur n’était pas à Namugongo et n’a rien reçu de ceux qui ont eu la chance d’y être. Mais les photos elles-mêmes donnent un beau compte-rendu de la célébration.

René De Laet, R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Luc Putzeys, Délégué Provincial du secteur de Belgique,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

René De Laet

le dimanche 8 décembre 2019  à Anvers (Belgique)
à l’âge de 94 ans dont 70 ans de vie missionnaire
en RD Congo (Zaïre) et en Belgique.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Louis Blondel : dix ans déjà

Service en mémoire de Louis Blondel

Il y a dix ans déjà… Notre confrère Louis Blondel était assassiné dans le prebytère de Diepsloet, un township du Nord de Johannesbourg en Afrique du Sud. Depuis, un centre de Jeunes a été construit en sa mémoire. Dimanche un « Memorial Service » sera célébré sur place. Vous pouvez en suivre le déroulement en streaming. Voici comment :

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Partage de Sœur Rosetta Rossi

Partage de Sœur Rosetta Rossi, smnda

Sœur Rosetta Rossi est une sœur missionnaire de Notre-Dame d’Afrique (Sœur Blanche) qui a travaillé de nombreuses années, surtout au Burundi. Dans le cadre des conférences romaines du 150e anniversaire des fondations de nos deux instituts missionnaires, Sœur Rosetta a accepté de donner son témoignage comme missionnaire. Cela s’est fait au cours d’une « conférence romaine » le 6 novembre 2019.

Échos du Conseil Plénier – 30 novembre 2019

Échos du Conseil Plénier - 30 novembre 2019

Finances

Tony a fait une présentation très claire sur l’état de nos finances. Mais, comme il l’a souligné, le cœur du problème est celui de la durabilité afin de garantir que nos ressources financières couvrent nos besoins non seulement pour aujourd’hui mais aussi pour l’avenir. Dans ce contexte, il a évoqué la question de la transparence, de la responsabilité, de la collaboration avec les professionnels et des audits (internes et externes). Le monde financier est un champ de mines et les pièges sont nombreux. De plus en plus, le besoin de se faire accompagner par des professionnels se fait sentir et déjà la collaboration qui existe porte ses fruits. Depuis quelque temps déjà, le conseil financier de la Société compte chaque trésorier provincial parmi ses membres. La collaboration s’en est trouvée améliorée et une vision commune est en train d’émerger. Il y a aussi la conviction que la durabilité doit s’appliquer à chaque province, communauté et confrère. Cela implique un travail efficace et responsable à tous les niveaux. Les revenus des confrères (pensions, ministère, salaires, legs) diminuent régulièrement même s’ils restent la source de revenus la plus importante. Pourtant, la situation est en train de changer et l’importance des investissements ne cesse de croître, mais, comme nous le savons, ces investissements peuvent être instables et erratiques car ils sont tributaires des marchés. 

Pour l’instant, nos revenus sont stables, mais les dépenses augmentent constamment, même si le nombre de confrères diminue chaque année. Nous ne sommes pas encore au bout de nos ressources, mais qu’en sera-t-il demain ? Il est certain que nous devons d’abord et avant tout être reconnaissants de la providence de Dieu pour les bienfaiteurs qui nous ont soutenus pendant les 150 dernières années. Nous sommes également reconnaissants envers nos prédécesseurs dont la générosité et les sacrifices ont contribué à créer les réserves que nous avons aujourd’hui. Dans tout cela, la solidarité est nécessaire, car c’est la solidarité qui nous a unis pendant toutes ces années et qui doit le faire à l’avenir. Mais n’ayons pas peur de mentionner certaines tendances des confrères qui menacent cette solidarité. Il y a des confrères qui ont des projets générateurs de revenus pour leur gain personnel et leur intérêt personnel au détriment de la solidarité certes, mais aussi au détriment parfois de leur engagement pastoral ; d’autres ne sont que trop heureux de garder tout l’argent qu’ils reçoivent du ministère qui est le leur ou de garder les salaires qu’ils ont. De telles tendances non seulement menacent gravement la solidarité, mais menacent aussi l’identité qui est la nôtre. En lien avec cela, Tony nous a demandé de nous remettre en question en ce qui concerne notre style de vie et notre attitude envers les choses matérielles. Est-ce que je témoigne d’une façon ou d’une autre d’un mode de vie simple ou est-ce que mon mode de vie entrave le témoignage même que je suis censé donner ? De plus, il arrive que des confrères, même des candidats, puissent avoir un virulent esprit du « tout m’est dû » (Rome paie, la Société a l’argent, c’est mon droit). Un tel sentiment de droit n’a pas sa place dans notre société.  

Il est urgent de mettre en place un système financier rigoureux qui ne soit ni poreux ni sujet au gaspillage. Des contrôles, des vérifications et des bilans doivent être en place à tous les niveaux afin que l’argent soit toujours utilisé à bon escient. Toutes nos ressources doivent être utilisées avec sagesse et responsabilité, ce qui signifie que les considérations financières doivent jouer un rôle important dans le processus de discernement. Chacun d’entre nous doit être solidaire de l’ensemble de la Société et cela exige de notre part une saine préoccupation pour l’avenir.  Car cette prudence et cette vigilance font partie intégrante de la mentalité qui est la nôtre et, si nécessaire, des sacrifices devront être consentis. En ce qui concerne la collecte de fonds, nous devons être prêts à mobiliser des revenus, mais tout cela exige humilité, créativité, transparence, conviction et motivation. 

En dernière analyse, nos ressources financières doivent être protégées et soutenues car elles sont l’outil indispensable qui rend possible notre mission et notre ministère. Il est impératif qu’une telle planification et une orientation appropriée de ces ressources ouvrent la voie à un avenir sûr. Cet avenir est entre nos mains.

Francis Barnes

C’est probablement le dernier rapport que nous recevrons du Conseil plénier. Un grand merci à Francis Barnes qui a été très fidèle à nous faire connaître le déroulement du Conseil plénier.

Échos du Conseil Plénier – 29 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 29 novembre 2019

Formation initiale

Encore une fois aujourd’hui, nous avons eu une introduction très claire à la question de la formation initiale donnée par notre secrétaire à la formation, Bob Tebri. Il a déclaré clairement que ce qu’il partagerait ne serait pas une réflexion sur ce que devrait être la formation, mais plutôt un regard en arrière sur les trois dernières années ou encore pour voir comment nous nous en sortons avec les recommandations faites dans le dernier chapitre (et comment ainsi aller de l’avant). C’est en effet la méthodologie qui a été utilisée tout au long de ce conseil plénier.

Depuis le dernier chapitre, il y a eu de nombreuses rencontres pour les formateurs à différents niveaux. Le programme de tous les centres de propédeutique ont été harmonisés car il y avait une grande divergence et certains reflétaient également ce qui serait couvert plus tard dans la première phase. Dans la plupart des cas, le suivi des stagiaires par les Provinciaux et les coordinateurs s’est beaucoup amélioré, ce qui est également le cas pour les évaluations qui sont faites. La plupart des communautés d’accueil étaient composées de 3 confrères, mais malheureusement il y a encore des exceptions où le stagiaire devient le troisième membre. Certes, dans l’ensemble, notre formation continue à refléter les valeurs de notre charisme par la formation M.Afr que nous voulons donner : JPIC-ED, missiologie, spiritualité, développement humain, intégrité du ministère (certains candidats élaborent leur propre code de conduite). Dans nos maisons de formation, il y a une conscience croissante des candidats à être présents dans les périphéries pour leur ministère pastoral, les hôpitaux, les prisons, les bidonvilles. Il serait intéressant que les provinciaux nous disent si le même intérêt et la même ardeur se manifestent quand ils deviennent de jeunes confrères.

La formation est un processus riche et complexe ; il est difficile de trouver un mot qui exprime la réalité de la formation avec toutes ses nuances. On pourrait certainement en dire autant du leadership, et pourtant c’est aux dirigeants qu’il incombe de chercher des solutions. Certes, dans les travaux de groupe d’aujourd’hui, nous avons essayé d’examiner les questions qui continuent à se poser dans notre itinéraire de formation, que ce soit avec les stagiaires ou avec les jeunes confrères. N’oublions pas que la période de stage est aussi une période de formation et, d’une certaine manière, du fait de l’accompagnement nécessaire, cela peut aussi être vrai pour les jeunes confrères. Nous avons discuté du stage, de la réticence de certains de nos stagiaires ou jeunes confrères à accepter une nomination dans une province donnée ou même un type de ministère. Beaucoup ont l’impression qu’il semble parfois y avoir un manque de préparation et de disponibilité. Il y a des situations où, après quelques mois dans une mission particulière, un jeune confrère demande à changer d’endroit, ou un stagiaire peut être mal à l’aise parce qu’il n’a pas obtenu la place spécifique qu’il avait désirée. Sans doute nos discussions interpellaient la question fondamentale de notre identité. La base même de qui nous sommes, la base même de notre identité est la mission et cela implique une disponibilité, une générosité et une flexibilité constantes ; comment formons-nous pour susciter ces éléments inhérents à ce que nous sommes ?

Oui, à bien des égards, les questions discutées autour de l’accompagnement des stagiaires – leurs communautés d’accueil, le rôle des responsables et le rôle des coordonnateurs de stage – sont des questions qui ont été discutées si souvent au fil des ans, des directives sont là, des lignes directrices, alors comment se fait-il que les mêmes questions reviennent sans cesse ? Il incombe à toutes les équipes de responsables de prendre ces questions au sérieux et de suivre les directives en vigueur depuis si longtemps. Notre animation, nos visites, notre encadrement, notre proximité sont autant d’aspects importants de notre suivi.

Francis Barnes

Serment et déclaration d’intention à Jérusalem

Serment et déclaration d'intention à Jérusalem

Le mardi 26 novembre, notre confrère le Cardinal Michael Fitzgerald, a reçu le Serment final de Patient Balma et Nelson Ekeh, ainsi que le renouvellement de la Déclaration d’intention de Audace Niyibigira, Belito José Joaquim, Isac Kinda et Thierry Uyirwoth à la nouvelle Chapelle de Sainte Anne de Jérusalem. Félicitations à tous.

20191128 Echos du Conseil Plénier

Échos du Conseil plénier - 28 novembre 2019

Entretien avec le président - 27 novembre

Juste pour dire qu’hier, Stan, Aloysius (le provincial de EAP) et moi-même avons été reçus très cordialement par le Président de l’Ouganda. Nous nous sommes rencontrés dans l’après-midi peu après 15 heures, bien que nous ayons commencé la journée en rencontrant l’archevêque de Kampala dans sa résidence le matin, puis, avec des membres d’autres Églises (le nouvel archevêque anglican, un vicaire général orthodoxe et d’autres religieux), nous avons attendu quelques heures avant de partir pour Entebbe. Une fois sur place, nous avons tous été invités à déjeuner au Palais de l’État (sans la présence du président). Un très bon déjeuner suivi d’un thé ou d’un café dans l’un des nombreux salons.  Ce n’est que plus tard, peu après trois heures, que tout le groupe a été reçu par le Président et que chacun a pu se présenter. Nous trois, missionnaires, nous nous sommes distingués des autres car nous portions notre habit et notre rosaire. Après quelques minutes, accompagnés de l’archevêque catholique de Kampala, nous avons eu une audience privée avec le président dans une autre petite salle de réunion.

La réunion a duré une vingtaine de minutes. Le président semblait bien connaître les Missionnaires d’Afrique (quand nous sommes arrivés en Ouganda, Lourdel, Amans et le fait que les premières écoles ont été créées par les Pères Blancs). Pendant tout le temps, le président semblait détendu et très attentif à tous les échanges qui ont eu lieu. Stan l’a invité à venir au sanctuaire des martyrs le 8 décembre pour la cérémonie de clôture de notre 150e anniversaire et il a dit qu’il viendrait, ne serait-ce que pour une heure.

Francis Barnes

Les Méga Provinces au service de la Mission - 28 novembre

Aujourd’hui, Ignace a présenté un sujet important : Les Méga Provinces au service de la Mission, des communautés et des confrères. La question fondamentale était d’examiner si ces nouvelles structures ont vraiment amélioré la qualité de notre service à la Mission. Il ne s’agit pas vraiment de revenir aux anciennes structures qui étaient en place, même si certains aspireraient sans doute à retrouver le pouvoir et l’autorité qui leur ont été retirés avec la création des secteurs. Certains confrères disent même que certains de ces secteurs sont devenus périphériques, qu’ils n’ont plus la voix qui était autrefois la leur et que le contact direct, surtout avec le Conseil général, a été pratiquement supprimé. Pourtant, dans certains secteurs, c’est comme si rien n’avait jamais vraiment changé, la maison du secteur est là, le délégué provincial et le trésorier ont tous deux leur gros véhicule à disposition et sentent que leur tâche est une occupation à temps plein. Cependant, dès le début, l’objectif des nouvelles structures n’était pas d’augmenter le nombre de ceux qui occupaient un poste, mais plutôt de rendre plus de confrères disponibles pour le ministère pastoral. Il y a certainement des différences entre les secteurs, surtout en Europe, où le Délégué provincial a vraiment un travail à plein temps et où le nombre de confrères dont il s’occupe est élevé. Mais dans d’autres, le nombre de confrères est plutôt faible, ce qui permettrait au délégué de s’impliquer dans le ministère, même si certains ne le voient pas et ne le comprennent pas encore complètement. Oui, il y a des secteurs où il n’y a qu’une seule communauté. Que faut-il faire ? Regrouper ? En ce sens, il appartient aux provinces de repenser, si nécessaire, toute la structure de gouvernance, même si cela signifie de revoir et reconsidérer la présence des secteurs. Il doit être clair qu’en principe, être délégué provincial ou trésorier de secteur (bien qu’il puisse y avoir des exceptions) n’est pas un emploi à temps plein. Ils doivent être capables de créer ce bel équilibre entre le ministère pastoral qui est le leur et leur disponibilité pour l’animation des confrères qui leur sont confiés.

L’un des enjeux était aussi ce qu’on pourrait appeler une question d’identité, en particulier la question de l’appartenance non seulement à un secteur donné, mais à une province. En ce sens, l’une des principales préoccupations de la coresponsabilité d’une province est de créer ce sentiment d’appartenance. La conscience de faire partie de toute la province est un esprit qu’il faut créer et renforcer. Quand une équipe provinciale travaille bien ensemble, quand la coresponsabilité est comprise et que les communautés locales font partie du processus de communication, quand il y a de la transparence de haut en bas, il y aura toujours ce sentiment de cohésion et de communion fraternelle.

Après avoir examiné les questions ensemble en groupes et en séance plénière, on peut dire qu’il y a eu un certain manque de clarté et qu’il n’y a pas eu jusqu’à présent de véritable évaluation. Les statuts de la province doivent être clairs et les rôles clairement définis. Lorsqu’un délégué est élu ou qu’un trésorier de secteur est nommé, il doit avoir un mandat écrit clairement défini, c’est-à-dire qu’il doit avoir une compréhension claire de son rôle et de ce qui lui a été délégué. Dans le passé, cela ne s’est peut-être pas toujours produit et a pu créer de la confusion et de la frustration. Dans certaines provinces, il est évident que de nouveaux délégués doivent être initiés et qu’une certaine formation est nécessaire. Un autre aspect qui ressort clairement des réponses données lors de la préparation du Conseil plénier et des interventions d’aujourd’hui est l’importance de l’internationalité et cet aspect important de notre identité est d’une importance capitale pour éviter toute forme de nationalisme qui défigure notre identité.

Un autre aspect très important de notre rôle de responsables est celui des visites aux communautés car être sur le terrain avec les confrères ne doit jamais être sous-estimé. Certains ont parlé de l’importance d’une visite canonique au moins une fois par an avec un rapport. Les Provinciaux et leurs délégués ne doivent jamais être ressentis comme éloignés, car leur présence doit rester le principal moyen d’être en contact. Etre proche et permettre aux confrères de sentir que nous, les responsables, sommes vraiment là pour eux est sans aucun doute l’aspect le plus important de notre ministère, et si nous ne sommes pas là pour les confrères, nous échouons dans notre responsabilité et la Société en subira les conséquences.

Francis Barnes

Échos du Conseil Plénier – 27 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 27 novembre 2019

Les médias et les réseaux sociaux

Le supérieur général a présenté de façon très claire l’important sujet d’aujourd’hui. Il a commencé par citer ce que le chapitre de 2016 avait dit (en 3.3) :

« Le Cardinal Lavigerie nous demande instamment d’apprendre les langues et les traditions du peuple auquel nous sommes envoyés et aujourd’hui, émerge un nouveau continent dont la langue est digitale. Le Chapitre nous appelle à rester fidèles à cette demande du Cardinal et à apprendre cette nouvelle langue dans la perspective de notre mission d’évangélisation en discernant selon notre charisme. »

Le Conseil Général a pris au sérieux le défi lancé par le Chapitre, et pour notre Société, nos provinces, nos secteurs et nos sections, cela doit être une priorité et ce le sera toujours en vue de l’évangélisation. Nous avons tous fait l’expérience du grand défi de l’apprentissage des langues, langues qui nous ont aidés à nous enraciner davantage dans une culture, et par cela à nous enrichir. Il en va de même pour le langage numérique. Une fois de plus, il s’agit avant tout de voir ce que nous avons accompli sur le terrain, où que nous soyons. C’est également l’occasion de voir comment nous pouvons aller de l’avant et faire davantage d’efforts pour obtenir encore plus de résultats.  En 2018, il s’est tenu, à Rome, un atelier sur la communication où chaque province et section était représentée. Ce fut un grand succès et il reste encore beaucoup à faire. L’année prochaine, en 2020, des ateliers auront lieu dans différentes provinces (SAP, EAP, PAO, PAC) où un plus grand nombre de confrères pourront participer. Les ateliers dureront 10 jours ou plus. En 2021, on espère que des ateliers se tiendront au Ghana/Nigéria et en Ethiopie. 

L’intérêt est bien présent et certains de ceux qui ont participé à la dernière session continuent d’être très actifs dans leurs différentes provinces. L’année jubilaire, par exemple, a été une occasion unique de mettre en pratique de tels efforts de communication et de nombreuses bonnes initiatives ont été prises.  Des petits films ont été réalisés, des émissions radiophoniques ont été diffusées. Nous serions surpris par le nombre d’articles, de photos, de clips qui ont été produits sur différents sites web M.Afr. Il suffit de faire une recherche sur Google avec les expressions Missionnaires d’Afrique, Cardinal Lavigerie etc. pour voir la grande quantité de matériel disponible au public. À Rome, nous avons équipé la salle de réunion du Conseil général de tous les moyens modernes pour pouvoir être en liaison vidéo avec la plupart de nos Provinciaux (bien que nous en sommes encore au B.a.-ba). Nous souhaitons également transformer le Petit Echo et le bureau du Webmaster en un bureau commun pour la communication. C’est pourquoi, l’année prochaine, nous enverrons un confrère pour des études sur les médias et la communication. 

Nous réalisons de plus en plus que de tels moyens de communication peuvent être un outil important dans notre proclamation de l’évangile comme parole prophétique et libératrice pour les gens de notre temps. Certes, face à une plus grande sécularisation, à une insécurité toujours plus grande, cette communication doit nous aider à témoigner de notre solidarité contre toute forme de conflit, de division, d’injustice. Peut-être que par-dessus tout, nos compétences en communication nous aideront à construire des ponts, à être plus connectés et à créer ainsi des relations réelles et précieuses entre toutes les personnes. Cela fait certainement partie de l’évangélisation. 

Francis Barnes

Échos du Conseil plénier – 26 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 26 novembre 2019

Au service des confrères et de la Mission

Martin a introduit la matinée avec la belle histoire d’Emmaüs tirée de Saint Luc 24, 13-25. Cette histoire a également servi de tremplin pour faire ressortir certains points importants de son exposé. Pour ceux d’entre nous qui occupons des postes de responsabilité, nous savons qu’une grande partie de notre ministère est centrée sur l’accompagnement et l’animation de nos confrères. Ce souci concerne tous les confrères, des jeunes aux vieux, des bien portants aux malades, de ceux qui se trouvent en difficulté et de ceux qui semblent perdre un peu de leur énergie et de leur dynamisme.  Notre ministère consiste à soutenir les confrères dans une vie stable et authentique de l’évangile. Dans Luc 24, 15, nous lisons : « Pendant qu’ils conversaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha et marcha avec eux ».

Nous voyons clairement ici que c’est Jésus qui prend l’initiative de se rapprocher des deux disciples. Dans les évangiles, nous voyons que souvent Jésus prenait l’initiative tout comme il l’avait fait dans l’appel des disciples, et c’est ainsi qu’il exerçait son ministère. C’est un défi pour tous les responsables. Il y a souvent des moments de proximité spontanée, des rencontres fortuites ou imprévues, mais il y a aussi, sans aucun doute, des rencontres programmées lors des visites canoniques, par exemple.  Il leur demanda : « De quoi discutiez-vous en marchant ? »

La préoccupation principale est le souci de leur bien-être, la préoccupation de savoir comment ils vont. Cela implique bien sûr notre capacité à écouter attentivement leur histoire. Emmaüs est une histoire d’une beauté envoûtante car les deux disciples sont très honnêtes sur leurs déceptions, leurs espoirs perdus et pourtant ils seront touchés par la sagesse de celui qui les écoute, qui prend le temps de partager avec eux, de rester avec eux quand ils lui demandent. Il s’agit d’une vraie rencontre qui devrait être un exemple pour nous tous, les responsables, de la qualité de nos visites et du temps que nous y passons. C’est de la plus haute importance. C’est un temps de partage, de détente et de prière, un moment de grâce pour être touché par la présence même du Seigneur au cœur de cette rencontre. Marcher sur le chemin d’Emmaüs, c’est la merveilleuse expérience de rencontre que nous sommes appelés à faire avec tous nos confrères, pour leur permettre ensuite de raconter leur histoire, leurs rêves, leurs attentes et d’être touchés par la grâce.

Francis Barnes