Atelier « Dialogue œcuménique, un appel pour un engagement prophétique » (Troisième partie)

Dialogue œcuménique en Afrique

Bernhard Udelhoven a exploré le sujet ‘Là où la foi contagieuse donne du pouvoir aux pauvres : défis et leçons pentecôtistes pour l’Église catholique’. Il a souligné comment les nouvelles églises pentecôtistes en Zambie ont réussi à autonomiser les gens, en particulier les pauvres. Ces églises offrent des réponses aux besoins de la population locale qui, en général, désire conquérir des pouvoirs maléfiques tels que la sorcellerie et la misère sociale. Nous, catholiques, sommes invités à aller à la rencontre de ces églises et à apprendre pourquoi elles sont capables d’attirer tant de fidèles.

Paul Reilly a fait un exposé sur le ‘Dialogue œcuménique en Éthiopie : Particularité, enjeux et défis’. Il a mis en lumière le travail œcuménique des M.Afr. avec les chrétiens orthodoxes d’Ethiopie. Depuis l’arrivée des premiers confrères en 1967, l’œcuménisme est un mode de vie en Éthiopie. Malgré les défis évidents d’être missionnaires de rite latin travaillant dans les diocèses de rite oriental, ainsi que les tensions historiques entre catholiques et orthodoxes, nos confrères font de leur mieux pour s’adapter à cette réalité œcuménique avec patience et humilité.

Andreas Göpfert a donné un aperçu de la manière dont l’œcuménisme est intégré dans les deux Synodes sur l’Afrique en explorant les textes de référence de l’Ecclesia in Africa et de l’Africæ Munus.

Comment nous M.Afr. et comment nos églises locales reçoivent-elles ces textes officiels ? Andreas nous a aussi aidés à réfléchir sur la manière dont nous pouvons intégrer le dialogue œcuménique dans nos différentes activités missionnaires aujourd’hui. Quels sont les différents types de dialogue ?

A qui s’adresse le dialogue ?

Pourquoi s’engager dans le dialogue œcuménique ?

Comment pouvons-nous aider à éduquer les gens à discerner des façons de vivre et de pratiquer le dialogue œcuménique ?

Les réponses aux questions suivantes pourraient donner des pistes pour s’impliquer davantage dans le dialogue œcuménique d’aujourd’hui :

  1. Comment éveiller l’intérêt des confrères à découvrir les frères et sœurs chrétiens d’autres dénominations qui vivent autour d’eux ? Que pouvons-nous leur offrir ?
  2. Comment pouvons-nous encourager nos confrères à rencontrer des frères et sœurs chrétiens d’autres dénominations ? Par quels moyens ?
  3. Que pouvons-nous offrir à nos confrères pour qu’ils réfléchissent sur les cinq dimensions de l’œcuménisme et pour qu’ils puissent les prendre en considération dans leur ministère pastoral ?

Atelier sur le ‘Dialogue œcuménique, un appel pour un engagement prophétique’ (2è Partie)

Voici la suite du rapport – ainsi que les textes des conférences, souvent dans leur langue originale – de l’atelier qui a eu lieu fin mars à la Maison Généralice sur le « Dialogue œcuménique, un appel pour un engagement prophétique ». La première partie du rapport avait été publiée le 14 avril. Bonne lecture.

Œcuménisme dans le monde

Frans Bouwen a rappelé les documents officiels de l’Église catholique concernant l’œcuménisme. Celles-ci sont : Unitatis Redintegratio (1964) [Décret sur l’œcuménisme de Vatican II] ; Ut Unum Sint (1995) [Jean-Paul II] ; et le Directoire pour l’application des Principes et Normes sur l’œcuménisme (1993). En fait, il n’existe pas d' »œcuménisme catholique », mais plutôt d’œcuménisme tout court. L’Église fait déjà l’expérience d’une  » communion réelle mais imparfaite « . Comment l’aider à grandir vers sa plénitude ?

Quel est l’engagement œcuménique du Pape François ? Andreas Göpfert a abordé ce thème en mettant en lumière les cinq dimensions de l’œcuménisme : 1) œcuménisme de la rencontre ; 2) œcuménisme pratique (dialogue œcuménique d’action / diaconie œcuménique) ; 3) dialogue œcuménique théologique ; 4) prière pour l’unité chrétienne ; 5) œcuménisme du sang (du martyre). Le Pape François dit que nous sommes tous appelés à être des chrétiens œcuméniques. Nous sommes des pèlerins ‘en marche’ vers la terre promise qu’est l’unité visible. Sommes-nous Missionnaires d’Afrique engagés à marcher sur cette route de l’œcuménisme ‘en marche’ ?

Prof. Gioacchino Campese, CS a donné une conférence intitulée ‘Ensemble vers la vie : Réflexion sur la mission œcuménique’. Il a présenté le document « Ensemble vers la vie : mission et évangélisation dans des contextes en évolution », rédigé par la Commission de Mission et d’évangélisation (CME), approuvé par le Comité central du COE en 2012 et présenté officiellement en 2013 lors de l’Assemblée du COE à Busan (Corée). Ce document nous rappelle que la mission est une vocation de l’Esprit de Dieu qui est à l’œuvre dans un monde où la plénitude de la vie est à la portée de tous et où la catholicité est une qualité qui décrit le véritable œcuménisme et pas seulement un terme qui définit une dénomination chrétienne particulière.

Leo Laurence s’est concentré sur la ‘Commémoration commune de la Réforme’ (2017) entre catholiques et luthériens comme un point de non-retour vers l’unité chrétienne. Être chrétien aujourd’hui signifie être œcuménique et célébrer l’unité dans la diversité. Sommes-nous prêts à remettre en question nos propres préjugés ?

Frans Bouwen a offert aux participants un ‘Panorama des Eglises orientales et orientales’ en soulignant la distinction importante entre la ‘diversité’, qui permet une compréhension plus profonde et une expression et une célébration plus complètes de la foi en Christ, et la ‘division’, qui contredit l’essence et la mission de l’Eglise. Tous deux ont joué un rôle important dans l’origine et l’histoire des Églises orientales et orientales. Les différences ne sont pas seulement liturgiques, mais aussi dans la manière dont ils ont reçu et vécu l’Evangile dans leur contexte particulier. Pour ceux qui aimeraient travailler pour l’inculturation, il est bon de connaître leur histoire.

Il existe différentes façons de présenter le mouvement œcuménique. Dans le contexte actuel ne faut-il pas plutôt représenter ce mouvement œcuménique en employant la métaphore du ‘delta’ que celle du ‘fleuve’ ? Dans son exposé, Andreas Göpfert a repris certaines réflexions de la Pasteure Jane Stranz.

SOA – Ordination 2019

Dn. Bipin Kishor Kerketta

Le supérieur délégué de la Section d’Asie (SOA), le père John Gould, a le plaisir d’annoncer l’ordination imminente du diacre Bipin Kishor Kerketta le dimanche 9 juin prochain à la paroisse du Sacré-Cœur du diocèse de Simdega, par Mgr Vincent Barwa. Ci-dessous, vous pourrez visualiser la région d’où vient Bipin, les invitations qu’il a envoyées, ainsi que les photos recueillies sur son compte Facebook. Le voir dans divers milieux peut vous aider à prier avec nous pour lui, afin qu’il trouve le bonheur et la paix dans son ministère.

Ordinations en Afrique de l’Est

2019 Ordinations en Afrique de l'Est

Le Supérieur provincial de l’Afrique de l’Est, le P. Aloysius G. Ssekamatte, est heureux d’annoncer l’ordination sacerdotale de quatre confrères de la Province de l’Afrique de l’Est. Sur cette page, vous trouverez une carte avec les quatre lieux où nos confrères seront ordonnés. Vous trouverez ensuite, pour chacun d’entre eux, un bref curriculum vitae et quelques photos prises principalement de leurs comptes Facebook.

Recommandations pour l’utilisation de cette carte : Cliquez UNE FOIS sur chaque cercle rouge pour lire les détails. Vous pouvez déplacer la carte en faisant un clic gauche persistant et en vous déplaçant dans n’importe quelle direction. Vous pouvez effectuer un zoom avant ou arrière en cliquant sur + ou – (en bas à gauche) ou en faisant défiler la molette de la souris. En sélectionnant le carré en haut à droite, vous obtenez une vue complète et, en zoomant, vous pourrez voir distinctement les églises où nos confrères seront ordonnés. Amusez-vous bien.

Edwin Obare Oduor

Né en 1984 au Kenya, Edwin a fait son année spirituelle à Kasama, son stage en RDC et termine ses études théologiques à Nairobi où il a prononcé son serment missionnaire le 23 novembre 2018. Il sera ordonné à la paroisse St Jean l’Evangéliste à Karen, Nairobi (Kenya) le 29 juin 2019 par Mgr David Kamau.

Alex Akankwasa

Né en 1986 en Ouganda, Alex a fait son année spirituelle à Kasama, son stage en RDC et termine ses études théologiques à Abidjan où il a prononcé son serment missionnaire le 8 Décembre 2018. Il sera ordonné à la paroisse Kiabi, dans l’archidiocèse de Mbarara (Ouganda), le 29 juin 2019 par Mgr Paul Bakyenga.

William Thomas Budotela

Né en 1984 en Tanzanie, William a fait son année spirituelle à Kasama, son stage au Ghana et termine ses études théologiques à Nairobi où il a prononcé son serment missionnaire le 23 novembre 2018. Il sera ordonné à la paroisse d’Ilemela, dans l’archidiocèse de Mwanza (Tanzanie) le 20 juillet 2019 par Mgr Renatus Nkwande.

Joshua Masive Musyoki

Né en 1987 au Kenya, Joshua a fait son année spirituelle à Bobo-Dioulasso, son stage en RDC et termine ses études théologiques à Kinshasa où il a prononcé son serment missionnaire le 9 décembre 2018. Il sera ordonné à Machakos (Kenya) le 31 août 2019 par Mgr Norman King’oo Wambua. 

Pèlerinage aux saints d’Afrique: les femmes devant

Bonjour de Fribourg ! Voici le lien vers le beau reportage du journaliste qui a couvert le 18e Pèlerinage aux Saints d’Afrique du 2 juin dernier. Il y a de très belles images professionnelles, presque du Caravage ! Ce Pèlerinage est une Initiative des Missionnaires d’Afrique de Suisse. Il a pris sa vitesse de croisière et un comité de pilotage prend le relais petit à petit …

Claude Maillard, M.Afr.

article et photos : Bernard Hallet 03.06.2019

Saint-Maurice le 2 juin 2019. La Togolaise Agnès Rondez lors du pèlerinage aux saints d'Afrique | © B. Hallet

La 18e édition du pèlerinage aux saints d’Afrique a eu pour thème la place de la femme africaine dans l’Eglise et la société. Le Togo était le pays mis à l’honneur de cet événement accueilli par l’Abbaye de Saint-Maurice (VS), le 2 juin 2019.

La luminosité qui baigne la cour située entre le collège de Saint-Maurice et son réfectoire est presque aveuglante. Le pique-nique s’achève et de petits groupes s’agglutinent dans les rares zones d’ombre que laisse le soleil, à son zénith. Les chorales et les pèlerins s’aimantent à la procession qui se forme et qui les conduira à la basilique pour la messe de ce 18e pèlerinage aux Saint d’Afrique.

Les chants s’élèvent, rythmés par les percussions, parmi lesquels dominent les voix des femmes, majoritaires lors de cette journée. Elles sont à l’honneur de ce pèlerinage africain de Saint-Maurice. « Exceptionnellement, cette année nous n’avons pas d’évêque invité, ni de saint à honorer. Le thème est donc celui de la place des femmes dans l’Eglise et la société », explique le Père Claude Maillard, Père blanc, membre du comité du pèlerinage. Il ajoute que le Togo est le pays à l’honneur et que Mgr Jean Scarcella, Père abbé de l’Abbaye, a accepté de présider la messe du pèlerinage.

Le rôle essentiel de la femme

« Le rôle de la femme est essentiel en Afrique, explique le Père Maillard. Elle a toute sa place dans la famille, la communauté qui est le pilier de la vie sociale en Afrique ». Dans une société plutôt dominée par les hommes, il estime que les choses bougent, notamment en politique. Lentement certes, mais sûrement.

Agnès Rondez, une Togolaise arrivée dans le Jura en 2001, a pris la parole sur le thème du jour, en s’inspirant de la campagne d’Action de Carême-Pain pour le prochain. Elle appuie le propos: « En Afrique, la femme porte le monde, infatigable, elle est la locomotive », lance-t-elle. Elle crée, elle coud, elle est « devant » pour nourrir la famille et prendre des initiatives. « Au Togo, au marché c’est la femme que vous trouverez », sourit-elle.

Saint-Maurice le 2 juin 2019. La Togolaise Agnès Rondez lors du pèlerinage aux saints d'Afrique | © B. Hallet

Cela peut, de plus, commencer dès l’enfance, à la paroisse et dans les activités de jeunesse, précise Agnès Rondez. Elle se souvient des années où elle servait la messe et faisait partie des Cœurs vaillants (l’équivalent des scouts). Elle reconnaît néanmoins que la situation diffère grandement d’un pays à l’autre.

Yvonne, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), relativise le propos. « La femme est marginalisée dans l’Eglise et dans la société et ne parvient pas à trouver sa place. Pourtant elle donne la vie, elle doit être écoutée », déplorant une situation dans laquelle la femme est inaudible. Elle dénonce le viol et le meurtre d’enfants et de femmes et fustige les multinationales présentes en RDC qui les exploitent. Elle garde malgré tout le sourire et l’espérance pour les femmes africaines.
« L’assemblée a d’ailleurs fortement réagi durant la conférence. Des propos que les mamans ont beaucoup applaudis et commentés », relate le Père blanc. Plus tôt dans la matinée, les pèlerins ont aussi prié pour ces femmes africaines en souffrance.

Des apôtres du pardon

« Oui, l’Afrique est vivante dans l’Eglise et sera fidèle aux paroles prophétiques que le pape Benoît XVI lui a données lors du deuxième Synode de l’Afrique ». Le Père Godfroy Kouegan, prêtre togolais du diocèse d’Aneho, a estimé dans son homélie qu’est venue « l’heure de l’Afrique », une heure favorable qui invite instamment les messagers du Christ à avancer en eau profonde et à lâcher les filets pour la pêche (Le 5, 4). D’une voix douce, le prêtre, actuellement à l’Abbaye de Saint-Maurice pour un temps sabbatique, a relevé que « Notre joie, la vraie joie de l’Afrique c’est le courage avec lequel elle endosse sa croix et avance avec persévérance et confiance ».

Le Père Godfroy Kouegan a exhorté les pèlerins à devenir des apôtres du pardon et de la réconciliation. | © B. Hallet

« J’ose mettre sur chacune de vos lèvres ces paroles du psalmiste pour bénir cette Abbaye, son Père Abbé et ses chanoines: ‘A vous toujours, la vie et la joie !' », a remercié le Père Kouegan qui s’étonnait du fait que l’Abbaye s’intéressait au continent noir. « Elle [l’abbaye] est en quête de vie […]. La vie et l’espérance qui transcendent tous les assauts de la mort, la culture de la mort que le monde développe inconsciemment ou non aujourd’hui ».

« C’est faire Eglise, famille de Dieu, que de vivre et de faire vivre les événements comme celui-ci dans la catholicité », a-t-il conclu, avant d’exhorter les pèlerins à « partir d’ici et de devenir les apôtres du pardon et de la réconciliation ».

L’heure de la maturité

Au terme d’une journée rythmée et haute en couleur, le Père Claude Maillard se dit serein et se réjouit. Il salue l’engagement des chorales, véritables ‘colonne vertébrales’ de ce pèlerinage. « Les Africains apportent beaucoup à nos communautés et dans nos paroisses, grâce à l’ancrage qu’ils y ont trouvé ».

« Les Africains prennent en main « leur » pèlerinage. On ne dit plus d’ailleurs qu’il est le pèlerinage des Pères blancs« . L’événement a pris sa vitesse de croisière, il faut continuer. « C’est l’heure de la maturité! » 

  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Messe du pèlerinage aux saints d'Afrique à la basilique de l'Abbaye. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. La Togolaise Agnès Rondez lors du pèlerinage aux saints d'Afrique I © B. Hallet
  • Le Père Godfroy Kouegan a exhorté les pèlerins à devenir des apôtres du pardon et de la réconciliation. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Procession en rythme jusqu'à la basilique de l'Abbaye. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Le Père Claude Maillard, membre du comité du pèlerinage aux saints d'Afrique. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Messe du pèlerinage aux saints d'Afrique à la basilique de l'Abbaye. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. La chorale érythréenne a rythmé le pèlerinage aux saints d'Afrique. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. La chorale érythréenne a rythmé le pèlerinage aux saints d'Afrique. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. “Cheese!“ Photo souvenir avec Mgr Jean Scarcella lors du Pèlerinage aux saints d'Afrique. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Messe du pèlerinage aux saints d'Afrique à la basilique de l'Abbaye. Le Père Godfroy Kouegan. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Chants et rythmes lors de la messe du pèlerinage aux saints d'Afrique. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Recueillement lors de la messe du pèlerinage aux Saints d'Afrique. | © B. Hallet
  • Saint-Maurice le 2 juin 2019. Sur un rythme chaloupé, les femmes du Togo apportent les offrandes à l'autel. | © B. Hallet

PEP/Fra – Secteur France : Nouvelles de Verlomme

Tiré du Mini-Lien du secteur de France, retour sur le mois de mai de la communauté du secteur, à la rue Verlomme.

Communauté de Verlomme :

L’évènement le plus important du mois concerne sans doute la réunion du Conseil de Secteur.

Mais celui dont nous gardons le meilleur souvenir est notre sortie communautaire annuelle : c’est le samedi 11 mai que nous nous sommes d’abord retrouvés à l’église St Etienne du Mont, située sur le Mont Ste Geneviève. L’Eglise actuelle date de l’époque du Gothique flamboyant et de la Renaissance. Nous y avons en particulier admiré la voûte du chœur de style flamboyant, le jubé en pierre finement ciselée, la chaire en bois sculpté, le buffet d’orgue et les vitraux. En parcourant le sanctuaire, chacun a pu, selon son intérêt, s’arrêter devant la chasse de Sainte Geneviève, les tombes de Pascal et de Racine, et maintes œuvres d’art : fresques, peintures, statuaire.

Nous avons ensuite traversé la place pour entrer dans le Panthéon. Cet édifice érigé au XVIIIème siècle, de style néo-classique, a subi les convulsions de notre histoire. D’abord conçu comme église par Louis XVI, en 1791, il devint temple républicain pour abriter les dépouilles des ‘grands hommes’. Il abrita de nouveau le culte catholique sous Louis XVIII et Napoléon III. C’est sous Louis-Philippe et la IIIème République qu’il a renoué avec la fonction de mausolée des grands hommes de la patrie.

C’est donc avec une dévotion à la fois religieuse et républicaine que nous avons pénétré dans cet édifice impressionnant par sa taille et sa majesté. Après avoir fait le tour des fresques et des sculptures du rez-de-chaussée nous avons pu nous recueillir sur les cendres des 81 personnalités, hommes et femmes qui ont été « honorés par la patrie reconnaissante ». Certains d’entre nous (mais on ne dira pas qui) ont rêvé d’être ‘panthéonisés’.

Ce qui ne nous a pas empêché d’aller d’un bon pas nous restaurer au restaurant de la place de la Contrescarpe.

En chemin nous chantions en chœur les mots de Georges Brassens :

Pauvres rois, pharaons ! Pauvre Napoléon !
Pauvres grands disparus gisants au Panthéon !
Pauvres cendres de conséquence !

Vous envierez un peu l’éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qu’il passe sa mort en vacances…

Vous envierez un peu l’éternel Père Blanc,
Qui dit son rosaire en rêvant des jours d’antan,
Passés sous le soleil africain.

François Richard

PEP/Fra – Secteur France : Nouvelles de Marseille

Tiré du Mini-Lien du Secteur France, voici un retour sur le moi de mai vécu par nos confrères à Marseille.

Communauté de Marseille:

Après les fêtes du 50ème anniversaire de l’église Notre-Dame limite et du 150ème anniversaire de nos Instituts Missionnaires « Pères Blancs » et « Sœurs Blanches », le mois de Mai a été particulier. En effet, nous nous sommes retrouvés à 3, et même à 2. Henri Blanchard a rejoint la communauté de Sainte Foy-lès-Lyon, dès le 29 avril et Moses, ayant fini son stage, est parti prendre un temps de vacances en famille en Ouganda le 4 mai. Il continuera sa formation à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Michel a été appelé à la rencontre des jeunes confrères à Tunis et y est parti le 3 mai. Et la veille de son retour à Marseille, il a appris le décès de son oncle paternel, qu’il considère comme son père. C’est cet oncle qui a pris la responsabilité de la famille après la mort de son père. Cet oncle, musulman, a encouragé Michel à suivre sa voie vers le sacerdoce et la mission. Aussi Michel est parti directement de Tunis, le 11 mai, pour Ouagadougou d’où il a rejoint sa famille dans le deuil. Il est revenu le 25 mai.Raphaël a participé au Conseil de Secteur du 7 au 10 mai. Steve, le nouveau confrère, s’acclimate à Marseille. Très manuel, il s’occupe du jardin et de rangements dans l’atelier et le magasin. Il s’efforce de perfectionner son français, surtout pour la lecture. Le dimanche 26 mai, il a présidé la célébration eucharistique et assuré la prédication.

Maison de rencontre du groupe ‘imamsprêtres’ de Marseille où se rend Raphaël. Ici il est en compagnie de Gérard Chabanon, Michel Girard et Jean Chaptal.

Le mois de juin sera pour Raphaël le mois des « au-revoir » dans la paroisse, dans les associations et les services du diocèse dans lesquels il était engagé. Au début de juillet, il rejoindra Fribourg, en Suisse, pour un ministère au service des confrères. Mais il saura aussi s’engager à nouveau au service du dialogue islamo-chrétien.

Guy Vuillemin

Jubilaires à Montréal

Le weekend passé a eu lieu à Montréal la célébration des Jubilaires suivants :

  • Guy Vezeau – 60 ans
  • John Boos – 50 ans
  • Michel Fortin – 50 ans
  • Gilles Barrette – 50 ans
  • Michel Meunier – 50 ans
  • Michel Lavoie – 50 ans

Toutes nos félicitations à vous tous.

Afrique du Sud… au meilleur de sa forme

Depuis sa création en 2009, la chorale de jeunes de Ndlovu a profondément marqué la vie des choristes et démontre le potentiel de tout être humain à atteindre l’excellence quels que soient ses origines, son éducation ou son lieu de naissance. De ses humbles débuts en tant qu’activité parascolaire, la chorale s’est transformée en un ensemble professionnel vraiment exceptionnel.