La Maison Rostan, premier noviciat des Pères Blancs

Voici un extrait de l’histoire des Pères Blancs,
par Lucien Duchêne – 
1868-1893. vol.2

Le premier Noviciat à la Maison Rostan

« L’Echo de N-Dame d’Afrique » disait le 20 Septembre 1868: « Pour réaliser les vues du St. Père, Mgr l’Archevêque d’Alger va fonder un Séminaire spécial de missionnaires qui, à l’imitation de ce que font les missionnaires français en Chine, s’initieront au genre de vie des Arabes et des autres peuples de l’Afrique et iront ainsi s’établir de proche en proche dans le désert qui s’étend depuis le Sud de l’Algérie jusqu’au Sénégal d’une part, et dans le pays de l’or et des Nègres de l’autre. Ces missionnaires formeront de véritables stations apostoliques qui s’efforceront de communiquer les unes avec les autres. Ce seront là les véritables pionniers de la civilisation européenne, formant des postes avancés entre nos deux colonies africaines de la Méditerranée et de l’Océan Atlantique. »

La Maison Rostan, sur les collines d’ El Biar, à Alger

Ce que cette note appelle un Séminaire de missionnaires était comme Mgr Lavigerie le confesse « une pauvre maison de louage, située sur les hauteurs d’El Biar » qui dominent Alger vers le Sud. Cette villa mauresque, cachée derrière des bouquets de lentisques, à quelques minutes de l’Orphelinat de Ben-Aknoun, et qui fut l’humble berceau de notre Société, se nommait: La Maison Rostan. Les orphelines arabes qui l’habitaient depuis le 13 Avril, venaient de la quitter pour aller, sous la direction des Sœurs de St. Charles de Nancy, s’établir à Kouba. Ce fut le 19 Octobre 1868 que s’ouvrit le premier Noviciat.

La cour intérieure de la Maison Rostan

L’Archevêque s’était adressé à la Compagnie de Jésus pour avoir un maître des Novices. On lui donna le R.P. Vincent, qui précédemment avait été adjoint au P. Ducat à l’Orphelinat arabe de Ben-Aknoun. Mgr Lavigerie lui traça sa ligne de conduite, comme le Père Maître nous l’apprend lui-même dans une lettre; « Lorsque je suis allé (le 17 Oct.) prendre les ordres de Mgr avant de monter ici, et lui demander sa bénédiction pour commencer l’Œuvre: « Allez, mon Père, m’a-t-il dit, que la bénédiction de Dieu soit avec vous; formez des apôtres et suivez exactement la direction du Noviciat de la Compagnie, avec cette seule différence que vous donnerez plus de temps aux études. Des saints, je veux des saints: jetez-les bien dans le moule de St. Ignace et qu’ils soient entre vos mains comme un corps mort qui se laisse porter de tous côtés et manier de la façon que l’on veut ou bien comme le bâton qui est dans la main d’un vieillard pour lui servir en quelque lieu et pour quelque chose que ce soit ». Et ces paroles de la Règle, il nous les a répétées avec insistance, le jour où je suis allé avec la Communauté lui présenter nos vœux pour sa fête »

Le Père Vincent SJ, premier Maître des novices

Vers la fin d’Octobre Mgr adjoignit au Père Vincent, M. l’abbé Gillet, Sulpicien, venu en Algérie demander au climat africain le rétablissement de sa santé. Il fut chargé de l’enseignement de la théologie. Les Novices étaient au nombre de 7. MM. Finateu, Barbier et Pux, les trois anciens de Kouba; puis l’abbé Blanchard jeune abbé venait de Douaouda; enfin M. Dubut curé de Saoula et deux jeunes gens de sa paroisse Tassy et Bénéjean. Le 20 du même mois se présenta également au noviciat, mais pour être Frère Coadjuteur, un nomme Victor Cordier, dont nous aurons a reparler plus au long dans la suite de cette histoire. Outre le Noviciat proprement dit, il y avait encore à la Maison Rostan un jeune nègre nommé Luigi. Il venait des missions de Mgr Comboni, avait été élevé à Vérone en Italie et obtenu son diplôme d’instituteur. Il fut chargé d’apprendre aux novices l’arabe de Syrie et de faire avec eux le catéchisme aux orphelins de Ben-Aknoun.

Orphelins présentés au Cardinal Lavigerie
Une pose photo du Cardinal Lavigerie avec un orphelin

Il faut encore citer le cuisinier François Boulac. Ce jeune homme a une histoire. Il naquit à Bab-el-Oued, faubourg d’Alger; puis suivit ses parents à Boufarik. Après la mort de son père, il resta avec sa mère dans le même village. Celle-ci le menaçait souvent, quand sa conduite laissait à désirer, de le placer chez les Jésuites, qui dirigeaient l’Orphelinat du Camp d’Erlon. La pauvre femme mourut à son tour. En revenant du cimetière, M. le Curé de Boufarik touché de compassion, emmena le petit François au presbytère. Attends-moi ici, lui dit-il, je vais voir le P. Supérieur de l’Orphelinat afin de t’y faire admettre. A ce mot d’orphelinat, qui dans son esprit revêtait l’idée d’une prison, l’enfant fut pris de peur et profitant de l’absence du curé s’enfuit. Arrivé le soir à Blida, il entra dans un café maure pour y passer la nuit. Le kaouadji lui donna un peu de nourriture, lui fit laver la vaisselle et l’hébergea gratuitement. Le lendemain, un riche Arabe voyant ce jeune enfant français, lui proposa de l’emmener dans son douar. François ne se fit pas prier et suivit son nouveau maître. Dès lors, il quitta les vêtements européens, s’habilla à l’arabe, reçut ou prit le nom de Si Hassen. Mais un jour, comme on voulait le marier à la musulmane, il refusa et quitta les Arabes. A l’époque de la famine, Boulac, âgé de 23 ans environ, vint trouver Mgr Lavigerie et lui offrit ses services. « Je suis Français, je suis chrétien », lui dit-il. « Je n’ai guère confiance en toi », ne put s’empêcher de lui répondre le Prélat. – « Essayez quand même, Mgr, si je ne fais pas votre affaire, vous aurez toujours la liberté de me mettre à la porte ». François fut accepté et l’on eut tout lieu de s’en féliciter. Il mit beaucoup d’entrain parmi les orphelins de Ben-Aknoun, les faisant chanter, les encourageant de son mieux. Il leur rendit aussi des services pénibles en leur rasant la tête pour la débarrasser de la vermine ou soigner la teigne dont étaient atteints un grand nombre. Quand les novices s’établirent à la Maison Rostan, Mgr Lavigerie l’envoya les rejoindre. Là encore il fut très utile au Père Econome, par la connaissance qu’il avait du dialecte algérien et des usages indigènes.

Orphelinat Ben Arkoum

Enfin il y avait aussi, attachés au service de la maison, 4 orphelins avec qui les Novices devaient parler arabe durant les récréations. Dans le but de faciliter encore à ces derniers l’étude de la langue indigène, l’Archevêque enleva les PP. Jésuites de Ben-Aknoun et confia à ses jeunes missionnaires le ministère spirituel de l’Orphelinat.

Saint Joseph, la Chapelle des Marins, avant la construction de la Basilique Notre-Dame d’Afrique

Les « infirmières Lumière » (PE n° 1092 – 2018/06)

A côté du « Docteur Lumière », le père Jean Goarnisson M.Afr., il y a celles que l’on pourrait appeler les « infirmières Lumière », Sr Radegonde et Sr Saint-Nicaise dont on parlera ici plus longuement, mais aussi Sr Oda (Marie-Louise Melotte) et Sr Brigitte (Marcelle Delhomme), et tant d’autres qui ont travaillé dans les dispensaires ophtalmologiques :

  • Sr Radegonde (M. Blanche Côté), canadienne, 1890-1979 à Ouagadougou de 1932 à 1937;
  • Sr Saint-Nicaise (Marie-Louise Pillon), française, 1909-2004 à Ouagadougou et Nouna de 1942 à 1990;
  • Sr Oda (Marie-Louise Melotte), belge, 1905-1998 à Ouagadougou de 1953 à 1983;
  • Sr Brigitte (Marcelle Delhomme), française, 1918-2010 à Nouna de 1955 à 1961 et de 1965 à 1975.

Soeur Radegonde Marie-Blanche Coté est d’origine canadienne, mais sa famille émigre aux Etats-Unis quand Marie-Blanche a 8 ans. Elle entre au postulat des Sœurs Blanches à Québec en 1910. Après sa profession, Sr Radegonde fait des études d’infirmière à la Croix-Rouge en Tunisie. Pendant la guerre, elle est parmi les sœurs envoyées aux ambulances, et elles connaîtront les souffrances des soldats blessés et mourants qu’on amène chaque jour.

 

Sr Radegonde (Marie-Blanche Côté)
1890-1979
Sr Saint-Nicaise (Marie-Louise Pillon)
1909-2004
Sr. Oda (Marie-Louise Melotte)
1905-1998
Sr Brigitte (Marcelle Delhomme)
1918-2010

En 1919, Sr Radegonde est la 1er sœur canadienne partant pour l’Afrique occidentale. Par Ségou, elle se rend à Ouagadougou, en Haute-Volta. Elle y reste trois ans et demi.

Elle doit rentrer au Canada en 1923 pour des raisons de santé. A son retour, elle est nommée à Alger et, en 1929, elle est envoyée au dispensaire de la rue de la Charte, en Basse Casbah, dispensaire ophtalmologique ouvert l’année précédente par « l’Œuvre Valentin Haüy en faveur des aveugles ». Elle travaille sous la direction du Docteur Villemonte de la Clergerie, entièrement dévoué à ses malades et heureux de former des sœurs infirmières à donner tous les soins possibles. Combien de sœurs ont passé dans ce dispensaire six mois, un an ou plus pour se spécialiser dans ces soins, sans lasser la patience de ce médecin chrétien qui savait que son travail était ainsi multiplié à travers toute l’Afrique.

Le Docteur Goarnisson, Père Blanc, vint lui-même faire un stage à la rue de la Charte avant de partir à Ouagadougou où il allait créer, avec l’aide des sœurs, le dispensaire des yeux de Ouaga. Retournant dans sa mission, il emmena Sr Radegonde que les gens appellent « celle qui redonne la vue ».

Elle-même a raconté que pour ses premières opérations de cataractes elle avait pris à Ouaga des yeux de bœuf pour s’exercer ! Le Docteur Goarnisson n’avait jamais non plus opéré des cataractes ; il laissait donc faire Sr Radegonde. Et c’est elle qui forma les Sœurs africaines de l’Immaculée Conception. La réputation du « dispensaire ophtalmologique de Ouagadougou » s’étendait à plus de 150 km à la ronde !

En 1937, Sr Radegonde doit quitter l’Afrique pour des raisons de santé et personne n’aurait pu dire en ce moment-là que sa mission se poursuivrait pendant 42 ans. Sa vie devient contemplative préférant à tout le silence, la solitude de sa chambre. Elle dira : « Depuis mon retour je souffre et je prie pour les Africains. La lumière que je pouvais leur donner, s’est changée en une autre lumière plus merveilleuse encore, que le Seigneur seul peut leur transmettre. Ma part à moi est le don quotidien de ma vie. »

Soeur Saint-Nicaise Marie-Louise Pillon, elle, est française. Vers l’âge de 15 ans, elle sent monter en elle le désir « d’obéir à l’appel du Bon Dieu et de contribuer un peu à l’extension de son Règne ».

Elle entre au postulat des « Sœurs Blanches » le 12 février 1934, à Rennes. Le 28 octobre 1934, elle commence le noviciat à Vénières et reçoit le nom de Sr Saint-Nicaise qu’elle gardera tout au long de sa vie. Après sa profession, elle reste en Algérie et à Alger Verdun, elle acquiert un diplôme simple d’infirmière. Elle fait un stage à Alger Cervantès dans le dispensaire-clinique où on soigne beaucoup de malades atteints de trachome (Les six sœurs de cette communauté meurent dans un bombardement d’Alger en 1942).

En décembre 1940, elle part au Burkina Faso où elle a vécu près de 50 ans (de décembre 1940 au 13 mai 1990). Elle est d’abord nommée à Koupela et travaille au dispensaire.

 En avril 1942, Sr Radegonde avait déjà quitté, Sr Saint-Nicaise arrive à Ouagadougou et travaille au dispensaire ophtalmologique. De nombreux malades affluent pour retrouver la vue. Dans cette première année de Sr Saint-Nicaise, on dénombre 33 000 consultations ophtalmologiques et 88 opérations. Notre sœur devient experte en la matière. La formation des sœurs africaines et des laïques se poursuit. Elles rendent des services inestimables dans les dispensaires des villages. Le Docteur Goarnisson fera tout son possible pour que leur qualification soit reconnue et qu’elles puissent ainsi recevoir une certaine rémunération pour leur travail. Les statistiques de 1949 font état de 6 opérations par jour ;1.202 dans l’année.

En 1954, Sr Saint-Nicaise est parmi les fondatrices du poste de Nouna où elle restera pendant 22 ans et y fonde le dispensaire ophtalmologique. Elle est aidée par Sr Brigitte (Marcelle Delhomme, décédé en 2010) et par trois aides non-diplômés qu’elle forme elle-même. Une autre femme du village travaille avec eux faisant l’interprète des diverses langues parlées à Nouna.

A Nouna, comme à Ouagadougou, la renommée du dispensaire ne cesse de s’étendre. Grâce à tous ces soins, peu à peu les affections de trichiasis diminuent. En 1966, par exemple, on compte chaque jour 275 malades qui se rendent au dispensaire. 800 opérations des yeux se pratiquent chaque année dont 162 de cataracte.

En 1976, Sr Saint-Nicaise part pour un service en France. Les gens lui manifestent leur reconnaissance et diverses fêtes de remerciement s’organisent. Lors de ces fêtes, le Vicaire général l’appelle « la mère des aveugles ». Le sous-préfet de Nouna dira : « La réputation du dispensaire ophtalmologique de Nouna déborda très vite la sous-préfecture pour couvrir l’ensemble de la Haute-Volta et les états voisins de la Côte d’Ivoire et du Niger. » On reconnaît, en matière de soins ophtalmologiques, les exploits de Sr Saint-Nicaise et les populations lui témoignaient une confiance indéfectible.

Sr Saint-Nicaise rentre définitivement en France le 13 mai 1990 où, comme elle dit : « Ma vie est tissée de mille riens du matin au soir, dans la maison et au dehors. Je reste cent pour cent Sœur Blanche !»

Grâce aux générations de missionnaires, les soins des yeux ont été promus de façon consistante et durable, leur savoir a été partagé au-delà des frontières et des milliers de personnes ont vu la « lumière ».

Sr Gisela Schreyer,
archiviste SMNDA

Réflexion autour du 150ème

7 ème texte de réflexion pris dans les documents de nos Sociétés.

« Fraternité et lutte contre le racisme (1985) »

Missionnaires par vocation, nous avons épousé l’Afrique et l’Orient en faisant notre serment. Notre mission propre est d’accueillir, comprendre, respecter, aimer les Africains où qu’ils soient, et de faire partager aux autres nos convictions, et cela toute notre vie, ‘jusqu’à la mort’, précise la formule de notre serment. L’action apostolique dans des communautés internationales nous a déjà aidés à dépasser un nationalisme étroit. La vie en Afrique nous a formés à l’estime de ce qui est étranger à notre culture originelle. L’entrée de jeunes Africains dans notre Société Missionnaire se situe dans la même perspective. Nous nous devons d’être cohérents avec l’en- gagement de toute notre vie. Nous devons aller plus loin, du moins si nous voulons rester dans la ligne que nous a tracée notre fondateur, le cardinal Lavigerie, lui qui écrivait d’Alger : « Je suis évêque, c’est-à-dire père, et quoique ceux pour lesquels je plaide ici ne me donnent pas ce titre, je les aime comme mes fils, et je cherche à le leur prouver, heureux, si je ne puis leur communiquer ma foi, d’exercer du moins la charité envers ces créa- tures de Dieu. » Nous sommes ses fils, responsables de son héritage, témoins vivants de la fécondité de sa cha- rité. Son action et ses Instructions aux Missionnaires nous indiquent la voie à suivre.

Le cardinal Lavigerie n’a pas pu supporter les injustices et les souffrances dont étaient victimes tant d’Africains en son temps. Après une période d’action de type caritatif (rachat des esclaves pour les libérer), le Cardinal se lance dans une campagne internationale qu’on qualifierait aujourd’hui de « lutte pour les droits de l’homme ». Entre autres, il écrit aux chrétiens de Sicile : « Je n’ai en vue, en plaidant la cause de tant d’infortunés, que le salut de leurs corps et de leurs âmes, que le respect de la justice, des lois de la nature et des lois de Dieu, d’après lesquelles tous les hommes sont égaux, sont libres, sont frères, et doivent se traiter comme tels, quelles que soient leur origine et leur couleur. Avez-vous oublié, catholiques de Sicile, la règle de la solidarité chrétienne ? Ne savez-vous plus que, quand un membre souffre dans le corps immense de l’humanité, tous les autres lui doivent de compatir ? »

Le Cardinal multiplie les interventions auprès des autorités politiques, et leur signale que les mesures qu’elles prennent « se trouvent insuffisantes parce qu’elles n’atteignent que ceux qui vendent, et ne s’adressent pas à ceux qui achètent ». Il assure qu’il pourrait donner des noms et, comparant les souffrances des esclaves à la passion du Christ, il continue : « rien n’y manque, ni les Hérodes ni les Pilates, ni les Judas, ni la cruauté des flagellations ni les insultes lâches, ni la croix. » (…) Lavigerie a toujours eu un très grand respect des personnes, des langues, des cultures et des traditions africaines ; son action avait pour but de rendre leur dignité aux Africains. En cela aussi il était le disciple du Christ qui a redonné une place aux exclus de la société juive de son temps. Aujourd’hui, nous sommes appelés à faire de même, dans une autre époque et face à d’autres drames. C’est pourquoi : Un missionnaire d’Afrique ne peut être raciste, que ce soit dans l’accueil des étrangers en communauté, dans les conversations ou les réactions devant la télévision, dans les choix des journaux ou publications auxquels il s’abonne ou abonne la communauté. Un missionnaire d’Afrique doit avoir un regard positif sur les hommes et les femmes du Tiers-Monde, qu’ils soient ‘là-bas’ ou ‘ici’. Il doit être attentif à leurs souffrances, à leur faim de pain et d’amitié, comprendre leurs aspirations à prendre en main leur propre destin et les moyens légitimes qu’ils se donnent pour le réaliser.

(Lettre du Conseil provincial de France aux confrères français, in Le Lien, mai-juin 1985)

Texte présenté par Jean-Claude Ceillier
Publié dans le Mini-lien n° 475

Publications des Confrères (PE n° 1090 – 2018/04)

Karlijn Demasure, Stéphane Joulain & Kenneth Phillips, Perspectives and Challenges in Pastoral Care for Child Sex Offenders, in Counselling and Spirituality 35/2, St Paul University, Ottawa (2016), pp. 51-73.

Stéphane Joulain, Combattre l’abus sexuel des enfants. Qui abuse ? Pourquoi ? Comment soigner ? Paris (Desclée de Brouwer), 2018, 294p.

Adriano Mamadou Sawadogo, Solo Dio è vincitore. La mia conversione non è une vittoria né una sconfitta, ma opera di Dio, 2017, 71p.

Mamdou Adrien Sawadogo, Dieu seul l’emporte, Témoignage, Edition Croix du Salut, 2017, 60p.

Adrien Sawaogo, Gott hat mich ergriffen. Von Islam zum Christentum. Weder Sieg noch Niederlage, Media Maria, 2017.

Frans Bouwen, L’oecuménisme à Jérusalem et en Terres sainte, in Proche-Orient Chrétien, Tome 67, 2017, fasc.3/4, pp. 294-310.

Serge Desouter, Maansverduistering over het Avondland. Mogelijkheden en Onmogelijkheden van de multiculturele Samenleving, (Éclipse lunaire sur les pays du crépuscule. Possibilités et impossibilités d’une société multiculturelle), s.l., 2018, 236p.

Dominique Arnauld, archiviste

Regarder l’avenir avec espérance : récollection commune

Extrait de la lettre commune des deux supérieurs généraux de la Famille Lavigerie :

Nous sommes entrés dans la troisième année de préparation de notre 150e anniversaire de fondation. Nous savons que de nombreux projets ont vu le jour ici et là, certains très simples, d’autres très ambitieux, tous avec le désir de marquer ce grand événement pour nos Instituts missionnaires. Ces projets ne doivent pas nous supprimer la préparation spirituelle profonde dont nous avons besoin pour que l’anniversaire puisse avoir un effet durable sur nous individuellement et comme groupe. Continuer la lecture de « Regarder l’avenir avec espérance : récollection commune »

Calendriers 150ème

Nous avons connaissance de trois calendriers publiés spécialement avec le 150ème anniversaire de la fondation de notre Société en tête… Sommes-nous passé à côté de votre initiative ? Faites-le nous savoir.

Jub 150 : Restez fidèles à votre charisme

Merci à Roman Stäger, M.Afr. Suisse, qui a publié cet article en allemand dans la «Schweizer Kirchenzeitung» du 18 janvier 2018. 

RESTEZ FIDELES A VOTRE CHARISME!

Jubilé de 150 ans des «Missionnaires d’Afrique» et des «Sœurs Blanches».

C’est dans une situation d’urgence que les Missionnaires d’Afrique furent fondés: les prêtres et les Frères le 19 octobre 1868, les Sœurs missionnaires de Notre Dame d’Afrique une année plus tard (9 septembre 1869). L’archevêque d’Alger de l’époque, Charles Martial Lavigerie (1825-1892), eut à prendre en charge des centaines d’orphelins, qui, victimes d’une famine généralisée et d’une épidémie Continuer la lecture de « Jub 150 : Restez fidèles à votre charisme »