Deuxième terme de Mission – Nairobi 2019

La rencontre des confrères de second terme s’est tenue à Nairobi du 26 mai 2019 au 16 juin 2019. La composition des participants reflétait la nature internationale et interraciale de notre Société. Les animateurs étaient Olivier SOMA du Burkina Faso et Gilles EFIYO de RDC, tous basés à Nairobi, Balozi Formation House. 

Et les participants étaient : 

      • Joseph CHIPIMO de Tanzanie en mission en Tanzanie, 
      • Patrice SAWADOGO du Burkina Faso en mission en Zambie, 
      • Anand RAJA d’Inde en mission en Inde, 
      • George ATHIKALAM d’Inde en mission en Inde, 
      • Norbert NKINGWA de Tanzanie en mission en Zambie, 
      • Saju AKKARAPATTIALAL d’Inde en mission en Inde, 
      • Anthony ALCKIAS d’Inde en mission en Tanzanie, 
      • Ghislain MBILIZI de la RDC en mission au Togo, 
      • Peter EKUTT du Nigeria en mission en RDC, 
      • Erus KISHOR Tirkey d’Inde en mission au Ghana, 
      • Jean Bosco NIBIGIRA du Burundi en mission au Mozambique, 
      • John SSEKWEYAMA d’Ouganda en mission en RDC, 
      • Bernard GACHURU du Kenya en mission en RDC, 
      • Edison AKATUHURIRA d’Ouganda en mission au Rwanda, 
      • Gilbert RUKUNDO du Rwanda en mission au Nigeria.

Pour beaucoup, c’était une excellente opportunité de se revoir après de nombreuses années de formation et de mission. La Maison Roussel, le lieu de notre rencontre à Karen, Nairobi, nous a offert un cadre parfait pour la rencontre, la célébration et la prière. Nous avons été heureux de cette ambiance propice à notre session, ainsi que de l’hospitalité et de la vertu des services rendus par les sœurs de la Congrégation Donum Dei qui travaillent au centre.

Et voilà comment nous avons partagé nos histoires….

Notre session était divisée en trois parties :

      1. Partages individuels de nos expériences,
      2. enseignement pour notre enrichissement personnel
      3. et pour notre enrichissementpastoral et missionnaire.

La première semaine a été consacrée au partage individuel d’expériences missionnaires. Nous avons commencé par une récollection qui devait nous aider à nous recentrer sur nous-mêmes et évaluer comment nous avions vécu nos vocations missionnaires après ces quelques années de serment missionnaire. L’exercice spirituel a ensuite été suivi d’un partage individuel. Les confrères ont partagé dans la confiance les diverses expériences vécues dans les missions. Des différents partages, il est ressorti clairement que le Seigneur a été avec chacun de nous dans les défis et les moments de joie les plus divers.

En ce qui concerne la croissance personnelle, nous avons eu une merveilleuse discussion sur la vie communautaire, en particulier sur la façon dont nous pouvons rendre notre vie communautaire plus significative comme communauté de sollicitude, de prière et de pardon. Il y a eu aussi une discussion élaborée sur la croissance spirituelle en insistant sur le fait d’être en contact avec Dieu qui est au centre de notre vocation. Nous avons également bénéficié d’informations sur l’épuisement professionnel, les dépendances, la maturité affective et sexuelle. Leurs objectifs étaient de nous aider à être en contact avec notre moi intérieur en vue d’une meilleure prise en charge de nous-mêmes et d’une expression plus maturée de nos émotions et sentiments.

Pour ce qui est des sujets liés à la mission, nous avons eu des interventions sur la rencontre et le dialogue, la justice et la paix et l’intégrité de la création, le christianisme et la sorcellerie, les finances. Nous avons été heureux que certaines des conférences aient été exposées par des personnes-ressources de notre Société. En plus des diverses contributions reçues, nous avons eu des moments de récréation et des sorties ensemble en visitant notre communauté d’Olchore au cœur du village Masai entouré par la nature, la paix et l’harmonie. L’accueil a été tout simplement des plus chaleureux grâce à Martin ONYANGO qui nous a accueillis dans une si belle et paisible « maison blanche ». Nous avons aussi apprécié la compagnie de nombreux confrères travaillant à Nairobi grâce à la soirée conviviale et au repas offert par l’équipe provinciale de l’EAP. Merci à nos confrères de la paroisse de South B pour l’invitation à partager notre foi avec les chrétiens pendant une célébration eucharistique concélébrée par tous les participants des sessions.

Moments de paix et de renouveau personnel

Prendre le temps de revisiter nos expériences missionnaires de ces dernières années a été une bénédiction pour nous. Les expériences d’épanouissement pastoral et les défis partagés en toute confidentialité, les différents apports reçus durant cette période de formation permanente ont été des outils utiles pour la croissance personnelle et le renouvellement de soi. Nous partageons la joie des autres, mais aussi les différentes expériences de souffrances, de blessures, de déceptions et de résistances. Ce fut une période de découvertes, de découverte de l’amour inconditionnel de Dieu envers nous, de la joie de se retrouver dans la communauté comme bénédiction mais aussi du désir de relever de nouveaux défis pour grandir et s’aider mutuellement à croître. Cela nous a vraiment aidés à nous regarder nous-mêmes, à éveiller en nous l’esprit, à recharger nos batteries pour la mission. Elle nous a fait grandir dans l’amour, le pardon et la patience. En fait, nous découvrons de plus en plus qu’il n’y a pas de meilleure communauté, pas de meilleure Province et pas même de meilleure Société religieuse. Nous vivons tous avec amour mais aussi avec des défis qui devraient nous aider à demander pardon et à avoir la grâce d’aller sur le chemin de l’Amour et de la Rencontre. Chaque histoire était unique et nous laissait un sentiment de soulagement et de renouveau.

En fait, ce fut un parcours de libération pour beaucoup d’entre nous. Libération des frustrations et des blessures qui peuvent annéantir la soif de Dieu et le besoin de rencontrer l’autre en communauté. Une libération de la peur que nous portons en nous, souvent non résolue par le passé. Libération des illusions quotidiennes que nous avons sur la vie communautaire et la façon dont nous voulons qu’elle soit. Ce furent trois semaines animées par l’Esprit pour partager nos « histoires » de formation humaine, spirituelle, communautaire, pastorale et toute autre forme de formation comme Missionnaires d’Afrique qui a été un moyen constant pour nous aider à rester sur le chemin. Nous chérissons cet instant alors que nous nous quittions.

En résumé, toute la session a été présentée d’une manière si unique que nous ne souhaitons pas seulement avoir des occasions de formation permanente comme les invitations de Rome, mais qu’aussi, dans nos provinces, des programmes fréquents de formation deviennent une priorité.

D’une certaine manière, cette formation permanente trouve son sens fondamental dans la nécessité de nourrir et de revitaliser continuellement la grâce de nos vocations missionnaires. Ce n’est jamais assez ; le verre n’est ni plein ni vide. C’est pourquoi nous devons constamment stimuler notre vocation missionnaire, raviver chaque jour notre sens d’appartenance aux M.Afr. et renouveler inlassablement notre mission qu’est l’annonce de l’Évangile.

Par-dessus tout, ce fut une expérience de partage, d’écoute et d’apprentissage mutuel. Par conséquent, nous aimerions exprimer notre gratitude à la Société de nous avoir donné cette merveilleuse occasion de croissance personnelle et d’autoréparation. Merci à Olivier Soma pour son soutien et ses qualités d’écoute. Merci à Gilles Efiyo pour sa disponibilité et son soutien. Nous avons senti que vous nous accompagniez tous les deux – MERCI !  Et à vous tous avec qui nous avons partagé les joies et les peines de notre vie et de nos expériences missionnaires durant ces trois semaines, que le FEU continue à brûler alors que nous essayons d’être des semeurs d’espérance prophétique pour nos frères et sœurs à qui nous sommes envoyés. Et que Dieu nous aide à prospérer là où nous sommes plantés. Paix !

Peter Ekutt
Gilbert Rukundo

Session pour les confrères en deuxième terme de mission (PE n° 1084)

Centre Kasisi en Zambie
Du 2 au 23 juillet 2017

Introduction

« Dieu notre Père et Source de vie, nous te remercions pour le don de notre Fondateur au monde africain. Par son inspiration nous sommes débordants d’un message de foi, d’espérance et d’amour pour tous les peuples où nous sommes envoyés » (28ième Chapitre Général 2016). Dieu nous a appelés à travailler à sa vigne, bien que nous n’en soyons pas dignes. Il nous a appelés des quatre coins de l’horizon pour être ses témoins de foi, d’espérance et d’amour.

Le Conseil général, en lien avec la formation continue, invite chaque année les confrères qui ont complété un deuxième terme de mission pour une session de renouveau. La réunion a eu lieu à Kisisi à Lusaka en Zambie (Province d’Afrique australe) du 2 au 23 juillet ; c’était un bel endroit paisible. Les deux animateurs qui ont conduit cette réunion étaient Bernard Ugeux (RDCongo) et Timothée Bationo (Zambie). Comme c’est un projet de la Société, les confrères venaient de plusieurs pays. Voici les noms des participants : Bukelembe John (RDCongo), Ekka Filiyanus (Inde), Haile Gazena (Ghana), Itaru John (Zambie), Kanto Hembram (RDCongo), Kawama Virgilius (Nigeria), Kawisha Jones (Afrique du Sud), Kientga Joseph (RDCongo), Konkobo Camille (Zambie), Meraba Philip (Malawi), Nana Daniel (Tanzanie), Sawadogo Florent (Mozambique), Shehu Victor (Nigeria). Nous avions tous entre 5 et 9 années d’ordination, sommes de 8 nationalités différentes et œuvrant dans les pays mentionnés.

Le but de cette réunion était de permettre aux missionnaires d’Afrique de se retrouver ensemble durant leur deuxième terme de mission pour partager leurs expériences en toute confidentialité. C’était aussi une bonne occasion pour se rencontrer, pour discuter, pour s’encourager mutuellement et pour apprendre les uns des autres après quelques années de mission. Pour certains, c’était une première rencontre. Nous avons commencé la rencontre par une récollection avec comme thème la rencontre entre Dieu et Moise, l’épisode du « buisson ardent » (Exode 3, 1-15).

Partage

Dans notre vie missionnaire, nous nous efforçons d’apporter la foi, l’espérance et l’amour où nous sommes envoyés. Nous nous dévouons pleinement au service du peuple de Dieu dont nous avons la responsabilité. Dans notre désir de les servir, nous rencontrons des joies et des difficultés. Les joies que nous éprouvons en étant au service du peuple de Dieu nous encouragent à aller de l’avant pour travailler au règne de Dieu. Cela est devenu clair que les difficultés de notre apostolat ne nous ont jamais arrêtés, mais ils nous ont renforcés comme témoins radicaux de la mission de Dieu parce que nous avons vu la main de Dieu agissante dans ces difficultés. Nous avons une foi profonde que Dieu chemine avec nous. Personne ne regrette d’être missionnaire d’Afrique.

Il est vrai que lorsque nous partageons avec d’autres les difficultés que nous rencontrons, la moitié des problèmes sont déjà résolus. Il y eut des moments où des confrères ont partagé des expériences difficiles, parfois avec émotion ; après l’avoir fait, ils se sentaient soulagés. Nous avons vraiment apprécié les partages des confrères qui faisaient pleinement confiance aux participants.

« La transparence ne compromet jamais la vie d’une personne ; la vérité est toujours gagnante » (Mahatma Gandhi). La transparence et l’ouverture dans le partage de nos expériences nous ont apporté beaucoup d’encouragement, ce qui va nous permettre d’aller de l’avant pour continuer à nous engager dans la mission messianique de notre fondateur, le Cardinal Lavigerie.

Session

Durant la session, ont eu lieu des conférences sur différents aspects de notre croissance humaine, personnelle, pastorale et spirituelle. Ces rencontres nous ont donné des instruments pour notre vie missionnaire. Nous avons abordé la nécessité de construire de bonnes relations avec tous, en tenant compte de notre affectivité, pour un ministère intégral, et nos limites pour éviter les conflits. Nous avons aussi abordé plusieurs points tels que les addictions et ses dangers, le ministère pastoral, la spiritualité et le leadership du prêtre, la vie communautaire, les médias, Justice et paix, Rencontre et dialogue et les finances.

Notre vie communautaire est relation avec le Christ. Laissons le Christ être au centre de notre vie. Les points suivants devraient nous guider dans notre façon de vivre en communauté comme missionnaires d’Afrique :

  • Quels sont les aspects de ma vie communautaire qui m’ont aidé à réussir ma vie missionnaire depuis mon ordination ?
  • Quels sont les aspects de ma vie communautaire qui ont été pour moi des défis et des difficultés depuis mon ordination ?
  • Quel type de vie communautaire j’aimerais vivre de façon réaliste ?

Ces questions pertinentes nous ont aidés à réfléchir et à partager plus profondément au sujet de notre vie communautaire. Selon la nature de notre vocation, les médias sont considérés comme moyens d’évangélisation. Par contre, les pour et contre des médias doivent être respectés pour éviter des abus.

Au sujet des questions financières, il est important de mentionner que la dignité et la crédibilité du prêtre doivent être préservées. Cela permettra d’éviter de ruiner notre réputation dans les paroisses et les institutions. La parole de Dieu nous dit que « l’intendance des magasins a été confiée à des responsables religieux, car c’étaient des hommes considérés comme dignes de confiance » (Né 13, 12-13). Cette réflexion peut nous servir de référence pour un usage adéquat de nos finances.

Les participants à la rencontre des confrères en 2ème terme de mission.

Temps de detente

La session n’était pas seulement un temps de partages, de conférences et de travail. Nous avons eu l’occasion de nous reposer et de nous divertir ensemble pour célébrer ensemble les anniversaires de naissance et d’ordination. Nous avons visité la ville et aussi une réserve d’animaux. Nous avons aussi visité nos deux paroisses situées à Lusaka. Cela a été bien apprécié par les confrères et les paroissiens de rencontrer une diversité de jeunes confrères, missionnaires d’Afrique, venant de partout dans le monde et engagés au service de la mission. Quelques paroissiens ont souligné que notre présence a fortifié leur foi et leur a donné beaucoup de joie. Nous avons passé une journée entière à FENZA (Centre Foi et Rencontre de la Zambie). C’était une occasion de découvrir l’apostolat de nos confrères dans ce Centre. Nous avons conclu cette journée par un souper fraternel avec les confrères du Secteur et les novices prêts à partir pour leur stage dans une variété de pays. Le 15 juillet, nous avons participé avec l’Église catholique de Zambie à la célébration des 125 ans de la foi catholique. Cela a été un moment significatif pour nous, missionnaires d’Afrique, qui sommes les pionniers du catholicisme en Zambie. Notre présence y est en effet appréciée.

“Ne soyez pas seulement unis, mais un !”

Notre fondateur, le Cardinal Lavigerie, a insisté sur ce principe. Nous qui sommes présentement les disciples missionnaires de Jésus Christ, nous sommes invités à vivre cet enseignement en nous laissant inspirer par notre fondateur. Nous avons tous vraiment senti cet esprit d’unité, spécialement à l’occasion de la visite de notre Supérieur général, du provincial de la SAP et de l’archevêque de Lusaka ; ils sont venus partager avec nous leurs joies et leurs difficultés.

Appréciation

Nous apprécions sincèrement que le Conseil général nous ait donné l’occasion de partager nos expériences et nos engagements missionnaires. Nous sommes aussi reconnaissants à nos provinciaux de nous permettre de participer à cette session importante. Nous remercions aussi le provincial qui nous a accueillis, les organisateurs et les participants à la session.

Camille Konkobo et Filiyanus Ekka, M.Afr.

Catholiques : Crise de Foi (Jeune Afrique)

Voici un excellent dossier sur l’Eglise en Afrique réalisé par le Magazine Jeune Afrique. Nous le publions car nous pensons qu’il est d’un grand intérêt pour tous les confrères. Veuillez noter que, pour des raisons de droits d’auteurs, nous le réservons aux seuls Missionnaires d’Afrique et étudiants, comme si la revue se trouvait dans notre bibliothèque. Veuillez ne pas le publier au-delà de ce cercle.

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