Retour sur la rencontre des Provinciaux à Rome

Récemment a eu lieu, à la Maison Généralice, la rencontre du Conseil Général avec les supérieurs provinciaux et des deux sections. Deux confrères attachés aux services généraux – Stéphane Joulain pour l’intégrité du ministère et Andreas Göpfert pour JPIC – se sont adressés à eux. Voici le résumé de leurs interventions.

 

Stéphane Joulain : Les provinciaux ont pu écouter et discuter avec le P. Benoît Malvaux, Procureur général de la Compagnie de Jésus, invité par le Conseil Général. Le sujet de sa conférence était « l’enquête préliminaire ». Cette conférence fut aussi donnée aux Délégués à la Protection qui a eu lieu en novembre 2018. Ainsi provinciaux et Délégués ont reçu la même information. Cette enquête préliminaire précède le processus canonique en cas d’allégations de comportement contre le sixième commandement par un clerc sur un mineur ou bien un adulte vulnérable. Les provinciaux ont pu poser au Père Malvaux d’autres questions d’ordre canonique. Sa compétence et ses nombreux exemples ont permis d’aborder ces questions difficiles et délicates de manière très pratique et avec le sérieux requis.

Andreas Göpfert : Le 13 février 2019, il y a eu lieu la séance de travail JPIC-RD. Pendant une heure et demi le Conseil général, les Provinciaux et les Supérieurs délégués ont rencontré le coordinateur de JPIC-RD, le P Andreas Göpfert. La première partie de la rencontre a été consacrée à la lecture de quelques signes des temps et aux interpellations entendues lors de l’audience avec le Pape Francois et à la célébration du 150ème anniversaire avec le Cardinal Filoni. (voir PowerPoint ci-dessous) Dans la deuxième partie, le coordinateur est revenu sur le bilan d’activités 2018 en exprimant quelques préoccupations, par exemple par rapport au fonctionnement des commissions provinciales. Il y a eu un échange fructueux entre les participants pour y apporter une amélioration. Le coordinateur a aussi insisté sur la collaboration avec Talitha Kum et avec l’AEFJN et l’AFJN. La troisième partie a donné l’occasion d’expliquer trois événements qui seront organisés par la coordination : atelier de travail « Dialogue œcuménique, un appel pour un engagement prophétique » en mars 2019 à Rome ; réunion d’échange et de concertation « Dialogue islamo chrétien » en avril 2019 à Nairobi ; atelier de formation « Vie en communauté interculturelle comme témoignage apostolique aujourd’hui » en septembre 2019 à Rome. Avant de conclure avec la prière de Ste Bakhita, le coordinateur a donné quelques informations sur la pastorale de la mobilité humaine enseignée à SIMI (Scalabrini International Migration Institute) à Rome (www.simiroma.org/site/)  et à SIHMA (Scalabrini Institute for Human Mobility) à Capetown-South Africa (http://sihma.org.za/).

Démarrez le Power-point en cliquant sur la petite flèche blanche centrale en bas à gauche et faites-le avancer en continuant à cliquer sur la flèche droite.

Sommet sur la protection des mineurs – Vatican 21-24 février 2019

Du 21 au 24 février, les présidents des Conférences épiscopales catholiques du monde entier ont répondu à l’appel du Pape François de venir à Rome au Vatican pour réfléchir ensemble sur la meilleure manière de répondre avec sérieux à cette crise sans précédent que traverse l’Église catholique aujourd’hui. Les souffrances de tant d’hommes et de femmes, d’enfants et de jeunes appellent une détermination de l’ensemble de l’Église. Pendant ces trois jours, plusieurs conférenciers et conférencières se sont succédé pour adresser différents sujets articulés autour des trois axes de réflexion proposés par le comité organisateur : Responsabilité, Reddition de comptes, Transparence.

Il est possible de retrouver l’ensemble des conférences sur la chaine YouTube de VaticanNews. Ce sommet a été aussi ponctué par plusieurs témoignages de victimes enregistrés préalablement en audio ou bien vidéo. Ces témoignages ont permis à ceux parmi les conférenciers qui n’avaient jamais entendu de victimes de pouvoir découvrir l’étendue des souffrances subies.

Les participants ont aussi travaillé en groupe linguistique.

Que retenir de ce sommet ?

Il est possible de lire de nombreuses analyses en différentes langues dans la presse en ligne, en effet 450 journalistes étaient accrédités, principalement du monde anglophone. Mais pour nous, voici ce qu’il est possible de retenir d’important.

Cette rencontre est une étape dans cet immense chantier qui est celui de répondre à la souffrance des victimes avec compassion et miséricorde. Il est aussi une étape dans le processus de conversion des cœurs nécessaire à un véritable travail de prévention pour faire de l’Église catholique une maison sûre pour les enfants et les plus vulnérables. Dans son discours final le Pape François a fixé 7 axes de travail prioritaires pour l’ensemble du Peuple de Dieu et plus spécialement pour les évêques du monde entier, les voici résumés ici avec ses mots (Extraits du discours final) :

  1. « La protection des enfants : l’objectif premier de toute mesure est celui de protéger les petits et d’empêcher qu’ils soient victimes de tout abus psychologique et physique. Il convient donc de changer les mentalités pour combattre l’attitude défensive et réactive visant à sauvegarder l’Institution, au bénéfice d’une recherche sincère et décidée du bien de la communauté, en donnant la priorité aux victimes des abus dans tous les sens du terme. »
  2. « Un sérieux irréprochable : je voudrais redire ici que « l’Église ne se ménagera pas pour faire tout ce qui est nécessaire afin de livrer à la justice quiconque aura commis de tels délits. L’Église ne cherchera jamais à étouffer ou à sous-estimer aucun cas. »
  3. « Une véritable purification : malgré les mesures prises et les progrès faits en matière de prévention des abus, il convient d’imposer un perpétuel et renouvelé engagement à la sainteté des pasteurs dont la configuration au Christ Bon Pasteur est un droit du peuple de Dieu. »
  4. « La formation : autrement dit, les exigences de la sélection et de la formation des candidats au sacerdoce avec des critères non seulement négatifs, visant principalement à exclure les personnalités problématiques, mais aussi positifs en offrant un chemin de formation équilibré pour les candidats idoines, tendus vers la sainteté y compris la vertu de chasteté. »
  5. « Renforcer et vérifier les lignes-guides des Conférences Episcopales : c’est-à-dire réaffirmer l’exigence de l’unité des évêques dans l’application des mesures qui ont valeur de normes et non pas uniquement d’orientations. Aucun abus ne doit jamais être couvert… »
  6. « Accompagner les personnes victimes d’abus : Le mal qu’elles ont vécu laisse en elles des blessures indélébiles qui se manifestent également par des rancœurs et des tendances à l’autodestruction. L’Église a donc le devoir de leur offrir tout le soutien nécessaire en recourant à des experts dans ce domaine. »
  7. « Le monde digital : la protection des mineurs doit tenir compte des nouvelles formes d’abus sexuel et d’abus de tout genre qui les menacent dans les milieux où ils vivent et à travers les nouveaux instruments qu’ils utilisent. »

Voici donc sept priorités que le Pape François a fixées pour les évêques et les supérieur(e)s majeur(e)s des congrégations et instituts de vie consacrée, mais aussi plus largement à l’ensemble du Peuple de Dieu.

Pour compléter cette feuille de route, d’autres mesures vont venir : produire un Motu proprio sur cette question ; offrir un guide pratique pour les évêques et les supérieur(e)s majeur(e)s pour les aider dans leur mission ; des « task forces / équipes d’experts » pourront aussi voir le jour pour aider les églises locales qui ont plus de mal à trouver des ressources matérielles et humaines pour lutter contre ce mal qui n’épargne aucune église particulière ni aucune communauté humaine.

Faisons nôtre cette feuille de route.

Quelques liens utiles :

Chaine YouTube de VaticanNews pour voir ou revoir les conférences :

En français –   https://www.youtube.com/user/vaticanfr

In English – https://www.youtube.com/channel/UCxIsefyl9g9A5SGWA4FvGIA

Existe aussi en d’autres langues.

De nombreux interviews et commentaires aussi sur www.vaticannews.va

Formation à la prévention à Mahagi

Notre confrère Peter Ekutt, Délégué à la Protection des Enfants au Congo a offert une formation pour 82 consacrés du diocèse de Mahagi, il nous raconte cette formation.

“Pendant trois jours, 82 consacrés du diocèse de Mahagi sont venus vivre une expérience de formation dans la paroisse cathédrale autour de l’évêque à l’occasion de la célébration de la journée des consacrés. L’Evêque lui même a donné la première conférence sur quelques dispositions à prendre comme religieux dans le diocèse. Ensuite, j’ai pu animer une journée de conférences et de partage sur « l’intégrité du ministère et les abus sexuels comme facteur de risque ».

Peter invitant les participants vers la fin de la session de prendre un temps pour penser aux victimes.

Déroulement de cette formation :

Dans un premier temps, j’ai présenté ce qu’était l’intégrité du ministère et la problématique des abus sexuels comme un des facteurs qui menace aujourd’hui cette intégrité. J’ai commencé en montrant aux participants pourquoi les abus sexuels sont à la une aujourd’hui dans le pontificat du pape François. Puis j’ai développé les différents facteurs de risques qui peuvent faciliter les comportements abusifs. J’ai aussi présenté les différentes formes d’abus. Ensuite nous avons porté notre attention sur plusieurs points : les conséquences physique de l’abus sexuels sur le mineurs ; la méthode que les prédateurs utilisent pour installer leur emprise sur  les mineurs ; les idées déformées (distorsions cognitives) que les prédateurs utilisent pour abuser des mineurs ; les attitudes à éviter lorsque l’on parle de l’abus sexuel ; les dispositions à prendre pour protéger l’enfant. Finalement, j’ai montré que la lutte nous appartient à tous, afin de créer un environnement sûr pour les enfants et les adultes vulnérables.

Au milieu de la conférence, nous avons eu des carrefours, nous basant sur un texte – une étude de cas qui vient de l’Afrique de Sud. Les réactions dans  les groupes ont été très positives de la part de participants.

J’ai invité aussi un collaborateur qui écoute les mineurs victimes de harcèlement sexuel dans les écoles pour venir partager son expérience avec nous. Il encourage les jeunes au dépistage VIH/SIDA dans notre centre des jeunes. Ce père de famille a parlé sur le fait que la plupart des jeunes infectés sont des filles entre 11 et 22 ans et cela nous donne à penser qu’il y a de nombreux cas d’abus sexuel  autour de nous même si on n’en en entent pas parler. Les statistiques données par cet intervenant ont touché les participants. Le fait que ce témoignage et ce rapport étaient donnés par un père de famille a ajouté du poids au sujet de la conférence. Cette expérience de partage était très pratique et très touchante. Cela nous a fait réfléchir et nous poser des questions.

Nous avons terminé avec la vidéo sur l’abus sexuel : « Un médecin pour sauver les femmes », suivi d’un partage sur la vidéo. Personne  n’avait vu la vidéo auparavant, et ce fut une bonne information et documentation pour les consacrés. Le partage était superbe et de bonnes réflexions sont sorties pendant le partage.

Ensemble, nous avons prié la Prière du délégué à la protection.

Ensemble nous avons prit la prière  du délégué à la protection des mineurs.

En général, les consacrés ont beaucoup apprécié l’initiative de donner cette conférence. Ils étaient très content qu’on parle de cela mais aussi très choqué de voir que finalement on peut parler de quelque chose qu’eux considèrent comme TABOU. Ils étaient anxieux de savoir si l’évêque était d’accord car ils ont eu peur de toucher à leurs « TABOUS ». Il est heureux que nous ayons pu parler de ce TABOU qui fait peur alors que les gens, et surtout les enfants, meurent dans le silence du TABOU.

Les participants prennent connaissance des document déjà publiés sur le sujet.

Beaucoup souhaitent que cela puisse être offert aussi dans des écoles et pour les parcours de catéchuménat. Mais, il faut aller doucement. Je suis déjà content d’avoir pu parler aux consacrés du diocèse de Mahagi.

Il est à noter quand même quelques résistances fortes venant du côté des consacrés masculins qui pensaient que cela était une critique de l’Eglise et en particulier des prêtres au profit des sœurs. Mais, j’avais déjà fait cette expérience avant et cela  ne me dérange pas. C’est un mécanisme de défense pour ne pas faire face à la réalité. Cela n’a pas empêché que cette session fut un succès et une belle expérience pour l’ensemble des participants.

Peter Ekutt, M.Afr.

Stéphane Joulain au Sénat français

Le mercredi 6 février 2019, une commission du Sénat français a auditionné une fourchette de spécialistes sur la question des infractions sexuelles sur mineurs. En voici la vidéo :

Session sur la Prévention

Du 29 octobre au 9 novembre, les délégués à la Protection des enfants et des adultes vulnérables étaient conviés à un atelier de formation. Certains avaient déjà participé au premier atelier l’année passée et n’ont donc participé qu’à la deuxième semaine. Mais les « nouveaux » ont dû d’abord être mis à niveau pendant la première semaine pour être capable de suivre avec les autres la session d’approfondissement. Ci-dessous vous verrez une photo du premier groupe et un court compte-rendu de Jean Lamonde, délégué pour notre communauté à Rome. Et plus bas, la photo de groupe des délégués presque au complet. En effet, Joseph Makoka, atteint d’une légère malaria, était devenu le centre d’attraction des apprenti-docteurs d’un hôpital universitaire de Rome.

Sept confrères ont participé à la session sur l’Intégrité du Ministère et Protection des Mineures et des Personnes Vulnérables à Rome. Au cours de la semaine plusieurs sujets ont été abordés. Les premiers jours ont été consacrés aux différentes notions et définitions de l’abus sexuel, mineurs et personnes vulnérables. Ensuite l’attention a été tournée vers les victimes, leurs souffrances ainsi qu’aux auteurs d’abus sexuel. La réflexion a aussi porté sur l’attitude à suivre pour accompagner les victimes, les écouter et les soutenir. La politique de la société ainsi que le rôle du délégué à la protection de l’enfance ont été bien décrits et expliqués. Finalement les différentes procédures à suivre en cas d’abus sexuel d’un mineur ou personne vulnérable ont été présentées.

Voilà donc une brève description de la première initiation prodiguée aux nouveaux délégués pour la protection des mineures. Cette initiation sera certainement des plus utiles et car elle a aussi pour but de présenter aux participants un minimum de matériel pour poursuivre leur propre formation une fois de retour à leur différent poste.

Jean Lamonde

Projet Princesse Tamar de protection des mineurs (Brésil)

Au Brésil nous avons regroupé dans une structure « le Centre Cardinal Lavigerie » nos engagements pour la Justice, Paix, Intégrité de la Création et Rencontre et Dialogue. Ce centre est installé à l’Université Catholique. Nous organisons des tables rondes, expositions, conférences, séminaires sur les questions de JPIC RD. La prévention contre les abus sexuels de mineurs et des personnes vulnérables est un de nos projets pilotés par notre centre.

L’année dernière, après avoir suivi la formation offerte par la Société des Missionnaires d’Afrique pour ses Délégués à la protection des mineurs je suis retourné au Brésil en me demandant ce que nous pourrions faire concrètement. Le missionnaire est un apôtre qui sait traduire la compassion (un sentiment) en miséricorde (une action concrète en faveur de la personne). J’ai commencé par en parler ouvertement dans notre paroisse et aussi pendant les retraites et récollections que je prêche. Comme tout le monde se sent mal à l’aise pour parler directement d’abus, d’abusés et d’abuseurs, je suis alors parti de l’histoire biblique de la princesse Tamar violée par son demi-frère Amnon (2 Samuel 13). La narration a toujours un effet libérateur. Le résultat fut explosif : les langues se sont déliées pour révéler les Tamar et Amnon d’aujourd’hui qui fréquentent nos églises.

Pendant la retraite annuelle des servants de messe de notre paroisse l’année dernière, nous avons passé quelques heures avec l’histoire de la princesse Tamar. Ces adolescents sont entrés dans l’histoire avec passion, émotions, révoltes… À partir de ce moment, j’ai créé le Projet Princesse Tamar, une campagne de sensibilisation, de protection des mineurs et personnes vulnérables contre les abus sexuels. Cette année les sœurs de Saint-Joseph en contact avec cette réalité ont souhaité participer à cette campagne de protection des mineurs. J’ai aussi parlé des abus sexuels lors de la retraite annuelle du clergé d’un diocèse. Le prêtre responsable de l’Action sociale du diocèse et qui est aussi président d’une association en faveur de la vie (ProVida) s’est passionné pour le Projet Princesse Tamar. Toutes ces réactions positives et spontanées ont été à l’origine de l’organisation d’un séminaire sur la prévention contre les abus sexuels de mineurs et personnes vulnérables du 17 au 19 septembre 2018, à Salvador, une initiative des Missionnaires d’Afrique au Brésil.

Nous étions 14 participants représentant institutions ou associations qui formeraient un réseau de collaboration : les Missionnaires d’Afrique, la Pastorale Sociale de la paroisse des Missionnaires d’Afrique, l’Action Sociale de l’Archidiocese de Salvador dont un représentant de la Pastorale des Mineurs et un autre de la Pastorale des Jeunes ; la Pastorale des Enfants, l’Association ProVida, et l’Association Sac Social. Le séminaire s’est déroulé en 3 moments :

  1. Partage personnel sur la réalité des abus sexuels. Ce moment est très vite devenu émotionnel. La compassion est effectivement une force nécessaire dans cet engagement en faveur de la vie.
  2. Formation : comprendre ce mal des abus sexuels. Notre texte de base a été deux des livrets publiés au Brésil sur le sujet.
  3. Définir des actions concrètes du Projet Princesse Tamar.

Notre objectif : une campagne de prévention. Nous avons préparé du matériel imprimé, audiovisuel basé sur la culture du Nord-est brésilien. Ce matériel sera utilisé lors des rencontres organisées dans les écoles, paroisses, quartiers… Les associations membres du réseau ont la capacité de mobiliser du monde et d’entrer dans toutes les sphères de la société brésilienne. Nous visiterons les institutions où se trouvent des mineurs pour assurer que ce sont des lieux sûrs. Le séminaire a élaboré tout un programme d’actions.

Le Projet Princesse Tamar est donc en marche comme un réseau de collaboration pour la protection des mineurs et personnes vulnérables au nord-est du Brésil. Nous aurons besoin de soutien financier pour réaliser cette campagne de sensibilisation et de protection. Nous comptons sur la générosité de la Société des Missionnaires d’Afrique et des confrères. Nous avons décidé de nous rencontrer deux fois par an pour évaluer notre engagement et pour participer d’une formation nécessaire à notre mission.

Moussa Serge Traore, M.Afr.

Réflexion sur la formation

Dans la mouvance des dernières éclaboussures venant des Etats-Unis, Stéphane Joulain a mis en ligne dans un poste sur Facebook quelques-unes de ses réflexions sur la formation des prêtres pour le 21ème siècle. Comme beaucoup d’entre nous ne sont pas des fervents de Facebook, je reproduis ici ce poste.

La formation des futurs prêtres est certainement un des lieux importants de la réforme que le Pape François pourrait entreprendre. Mais il faut tout d’abord se mettre d’accord en Eglise sur : Quel visage d’Eglise voulons-nous et quels ministères pour cette Eglise. Les prêtres devront y trouver leur juste place. Continuer la lecture de « Réflexion sur la formation »

Le cléricalisme est une composante de la crise

Père Blanc, psychothérapeute spécialisé dans le traitement des abus sexuels, le père Stéphane Joulain donne des formations en matière d’éducation et de prévention. Il décrypte ce cléricalisme, dénoncé par le pape, qui a conduit les diocèses de Pennsylvanie à dissimuler pendant des années des crimes commis par des prêtres.

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