Échos du Conseil Plénier – 30 novembre 2019

Échos du Conseil Plénier - 30 novembre 2019

Finances

Tony a fait une présentation très claire sur l’état de nos finances. Mais, comme il l’a souligné, le cœur du problème est celui de la durabilité afin de garantir que nos ressources financières couvrent nos besoins non seulement pour aujourd’hui mais aussi pour l’avenir. Dans ce contexte, il a évoqué la question de la transparence, de la responsabilité, de la collaboration avec les professionnels et des audits (internes et externes). Le monde financier est un champ de mines et les pièges sont nombreux. De plus en plus, le besoin de se faire accompagner par des professionnels se fait sentir et déjà la collaboration qui existe porte ses fruits. Depuis quelque temps déjà, le conseil financier de la Société compte chaque trésorier provincial parmi ses membres. La collaboration s’en est trouvée améliorée et une vision commune est en train d’émerger. Il y a aussi la conviction que la durabilité doit s’appliquer à chaque province, communauté et confrère. Cela implique un travail efficace et responsable à tous les niveaux. Les revenus des confrères (pensions, ministère, salaires, legs) diminuent régulièrement même s’ils restent la source de revenus la plus importante. Pourtant, la situation est en train de changer et l’importance des investissements ne cesse de croître, mais, comme nous le savons, ces investissements peuvent être instables et erratiques car ils sont tributaires des marchés. 

Pour l’instant, nos revenus sont stables, mais les dépenses augmentent constamment, même si le nombre de confrères diminue chaque année. Nous ne sommes pas encore au bout de nos ressources, mais qu’en sera-t-il demain ? Il est certain que nous devons d’abord et avant tout être reconnaissants de la providence de Dieu pour les bienfaiteurs qui nous ont soutenus pendant les 150 dernières années. Nous sommes également reconnaissants envers nos prédécesseurs dont la générosité et les sacrifices ont contribué à créer les réserves que nous avons aujourd’hui. Dans tout cela, la solidarité est nécessaire, car c’est la solidarité qui nous a unis pendant toutes ces années et qui doit le faire à l’avenir. Mais n’ayons pas peur de mentionner certaines tendances des confrères qui menacent cette solidarité. Il y a des confrères qui ont des projets générateurs de revenus pour leur gain personnel et leur intérêt personnel au détriment de la solidarité certes, mais aussi au détriment parfois de leur engagement pastoral ; d’autres ne sont que trop heureux de garder tout l’argent qu’ils reçoivent du ministère qui est le leur ou de garder les salaires qu’ils ont. De telles tendances non seulement menacent gravement la solidarité, mais menacent aussi l’identité qui est la nôtre. En lien avec cela, Tony nous a demandé de nous remettre en question en ce qui concerne notre style de vie et notre attitude envers les choses matérielles. Est-ce que je témoigne d’une façon ou d’une autre d’un mode de vie simple ou est-ce que mon mode de vie entrave le témoignage même que je suis censé donner ? De plus, il arrive que des confrères, même des candidats, puissent avoir un virulent esprit du « tout m’est dû » (Rome paie, la Société a l’argent, c’est mon droit). Un tel sentiment de droit n’a pas sa place dans notre société.  

Il est urgent de mettre en place un système financier rigoureux qui ne soit ni poreux ni sujet au gaspillage. Des contrôles, des vérifications et des bilans doivent être en place à tous les niveaux afin que l’argent soit toujours utilisé à bon escient. Toutes nos ressources doivent être utilisées avec sagesse et responsabilité, ce qui signifie que les considérations financières doivent jouer un rôle important dans le processus de discernement. Chacun d’entre nous doit être solidaire de l’ensemble de la Société et cela exige de notre part une saine préoccupation pour l’avenir.  Car cette prudence et cette vigilance font partie intégrante de la mentalité qui est la nôtre et, si nécessaire, des sacrifices devront être consentis. En ce qui concerne la collecte de fonds, nous devons être prêts à mobiliser des revenus, mais tout cela exige humilité, créativité, transparence, conviction et motivation. 

En dernière analyse, nos ressources financières doivent être protégées et soutenues car elles sont l’outil indispensable qui rend possible notre mission et notre ministère. Il est impératif qu’une telle planification et une orientation appropriée de ces ressources ouvrent la voie à un avenir sûr. Cet avenir est entre nos mains.

Francis Barnes

C’est probablement le dernier rapport que nous recevrons du Conseil plénier. Un grand merci à Francis Barnes qui a été très fidèle à nous faire connaître le déroulement du Conseil plénier.

Échos du Conseil Plénier – 29 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 29 novembre 2019

Formation initiale

Encore une fois aujourd’hui, nous avons eu une introduction très claire à la question de la formation initiale donnée par notre secrétaire à la formation, Bob Tebri. Il a déclaré clairement que ce qu’il partagerait ne serait pas une réflexion sur ce que devrait être la formation, mais plutôt un regard en arrière sur les trois dernières années ou encore pour voir comment nous nous en sortons avec les recommandations faites dans le dernier chapitre (et comment ainsi aller de l’avant). C’est en effet la méthodologie qui a été utilisée tout au long de ce conseil plénier.

Depuis le dernier chapitre, il y a eu de nombreuses rencontres pour les formateurs à différents niveaux. Le programme de tous les centres de propédeutique ont été harmonisés car il y avait une grande divergence et certains reflétaient également ce qui serait couvert plus tard dans la première phase. Dans la plupart des cas, le suivi des stagiaires par les Provinciaux et les coordinateurs s’est beaucoup amélioré, ce qui est également le cas pour les évaluations qui sont faites. La plupart des communautés d’accueil étaient composées de 3 confrères, mais malheureusement il y a encore des exceptions où le stagiaire devient le troisième membre. Certes, dans l’ensemble, notre formation continue à refléter les valeurs de notre charisme par la formation M.Afr que nous voulons donner : JPIC-ED, missiologie, spiritualité, développement humain, intégrité du ministère (certains candidats élaborent leur propre code de conduite). Dans nos maisons de formation, il y a une conscience croissante des candidats à être présents dans les périphéries pour leur ministère pastoral, les hôpitaux, les prisons, les bidonvilles. Il serait intéressant que les provinciaux nous disent si le même intérêt et la même ardeur se manifestent quand ils deviennent de jeunes confrères.

La formation est un processus riche et complexe ; il est difficile de trouver un mot qui exprime la réalité de la formation avec toutes ses nuances. On pourrait certainement en dire autant du leadership, et pourtant c’est aux dirigeants qu’il incombe de chercher des solutions. Certes, dans les travaux de groupe d’aujourd’hui, nous avons essayé d’examiner les questions qui continuent à se poser dans notre itinéraire de formation, que ce soit avec les stagiaires ou avec les jeunes confrères. N’oublions pas que la période de stage est aussi une période de formation et, d’une certaine manière, du fait de l’accompagnement nécessaire, cela peut aussi être vrai pour les jeunes confrères. Nous avons discuté du stage, de la réticence de certains de nos stagiaires ou jeunes confrères à accepter une nomination dans une province donnée ou même un type de ministère. Beaucoup ont l’impression qu’il semble parfois y avoir un manque de préparation et de disponibilité. Il y a des situations où, après quelques mois dans une mission particulière, un jeune confrère demande à changer d’endroit, ou un stagiaire peut être mal à l’aise parce qu’il n’a pas obtenu la place spécifique qu’il avait désirée. Sans doute nos discussions interpellaient la question fondamentale de notre identité. La base même de qui nous sommes, la base même de notre identité est la mission et cela implique une disponibilité, une générosité et une flexibilité constantes ; comment formons-nous pour susciter ces éléments inhérents à ce que nous sommes ?

Oui, à bien des égards, les questions discutées autour de l’accompagnement des stagiaires – leurs communautés d’accueil, le rôle des responsables et le rôle des coordonnateurs de stage – sont des questions qui ont été discutées si souvent au fil des ans, des directives sont là, des lignes directrices, alors comment se fait-il que les mêmes questions reviennent sans cesse ? Il incombe à toutes les équipes de responsables de prendre ces questions au sérieux et de suivre les directives en vigueur depuis si longtemps. Notre animation, nos visites, notre encadrement, notre proximité sont autant d’aspects importants de notre suivi.

Francis Barnes

20191128 Echos du Conseil Plénier

Échos du Conseil plénier - 28 novembre 2019

Entretien avec le président - 27 novembre

Juste pour dire qu’hier, Stan, Aloysius (le provincial de EAP) et moi-même avons été reçus très cordialement par le Président de l’Ouganda. Nous nous sommes rencontrés dans l’après-midi peu après 15 heures, bien que nous ayons commencé la journée en rencontrant l’archevêque de Kampala dans sa résidence le matin, puis, avec des membres d’autres Églises (le nouvel archevêque anglican, un vicaire général orthodoxe et d’autres religieux), nous avons attendu quelques heures avant de partir pour Entebbe. Une fois sur place, nous avons tous été invités à déjeuner au Palais de l’État (sans la présence du président). Un très bon déjeuner suivi d’un thé ou d’un café dans l’un des nombreux salons.  Ce n’est que plus tard, peu après trois heures, que tout le groupe a été reçu par le Président et que chacun a pu se présenter. Nous trois, missionnaires, nous nous sommes distingués des autres car nous portions notre habit et notre rosaire. Après quelques minutes, accompagnés de l’archevêque catholique de Kampala, nous avons eu une audience privée avec le président dans une autre petite salle de réunion.

La réunion a duré une vingtaine de minutes. Le président semblait bien connaître les Missionnaires d’Afrique (quand nous sommes arrivés en Ouganda, Lourdel, Amans et le fait que les premières écoles ont été créées par les Pères Blancs). Pendant tout le temps, le président semblait détendu et très attentif à tous les échanges qui ont eu lieu. Stan l’a invité à venir au sanctuaire des martyrs le 8 décembre pour la cérémonie de clôture de notre 150e anniversaire et il a dit qu’il viendrait, ne serait-ce que pour une heure.

Francis Barnes

Les Méga Provinces au service de la Mission - 28 novembre

Aujourd’hui, Ignace a présenté un sujet important : Les Méga Provinces au service de la Mission, des communautés et des confrères. La question fondamentale était d’examiner si ces nouvelles structures ont vraiment amélioré la qualité de notre service à la Mission. Il ne s’agit pas vraiment de revenir aux anciennes structures qui étaient en place, même si certains aspireraient sans doute à retrouver le pouvoir et l’autorité qui leur ont été retirés avec la création des secteurs. Certains confrères disent même que certains de ces secteurs sont devenus périphériques, qu’ils n’ont plus la voix qui était autrefois la leur et que le contact direct, surtout avec le Conseil général, a été pratiquement supprimé. Pourtant, dans certains secteurs, c’est comme si rien n’avait jamais vraiment changé, la maison du secteur est là, le délégué provincial et le trésorier ont tous deux leur gros véhicule à disposition et sentent que leur tâche est une occupation à temps plein. Cependant, dès le début, l’objectif des nouvelles structures n’était pas d’augmenter le nombre de ceux qui occupaient un poste, mais plutôt de rendre plus de confrères disponibles pour le ministère pastoral. Il y a certainement des différences entre les secteurs, surtout en Europe, où le Délégué provincial a vraiment un travail à plein temps et où le nombre de confrères dont il s’occupe est élevé. Mais dans d’autres, le nombre de confrères est plutôt faible, ce qui permettrait au délégué de s’impliquer dans le ministère, même si certains ne le voient pas et ne le comprennent pas encore complètement. Oui, il y a des secteurs où il n’y a qu’une seule communauté. Que faut-il faire ? Regrouper ? En ce sens, il appartient aux provinces de repenser, si nécessaire, toute la structure de gouvernance, même si cela signifie de revoir et reconsidérer la présence des secteurs. Il doit être clair qu’en principe, être délégué provincial ou trésorier de secteur (bien qu’il puisse y avoir des exceptions) n’est pas un emploi à temps plein. Ils doivent être capables de créer ce bel équilibre entre le ministère pastoral qui est le leur et leur disponibilité pour l’animation des confrères qui leur sont confiés.

L’un des enjeux était aussi ce qu’on pourrait appeler une question d’identité, en particulier la question de l’appartenance non seulement à un secteur donné, mais à une province. En ce sens, l’une des principales préoccupations de la coresponsabilité d’une province est de créer ce sentiment d’appartenance. La conscience de faire partie de toute la province est un esprit qu’il faut créer et renforcer. Quand une équipe provinciale travaille bien ensemble, quand la coresponsabilité est comprise et que les communautés locales font partie du processus de communication, quand il y a de la transparence de haut en bas, il y aura toujours ce sentiment de cohésion et de communion fraternelle.

Après avoir examiné les questions ensemble en groupes et en séance plénière, on peut dire qu’il y a eu un certain manque de clarté et qu’il n’y a pas eu jusqu’à présent de véritable évaluation. Les statuts de la province doivent être clairs et les rôles clairement définis. Lorsqu’un délégué est élu ou qu’un trésorier de secteur est nommé, il doit avoir un mandat écrit clairement défini, c’est-à-dire qu’il doit avoir une compréhension claire de son rôle et de ce qui lui a été délégué. Dans le passé, cela ne s’est peut-être pas toujours produit et a pu créer de la confusion et de la frustration. Dans certaines provinces, il est évident que de nouveaux délégués doivent être initiés et qu’une certaine formation est nécessaire. Un autre aspect qui ressort clairement des réponses données lors de la préparation du Conseil plénier et des interventions d’aujourd’hui est l’importance de l’internationalité et cet aspect important de notre identité est d’une importance capitale pour éviter toute forme de nationalisme qui défigure notre identité.

Un autre aspect très important de notre rôle de responsables est celui des visites aux communautés car être sur le terrain avec les confrères ne doit jamais être sous-estimé. Certains ont parlé de l’importance d’une visite canonique au moins une fois par an avec un rapport. Les Provinciaux et leurs délégués ne doivent jamais être ressentis comme éloignés, car leur présence doit rester le principal moyen d’être en contact. Etre proche et permettre aux confrères de sentir que nous, les responsables, sommes vraiment là pour eux est sans aucun doute l’aspect le plus important de notre ministère, et si nous ne sommes pas là pour les confrères, nous échouons dans notre responsabilité et la Société en subira les conséquences.

Francis Barnes

Échos du Conseil Plénier – 27 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 27 novembre 2019

Les médias et les réseaux sociaux

Le supérieur général a présenté de façon très claire l’important sujet d’aujourd’hui. Il a commencé par citer ce que le chapitre de 2016 avait dit (en 3.3) :

« Le Cardinal Lavigerie nous demande instamment d’apprendre les langues et les traditions du peuple auquel nous sommes envoyés et aujourd’hui, émerge un nouveau continent dont la langue est digitale. Le Chapitre nous appelle à rester fidèles à cette demande du Cardinal et à apprendre cette nouvelle langue dans la perspective de notre mission d’évangélisation en discernant selon notre charisme. »

Le Conseil Général a pris au sérieux le défi lancé par le Chapitre, et pour notre Société, nos provinces, nos secteurs et nos sections, cela doit être une priorité et ce le sera toujours en vue de l’évangélisation. Nous avons tous fait l’expérience du grand défi de l’apprentissage des langues, langues qui nous ont aidés à nous enraciner davantage dans une culture, et par cela à nous enrichir. Il en va de même pour le langage numérique. Une fois de plus, il s’agit avant tout de voir ce que nous avons accompli sur le terrain, où que nous soyons. C’est également l’occasion de voir comment nous pouvons aller de l’avant et faire davantage d’efforts pour obtenir encore plus de résultats.  En 2018, il s’est tenu, à Rome, un atelier sur la communication où chaque province et section était représentée. Ce fut un grand succès et il reste encore beaucoup à faire. L’année prochaine, en 2020, des ateliers auront lieu dans différentes provinces (SAP, EAP, PAO, PAC) où un plus grand nombre de confrères pourront participer. Les ateliers dureront 10 jours ou plus. En 2021, on espère que des ateliers se tiendront au Ghana/Nigéria et en Ethiopie. 

L’intérêt est bien présent et certains de ceux qui ont participé à la dernière session continuent d’être très actifs dans leurs différentes provinces. L’année jubilaire, par exemple, a été une occasion unique de mettre en pratique de tels efforts de communication et de nombreuses bonnes initiatives ont été prises.  Des petits films ont été réalisés, des émissions radiophoniques ont été diffusées. Nous serions surpris par le nombre d’articles, de photos, de clips qui ont été produits sur différents sites web M.Afr. Il suffit de faire une recherche sur Google avec les expressions Missionnaires d’Afrique, Cardinal Lavigerie etc. pour voir la grande quantité de matériel disponible au public. À Rome, nous avons équipé la salle de réunion du Conseil général de tous les moyens modernes pour pouvoir être en liaison vidéo avec la plupart de nos Provinciaux (bien que nous en sommes encore au B.a.-ba). Nous souhaitons également transformer le Petit Echo et le bureau du Webmaster en un bureau commun pour la communication. C’est pourquoi, l’année prochaine, nous enverrons un confrère pour des études sur les médias et la communication. 

Nous réalisons de plus en plus que de tels moyens de communication peuvent être un outil important dans notre proclamation de l’évangile comme parole prophétique et libératrice pour les gens de notre temps. Certes, face à une plus grande sécularisation, à une insécurité toujours plus grande, cette communication doit nous aider à témoigner de notre solidarité contre toute forme de conflit, de division, d’injustice. Peut-être que par-dessus tout, nos compétences en communication nous aideront à construire des ponts, à être plus connectés et à créer ainsi des relations réelles et précieuses entre toutes les personnes. Cela fait certainement partie de l’évangélisation. 

Francis Barnes

Échos du Conseil plénier – 26 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 26 novembre 2019

Au service des confrères et de la Mission

Martin a introduit la matinée avec la belle histoire d’Emmaüs tirée de Saint Luc 24, 13-25. Cette histoire a également servi de tremplin pour faire ressortir certains points importants de son exposé. Pour ceux d’entre nous qui occupons des postes de responsabilité, nous savons qu’une grande partie de notre ministère est centrée sur l’accompagnement et l’animation de nos confrères. Ce souci concerne tous les confrères, des jeunes aux vieux, des bien portants aux malades, de ceux qui se trouvent en difficulté et de ceux qui semblent perdre un peu de leur énergie et de leur dynamisme.  Notre ministère consiste à soutenir les confrères dans une vie stable et authentique de l’évangile. Dans Luc 24, 15, nous lisons : « Pendant qu’ils conversaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha et marcha avec eux ».

Nous voyons clairement ici que c’est Jésus qui prend l’initiative de se rapprocher des deux disciples. Dans les évangiles, nous voyons que souvent Jésus prenait l’initiative tout comme il l’avait fait dans l’appel des disciples, et c’est ainsi qu’il exerçait son ministère. C’est un défi pour tous les responsables. Il y a souvent des moments de proximité spontanée, des rencontres fortuites ou imprévues, mais il y a aussi, sans aucun doute, des rencontres programmées lors des visites canoniques, par exemple.  Il leur demanda : « De quoi discutiez-vous en marchant ? »

La préoccupation principale est le souci de leur bien-être, la préoccupation de savoir comment ils vont. Cela implique bien sûr notre capacité à écouter attentivement leur histoire. Emmaüs est une histoire d’une beauté envoûtante car les deux disciples sont très honnêtes sur leurs déceptions, leurs espoirs perdus et pourtant ils seront touchés par la sagesse de celui qui les écoute, qui prend le temps de partager avec eux, de rester avec eux quand ils lui demandent. Il s’agit d’une vraie rencontre qui devrait être un exemple pour nous tous, les responsables, de la qualité de nos visites et du temps que nous y passons. C’est de la plus haute importance. C’est un temps de partage, de détente et de prière, un moment de grâce pour être touché par la présence même du Seigneur au cœur de cette rencontre. Marcher sur le chemin d’Emmaüs, c’est la merveilleuse expérience de rencontre que nous sommes appelés à faire avec tous nos confrères, pour leur permettre ensuite de raconter leur histoire, leurs rêves, leurs attentes et d’être touchés par la grâce.

Francis Barnes

Échos du Conseil Plénier – 25 novembre 2019 (2)

Échos du Conseil plénier - 25 novembre 2019 (2)

Après une journée de détente à Jinja, célébration eucharistie au centre de première étape où nous avons été reçus comme des grands, où nous avons planté deux arbres, un en souvenir du 150e et l’autre à la mémoire de notre jeune confrère Maurice Aduol Onyambo qui a fait ses études philosophiques là-bas, une excursion à la rivière du Nil puis à la source du Nil, nous avons repris nos réflexions et nos partages en ce lundi 25 novembre. Cette fois-ci, c’est notre confrère Stéphane Joulain qui nous a conduits dans la réflexion sur le thème de la protection des mineurs et des personnes adultes vulnérables. Quelle attention devrions-nous donner à la victime d’abus  si nous voulons mettre en pratique ce que le pape nous invite à faire dans sa lettre Vos estis lux mundi? Comment le provincial et son équipe doivent-ils se situer face au confrère qui est accusé d’un tel crime et comment l’aider à faire face à cette situation très délicate?

Ce fut une journée bien remplie où nous avons regardé ce que nous faisions dans les provinces et ce qui pourrait être mieux fait aujourd’hui. Nous prenons conscience qu’il y a eu des avancées depuis le chapitre, mais qu’il ne faut pas en rester là, qu’il y a encore des progrès à faire,  surtout en ce qui regarde l’accompagnement des victimes. La pluie, comme c’est le cas pratiquement chaque jour, est venue nous aider pendant la sieste du midi à refaire nos forces pour entreprendre la deuxième partie de nos échanges, toujours sur le même sujet. Et le soir, pour alimenter nos rêves, quoi de mieux que de regarder ensemble un court métrage sur le travail de nos confrères  à Gao, au Mali! Surtout que demain, nous ne manquerons de célébrer la naissance du Cardinal au ciel dans la soirée…

Réal Doucet

Échos du Conseil Plénier – 25 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 25 novembre 2019

La semaine dernière a été assez lourde car on a beaucoup travaillé, écouté de nombreuses interventions, participé à des séances de groupe et, bien sûr, les plénières se sont tenues à des intervalles réguliers. Il a fallu beaucoup écouter et essayer d’être fidèle à la méthodologie pour que nous puissions voir exactement ce que nous avions accompli, mais surtout pour voir comment nous pouvions avancer avec encore plus d’enthousiasme et de dynamisme dans la mission qui nous a été confiée. Quand samedi est arrivé, certains murmuraient déjà que peut-être la session programmée pour ce jour-là sur le  » charisme  » se terminerait plus tôt pour qu’il y ait du temps pour se détendre. Car, en plus de cela, il était prévu que nous nous rendions dimanche à notre maison de formation de Jinja, ce qui prendrait la journée entière dont plusieurs heures de route.

En fait, le samedi allait être comme les jours précédents, une journée entière de travail. Le thème du jour a été présenté par Reginald Cruz, un frère xavérien qui est professeur à Tangaza. Certains d’entre nous ont peut-être été un peu inquiets, car cela pourrait s’avérer fatigant, mais nous avons été ravis de constater qu’à la fin de la journée, malgré une certaine fatigue, nous avions tous été très positivement inspirés par la journée entière. Reginald s’est avéré être un présentateur talentueux et compétent et il était impossible de s’endormir, même si la présentation pouvait parfois être très condensée.

Le charisme a beaucoup à voir avec l’identité et Reginald nous a vraiment remis sur la bonne voie avec une présentation des plus éclairantes. Le tout illustré par une présentation power-point très percutante. Le contenu était très riche et, bien sûr, le lien avec tout ce qui avait été discuté pendant la semaine était évident. Le charisme doit résider dans le récepteur pour qu’il puisse découvrir, accepter, nourrir et éventuellement vivre et partager ce charisme. Il doit faire partie de l’histoire, il doit faire partie de la mélodie et pour que cela arrive, nous devons faire attention à ne pas souffrir d’amnésie historique. Enraciné dans le présent certes, mais il est aussi important d’être enraciné dans le passé, enraciné dans la mémoire. Notre réalité présente doit être éclairée par le passé, car elle doit nous guider dans notre discernement d’aujourd’hui. Comme l’affirme clairement le Pape François, nous devons demander et préserver la grâce de la mémoire et cela nous aidera certainement à nous souvenir et à nous rappeler, mais c’est aussi un impératif pour rétablir notre lien avec l’histoire, avec le charisme que le fondateur a transmis. 

C’est à nous les membres de le vivre, de le sauvegarder, de l’approfondir constamment car la compréhension du charisme est entre les mains de ses membres. Il ne doit jamais devenir une pièce de musée, ou comme l’eau dans une bouteille – il doit couler et il ne peut que couler à travers nous. En dernière analyse, c’est nous qui en sommes responsables aujourd’hui. Si nous prenons notre tâche à la légère ; si notre façon de vivre notre charisme est simplement arbitraire ou ambiguë, nous ne serons pas les dignes intendants de ce qui nous a été précieusement confié et les conséquences se feront sentir et nous pourrions bien nous perdre. Le pire, c’est que nous trébucherons dans les ténèbres que nous avons créées.  Mais rappelons-nous que le charisme est le résultat de l’Esprit. Le charisme du fondateur doit être vu comme une expression de l’Esprit Saint. 

La fidélité au charisme fondateur et à son héritage spirituel qui en découle, à côté de notre désir de vivre pleinement l’évangile que nous prêchons, est l’histoire à laquelle nous devons nous identifier, elle doit devenir le chant que nous chantons, le récit qui est nôtre. Qu’il ne nous glisse pas entre les doigts comme de fins grains de sable, mais qu’il nous stimule et nous donne confiance dans l’avenir.

Francis Barnes

Échos du Conseil Plénier – 22 novembre 2019 (2)

Echos du Conseil Plénier - 22 novembre 2019 (2)

Hier après-midi (le 21), le travail de groupe et la session plénière qui a suivi sur la question de la mission ont abordé de nombreux aspects différents.  Notre engagement dans JPIC, la montée du fanatisme et de l’insécurité dans les régions où nous travaillons, l’œcuménisme et le dialogue, la mission en général, la paroisse, la mission en Afrique et au-delà, les migrants et la traite des personnes. En fait, la principale préoccupation était de voir ce que nous avons accompli depuis le chapitre dans ces domaines ou dans quelle mesure nous sommes allés de l’avant pour répondre aux exigences du chapitre. À bien des égards, il a été facile d’énumérer tout ce que nous avons fait et que nous sommes en train de réaliser, même si parfois nos efforts n’ont pas été très efficaces ou si les circonstances ont été entravées par d’autres difficultés. Mais la vraie question demeure : Comment aller de l’avant et être plus prophétique surtout dans nos choix d’insertion ? Avant tout, nous devons nous concentrer sur la manière dont nous voulons être missionnaires dans le monde d’aujourd’hui et là où notre charisme est vraiment nécessaire. Certes, nous avons besoin de l’aide professionnelle de confrères spécialisés dans ces domaines, et pourtant nous ne pouvons certainement pas envoyer tous nos confrères aux études. Il s’agit de travailler sur le terrain, de s’intéresser à tous ces domaines dans les paroisses où nous sommes. Tous doivent prendre conscience de ces attitudes fondamentales de mission qui englobent tous ces domaines importants et qui peuvent être intégrées dans le ministère qui est le nôtre. Nous avons des coordinateurs dans toutes ces régions et certains peuvent être très efficaces car ils visitent les communautés paroissiales et organisent des rencontres pour qu’il y ait, par leur animation, une plus grande sensibilisation. Une fois de plus, tous ceux qui viennent à Rome pour les différentes sessions dans ces domaines (œcuménisme, interculturalité, intégrité de la mission, communications, JPIC, trafic humain, etc.) sont appelés à être animateurs à leur retour dans leur province et à utiliser les compétences acquises pour animer leurs provinces et secteurs ou sections.

La mission ne doit pas être conçue comme un projet avec ses implications financières et sa durée ; la mission est sûrement un mode de vie, c’est une manière d’être, c’est une transmission de la vie et de la vie en abondance. Certains remettent en question le terme prophétique quand on parle de choix des insertions prophétiques ; d’autres préfèrent les appeler symboliques. Pourtant, prophétique est certainement lié à l’audace, à la prise de risques, et même si nous avons l’impression de ne pas avoir le personnel nécessaire, l’engagement prophétique nous pousse à aller vivre dans des endroits et des situations où beaucoup préfèrent ne pas aller.  En fait, il s’agit de se déplacer dans les périphéries et de ne pas s’isoler des besoins réels du monde dans lequel nous vivons (ce serait de l’égocentrisme). 

Francis Barnes

Echos du Conseil Plénier – 22 novembre 2019

Echoes from the Plenary Council - 22nd November 2019

Mission

Didier a donné ce matin une introduction très complète au thème de la mission. Il a commencé par affirmer clairement que la Mission est la manifestation de notre identité et définit clairement qui nous sommes et ce que nous voulons être car elle est au cœur de notre vie. Comme le dit le pape François, c’est dans notre ADN. Lavigerie préféra utiliser le mot Apostolat et écrivit au P. Livinhac en 1880 pour dire que la seule tâche importante est l’apostolat, tout le reste est périphérique. Pour lui, le modèle pour nous tous doit être celui des Apôtres, reflété par une vie sainte, zélée et mortifiée, ne reculant devant aucune difficulté, pas même la mort, quand il s’agit d’étendre le royaume de Dieu. Nous ne devons pas être trop absorbés par nos problèmes personnels, nos finances ou quoi que ce soit d’autre, mais avoir les yeux fixés sur ce qui est notre finalité : La mission.

Déjà avec la lettre envoyée par le Conseil général en vue du mois extraordinaire de la mission, certains domaines de conversion ont été soulignés : manque de dynamisme missionnaire, perte du réflexe missionnaire, routine pastorale, préférence pour nos zones de confort, manque de résistance. En effet, nous sommes envoyés par le Christ dans un monde complexe et changeant et, comme le chapitre de 2016 l’a souligné, le mot clé est notre fidélité au charisme qui est le nôtre, une fidélité à nos racines et aux orientations léguées par notre fondateur. Cela a permis un certain renouveau dans toutes nos provinces et sections et un nombre croissant de confrères travaillant en périphérie, au service des migrants, contre la traite des personnes et souvent en collaboration avec nos SMNDA. Pourtant, malgré cela, il y a un certain manque d’énergie et de dynamisme, voire une certaine stagnation. Ce qui importe, c’est d’identifier les obstacles à la réalisation des idéaux proposés par le chapitre. Comment pouvons-nous maintenir le renouveau qui a commencé et comment pouvons-nous écouter les appels qui sont faits à la Société ?

Nous nous sommes toujours préoccupés de JPIC -RD et le travail de nos confrères au cours des années est vraiment louable. L’atelier qui s’est tenu à Rome en mars 2018 a convaincu tous les participants de chercher encore plus comment vivre avec passion ces deux aspects importants de notre identité missionnaire. En effet, la rencontre et le dialogue sont au cœur de notre vocation missionnaire et nous sommes fiers du travail accompli par nos centres dans ce domaine très important (PISAI, IFIC, Tangaza et autres). Avec la montée du terrorisme djihadiste, la voix de ce dialogue et de cette rencontre doit être là pour aider nos églises locales et contribuer à une meilleure compréhension de l’Islam. Depuis 2017, deux de nos centres ont tenu deux réunions pour rechercher les moyens d’étendre leur influence au-delà des murs de leurs centres, en vue d’un tel dialogue. L’œcuménisme était souvent le parent pauvre de la Rencontre. Nous avons pu accueillir à Rome un atelier : Le dialogue œcuménique : un appel à un engagement prophétique.

Les périphéries.

C’est certainement un critère très important lors de la recherche de nouvelles insertions. Ainsi le chapitre nous demande de discerner où nous pourrions chercher à exercer ce ministère et à travailler en collaboration avec les autres. Je pense au Sud-Soudan, et de tels appels urgents pourraient bien signifier que certaines de nos insertions actuelles pourraient être remises aux églises locales. Mais qu’avons-nous remis depuis le Chapitre ? Le Chapitre nous a aussi exhortés à faire de toutes nos paroisses des paroisses missionnaires.

Migrants, traite des êtres humains et réfugiés.

Le Chapitre a souhaité que toutes les provinces et sections soient mobilisées sur la problématique de la traite des êtres humains, en collaboration avec nos SMNDA et d’autres organisations. En fait, beaucoup a été fait et de nombreux confrères sont impliqués. Nous pensons surtout à notre implication avec ‘Talitha kum’. Cet appel nous a également permis de répondre à l’appel des évêques de l’Ouganda qui réclamaient notre présence parmi les réfugiés dans les camps d’Arua. Nos deux Supérieurs généraux (M.Afr et SMNDA) ont déjà visité l’évêque d’Arua et les camps en question. Il s’agit en effet d’un appel pertinent et prophétique auquel, nous l’espérons, nous sommes prêts à répondre. Notre Conseil général va encore plus loin en nous suggérant de retourner au Sud Soudan où les besoins sont si grands. Répondre à ces deux appels urgents serait certainement une façon de faire de notre année jubilaire une année fructueuse qui durera par notre engagement prophétique. Mais ces populations déplacées ne sont pas seulement la préoccupation de l’Ouganda car c’est une réalité de plus en plus présente dans d’autres provinces où l’insécurité devient un problème majeur.

Mission de la Société dans le monde africain et partout où notre charisme est sollicité.

Pour beaucoup, cette directive issue du dernier chapitre a créé un nouveau dynamisme dans notre effort missionnaire dans les provinces d’Europe (PEP) et d’Amériques (AMS). Cependant, des voix se sont élevées contre nos nouvelles insertions dans des endroits comme Liverpool ou Brooklyn et ailleurs. Certes, même si notre charisme est toujours en devenir et doit répondre à un monde changeant où il est effectivement sollicité et où notre présence missionnaire est nécessaire.

Un monde en mutation est également très apparent dans des endroits comme PAC et PAO qui connaissent de plus en plus de situations d’insécurité et de violence : L’Église n’a pas été épargnée par de telles attaques. Dans de telles situations, quelle attitude devrions-nous adopter ? Partir ou rester ? Quels conseils pouvons-nous donner pour gérer de telles situations ? Nous devons affronter toutes ces questions sans jamais oublier que personne n’a jamais dit que nous devions fuir les situations difficiles et il faut certainement penser à notre désir d’être avec notre peuple envers et contre tout. Cela demande un véritable discernement et nous essaierons de nous pencher sur ces questions lors de nos prochaines réunions de groupe et séances plénières. Nous vous tiendrons au courant.

Francis Barnes

Échos du Conseil Plénier – 21 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 21 novembre 2019

Les laïcs : Présentation d’Ignace

Ignatius Anipu a donné sa présentation le matin du 20, concernant les laïcs. Il a basé sa présentation sur deux sources : les réponses de la consultation en vue du Conseil plénier et le document « Vivre notre charisme aujourd’hui. » 

On peut se demander si la Société désire vraiment partager son charisme avec les laïcs, ce qui exigerait une plus grande ouverture et un plus grand engagement de notre part. En ce sens, le travail d’aujourd’hui, tant au niveau personnel que collectif, est de partager nos expériences de travail main dans la main avec ces groupes de laïcs et quelles propositions ferions-nous pour avancer dans l’accueil et l’accompagnement de tels groupes.

C’est un fait qu’il y a de plus en plus de laïcs qui désirent partager notre charisme.  Cela vient sûrement de la façon dont nous vivons et travaillons ici en Afrique et au-delà. Il est vrai aussi que le ministère collaboratif est important aujourd’hui, quelque chose dont notre Pape François parle souvent et qu’il encourage. Depuis de nombreuses années, nous avons des groupes (amis des M.Afr.) en Europe, dans les Amériques, mais les plus nombreux se trouvent en Afrique et aussi en Asie, au Mexique, etc. Encore une fois, ces groupes reflètent un désir profond d’être associés d’une manière ou d’une autre à notre mission et certains seraient même prêts à travailler dans d’autres pays. Nous ne détenons pas le monopole de notre charisme, car il doit certainement être un don pour toute l’Église. Cela remonte même à notre Cardinal qui était convaincu d’une telle collaboration (les auxiliaires armés, les médecins catéchistes comme Adrian Atiman).

Ces laïcs s’engageraient comme partenaires à part entière dans la Mission et dans tous ses dimensions (JPIC, Dialogue, périphéries, etc.). Ces groupes seraient-ils constitués en association, en troisième ordre, en fraternité ?  Peu importe ce dont nous avons besoin pour créer des liens, même s’ils ne sont pas si étroits, tout en évitant de les enfermer dans une sorte de carcan clérical. 

C’est un appel à prendre les groupes existants et leur engagement au sérieux. Cela impliquerait que ces groupements aient des statuts. Dans certains endroits, de tels statuts existent, mais la question demeure de savoir comment accompagner au mieux ces groupes. C’est un fait que beaucoup de ces groupes ont un aumônier. Nous devons nous demander en tant que responsables où nous en sommes dans l’accompagnement des groupes existants de laïcs et comment améliorer ce que nous faisons. 

Dans le groupe particulier dont je fais partie ici, au conseil plénier, le partage a été très riche. Nous étions convaincus de la nécessité de partager notre charisme et, en y réfléchissant, nous voyons tout ce qui se passe sur le terrain surtout en Afrique mais pas seulement (nous avons parlé du Mexique, des Philippines, de la Pologne où de tels groupes sont actifs). Un des confrères a fait remarquer que la question de notre collaboration avec les laïcs revient sans cesse, surtout dans les chapitres, et il s’est demandé si ce n’est pas un autre de ces sujets que nous n’abordons jamais vraiment en profondeur même si nous n’arrêtons pas de le mentionner avec affirmation. Nous avons tous ressenti unanimement que cette fois-ci, nous voyons vraiment un désir de plus en plus grand de collaboration et de partage de notre charisme venir en effet des laïcs eux-mêmes.  Nous voulons répondre à un désir aussi ardent. Et, comme le dit clairement le livret « Vivre notre charisme aujourd’hui » à la page 32 : « Si nous sommes prêts à écouter ce que l’Esprit a à dire à notre Société aujourd’hui, notre charisme peut se renouveler étonnamment dans la vie de nombreux laïcs. »

Francis Barnes