Allah mahabah

Sur l’étole qu’ont reçue les prêtres allés à la béatification des 19 témoins d’Algérie (et des 200.000 algériens artisans de paix !) il est noté : Allah mahabah = « Dieu Amour » Que ces mots conduisent notre année 2019 à la lumière : il y a tant à faire pour assurer le bonheur les uns des autres !

(repris des vœux de Nouvel-An d’un ami prêtre sur Facebook)

Prépare-toi à célébrer

Vous trouverez sur cette page tout le matériel nécessaire pour écouter et apprendre les chansons créées par les Missionnaires (MAfr & Msola) à l’occasion du 150° anniversaire.

Si vous êtes seulement intéressé par l’écoute, alors cette liste de lecture pourrait être suffisante :

Interviews à l’occasion du 150°

Voici une interview du Père Gilles Barette mafr,  et Soeur Elizabeth Villemure smnda, dans une émission de la Radio VM au Canada – EN DIALOGUE – , émission vouée aux questions œcuméniques et inter-religieuses et animée par Jean-Philippe Trottier.

Béatification des martyrs d’Algérie, témoignage du Père Raphaël Deillon

A l’occasion de la béatification des martyrs d’Algérie, le Père Raphaël Deillon, Père Blanc, délégué diocésain (Marseille) pour les relations avec les musulmans, témoigne des années passées dans ce pays avec ses frères et sœurs missionnaires, la communauté chrétienne et nous dit les liens tissés avec ce peuple d’Algérie.

Un hommage aux martyrs d’Algérie qui vont être béatifiés samedi prochain et un encouragement à tous nos confrères – et à tous les baptisés –  à vivre une présence active dans les zones de fracture.

Petit Echo n° 1095 – Numéro spécial Jubilé

L’édition spéciale Jubilé du Petit Echo est en cours d’acheminement. Entretemps, vous aimerez peut-être en commencer la lecture en ligne.

Suivez ce lien :  https://mafrome.org/petit-echo/

Mot du rédacteur

Une publication commune au début de notre année jubilaire est une belle expression de notre mission commune au service du monde africain. Ainsi, nous avons relevé le défi lancé par nos Conseils généraux de rassembler quelques articles qui parleraient de notre fondateur, le cardinal Lavigerie et de
Mère Marie-Salomé jetant une nouvelle lumière sur leur personnalité. À eux deux la plus grande place de cette édition particulière !

Les trois années de préparation ont, à plusieurs reprises, soulevé le thème de la collaboration entre nous, montrant que ce qui nous unit et nous lie dépasse de loin ce qui a pu, parfois, nous séparer. Ici, nous partageons deux exemples récents de réflexion et de collaboration sur le terrain.

La collaboration – aujourd’hui on ne peut s’en passer ! Le plus nous joignons nos forces, le plus nous pouvons espérer des fruits qui demeurent, des résultats convaincants de nos services et des témoignages entraînant les gens à en faire autant.

L’année jubilaire ne fait que commencer ; à vos plumes pour nous partager et nous nourrir de vos riches et positives expériences !

Bonne lecture et bonne année jubilaire !

Sœur Gisela Schreyer, smnda

Pourquoi évangéliser ?

Dans le cadre des Conférences Romaines du 150ème anniversaire, Monseigneur Richard Baawobr M.Afr., évêque de Wa (Ghana), nous a entretenu de la nécessité de continuer à évangéliser aujourd’hui. Le texte complet de son intervention est téléchargeable ci-dessous.

Texte de la conférence de Mgr Richard Baawobr

 
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Lavigerie, sa vision, sa personnalité… nouvelles perspectives

Le Père Frank Nolan a passé en revue les archives de la Société et apporte de nouvelles perspectives sur le Cardinal Lavigerie, sa vision, sa personnalité.

Deux des participants à cette Conférence, qui s’inscrit dans un cycle de Conférences romaines en vue des célébrations du Jubilé, ont donné les témoignages suivants à la fin de la Conférence :

« Les étudiants ont besoin de cette vision ! J’ai donné des conférences au noviciat sur Lavigerie, mais cela corrige très bien certaines des choses que je donnais, notamment l’insistance sur la main forte de Lavigerie, qui bien sûr est là, mais tu montres bien qu’il y a plus que cela. » (D. Sullivan, M.Afr.)

« Je veux juste vous remercier pour cette vision. Je pense qu’elle est confirmée par la relation que Lavigerie a eue avec notre Mère Salomé parce que s’il est vrai qu’il considérait sa volonté comme la volonté de Dieu, vision que Mère Salomé partageait, en même temps, bien que très timide, Mère Salomé pouvait défier Lavigerie… qui l’a toujours bien pris et qui l’a toujours bien écoutée. » (G. Schreyer, smnda)

Ci-dessous, la conférence de Frank Nolan (en anglais) puis les deux photos dont il parle au début de la conférence.

Témoignage de Vicky Chiharhula

Dans le cadre des Conférences Romaines, Soeur Vicky Chiharhula, smnda, nous entretient de son expérience comme agent pastorale auprès des migrants en Sicile. Ci-dessous, vous trouverez l’enregistrement audio de son partage, ainsi qu’un article publié par Bernard Ugeux sur son blog.

 
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Les « sœurs du monde » :
une équipe internationale de consacrées sur le terrain

Le pape François a demandé l’an dernier aux religieux de s’engager dans l’accueil des migrants. Les missionnaires d’Afrique en ont accueillis dans leur Maison Généralice à Rome. Les jésuites ont un important centre d’accueil au Vatican. A la demande de l’Union des Supérieurs Majeures, des congrégations féminines comme les Sœur Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (Sœurs Blanches) ont décidé de participer à une équipe inter-congrégationnelle et internationale en vue d’accueillir les migrants qui débarquant en Sicile. Ces migrants arrivent aussi de l’Afrique et, pour eux, être accueillis par une religieuse africaine qui peut mieux comprendre leur drame est un précieux soulagement.

Vicky Chiharhula SMNDA, Conglaise, partage les premiers pas de cette équipe.
Mission auprès des migrants en Sicile.
Nous sommes arrivées en Sicile le 14/12/2015, de cinq Congrégations de nationalités différentes : Argentine, Erythrée, Inde, Pologne et République Démocratique du Congo. Nous étions très bien accueillies de tous dans le diocèse d’Agrigento et au-delà. Dès le début, le cardinal Francesco Montenegro, archevêque d’Agrigento a voulu une communauté qui, par sa vie, puisse témoigner que c’est possible de vivre heureuses tout en étant différentes. « Le plus important n’est pas ce que vous ferez, mais le témoignage d’une vie commune heureuse » disait-il. En vivant unies malgré nos différences (cultures, charismes/spiritualités, races, langues), nous cherchons à bâtir des ponts entre la population sicilienne qui nous accueille et les migrants qui viennent des diverses cultures, races, religions, langues et nations. Plusieurs personnes nous appellent « les sœurs du monde »
Nous sommes encore à nos premiers pas dans l’effort de la connaissance mutuelle en communauté ainsi que celui de la connaissance de la culture sicilienne qui nous est totalement inconnue et différente des nôtres. Nous vivons dans notre chair ce que signifie « être migrant », comme le vivent ceux qui sont venus des différents coins du monde. L’unique et grande différence est que nous, nous l’avons librement choisi pour le Christ et sa mission.    
Notre vie communautaire est en quelque sorte une mission en soi. Nous souhaitons bâtir une communauté qui reflète la beauté de la fraternité universelle dans la différence. Cela n’est va pas de soi…
Tous ceux qui viennent nous voient ou qui entendent parler de notre expérience disent que c’est un signe de l’Esprit pour l’avenir de la vie religieuse. Nous sentons un appel pressent d’obéir à l’Esprit de Dieu et de le laisser accomplir en nous l’œuvre du Père. Nous cherchons encore la meilleure manière de nous engager concrètement, pour bâtir des ponts solides entre nous et avec tant d’autres.
Pendant que nous découvrons le milieu et sa réalité, nous faisons de petites choses : présence au port à l’arrivée des migrants, formation pour l’écoute et stage dans les centres d’écoute du diocèse, visites des migrants hospitalisés et sur la rue, etc..
Même si dans notre groupe il y a plusieurs langues, l’Italien reste un grand défi. Nous devons bien le connaître pour pouvoir faciliter la communication entre les uns et les autres. Il nous faut fournir beaucoup d’effort à cet effet.
Nous sommes très reconnaissantes envers toutes les personnes qui nous soutiennent de diverses manières. Puisse le Seigneur nous accorder la grâce de mettre en commun la richesse de nos cultures et de nos charismes, pour être un signe visible de son règne d’amour, d’unité et de miséricorde sur cette terre sicilienne !

Bernard Ugeux sur son Blog :

La Vie – Lettres d’Afrique – Un regard bienveillant et exigeant sur une Afrique qui souffre et se déploie

La Maison Rostan, premier noviciat des Pères Blancs

Voici un extrait de l’histoire des Pères Blancs,
par Lucien Duchêne – 
1868-1893. vol.2

Le premier Noviciat à la Maison Rostan

« L’Echo de N-Dame d’Afrique » disait le 20 Septembre 1868: « Pour réaliser les vues du St. Père, Mgr l’Archevêque d’Alger va fonder un Séminaire spécial de missionnaires qui, à l’imitation de ce que font les missionnaires français en Chine, s’initieront au genre de vie des Arabes et des autres peuples de l’Afrique et iront ainsi s’établir de proche en proche dans le désert qui s’étend depuis le Sud de l’Algérie jusqu’au Sénégal d’une part, et dans le pays de l’or et des Nègres de l’autre. Ces missionnaires formeront de véritables stations apostoliques qui s’efforceront de communiquer les unes avec les autres. Ce seront là les véritables pionniers de la civilisation européenne, formant des postes avancés entre nos deux colonies africaines de la Méditerranée et de l’Océan Atlantique. »

La Maison Rostan, sur les collines d’ El Biar, à Alger

Ce que cette note appelle un Séminaire de missionnaires était comme Mgr Lavigerie le confesse « une pauvre maison de louage, située sur les hauteurs d’El Biar » qui dominent Alger vers le Sud. Cette villa mauresque, cachée derrière des bouquets de lentisques, à quelques minutes de l’Orphelinat de Ben-Aknoun, et qui fut l’humble berceau de notre Société, se nommait: La Maison Rostan. Les orphelines arabes qui l’habitaient depuis le 13 Avril, venaient de la quitter pour aller, sous la direction des Sœurs de St. Charles de Nancy, s’établir à Kouba. Ce fut le 19 Octobre 1868 que s’ouvrit le premier Noviciat.

La cour intérieure de la Maison Rostan

L’Archevêque s’était adressé à la Compagnie de Jésus pour avoir un maître des Novices. On lui donna le R.P. Vincent, qui précédemment avait été adjoint au P. Ducat à l’Orphelinat arabe de Ben-Aknoun. Mgr Lavigerie lui traça sa ligne de conduite, comme le Père Maître nous l’apprend lui-même dans une lettre; « Lorsque je suis allé (le 17 Oct.) prendre les ordres de Mgr avant de monter ici, et lui demander sa bénédiction pour commencer l’Œuvre: « Allez, mon Père, m’a-t-il dit, que la bénédiction de Dieu soit avec vous; formez des apôtres et suivez exactement la direction du Noviciat de la Compagnie, avec cette seule différence que vous donnerez plus de temps aux études. Des saints, je veux des saints: jetez-les bien dans le moule de St. Ignace et qu’ils soient entre vos mains comme un corps mort qui se laisse porter de tous côtés et manier de la façon que l’on veut ou bien comme le bâton qui est dans la main d’un vieillard pour lui servir en quelque lieu et pour quelque chose que ce soit ». Et ces paroles de la Règle, il nous les a répétées avec insistance, le jour où je suis allé avec la Communauté lui présenter nos vœux pour sa fête »

Le Père Vincent SJ, premier Maître des novices

Vers la fin d’Octobre Mgr adjoignit au Père Vincent, M. l’abbé Gillet, Sulpicien, venu en Algérie demander au climat africain le rétablissement de sa santé. Il fut chargé de l’enseignement de la théologie. Les Novices étaient au nombre de 7. MM. Finateu, Barbier et Pux, les trois anciens de Kouba; puis l’abbé Blanchard jeune abbé venait de Douaouda; enfin M. Dubut curé de Saoula et deux jeunes gens de sa paroisse Tassy et Bénéjean. Le 20 du même mois se présenta également au noviciat, mais pour être Frère Coadjuteur, un nomme Victor Cordier, dont nous aurons a reparler plus au long dans la suite de cette histoire. Outre le Noviciat proprement dit, il y avait encore à la Maison Rostan un jeune nègre nommé Luigi. Il venait des missions de Mgr Comboni, avait été élevé à Vérone en Italie et obtenu son diplôme d’instituteur. Il fut chargé d’apprendre aux novices l’arabe de Syrie et de faire avec eux le catéchisme aux orphelins de Ben-Aknoun.

Orphelins présentés au Cardinal Lavigerie
Une pose photo du Cardinal Lavigerie avec un orphelin

Il faut encore citer le cuisinier François Boulac. Ce jeune homme a une histoire. Il naquit à Bab-el-Oued, faubourg d’Alger; puis suivit ses parents à Boufarik. Après la mort de son père, il resta avec sa mère dans le même village. Celle-ci le menaçait souvent, quand sa conduite laissait à désirer, de le placer chez les Jésuites, qui dirigeaient l’Orphelinat du Camp d’Erlon. La pauvre femme mourut à son tour. En revenant du cimetière, M. le Curé de Boufarik touché de compassion, emmena le petit François au presbytère. Attends-moi ici, lui dit-il, je vais voir le P. Supérieur de l’Orphelinat afin de t’y faire admettre. A ce mot d’orphelinat, qui dans son esprit revêtait l’idée d’une prison, l’enfant fut pris de peur et profitant de l’absence du curé s’enfuit. Arrivé le soir à Blida, il entra dans un café maure pour y passer la nuit. Le kaouadji lui donna un peu de nourriture, lui fit laver la vaisselle et l’hébergea gratuitement. Le lendemain, un riche Arabe voyant ce jeune enfant français, lui proposa de l’emmener dans son douar. François ne se fit pas prier et suivit son nouveau maître. Dès lors, il quitta les vêtements européens, s’habilla à l’arabe, reçut ou prit le nom de Si Hassen. Mais un jour, comme on voulait le marier à la musulmane, il refusa et quitta les Arabes. A l’époque de la famine, Boulac, âgé de 23 ans environ, vint trouver Mgr Lavigerie et lui offrit ses services. « Je suis Français, je suis chrétien », lui dit-il. « Je n’ai guère confiance en toi », ne put s’empêcher de lui répondre le Prélat. – « Essayez quand même, Mgr, si je ne fais pas votre affaire, vous aurez toujours la liberté de me mettre à la porte ». François fut accepté et l’on eut tout lieu de s’en féliciter. Il mit beaucoup d’entrain parmi les orphelins de Ben-Aknoun, les faisant chanter, les encourageant de son mieux. Il leur rendit aussi des services pénibles en leur rasant la tête pour la débarrasser de la vermine ou soigner la teigne dont étaient atteints un grand nombre. Quand les novices s’établirent à la Maison Rostan, Mgr Lavigerie l’envoya les rejoindre. Là encore il fut très utile au Père Econome, par la connaissance qu’il avait du dialecte algérien et des usages indigènes.

Orphelinat Ben Arkoum

Enfin il y avait aussi, attachés au service de la maison, 4 orphelins avec qui les Novices devaient parler arabe durant les récréations. Dans le but de faciliter encore à ces derniers l’étude de la langue indigène, l’Archevêque enleva les PP. Jésuites de Ben-Aknoun et confia à ses jeunes missionnaires le ministère spirituel de l’Orphelinat.

Saint Joseph, la Chapelle des Marins, avant la construction de la Basilique Notre-Dame d’Afrique