Apogée du Jubilé au Ghana-Nigeria

Apogée du Jubilé au Ghana-Nigeria

A la fin de l’année de célébration de notre 150ème anniversaire de fondation, la province du Ghana Nigeria a célébré son point culminant le 26 octobre dans la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation à Tamale (Ghana). Pour l’occasion, ils avaient édité une brochure avec les faits saillants de tout ce qui s’est passé dans la province pendant la célébration de l’année. Vous prendrez plaisir à parcourir cette brochure, que vous pouvez ouvrir en suivant ce lien.

Pèlerinage à Bayonne

Pèlerinage à Bayonne

Dimanche 20 octobre, 8 heures du matin, les confrères aînés de l’EHPAD de Billère auraient dû à peine commencer leur journée et pourtant, alors qu’il faisait encore noir, une bonne vingtaine d’entre eux s’engouffraient dans un car qui les emmènera aux origines même de notre fondation, la ville natale de Charles Martial Allemand Lavigerie. C’est là qu’il naquit, là qu’il grandit, là encore qu’il fût baptisé, puis scolarisé, avant de partir, à 17 ans, pour Paris afin de compléter le petit et le grand séminaire.

Le père provincial délégué, Patrick Bataille, et son assistant, Bernard Lefebvre,  étaient venus de Paris spécialement pour célébrer cette avant-dernière manifestation française de l’année jubilaire. La messe de clôture aura lieu plus tard dans l’année autour de la communauté de Toulouse.

Ce sont les plus valides de nos confrères de l’EHPAD qui s’étaient inscrits. Mais la journée n’aurait pas été possible sans le support d’une vingtaine de volontaires HBB (Hospitalité Basco-Béarnaise) qui les ont aidés toute la journée à monter et descendre du car et à se déplacer pendant les différents arrêts du pèlerinage.

Premier arrêt, la Cathédrale de Bayonne. L’évêque du lieu, le Père-évêque Marc Aillet nous y attendait pour célébrer la Journée Missionnaire Mondiale 2019. Pendant son homélie, le Père-évêque a d’abord salué l’effort d’évangélisation des Missionnaires d’Afrique, hommes et femmes qui ont consacré leur vie à évangéliser ce qu’il appelle le Continent de l’Espérance, car c’est en Afrique que la jeunesse du monde se trouve et que l’Église connaît la plus grande expansion. Il nous a alors rappelé que tout baptisé doit s’approprier le mandat du Christ et rayonner de la Foi là où il / elle se trouve. Et avec l’aide des médias sociaux qui sont omniprésents, la Mission Ad Gentes est là, à nos portes ! Son homélie était rythmée d’une phrase clé de l’évangile du jour : « Le fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi dans les cœurs ? »

La messe fût suivie d’un apéro, dans le très beau cloître de la cathédrale, et du repas au centre diocésain. Après le repas, visite de la statue de Lavigerie, érigée en 1909 à la place du Réduit, pour honorer cet enfant du pays qui était devenu extrêmement populaire.

De l’autre côté du pont qui enjambe l’Ardour, arrêt à l’Eglise Saint-Esprit où fut baptisé le cardinal le 5 novembre 1825, soit 5 jours seulement après sa naissance. Le curé titulaire de l’église nous y attendait pour nous raconter l’histoire de cette petite église de style gothique, élevée au rang de collégiale par Louis XI à la fin du 15è siècle. Après avoir prié les vêpres, nous nous sommes recueillis autour du baptistère.

Nous sommes remontés dans le car qui nous emmena au cimetière Saint-Etienne où nous avons vu le caveau familial des Lavigerie, et particulièrement la tombe des parents du cardinal, restaurée en 1955.

Dernière station, le quartier du domaine de Huire, dont un morceau de la maison natale du Cardinal existe encore. C’est impressionnant de fouler le sol  qu’a foulé le Cardinal dans ses tendres années. Il était temps alors de reprendre la route vers Billère où nous sommes arrivés peu après 19 h. C’était une très belle journée bénie de Dieu qui nous a, en effet, bien gâtés de pluies intermittentes.

Philippe Docq, M.Afr.

Vous trouverez ci-dessous une carte interactive avec les différents lieux que nous avons visités. Ensuite quelques photos de la journée. Et après les photos, un article paru en 1992 dans Nuntiuncula (Secteur Belgique) sur l’histoire de l’enfance du Cardinal Lavigerie.

(Annexe à « ‘Nuntiuncula » n°495, septembre 1992)

À l’occasion du centenaire de la mort du Cardinal, on a évoqué beaucoup de souvenirs.

En général on a parlé, comme il se devait, de la grandeur de ses entreprises et de son activité multiforme. Toutefois il convient peut-être aussi d’évoquer un instant sa famille et sa Jeunesse.

En effet, c’est assez difficile pour nous de situer notre Fondateur chez lui à la maison ou à l’école… 

Tableau représentant la maison natale du cardinal Lavigerie et sous lequel on lit ce texte : « Cette maison fait partie du domaine de Huire, près de Bayonne, et en porte le nom. »

L’original de ce dessin n’existe plus, mais ceci est une photo faite sur l’original. Ce dessin se trouvait probablement dans cette maison de Huire, quand elle fut occupée et saccagée pendant la guerre 1940-1945. C’était peut-être l’œuvre de Mr Julien, oncle du Cardinal par son mariage le 29 octobre 1832 avec Louise Latrilhe, sœur de sa mère. C’était un dessinateur-graveur assez célèbre au XIXe siècle.

La maison principale au milieu était habitée par Mr Latrilhe, le grand-père maternel du Cardinal. Les Sœurs Blanches ont acheté en 1947 cette maison, qui avait subi beaucoup de modifications entre 1832 et 1947… Elle a été agrandie à plusieurs reprises pour abriter une communauté de plus de 50 sœurs, mais la vieille partie n’a guère changé extérieurement. Les parents du Cardinal logeaient dans la maison avec la tour à droite.

Selon la tradition Charles Lavigerie serait né dans la chambre à l’étage dans la tour. On ignore ce qu’est devenue cette maison entre 1834 et 1923, quand elle était la demeure du cocher.

Elle n’appartient plus maintenant aux Sœurs Blanches

Huire est situé sur la commune St Esprit, au quartier St Bernard. Du temps du Cardinal, cette localité faisait partie (depuis la Révolution) du département des Landes et du diocèse de Dax. Elle ne fut rattachée au diocèse de Bayonne et au département des Pyrénées Atlantiques qu’en 1857.

Le domaine de Huire, d’un seul tenant, comprenait environ 22 hectares de terres labourables et environ 3 hectares de terrain de joncs pour pacages. Il se composait de :

    1. Une maison principale, dite « Grand Huire », avec son enclos, deux grands jardins (potager et fruitier), une vigne en plein rapport, un verger et une prairie. En outre, il y avait trois granges, un pressoir, une écurie, une remise et une cour à bétail.
    2. Une petite maison de vigneron.
    3. Deux métairies : « Petit Huire » et « Broc » ayant chacune une maison, une grange, une cour à bétail et un jardin.
    4. Une autre maison de maître, avec bosquet et jardin attenant (occupée par la famille Lavigerie).

Le grand-père maternel du Cardinal, acheta le Domaine de Huire à Mr Bisconty, Directeur aux Vivres de la Marine, le 14 mai 1813. Mais il semble qu’il ne s’installa à Huire avec sa famille (six filles et un garçon) qu’en 1819 ou 1820. Peu après l’achat de la propriété, les troupes anglaises (alliées aux Espagnols en guerre avec la France) avaient investi Bayonne. Le 14 avril 1814, les défenseurs français de la citadelle (au-dessus de Huire) firent une sortie et se bâtèrent à Huire, Broc, Chanda, la verrerie de St Bernard et le couvent de St Bernard.

Une corvette et neuf chaloupes canonnières françaises bombardèrent Huire, Chanda et le couvent St Bernard.

C°est dans la  » Maison Latrilhe » que fut signée le 27 avril 1814 une suspension d’armes entre les belligérants. Une nouvelle convention levait le blocus de Bayonne le S mai 1814 (à la suite de la chute de l’Empire et de l’abdication de Napoléon).

Pierre Latrilhe (I), né en 1719 à Vialer (à 30km N.E. de Pau) se maria avec Marie Brascon (ou Brascoun) à Pau le 6 mai 1761. Il était « maître fondeur » à la Monnaie de Bayonne en 1767. En 1771 il est qualifié de « Sieur » Pierre Latrilhe. La Monnaie jouait un rôle considérable sous l’Ancien Régime, car peu de villes avaient le privilège de battre monnaie. Bayonne avait ce droit depuis quatre siècles. Les employés de la Monnaie formaient une catégorie particulière parmi les artisans et bourgeois de Bayonne. Pierre I est mort le 20 février 1800.

Le premier enfant de la famille Latrilhe-Brascon, né en 1764, avait reçu également le nom de Pierre. Pour le distinguer de son père et de deux de ses frères qui portèrent le même prénom, on l’indique comme Pierre II. Ce foyer Latrilhe-Brascon compta dix enfants connus : huit garçons (dont 5 n’ont vécu que quelques jours ou quelques mois) et deux filles. L’une d’elles, Catherine Louise, devenue Mme Le Mosquet, a tenu une grande place dans la famille Latrilhe et joua en particulier un rôle important durant l’enfance et la jeunesse de Charles Lavigerie pour sa formation littéraire et culturelle.

Pierre II s’est marié le 9 septembre 1798 avec Rose Agnès Fourtricot qui n’avait que 19 ans à ce moment alors que son mari en avait 34. Comme son père, il travailla à la Monnaie de Bayonne. À l’époque de son mariage, il était « Directeur des Travaux' » et au moment de la naissance de son premier enfant « Essayeur »‘, c’est-à-dire responsable du « ‘titre » des monnaies. Il devait vérifier le poids exact du métal précieux de chaque pièce frappée à la Monnaie de Bayonne et le marquer du poinçon des Latrilhe. En 1828, Pierre II devint Directeur de la Monnaie. Cette position importante lui imposa de lourdes charges : l’achat de métaux précieux, l’installation des ateliers, le matériel, etc. Il dut emprunter. Or les affaires allaient très mal en France en 1830. Pierre Latrilhe ne put rembourser ses créanciers. Le Domaine de Huire, où il habitait, fut saisi et mis en vente par adjudication publique en 1832.

Pour sortir de cette situation difficile, Pierre Latrilhe II échangea Huire contre la maison de Biscardi (un peu plus haut sur la même colline) appartenant à Mr Isaac Léon, un Juif fortuné de la commune St Esprit. Comme les propriétés étaient de valeur très inégale, Mr Léon versa une soulte (une somme d’argent qui compense l’inégalité de valeur lors d’un échange) de 48.000 francs. Ceci permit à Pierre Latrilhe de rembourser ses créanciers.

Martial (ou Marthial) Allemand Lavigerie, originaire d’Angoulême, vint habiter Bayonne vers 1802 comme Receveur de la Loterie Nationale. En ce même début du siècle au moins trois de ses frères et sœurs (d’une famille de treize enfants) sont également venus s’établir à Bayonne.

Martial s’était marié avec Louise Vaslin. Divorcé en 1796, il s’est remarié le 17 juin 1801 avec Marie-Louise Raymond de Saint Germain, né à St Domingue en janvier 1776. Le ménage vint s’établir à Bayonne probablement peu après leur mariage.

Martial Allemand Lavigerie est toujours resté Receveur de la Loterie « Nationale », « Impériale » et « Royale ». Ses fonctions l’avaient certainement mis en relation avec des personnes importantes du milieu financier bayonnais. En 1807, Martial devint membre de « La Zélée », loge des Francs-Maçons de Bayonne, et il y tint plusieurs offices. Sa jeune femme est morte en I8I3,un mois après la naissance de leur cinquième enfant.

Léon Philippe Allemand Lavigerie (qui sera le père du Cardinal) était le premier fils de Martial. Il ne vivait pas à Bayonne, mais à Angoulême avec sa mère, Louise Vaslin. Cependant, en I8I7, il commença sa carrière dans les douanes au port de Bayonne. Il avait 22 ans. À part deux mois à Vannes en 1820, tous ses postes ont été à Bayonne ou dans les environs : Ustaritz, Urdos, Aînhoa, Bordeau.. Il gravit les échelons : de « surnuméraire » en 1817 à  » Receveur » aux Déclarations à la Douane Royale en 1824. C’est alors qu’il épousa, le 3 novembre 1824, Hermine Louise Latrilhe, qui habitait à Huire.

Le bâtiment principal du Domaine de Huire ne comprenait qu’un seul étage et, malgré quelques grandes pièces peu nombreuses, on y était à l’étroit maintenant que la famille s’agrandissait. Le jeune ménage Lavigerie-Latrilhe alla habiter la maison annexe sur la même propriété. C’est là que sont‘nés les trois premiers enfants du ménage : Charles (1825), Pierre Félix (1828) et Louise (Mme Kienner) (1832). Les gens racontent que toute la famille vivait ensemble au «  »Grand Huire », même si le jeune ménage Lavigerie logeait dans le bâtiment voisin.

Tous se rassemblaient pour les repas au « Grand Huire ».

Quand la famille Latrilhe fut obligée de quitter le Domaine de Huire en 1832, les Lavigerie allèrent habiter en 1832 ou 1833 la villa Beaulieu qu’ils avaient fait construire au cours de l’année 1832 également dans le quartier St Etienne. C’est de là que Charles et ses frères se rendirent chaque jour au collège St Léon situé près de la cathédrale de Bayonne.

Conférences romaines – Diplomatie du Vatican en Afrique

Relations diplomatiques du Vatican avec les états africains

Mgr Paul Gallagher est actuellement secrétaire aux relations avec les États au sein de la Secrétairerie d’État du Saint-Siège.

Né à Liverpool en 1954, Paul Gallagher est ordonné prêtre en 1977 et entre bientôt à l’Académie ecclésiastique pontificale où il obtient un doctorat en droit canonique. A partir de 1984, il commence à travailler pour la diplomatie du Saint-Siège. Il sera affecté en Tanzanie, en Uruguay et aux Philippines avant de devenir Nonce au Burundi, Observateur au Conseil de l’Europe, Nonce au Guatemala et enfin Nonce en Australie jusqu’à ce que le Pape François le nomme Secrétaire aux relations avec les Etats. A partir de 2015, il contribue à promouvoir le dialogue entre les protagonistes au Proche-Orient.

Mgr Gallagher a connu un certain nombre de nos confrères, surtout en Tanzanie où il se souvient d’Atiman House et de ses résidants de l’époque. 

Mgr Gallagher a été invité à la Maison générale pour nous faire part de son expérience de secrétaire aux relations avec les États, en particulier avec les États d’Afrique.  Dans un style très détendu et amical, il nous a raconté (en anglais), non sans un certain réalisme sur les difficultés, son optimisme pour une Afrique naturellement très religieuse.

PEP/Fra 150° Basilique St Martin à Tours

Sur les traces du Cardinal Lavigerie, à l’occasion du 150° anniversaire. Extrait du Mini-Lien du Secteur France.

BASILIQUE ST MARTIN, A TOURS, LE DIMANCHE 7 JUILLET 2019 à 11 h 00

Pourquoi à Tours ?

Stan Lubungo écrivait dans le Petit Echo n° 1099 : « Il y a des raisons de penser que notre fondateur avait reçu un don propre de l’Esprit pour être apôtre et missionnaire en Afrique. On peut songer à ce rêve, auquel il s’est souvent référé et dans lequel il s’est vu transporté dans un pays inconnu et étranger où des personnes de peau basanée, parlant une langue étrangère se sont présentées à lui et comment très peu de temps après il s’est trouvé nommé Archevêque d’Alger. » Or ce songe décisif, très paulinien, eut lieu sur la tombe de saint Martin à Tours

Quand on regarde l’œuvre que le Cardinal a accomplie, il est incontestable qu’il n’a pas réalisé cela sans y avoir été appelé et sans avoir été soutenu par la grâce divine. C’est pourquoi il nous apparaît heureux de célébrer le 150ème là où l’histoire du cardinal rejoint les grands courants de l’Eglise.

 

Jeunes pour la Paix dans la région des grands lacs

PELERINAGE DES JEUNES POUR LA PAIX ET LA COHABITATION PACIFIQUE AUX SANCTUAIRES DES MARTYRS DE L’OUGANDA A NAMUGONGO ET A SHARING YOUTH CENTRE - KAMPALA UGANDA, DU 06- 13 MAI, 2019

Inspirés par le thème qui marque notre anniversaire de 150 ans de fondation, « Avec le Christ, toujours fidèle à l’Afrique » les Pères Aumôniers des Jeunes – Lowrent Kamwaza, M.Afr. de la Paroisse Notre Dame d’Afrique Katoyi-Goma (RDC), John SSekweyama, M.Afr. de la Paroisse de la Sainte Trinité Buholo-Bukavu (RDC), Kingsley Njimogu de la Paroisse Saint Augustin (Burundi) et Edison Akatuhurira de la Paroisse Saint Pierre Cyahafi Kimisagara-Kigali (Rwanda) – ont embarqué les jeunes de ces 4 « Pays des Grands-Lacs » dans les activités du 150è anniversaire en leur proposant un pèlerinage de Jumelage pour la paix et la cohabitation pacifique aux sanctuaires des martyrs de l’Ouganda à Namugongo à Kampala du 6 au 13 Mai, 2019.

La deuxième édition de cette initiative en faveur de la Jeunesse des paroisses Missionnaires d’Afrique de la Province d’Afrique Centrale (PAC) s’est avérée être une expérience de rencontre fructueuse pour nos  jeunes. Elle laissera des traces profondes dans les cœurs de ces jeunes pèlerins en stimulant en eux le désir de chercher le Christ jusqu’au bout tel que l’ont témoigné les jeunes martyrs de L’Ouganda – St Kizito, Charles Lwanga  et les autres.

Ce pèlerinage a débuté le 6 Mai 2019 alors que nos jeunes pèlerins du Burundi, de Bukavu et de Goma (RDC) étaient accueillis chaleureusement dans des familles chrétiennes de la Paroisse de Kimisagara à Kigali. Les échanges, les rires, les chants de louanges et les partages fraternels ont marqué cette première étape très importante du voyage dans la vie de nos jeunes pèlerins. La générosité de ces familles d’accueil et des confrères du Rwanda, les amitiés tissées au gré des rencontres sont autant de semences de la paix et d’amour qui germeront désormais dans les cœurs de ces jeunes.

Le lendemain, le 7 mai, le voyage de plus de 500 kilomètres de Kigali à Kampala était très intéressant. Deux bus avaient été loués pour transporter ces jeunes, qui la plupart effectuaient un si long voyage pour la toute première fois de leur vie. Ils étaient émerveillés par les beaux paysages et les bonnes routes des pays voisins, un monde tout autre que le Congo ou le Burundi.

Le sommet de ce pèlerinage était la journée de prière et de visites aux sanctuaires de Namugongo et Manyonyo et à la paroisse de Nabulagala. Pour la première fois, nos jeunes ont vu leur rêve devenir réalité lorsqu’ ils ont mis leurs pieds sur la terre sainte ou reposent nos Martyrs de l’Ouganda. La prière, la méditation, la visite de ces lieux sacrés et la célébration du sacrement de pénitence et de l’eucharistie dans la basilique de Namugongo sont des expériences qu’ils n’oublieront jamais. Nos remerciements à nos confrères Vincent Lubega, Bernard Chowa et les stagiaires de Nabulagala qui ont consacré leur temps pour parler et donner à nos jeunes pèlerins les explications nécessaires sur les martyrs.

Qu’il nous soit permis d’exprimer nos sincères remerciements à nos confrères de Sharing Youth Centre Hillaire Guinko et Joseph Bakuri et leur administration qui ont accueilli fraternellement et logé nos jeunes pendant notre séjour en Uganda. Ces confrères ont mis à notre disposition ce qu’ils ont de meilleur en terme d’équipement et de personnel pour assurer la réussite de ce pèlerinage. Leur générosité a impressionné tout le monde et leur accueil est signe d’une vraie charité missionnaire. Un grand merci à nos confrères de Lourdel House – Otto Kato, Elias Mwebembezi et Brother Francis – pour l’accueil généreux qu’ils nous ont réservé.

Que la Vierge Marie Reine des Apôtres et Notre Dame d’Afrique intercède pour nous tous et pour cette jeunesse en recherche de la paix !
Viva le 150è anniversaire des Missionnaires d’Afrique !

Lowrent Kamwaza M.Afr.
23 Mai, 2019

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Célébration du 150è à Ottawa (AMS)

Les Missionnaires d’Afrique, frères, sœurs et pères, étaient les hôtes de la cathédrale catholique d’Ottawa les 11 et 12 mai dernier pour célébrer leur 150e anniversaire de fondation. En effet, le Cardinal Lavigerie a fondé la Société des Missionnaires d’Afrique en 1868 et la Congrégation des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique en 1869.

« Ils sont partis, sans connaître ce qui les attendait, ils ont signé un chèque en blanc et ils l’ont fait avec leur cœur et pour la vie. Forts de la parole du Christ : « Je suis avec vous tous les jours… » Ils ont fait confiance! Et ils n’ont pas été déçus. » Ces paroles prononcées par Sœur Jacqueline Picard ont retenti dans l’enceinte de la cathédrale dès le début de la célébration eucharistique. « Nous disons aussi MERCI à l’Afrique qui nous a beaucoup apporté, qui nous a enrichis de ses valeurs humaines incroyables. L’Afrique nous a aimés et transformés, a-t-elle ajouté. »

La raison principale du témoignage des missionnaires était de remercier l’Église d’Ottawa, les chrétiens et les autorités ecclésiastiques, « pour leur support matériel et spirituel pendant toutes ces années. Nous les missionnaires nous avons la joie de réaliser notre rêve en partant, mais pour les parents, c’est un sacrifice qu’ils referont à chaque fois que nous repartirons après un congé », d’ajouter sœur Jacqueline.

Voici ce qu’écrivait le Cardinal Lavigerie aux premières religieuses : « malgré le zèle des missionnaires (hommes), leurs efforts ne produiront jamais des fruits suffisants s’ils ne sont aidés par des femmes-apôtres auprès des femmes. Les femmes doivent être les plus puissantes missionnaires du peuple africain. »

Les pères Serge St-Arneault et Gilles Barrette ont animé les liturgies tout en appréciant la décoration appropriée dont une bannière illustrant les différents pays où les missionnaires œuvrent en Afrique. La mission se poursuit grâce à la venue de jeunes filles et garçons, principalement africains, qui poursuivent leur formation en vue de suivre les traces de leurs prédécesseurs, toutes et tous engagés pour témoigner de leur foi au nom de Jésus-Christ.

Un grand merci à l’Archevêque du diocèse d’Ottawa Mgr Terrence Prendergast, s.j. pour son hospitalité.

Notons la présence remarqué du père Walter Vogels, M.Afr de passage à Ottawa. Le père Vogels a enseigné au-delà d’une quarantaine d’années dans les universités d’Ottawa. Il réside maintenant en Belgique.

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Evocation des 19 martyrs de l’Eglise d’Algérie

Evocation des 19 martyrs de l'Eglise d'Algérie

Le Dominicain Jean-Jacques Pérennès a vécu longtemps en Algérie au temps du P. Claverie et a coordonné l’instruction du dossier pour la béatification des 19 martyrs d’Algérie. Dans sa conférence il évoque les 19 martyrs qu’il a forcément appris à mieux connaître au travers de leurs écrits et de leurs histoires.

Cette très belle conférence, donnée dans le cadre du 150è anniversaire, vaut la peine d’être écoutée, même si, malheureusement, la qualité du son n’est pas optimale.

Ci-dessous vous trouverez le lien audio pour la conférence, et plus bas le PowerPoint que le Père Jean-Jacques a utilisé tout au long de sa conférence.

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Célébrations romaines 150° – SYMPOSIUM

A l’instar de toutes les provinces de la Société, Rome a célébré son événement principal, s’il en faut, à l’occasion du 150° anniversaire de la fondation de la Famille Lavigerie, à savoir les Pères Blancs, Missionnaires d’Afrique, fondés en 1868, et les Sœurs Blanches, Missionnaires de Notre Dame d’Afrique en 1869.

Le Symposium était planifié de longue date pour être en phase avec la conférence internationale des Supérieures majeures (UISG) afin de favoriser la participation des supérieures générales des 21 congrégations féminines africaines fondées la plupart du temps par un confrère (évêque) Père Blanc mais surtout « accompagnées » par les Sœurs Blanches.  La réussite de ce symposium n’aurait pas été aussi spectaculaire sans leur présence extrêmement dynamisante.

Si la préparation des célébrations du 150° anniversaire de nos fondations ont rapproché nos deux congrégation / société, ce symposium en a confirmé la complémentarité, présente déjà dans la vision d’évangélisation de l’Afrique sub-saharienne de notre fondateur le Cardinal Charles Martial Lavigerie : l’Afrique ne sera pas évangélisée sans la présence de femmes apôtres qui accompagneront les femmes et les familles africaines à connaître, à aimer et à suivre Jésus.

Le but essentiel de ce symposium était la visibilité de la famille Lavigerie dans le dédale des congrégations présentes à Rome. Le public invité était essentiellement composé de religieux et religieuses présents à Rome, qui nous côtoient régulièrement, sans nécessairement nous connaître dans notre charisme spécifique. Le thème en était :  « La signification (signifiance) de 150 ans de Mission en Afrique pour la Mission Universelle de l’Église ». Si la date retenue favorisait la participation des congrégations féminines africaines, elle était moins favorable à la présence de nombreux membres de conseils généraux en visite dans leurs congrégations en ce moment de l’année. L’auditoire de 210 places de l’Université Urbaniana, que nous avions loué pour l’occasion, était néanmoins presque plein.

La conférence a commencé par l’intervention des deux intervenants principaux. Notre confrère, Monseigneur Michael Fitzgerald a parlé de manière non-exhaustive de la « Contribution de nos deux instituts à l’œuvre missionnaire de l’Église Universelle », notant dans sa conclusion que, dès le début de nos fondations, la rencontre – initialement avec l’Islam, puis avec tous les africains et africaines et toutes les réalités religieuses – a toujours été essentielle dans notre charisme, ainsi que la lutte pour la Justice et la Paix pour et avec les personnes au service desquelles nous travaillons. Vous trouverez le lien vers le texte de son intervention au bas de cette page.

Sœur Carmen Sammut, supérieure générale des Sœurs Blanches, a quant à elle présenté les caractéristiques essentielles qui font des Sœurs Blanches des Missionnaires spécialement envers les femmes et pour l’Afrique, des initiatrices qui permettront aux africaines elles-mêmes de continuer l’œuvre d’évangélisation de l’Afrique. Elle a ensuite dressé le portrait de 7 femmes, missionnaires de ND d’Afrique, toutes des modèles de femmes apôtres au service de l’Église universelle. Le lien vers le texte de son intervention se trouve au bas de la page.

Après une pause de 30 minutes, trois conférenciers ont pris part à une table ronde avec interactions du public après les interventions. Par le récit de quelques rencontres faites récemment avec des gens très simples dans son diocèse, Monseigneur Richard Baawobr, M.Afr., a parlé de l’urgence de partager la personne, le style de vie et le message de Jésus dans la rencontre. C’est dans la Parole de Dieu, partagée au sein de communautés chrétiennes à tailles humaines, que s’enracinent nos efforts d’évangélisation. Le lien vers le texte de l’intervention de Mgr Richard est disponible au bas de cette page.

Dans une intervention très théologique, Don Antoine de Padou Pooda, un prêtre du diocèse de Gadoua, au Burkina Faso, enseignant la missiologie à l’Urbaniana et se déclarant lui-même héritier des Pères Blancs, nous a alors parlé de l’héritage et de la fécondité spirituelle de la « Famille Lavigerie » en Afrique.  Le lien vers le texte de l’intervention de Don Antoine de Padou est disponible au bas de cette page.

Sœur Lea Belemsaga, supérieure générale des Sœurs de l’Annonciation de Bobo Dioulasso a terminé les présentations de la Table Ronde en présentant un Power Point sur trois des 21 congrégations fondées et/ou formées par la Famille Lavigerie. Le Power point de Soeur Lea peut être téléchargé ici et le lien du texte du Power Point (en 3 langues) est disponible au bas de cette page.

Les participants au Symposium se sont alors retrouvés pour partager, dans un esprit de convivialité, le repas du soir autour d’un excellent buffet avant de revenir dans l’auditoire pour la dernière partie du Symposium, un concert donné par un artiste togolais venu avec sa famille de Milan, au Nord de l’Italie. Au bas de la page, vous pouvez visionner une compilation de ce concert.

Le Symposium a été modéré avec beaucoup de talent par notre Confrère, Diego Sarriò qui a résumé l’événement en citant Don Antoine Padou Pooda : « La famille Lavigerie, de par son caractère international et interculturel, prolonge la Pentecôte en tant que Cénacle où le Règne de justice et de paix est déjà en acte. » C’est alors le Père Stan Lubungo, supérieur général des Pères Blancs, qui a clôturé le Symposium peu après 20h30.

Philippe Docq, M.Afr.

Intervention de Mgr. Michael Fitzgerald

Intervention de Sœur Carmen Sammut

Intervention de Mgr. Richard Baawobr

Intervention de Don Antoine Padou Pooda

Intervention de Soeur Lea Belemsaga

Colloque à Rome à l’occasion du 150°

A l’occasion du 150ème anniversaire, les Missionnaires d’Afrique, avec nos Sœurs SMNDA, organisent ce samedi un SYMPOSIUM dans une des Universités de Rome. Le thème général est la « Pertinence de 150 ans au service de l’Afrique pour la mission universelle de l’Église « .

À 15 h, deux personnalités feront une présentation de 20 minutes. Notre confrère, Mgr Michael Fitzgerald, parlera de la « Contribution des deux instituts à l’œuvre missionnaire de l’Église universelle ». Quant à Sœur Carmen Sammut, Supérieure générale des SMNDA, elle présentera un exposé sur « Les femmes apôtres : quelques portraits ».  Il devrait y avoir du temps pour l’interaction avec les 200 invités qui sont attendus.

À 17 h, il y aura une table ronde avec trois conférenciers qui présenteront leurs sujets en 10 minutes pour démarrer l’interaction avec le public. Don Antoine de Padoue Pooda, prêtre du diocèse de Gaoua au Burkina Faso, professeur de missiologie à l’Université Urbaniana de Rome, interviendra sur « L’héritage et la fécondité spirituelle de la famille Lavigerie en Afrique ». Notre confrère, Mgr Richard Baawobr, abordera la question « Pourquoi évangéliser ? La contribution de la Bible et des petites communautés chrétiennes ». Quant à Sœur Lea Belemsaga, supérieure générale des Sœurs de l’Annonciation de Bobo, elle parlera, au nom de toutes les congrégations parrainées par la Famille Lavigerie, du « FIAT de la femme africaine : fondation de 21 congrégations féminines pour la Mission « .

Après avoir partagé un buffet, nous reviendrons dans la salle pour la dernière partie de notre symposium, un concert d’un chanteur et compositeur togolais, Arsène Duevi, qui vit avec sa famille à Milan. Il nous emmènera dans un voyage de chant vers les racines mêmes de l’humanité : L’Afrique !

Voici quelques clips vidéo réalisés sur différents thèmes, qui seront projetés pendant les 30 minutes qui précèdent le début du colloque. Vous verrez également le programme, sous forme de clip vidéo, avec un aperçu de notre artiste togolais.