Communication non-violente : un exemple

Les conflits entre voisins sont très fréquents. Voici un exemple d’un tel conflit et sa résolution non-violente et créative. Il s’agit d’un exemple qui peut être utilisé en groupe pour faire réfléchir les gens. Le lien pour le Power Point original se trouve en bas de page. Vous pouvez utiliser le Power Point librement mais en mentionant l’origine :

Andreas Göpfert, Missionnaires d’Afrique, Via Aurelia 269, Rome 00165 © 2017 

Téléchargez le Power Point original : le Power Point s’ouvrira dans une « fenêtre Google ». Téléchargez le fichier en cliquant sur la flèche ↓ en haut à droite.

Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer

Dimanche prochain, le 14 janvier 2018, c’est la journée mondiale de prière pour les Migrants, qui s’articule autour de ces 4 verbes d’action : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

« Les migrations, dans leurs différentes formes, ne représentent certes pas un phénomène nouveau dans l’histoire de l’humanité. Elles ont profondément marqué chaque époque, favorisant la rencontre des peuples et la naissance de nouvelles civilisations. Malheureusement, dans une grande partie des cas, il s’agit de déplacements forcés, causés par des conflits, des catastrophes naturelles, des persécutions, des changements climatiques, des violences, une pauvreté extrême et des conditions de vie indignes. Notre réponse commune pourrait s’articuler autour de quatre verbes: accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

Accueillir.

Un accueil responsable et digne de nos frères et sœurs commence en leur donnant un premier hébergement dans des espaces adéquats et décents.

Protéger.

Nous parlons de millions de travailleurs migrants, hommes et femmes — et parmi ceux-ci, en particulier ceux qui sont en situation irrégulière — de réfugiés et de demandeurs d’asile, de victimes de la traite. La défense de leurs droits inaliénables, la garantie des libertés fondamentales et le respect de leur dignité sont des devoirs dont personne ne peut se dispenser.

Promouvoir.

Protéger ne suffit pas, il faut promouvoir le développement humain intégral des migrants, des déplacés et des réfugiés. La promotion humaine des migrants et de leurs familles commence par les communautés d’origine, là où doit être garanti, avec le droit de pouvoir émigrer, également le droit de ne pas devoir émigrer.

Intégrer.

L’intégration, qui n’est ni assimilation ni incorporation, est un processus bidirectionnel, qui se fonde essentiellement sur la reconnaissance mutuelle de la richesse culturelle de l’autre.

Je crois que conjuguer ces quatre verbes, à la première personne du singulier et à la première personne du pluriel, représente aujourd’hui un devoir.

Voilà pourquoi il est important que les Pactes mondiaux soient inspirés par la compassion, la prévoyance et le courage! »

Pape François

Voir aussi : https://migrants-refugees.va/

C’est une question de justice… pour plus de paix !

Je reçois fréquemment du « Centre de préoccupation sociale » le calcul mis à jour du panier de besoins essentiels (Basic Needs Basket or BNB) pour les citoyens malawiens. Il est établi en comparant à travers les régions les prix à jour des besoins de base d’une famille de 6 (deux parents et quatre enfants). Le calcul est très bien fait et devrait défier toutes les personnes qui emploient du personnel (en particulier du personnel non qualifié), en leur payant beaucoup moins que des salaires équitables. Ils soulagent souvent leur conscience en respectant les minimums légaux ou tout simplement en faisant comme tout le monde.

Je ne prends pas toujours le temps d’examiner les données, mais aujourd’hui je l’ai fait. Le gouvernement malawite vient de réajuster le salaire minimum à 25 000 Kwacha malawiens per month, soit 25 € !! Mais le calcul du BNB pour novembre 2017 s’élève à 161 557 Kwacha malawiens, soit 187 €, soit plus de 7 fois le salaire minimum.

Et c’est pour des besoins très basiques, sans compter les frais de scolarité, les uniformes et les livres, sans compter le transport (bus pour aller au travail ou à l’école), sans crème glacée ou bonbons et bien sûr, le rêve d’une voiture ne se matérialisera jamais.

Et nous, Missionnaires d’Afrique, combien payons-nous notre personnel?

Philippe Docq, M.Afr.

AEFJN – De quoi s’agit-il ?

Récemment, certains confrères m’ont demandé ce que cela signifie « AEFJN » et de quoi il s’agit?

AEFJN est l’abréviation de « Africa Europe Faith and Justice Network« , traduit en français par « Réseau Foi et Justice Afrique – Europe ». AEFJN est un réseau international basé sur la foi, présent en AFRIQUE et en EUROPE, créé en 1988 par des instituts catholiques religieux ou missionnaires présents en Afrique et en Europe. Près de cinquante instituts en sont membres. Continuer la lecture de « AEFJN – De quoi s’agit-il ? »

Vertueuses, les multinationales ?

Attention, la vidéo dont le lien se trouve en bas de page (ARTE +7) n’est disponible que jusqu’au 8 août. A voir en priorité !  Introduction à la vidéo : Une part croissante de l’aide publique au développement serait-elle détournée au profit de grandes multinationales du secteur agroalimentaire ? Une enquête stupéfiante menée dans trois pays africains: Kenya, Zambie et Tanzanie. Continuer la lecture de « Vertueuses, les multinationales ? »

Faire le plaidoyer pour être la voix des sans-voix !

Le 24 mars 2017 a eu lieu à la Maison Générale des Missionnaires d’Afrique le séminaire de formation sur le thème : « Le plaidoyer et le lobbying comme mécanismes pour faire avancer le plan d’action d’AEFJN » (Africa-Europe Faith and Justice Network / Réseau Foi et Justice Afrique-Europe).

Les deux membres de l’équipe à Bruxelles, M. Gino Brunswijck et M. José Luis Gutierrez, ont initié au plaidoyer la trentaine de religieux et religieuses de différentes congrégations missionnaires. Ils ont expliqué leur engagement auprès de l’Union européenne sur les différentes questions qui sont au cœur de l’AEFJN. Ils ont également partagé leurs expériences de mise en réseau avec d’autres organisations de la société civile et religieuse à Bruxelles et en Afrique.

Le but de leur plaidoyer est d’être la voix de ceux et celles qui sont sans-voix en Afrique. Le plaidoyer est une forme non-violente de faire connaitre au niveau international les injustices commises par l’accaparement de la terre, par l’exploitation minière, …

Le plaidoyer rappelle que ce sont des personnes concrètes, femmes, hommes et enfants qui souffrent et sont les victimes des exploitations économiques en Afrique.

Les moyens utilisés par le plaidoyer sont multiples : publication des informations reçues, pétition, exposition des photos, diverses formes d’actions publiques, formation et animation, etc.
Aujourd’hui les médias sociaux offrent encore plus de moyens pour le plaidoyer : le site web (www.aefjn.org) ; twitter (@AEFJN) ; facebook (en élaboration).

L’équipe de Bruxelles travaille au nom de nos congrégations respectives, elle offre leur service à nous qui œuvrons en Afrique et pour le monde africain. Elle cherche à intensifier la collaboration avec l’Afrique. Personnellement, je retiens deux demandes de leur part.

  • Pour que le plaidoyer au niveau international soit plus efficace, il est indispensable de recevoir des informations importantes, pertinentes et fiables de la base en Afrique. En conséquence, nous sommes sur le terrain des intermédiaires nécessaires pour que les causes des pauvres et exploités soient entendues à une échelle internationale.
  • Pour que le plaidoyer de l’AEFJN ait plus d’influence auprès des politiciens et des structures qui comptent, il est important de montrer notre force en tant que nombre. Cela devient par exemple visible sur le compte Twitter. En devenant un « follower » de l’AEFJN sur Twitter nous renforçons la capacité de faire entendre la voix des sans-voix.

En ce temps de carême, offrons nos forces et nos moyens pour faire entendre la voix des pauvres, des exploités, des sans-voix de l’Afrique !

Bon Carême

Andreas Göpfert,
Coordinateur de JPIC-ED

Intégrité de la Création à Kasamba (Zambie)

Comme ailleurs, le phénomène de déforestation soulève de nombreuses inquiétudes en Zambie. Les gens coupent des arbres pour diverses raisons. En raison des problèmes actuels d’électricité dans les villes, les gens utilisent plus que jamais le charbon de bois comme source d’énergie. C’est pourquoi la combustion du charbon de bois est devenue la principale source de revenus des populations rurales. Des milliers de sacs de charbon de bois sont transportés à Lusaka et dans le Copperbelt jour et nuit. La province de Luapula qui était autrefois une terre de végétation perd progressivement son identité.

 

En tant que missionnaires d’Afrique travaillant à Kasamba, nous avons estimé que nous devions faire quelque chose pour enrayer ce phénomène. L’année dernière, nous avons commencé un projet de plantation d’arbres dans notre paroisse. Jusqu’à présent nous avons planté environ 3.500 pins. Nous souhaitons étendre ce projet à au moins 10 000 arbres au cours des prochaines années.

Ce qui est le plus encourageant, c’est que les habitants de Kasamba prennent conscience à leur tour de l’importance de planter des arbres. À la fin de l’année dernière, Caritas Mansa a donné à chaque paroisse 200 plants de pins pour distribuer à leurs membres. Personnellement, j’ai été étonné de voir comment les gens se sont littéralement battus pour ces semis. Vu l’intérêt croissant pour la plantation d’arbres, nous planifions avec le groupe justice et paix de Kasamba d’organiser un séminaire sur la création de pépinières afin de produire plus de semis. De cette façon, nous espérons que notre mission de prendre soin de notre environnement s’étendra à toute la paroisse et, espérons-le, à l’ensemble du diocèse.

Benjamin Itungabose, M.Afr.
(taken from SAP Blog)

«Devenir le prochain de toute personne dans le besoin» – Pape François

« Ne cataloguez pas les autres afin de voir qui est un prochain et qui ne l’est pas. Vous pouvez devenir le prochain de toute personne dans le besoin », a déclaré le pape François. Il a voulu « encourager et fortifier » « tous ceux qui luttent … pour « une Terre, un Travail et un Toit », ses « trois T ». C’est ce qu’il écrit dans un message en date du 10 février adressé aux participants à la rencontre des Mouvements populaires qui se déroule à Modesto, en Californie, aux États-Unis, du 16 au 19 février 2017.

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