Grâce sur grâce…

Grâce sur grâce...

Le début du mois d’octobre a été très intense à Rome. Lancement du mois missionnaire extraordinaire le 1er octobre, commémorant et ravivant l’appel missionnaire très fort lancé par Benoît XV dans sa Lettre Apostolique « Maximum Illud » il y a cent ans. 

« Baptisé et envoyé : l’Église du Christ en mission dans le monde. » Parler aujourd’hui de ceux qui sont baptisés et envoyés signifie que chaque baptisé, à son niveau, peut être missionnaire, peut être l’instrument de la proposition que Dieu veut faire à l’homme, par son témoignage personnel, sa prière et son offrande.

Trois jours plus tard, en la fête de saint François, le Pape a participé, dans les jardins du Vatican, à un événement culturel pour célébrer la fin de la Saison de la Création 2019 et pour consacrer le prochain Synode sur l’Amazonie. 

Mais encore plus près de notre cœur et de notre identité, il y avait la création de 13 nouveaux cardinaux pris pour une grande part dans des instituts missionnaires, dont notre confrère Michael Fitzgerald. Beaucoup d’encre a coulé sur l’événement. La Maison générale était pleine d’invités, entre les 25 membres de la famille et amis de Michael Fitzgerald et quelques évêques congolais venus célébrer la création du cardinal Fridolin Ambongo Besungu de Kinshasa. 

Le Pape avait appelé un Constistoire pour le samedi 5 octobre à 16 heures pour élever les 13 nouveaux Cardinaux. A cette occasion, tous les cardinaux de Rome étaient présents pour accueillir leurs nouveaux frères. Quelques minutes avant 15 heures de l’après-midi, le « futur Cardinal Fitzgerald » est apparu dans sa soutane pourpre mais sans la zuchetta et la barrette pourpre, qu’il recevrait des mains du Pape lui-même lors de la cérémonie. Vous reconnaîtrez sur le côté gauche de la photo nos confrères, Mgr Willy Ngumbi et Martin Wullobayi, professeur au Pisai, que le nouveau cardinal a choisi comme secrétaire personnel pour cette cérémonie.

La vidéo suivante est la partie du consistoire où le Pape invite les « futurs Cardinaux » à professer leur foi, où il les revêt de la zuchetta et de la barrette rouge et où les nouveaux Cardinaux sont reçus et félicités par le Collège des Cardinaux qui y sont présents. Cet extrait de la cérémonie ne dure que 24 minutes. Si vous voulez voir la vidéo complète (1h15), suivez ce lien.

Après la cérémonie, chacun des nouveaux cardinaux a reçu un espace où les membres de leur famille et leurs amis pouvaient les rencontrer et les féliciter. De retour à la maison vers l’heure du souper, le Cardinal Michael Fitzgerald a encore trouvé l’énergie de venir partager un bout de la soirée avec les confrères des Services et quelques autres personnes. Cela montre combien Michael est simple et fraternel avec sa « famille ».

Dimanche, les nouveaux cardinaux ont concélébré avec le Pape la messe du matin sur la place Saint-Pierre pour la grande célébration d’inauguration du Synode des évêques de la région pan-amazonienne.

À une heure de l’après-midi, toutes les cérémonies et les liturgies étaient terminées. C’était alors l’heure de la fête. Dans son discours de félicitations, le Père Stan Lubungo, Supérieur général, a commenté la « Coïncidence » de cet honneur donné à Michael mais aussi à nous tous et se souvenant de la béatification de nos 4 confrères martyrisés en Algérie et de la proclamation d’un mois missionnaire extraordinaire en octobre, tout concourrait à plutôt voir un « clin d’œil » du Seigneur car nous avons récolté « Grâce sur grâce » !

Mgr Antoon Grauls, missionnaire de Dieu au Burundi

La congrégation des frères Bene-Yozefu du Burundi a présenté pour la première fois un film réalisé à l’occasion de son jubilé de 75 ans, dans la salle Lavigerie des Pères Missionnaires d’Afrique à Rome, le 29/09/2019. Ce film parle en général de la congrégation des frères Bene-Yozefu et plus particulièrement de son Fondateur Antoine Hubert Grauls.

En effet, de ce film, on souligne les traits caractéristiques de Monseigneur Antoine Hubert Grauls, son intelligence et son zèle apostolique. Il était vraiment un apôtre écoutant, consultant et accueillant; un apôtre toujours proche du peuple burundais auquel il avait été envoyé.

Monseigneur Antoine Hubert Grauls est connu en tant que Père de L’Église du Burundi, un apôtre qui a travaillé corps et âme pour que cette Église puisse grandir et se consolider. Il était une personne hors du commun, sa devise « Tout dans une charité sans feinte » a été bien vécue. Il confirmait sans nulle doute qu’au Burundi, il n’y avait pas de païens mais plutôt des non-baptisés. Il collaborait avec les plus pauvres comme les plus riches. Il soignait tous les cœurs et tous les corps. Il a fondé des hôpitaux, des imprimeries, des coopératives pour le développement de la région. Il a vraiment été un cadeau pour les chrétiens pendant les 30 ans qu’il a vécus au Burundi.

Il a fait un saut de qualité sur la question de l’enseignement afin que le Burundi soit doté de ses écoles, selon lui, « la question des écoles est pour toutes les causes qui veulent durer une question de vie et de mort ». Il a donné une très grande impulsion aux écoles primaires, notamment par la fondation de la congrégation des Frères Bene-Yozefu, qui constitue une réussite gigantesque pour le Burundi, compte tenu de leur contribution dans la promotion humaine et sociale dans ce pays.

Bref, Monseigneur Antoine Hubert Grauls est l’un des grands constructeurs du pays, un grand promoteur de l’élite intellectuelle Burundaise, grâce à l’unité nationale qu’il a battue, les Burundais lui en seront toujours reconnaissants.

Frère Innocent Manirakiza, Bene-Yozefu

(Le Frère Innocent réside chez les Missionnaires d’Afrique à Rome, pendant ses études en sciences de l’éducation)

Ci-dessous un extrait de ce très beau film réalisé par Armand Isnard de KTO. Le DVD contenant le film entier de 52 minutes (en français) est disponible à la Maison Généralice des Missionnaires d’Afrique contre une participation aux frais de réalisation ou chez les Frères Bene-Yozefu au Burundi.

Assemblée générale de Talitha Kum

Assemblée générale de Talitha Kum

L’Assemblée générale de TALITHA KUM a commencé à Rome le samedi 21 septembre. 2019.

Nombreux étaient les invités qui sont venus pour la cérémonie d’ouverture. À l’occasion du 10e anniversaire, la  célébration eucharistique d’action de grâce a eu lieu dans la Basilique Saint-Pierre et a été présidée par S.E. Card. Peter Turkson.

Pour marquer le soutien des Missionnaires d’Afrique, les Pères Martin Grenier et Andreas Göpfert y ont participé.

Nous partageons l’engagement commun contre la traite des personnes. Nous avons le souci de favoriser la collaboration et l’échange d’informations et de mettre en place des structures efficaces dans les différents pays d’Afrique.

Des réseaux nationaux sont déjà opérationnels dans plusieurs pays : Afrique du Sud, Zimbabwe, Kenya, Ghana, Burkina Faso, Tunisie, … alors que d’autres réseaux sont en train de se créer, par exemple en Tanzanie.

Pour plus d’info, veuillez svp consulter la page officielle de Talitha Kum :

https://www.talithakum.info/

Célébration eucharistique présidée par SE Mgr Turkson dans la Basilique Saint-Pierre. Le concélébrant est notre confrère, Martin Grenier.

Journée mondiale du migrant et du réfugié (5)

Journée mondiale du migrant et du réfugié (5)

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DES MIGRANTS…. Le 29 septembre est la Journée mondiale des migrants et des réfugiés. Une occasion de changer nos cœurs, nos façons de penser…. et d’entrer dans la logique de Dieu. IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS…. IL S’AGIT DE METTRE LES DERNIERS À LA PREMIÈRE PLACE.

« En ce sixième anniversaire de ma visite à Lampedusa, ma pensée va vers les “derniers” qui, chaque jour, crient vers le Seigneur, demandant d’être libérés des maux qui les affligent. Ce sont les derniers abusés et abandonnés qui meurent dans le désert ; ce sont les derniers torturés, maltraités et violentés dans les camps de détention ; ce sont les derniers qui défient les flots d’une mer impétueuse ; ce sont les derniers abandonnés dans des camps pour un accueil trop long pour être appelé provisoire.

Dans l’esprit des Béatitudes nous sommes appelés à les consoler de leurs maux et à leur offrir la miséricorde ; à assouvir leur faim et leur soif de justice ; à leur faire sentir la prévenante paternité de Dieu ; à leur montrer le chemin du Règne des Cieux. Ce sont des personnes. Il ne s’agit pas seulement de questions sociales ou migratoires ! Ce ne sont pas seulement des migrants ! »

Pape François

L’Église célèbre la Journée mondiale des migrants et des réfugiés depuis 1914. C’est toujours l’occasion pour elle d’exprimer sa préoccupation pour les personnes les plus vulnérables, qui doivent se déplacer pour une raison ou une autre ; c’est aussi l’occasion de prier pour les défis de la migration et de faire prendre conscience des opportunités qu’elle offre.

Pour 2019, le Pape François a choisi le thème « Il ne s’agit pas seulement de migrants » pour aider à enlever nos œillères et à faire en sorte que personne ne soit exclu de la société, qu’il s’agisse de résidents de longue durée ou de nouveaux venus.

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS

Journée mondiale du migrant et du réfugié (4)

Journée mondiale du migrant et du réfugié (4)

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DES MIGRANTS…. Le 29 septembre est la Journée mondiale des migrants et des réfugiés. Une occasion de changer nos cœurs, nos façons de penser…. et d’entrer dans la logique de Dieu. IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS…. IL S’AGIT DE N’EXCLURE PERSONNE.

« Le monde actuel est chaque jour plus élitiste et cruel envers les exclus. Les pays en voie de développement continuent d’être appauvris de leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés. Les guerres n’affectent que certaines régions du monde, mais les armes de guerre sont produites et vendues dans d’autres régions, qui refusent ensuite d’accepter les réfugiés, produits par ces conflits et ne sont pas disposés à les laisser entrer. Ceux qui en font les frais, ce sont toujours les petits, les pauvres, les plus vulnérables, qu’on empêche de s’asseoir à table et à qui on laisse les “ miettes ” du banquet.

L’Église “ en sortie ” sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour accueillir les rejetés que nous excluons nous-mêmes en tant que société.

Le développement qui exclut rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Le développement réel est fructueux et inclusif, orienté vers le futur. »

Pape François

L’Église célèbre la Journée mondiale des migrants et des réfugiés depuis 1914. C’est toujours l’occasion pour elle d’exprimer sa préoccupation pour les personnes les plus vulnérables, qui doivent se déplacer pour une raison ou une autre ; c’est aussi l’occasion de prier pour les défis de la migration et de faire prendre conscience des opportunités qu’elle offre.

Pour 2019, le Pape François a choisi le thème « Il ne s’agit pas seulement de migrants » pour aider à enlever nos œillères et à faire en sorte que personne ne soit exclu de la société, qu’il s’agisse de résidents de longue durée ou de nouveaux venus.

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS

Steven Kambuku est maintenant prêtre

Ordination sacerdotale du Père Steven Kambuku

Le 20 juillet 2019, les Missionnaires d’Afrique et les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique du secteur Malawi ont assisté à l’ordination des Pères Steven Kambuku (M. Afr.) et Joseph Palasa (Diocésain). C’était une cérémonie colorée et magnifique. Le Ministre des Ordinations était l’Archevêque de l’Archidiocèse de Lilongwe, Mgr Tarcisius Zizaye. Mgr Rémi Joseph Gustave Sainte-Marie, archevêque émérite, était également présent. Il y avait beaucoup de prêtres (missionnaires de différentes congrégations et diocésains) et de religieux et religieuses qui ont également honoré l’occasion, ainsi que des paroissiens de presque toutes les paroisses du diocèse de Dedza et des diocèses voisins.

Le P. Steven Mark Damiano Kambuku, ordonné prêtre ce jour-là, est né le 30/07/1988 dans la famille de M. Damiano Hamilton Kambuku et Mme Calorina Anastazio Chiputula. Le P. Kambuku était le deuxième de quatre enfants dans la famille ; trois garçons, une fille. Il a fait ses études secondaires à Bandawe Boys Secondary School, Nambuma Community Development Secondary School à Nambuma, Unity Private et Army Private. En 2009, il a commencé sa formation à la maison de préformation Kanengo à Lilongwe, au Malawi. Plus tard, il fut envoyé à Balaka pour ses études philosophiques.  Après ses études de philosophie en 2012, il a été nommé à Kasama pour son noviciat. Après son noviciat en 2013, il a été envoyé au Burkina Faso pour son expérience pastorale (Stage). Il a ensuite été nommé à Kinshasa en RDC pour la théologie. Alors qu’il était en théologie, il a prêté son serment perpétuel le 9/12/2018. Le même jour, il a été ordonné diacre par Mgr Placide Lubamba (M.Afr.), évêque en RDC.

La cérémonie d’ordination sacerdotale a eu lieu dans un village appelé Matumba, à la paroisse des Saints Anges, dans le diocèse de Dedza. L’archevêque officiant était originaire de l’archidiocèse voisin (Lilongwe), car le diocèse d’accueil est actuellement sans évêque D’un point de vue personnel, le choix du lieu d’ordination a été un bon choix parce qu’il montre l’option préférentielle de l’Église pour les pauvres et a aussi permis aux gens simples de ce village qui sont sans moyen de transport, d’assister à cette cérémonie Sainte et Sacrée. Si l’ordination avait dû avoir lieu en ville, beaucoup de ces personnes auraient eu du mal à en être témoins. La participation de la population locale à l’ordre de la messe a rendu la célébration très colorée. Il y avait les danseurs traditionnels Angonis, les petites filles et les petits garçons, et les membres de l’organisation des femmes catholiques qui, tout au long de la messe, utilisaient leurs différents styles de danse pour louer Dieu pendant que la chorale chantait. La chorale était un groupe combiné de choristes de toutes les stations de la paroisse d’accueil, et ils ont chanté à merveille.

L’homélie de l’archevêque Tarcisius Ziyaye était centrée sur l’amour. Il a commencé par dire que même si Isaïe s’est lui-même présenté pour être envoyé à la mission de Dieu, ce n’est pas lui qui s’est fait le prophète et le serviteur de Dieu. C’est plutôt Dieu qui a fait d’Isaïe son prophète et l’a envoyé en mission. Dieu par sa miséricorde et son amour appelle toujours une personne parmi les fidèles à le servir comme prêtre dans l’Église.

L’archevêque a poursuivi en disant que le sacerdoce que nous recevons n’est pas une chose humaine, mais plutôt le sacerdoce du Christ lui-même, et c’est pourquoi l’Église affirme toujours que le prêtre est un autre Christ. Il a donc encouragé les candidats à l’ordination, et tous les prêtres présents, à ne pas prendre leur ministère sacerdotal à la légère, à ne pas oublier la sainteté et l’honneur du sacerdoce et à toujours vivre leur vie comme le Christ le faisait.

Il a également souligné que le service du sacerdoce sacré doit être rendu en toute humilité, dans le respect du peuple de Dieu, la dévotion totale et l’amour. Car le sacerdoce sacré n’est pas une profession ou un travail à temps partiel, c’est un service à vie, a-t-il ajouté. Il a étayé ce point en faisant référence aux enseignements de Mère Thérèse de Calcutta qui quand elle conseillait ses sœurs disait « quand vous faites votre examen de conscience la nuit avant de vous coucher, ne vous demandez pas, qu’ai-je fait aujourd’hui ? Mais demandez-vous plutôt si tout ce que j’ai fait aujourd’hui, je l’ai fait avec amour. »

Il a terminé son homélie en rappelant à toutes les personnes présentes que notre vie est une vie d’amour, une vie centrée et guidée par l’amour. Parce que Dieu est amour et le Christ Jésus est mort pour nous parce qu’il nous a aimés. Nous ne devons pas nous détourner de l’amour, mais rester fermement enracinés dans l’amour. 

Après l’homélie de l’archevêque, le directeur des vocations du diocèse, le P. Emmanuel Chuma, a appelé les ordinands pour le rite d’ordination. Les deux ordinands répondirent d’où ils étaient assis parmi la foule « Ndilipo » signifiant Me voici. Les deux ordinands se sont alors avancés avec joie, accompagnés de leurs parents et d’une troupe de danseurs traditionnels – ce fut un moment très touchant. Pendant la litanie des saints, les deux candidats sont couchés en soumission totale à Dieu et la chorale a chanté la litanie d’une manière qui touche le cœur, on pouvait sentir la présence des saints. Après le rite d’ordination, tous les prêtres, frères, sœurs, séminaristes et membres de la famille ont félicité les nouveaux ordonnés, et à leur tour (les nouveaux ordonnés) ont béni les archevêques, les prêtres et religieux et tous les fidèles présents. 

« Ils sont maintenant prêtres pour toujours selon l’ordre de Melchizédek !!! »

La cérémonie s’est poursuivie normalement jusqu’après la communion, lorsque la chorale a chanté le Magnificat. C’était un autre moment qui se détachait ; il y a eu trois petites filles qui se sont avancées et ont dansé magnifiquement sur l’hymne. L’une était déguisée en Marie et les deux autres en anges – c’était tout un spectacle à voir.

Pendant les discours, le P. Kambuku a exprimé sa profonde gratitude à Dieu pour le don de la vocation à le servir comme prêtre. Il a également remercié tous les membres de la Société des Missionnaires d’Afrique, ses parents, tous les amis des Missionnaires d’Afrique qui ont vécu avec lui et tous ceux qui l’ont aidé de diverses manières à atteindre l’autel de Dieu. 

Les membres de la famille ont exprimé leur joie profonde dans le discours qui a été prononcé. Ils ont remercié Dieu pour l’honneur qu’il leur a fait en considérant leurs familles dignes de lui donner des prêtres pour servir dans sa vigne. Ils ont également exprimé leur profonde gratitude à tous ceux qui ont participé à la formation de leurs enfants, ainsi qu’à tous ceux qui sont venus assister à la cérémonie.

L’Archevêque, dans son mot de clôture, a insisté à nouveau sur le point central de son homélie, c’est-à-dire l’Amour. Il a encouragé les prêtres nouvellement ordonnés à servir avec amour et dévotion, à être humbles et à être comme le Christ. Il les a aussi exhortés à être des fils obéissants de l’Église et à suivre les enseignements de l’Église.

Okunola Michael Olatude
Stagiaire à la paroisse St. Francis, Kanengo, Malawi

Ordination sacerdotale de Bipin Kerketta

Voici quelques photos de l’ordination et première messe de Bipin Kerketta dans le nord de l’Inde. Les photos sont des confrères qui y étaient présents. Quelques photos viennent du compte Facebook de Georges Jacques, qui y avait attaché le mot suivant :

« Voici un échantillon de cette belle fête de l’ordination de Bipin Kerketta en Inde. Nous étions 4 confrères à l’accompagner en plus de Félix, un abbé de Ste Marie d’Aguetto (Abidjan). Mais aussi la grande foule au village! De belles traditions culturelles. Des moments inoubliables pour Bipin et pour chacun de nous. »

SOA – Ordination 2019

Dn. Bipin Kishor Kerketta

Le supérieur délégué de la Section d’Asie (SOA), le père John Gould, a le plaisir d’annoncer l’ordination imminente du diacre Bipin Kishor Kerketta le dimanche 9 juin prochain à la paroisse du Sacré-Cœur du diocèse de Simdega, par Mgr Vincent Barwa. Ci-dessous, vous pourrez visualiser la région d’où vient Bipin, les invitations qu’il a envoyées, ainsi que les photos recueillies sur son compte Facebook. Le voir dans divers milieux peut vous aider à prier avec nous pour lui, afin qu’il trouve le bonheur et la paix dans son ministère.

Ordinations en Afrique de l’Est

2019 Ordinations en Afrique de l'Est

Le Supérieur provincial de l’Afrique de l’Est, le P. Aloysius G. Ssekamatte, est heureux d’annoncer l’ordination sacerdotale de quatre confrères de la Province de l’Afrique de l’Est. Sur cette page, vous trouverez une carte avec les quatre lieux où nos confrères seront ordonnés. Vous trouverez ensuite, pour chacun d’entre eux, un bref curriculum vitae et quelques photos prises principalement de leurs comptes Facebook.

Recommandations pour l’utilisation de cette carte : Cliquez UNE FOIS sur chaque cercle rouge pour lire les détails. Vous pouvez déplacer la carte en faisant un clic gauche persistant et en vous déplaçant dans n’importe quelle direction. Vous pouvez effectuer un zoom avant ou arrière en cliquant sur + ou – (en bas à gauche) ou en faisant défiler la molette de la souris. En sélectionnant le carré en haut à droite, vous obtenez une vue complète et, en zoomant, vous pourrez voir distinctement les églises où nos confrères seront ordonnés. Amusez-vous bien.

Edwin Obare Oduor

Né en 1984 au Kenya, Edwin a fait son année spirituelle à Kasama, son stage en RDC et termine ses études théologiques à Nairobi où il a prononcé son serment missionnaire le 23 novembre 2018. Il sera ordonné à la paroisse St Jean l’Evangéliste à Karen, Nairobi (Kenya) le 29 juin 2019 par Mgr David Kamau.

Alex Akankwasa

Né en 1986 en Ouganda, Alex a fait son année spirituelle à Kasama, son stage en RDC et termine ses études théologiques à Abidjan où il a prononcé son serment missionnaire le 8 Décembre 2018. Il sera ordonné à la paroisse Kiabi, dans l’archidiocèse de Mbarara (Ouganda), le 29 juin 2019 par Mgr Paul Bakyenga.

William Thomas Budotela

Né en 1984 en Tanzanie, William a fait son année spirituelle à Kasama, son stage au Ghana et termine ses études théologiques à Nairobi où il a prononcé son serment missionnaire le 23 novembre 2018. Il sera ordonné à la paroisse d’Ilemela, dans l’archidiocèse de Mwanza (Tanzanie) le 20 juillet 2019 par Mgr Renatus Nkwande.

Joshua Masive Musyoki

Né en 1987 au Kenya, Joshua a fait son année spirituelle à Bobo-Dioulasso, son stage en RDC et termine ses études théologiques à Kinshasa où il a prononcé son serment missionnaire le 9 décembre 2018. Il sera ordonné à Machakos (Kenya) le 31 août 2019 par Mgr Norman King’oo Wambua. 

Rencontre des promoteurs JPIC à Rome

La réunion mensuelle des promoteurs JPIC s’est tenue le 20 février 2019 au siège de l’UISG à Rome. Cette réunion, organisée par le Groupe de travail africain, avait pour thème « L’état de l’Islam en Afrique subsaharienne : des clés pour mieux comprendre l’expansion de l’Islam ».

Après la prière d’ouverture préparée par Sœur Ignatia Asoh (TSSF) et Sœur Caroline Njah Bongnavti (SUSC), et la présentation des 20 participants de diverses congrégations et instituts religieux, le Père Mariano Tibaldo (MCCJ) a présenté l’orateur. Le Père Felix Phiri est ancien directeur des études islamiques à l’Université Tangaza de Nairobi et ancien professeur et maître de conférences à l’Institut pontifical pour les études arabes et islamologiques (PISAI). Il est actuellement responsable de la Province d’Afrique Australe des Missionnaires d’Afrique.

Au début de la conférence, le P. Phiri a expliqué l’expansion territoriale de l’Islam à ses débuts. Ensuite, il s’est concentré davantage sur l’Islam en Afrique subsaharienne en montrant comment l’Islam s’est répandu en Afrique. L’orateur a ensuite souligné les cadres conceptuels qui sous-tendent l’expansion islamique. Il a donné une explication complète sur « Da’wah » qui se réfère aux activités missionnaires islamiques à l’époque moderne. Il a mis l’accent sur les différents types de « djihad », le djihad intérieur et extérieur, et ses formes extrémistes qui se répandent actuellement dans divers pays africains comme le Nigeria, le Mali et le Kenya.

Le mouvement Da’wah est encouragé par plusieurs acteurs de la propagation islamique, tels que les gouvernements islamiques, les organisations internationales musulmanes, les organisations non gouvernementales et les initiatives musulmanes individuelles. L’infrastructure islamiste dans le monde entier s’appuie fortement sur la « zakat », la charité obligatoire exigée par l’Islam, généralement 2,5 % de ses revenus annuels.

Les agents de la propagation islamique explorent diverses stratégies telles que les médias, les écoles et les universités, les projets de protection sociale ainsi que le financement des mosquées, des centres islamiques et des madrassas. Il y a aussi différentes façons d’aborder la politique nationale, l’économie, la société, la vie familiale, l’éducation, la langue et les habitudes culturelles quotidiennes.

Le P. Phiri a conclu en disant que bien qu’étant une religion à vocation universelle, l’Islam prévoit une coexistence avec les autres religions. Dans son orientation expansionniste, l’Islam n’a besoin de la permission de personne, a souligné le P. Phiri, au contraire, les musulmans seraient heureux de voir l’Islam devenir plus accepté dans la société. (cliquez ici pour le contenu de la conférence – EN ANGLAIS)

Au cours de la deuxième partie de la conférence, les participants ont posé des questions sur la cohabitation des musulmans et des chrétiens. Les réponses données par le P. Phiri étaient claires et réalistes. Il a encouragé les participants à vivre leur témoignage à travers une authentique vie chrétienne en cohérence avec le message de Jésus. A la question sur la visite historique du Pape François aux Emirats Arabes Unis, l’orateur a souligné le geste important de la rencontre, la venue en ami, l’importance de la collaboration entre musulmans et chrétiens.

A la fin de la conférence, le modérateur, au nom de tous les participants, a exprimé sa profonde gratitude au P. Felix Phiri pour sa conférence très intéressante et impressionnante sur l’Islam en Afrique subsaharienne.

Avant de conclure la réunion, Sr Sheila (secrétaire exécutive) a donné quelques informations sur les événements futurs organisés par la commission JPIC.

Andreas Göpfert (MAFR) et Mariano Tibaldo (MCCJ)