Rencontre des promoteurs JPIC à Rome

La réunion mensuelle des promoteurs JPIC s’est tenue le 20 février 2019 au siège de l’UISG à Rome. Cette réunion, organisée par le Groupe de travail africain, avait pour thème « L’état de l’Islam en Afrique subsaharienne : des clés pour mieux comprendre l’expansion de l’Islam ».

Après la prière d’ouverture préparée par Sœur Ignatia Asoh (TSSF) et Sœur Caroline Njah Bongnavti (SUSC), et la présentation des 20 participants de diverses congrégations et instituts religieux, le Père Mariano Tibaldo (MCCJ) a présenté l’orateur. Le Père Felix Phiri est ancien directeur des études islamiques à l’Université Tangaza de Nairobi et ancien professeur et maître de conférences à l’Institut pontifical pour les études arabes et islamologiques (PISAI). Il est actuellement responsable de la Province d’Afrique Australe des Missionnaires d’Afrique.

Au début de la conférence, le P. Phiri a expliqué l’expansion territoriale de l’Islam à ses débuts. Ensuite, il s’est concentré davantage sur l’Islam en Afrique subsaharienne en montrant comment l’Islam s’est répandu en Afrique. L’orateur a ensuite souligné les cadres conceptuels qui sous-tendent l’expansion islamique. Il a donné une explication complète sur « Da’wah » qui se réfère aux activités missionnaires islamiques à l’époque moderne. Il a mis l’accent sur les différents types de « djihad », le djihad intérieur et extérieur, et ses formes extrémistes qui se répandent actuellement dans divers pays africains comme le Nigeria, le Mali et le Kenya.

Le mouvement Da’wah est encouragé par plusieurs acteurs de la propagation islamique, tels que les gouvernements islamiques, les organisations internationales musulmanes, les organisations non gouvernementales et les initiatives musulmanes individuelles. L’infrastructure islamiste dans le monde entier s’appuie fortement sur la « zakat », la charité obligatoire exigée par l’Islam, généralement 2,5 % de ses revenus annuels.

Les agents de la propagation islamique explorent diverses stratégies telles que les médias, les écoles et les universités, les projets de protection sociale ainsi que le financement des mosquées, des centres islamiques et des madrassas. Il y a aussi différentes façons d’aborder la politique nationale, l’économie, la société, la vie familiale, l’éducation, la langue et les habitudes culturelles quotidiennes.

Le P. Phiri a conclu en disant que bien qu’étant une religion à vocation universelle, l’Islam prévoit une coexistence avec les autres religions. Dans son orientation expansionniste, l’Islam n’a besoin de la permission de personne, a souligné le P. Phiri, au contraire, les musulmans seraient heureux de voir l’Islam devenir plus accepté dans la société. (cliquez ici pour le contenu de la conférence – EN ANGLAIS)

Au cours de la deuxième partie de la conférence, les participants ont posé des questions sur la cohabitation des musulmans et des chrétiens. Les réponses données par le P. Phiri étaient claires et réalistes. Il a encouragé les participants à vivre leur témoignage à travers une authentique vie chrétienne en cohérence avec le message de Jésus. A la question sur la visite historique du Pape François aux Emirats Arabes Unis, l’orateur a souligné le geste important de la rencontre, la venue en ami, l’importance de la collaboration entre musulmans et chrétiens.

A la fin de la conférence, le modérateur, au nom de tous les participants, a exprimé sa profonde gratitude au P. Felix Phiri pour sa conférence très intéressante et impressionnante sur l’Islam en Afrique subsaharienne.

Avant de conclure la réunion, Sr Sheila (secrétaire exécutive) a donné quelques informations sur les événements futurs organisés par la commission JPIC.

Andreas Göpfert (MAFR) et Mariano Tibaldo (MCCJ)

Annonce du sommet sur la protection des mineurs dans l’Eglise

Regardez la vidéo annonçant le Sommet sur la protection des mineurs dans l’Église, qui aura lieu du 21 au 24 février au Vatican.

Lisez aussi l’interview de Stéphane Joulain par Vatican News, postée hier (réservé aux M.Afr. et SMNDA).

Aussi d’un grand intérêt,  la déclaration commune des l’UISG et de l’USG avant le Sommet.

n.b.: UISG signifie Union Internationale des Supérieures Générales et USG signifie Union des Supérieurs Généraux.

Enfin, priez pour que ce sommet aboutisse au meilleur résultat possible et suivez ses travaux sur http://www.pbc2019.org/home

https://youtu.be/7Fma8H0iHSs

 

Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes

Le 8 février 2019, nous allumons une lumière contre la traite des personnes afin de célébrer la 5e édition de la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes dont le thème de cette année sera:

« Ensemble contre la traite des personnes »

La première édition de la JMPT a été célébrée le 8 février 2015 par la volonté du pape François qui, en 2014, a chargé l’Union internationale des supérieures et supérieures générales (UISG / USG) de promouvoir cette journée.

Au cours de ces années, les rassemblements dans la prière ont facilité la collaboration et le dépassement des limites dans lesquelles nous travaillons, consacrés à nos projets qui, bien que très importants, risquent de nous isoler des autres. La grande tragédie de la traite exige que nous dépassions toutes les barrières pour unir nos forces et collaborer pour le bien commun.

Cela nous oblige à coordonner nos actions et à unir nos forces.

« Ensemble contre la traite des personnes » est l’invitation adressée à tous, chacun selon ses possibilités.

Télécharger ici le texte de la veillée de prière

Télécharger ici la carte avec la prière à Sainte Bakhita

Et pour en savoir plus, visitez le site de la prière contre la traite humaine

 

Atelier avec le magazine « Africa Rivista »

Le fameux magazine du secteur Italie appartient encore aux Missionnaires d’Afrique, même si ce sont surtout des professionnels du secteur de l’information qui font l’essentiel du travail. Evidemment fidèle à l’Afrique, le Magazine a organisé à Milan, les 24 et 25 novembre derniers, un atelier sur : « Dialogue sur l’Afrique – pour comprendre, connaître et discuter ». Cette petite vidéo vous fera participer de loin à quelques moments choisis de cet atelier. Si vous avez sous la main un confrère italien ou parlant italien, il vous traduira certainement avec plaisir. Après tout, la vidéo ne dure que 2 minutes et 29 secondes.

https://www.youtube.com/watch?v=Eca-XQ5tMfM

Pèlerinage aux sources : Deuxième jour

La Marsa (Tunis), le 13 décembre 2018. C’est le deuxième jour de notre pèlerinage aux sources. Techniquement, c’est le premier jour car hier nous sommes arrivés des quatre coins du monde. Nous sommes environ 45, Pères Blancs et Sœurs Blanches, et aussi quelques sœurs de la famille des SMNDA et un ancien candidat Père Blanc polonais venu pour faire un reportage sur le 150ème anniversaire pour un magazine catholique polonais. L’organisation est excellente : les deux responsables sont le P. Markos et la S. Spesioza pour la logistique, mais beaucoup assureront divers services d’animation, entre autres.

Un excellent petit livret nous a été distribué, qui regroupe les programmes, horaires, prières communes, et surtout des contenus historiques, voire spirituels suivant le circuit de notre pèlerinage. Les confrères / consœurs qui ont tout préparé ne se sont pas moqués de nous. Je mettrai ce livret à votre disposition dès que j’en obtiendrai une copie PDF car vous pourrez y suivre le même pèlerinage, la couleur locale, les odeurs et la gentillesse tunisienne en moins.

« Ce premier itinéraire se veut à la fois comme une découverte et une démarche spirituelle sur les traces de l’église ancienne d’Afrique, de Lavigerie et des Pères Blancs et Sœurs Blanches en Tunisie. » Cette introduction décrit bien ce que nous ferons tout au long de la journée.

Comme certains d’entre nous logent à La Marsa, à une trentaine de kilomètres du Centre Ville de Tunis, et que les autres logent à la Maison Diocésaine en ville, nous nous sommes retrouvés vers 9 heures du matin. Nous nous sommes « inscrits » et avons choisi une des quatre couleurs de badge disponibles. Nous avons alors été invités à nous réunir par couleur, faisant désormais partie de cette « équipe de partage » définie par la couleur. Chacun a pu exprimer sa prière d’attente de ce pèlerinage. Déjà, les cœurs s’ouvraient à une grâce qui serait abondante.

Nous avons embarqué dans un grand bus qui nous véhiculera d’un endroit à l’autre dans la banlieue de La Marsa et à Carthage où nous avons vu et parfois parcouru des lieux riches de culture, de l’histoire des martyrs chrétiens de l’antiquité et de l’établissement moderne d’une Eglise… qui ne parviendra pourtant pas à convaincre un monde musulman très fier de sa culture. Le tout imprégné des paroles fortes et radicales de « Lavigerie », notre père fondateur qui, avec Mère Salomé, a réalisé beaucoup de ses visions pourtant souvent très audacieuses.

Nous commençons par découvrir les lieux que nous habitons : la chapelle Lavigerie, la Villa Odo, première résidence acquise par le Cardinal, devenue aujourd’hui le monastère Charles de Foucault, et la première bâtisse construite par le Cardinal, qui deviendra vite un petit séminaire et est aujourd’hui la propriété du diocèse, qui loue le premier étage à une école primaire locale.

Le bus s’arrêtera plusieurs fois pour nous faire voir l’institut Perret, les nombreuses découvertes archéologiques de Monseigneur Delattre, dont les restes de la basilique Majorum, ainsi que l’amphithéâtre de Carthage où furent martyrisés les saintes Perpétue et Félicité et leurs compagnons. C’est dans une cave de l’amphithéâtre, là où sans doute les prisonniers attendaient leur « entrée en scène », que nous méditons le récit de leur passion. Nous découvrons à quel point Monseigneur Delattre a été instrumental pour mettre au jour les vestiges chrétiens, désormais patrimoine de la Tunisie.  On sillonne Carthage, nous arrêtant à la Chapelle Saint Louis et à la Basilique du même nom. Nous la visiterons samedi.  Nous arrivons à l’ancien lycée des Sœurs Blanches où, pour la première fois, paraît-il, le directeur de l’école d’état vient à notre rencontre et nous invite à rentrer, nous emmenant directement vers l’ancienne chapelle reconvertie en bibliothèque. Quelques citations en anglais sur les murs nous impressionnent (voir sur les photos). Un deuxième lycée nous ouvrira ses portes à son tour, c’est l’ancien lycée des Sœurs Franciscaines, où nous avons aussi été invités à rentrer dans l’ancienne chapelle, reconvertie en salle de conférence, mais où les vitraux d’époque sont intacts, signe du grand respect de la Tunisie pour son patrimoine culturel, nous dira plus tard notre confrère-évêque, John McWilliam. Nous côtoyons de nombreux étudiants des grandes classes, très sympathiques et souriants, n’hésitant pas à faire la causette avec l’une ou l’autre des « anciennes » ou même de poser avec Josef de Bekker dont le bonnet burkinabé manifestement impressionne ! Nous passerons par bien d’autres endroits et nous terminerons par la visite de « notre cimetière », bien conservé, où repose en paix de nombreux pères blancs et sœurs blanches. Nous y retrouvons, entre autres, notre fameux archéologue Monseigneur Delattre. Nous déposons chacun et chacune une petite veilleuse de cire sur quelques tombes et nous récitons une dizaine de chapelet.

Retour vers La Marsa où nous échangeons, dans nos équipes de partage, les sentiments qui nous habitent. Ce partage sera suivi de l’eucharistie présidée par P. Francis Barnes, ass. général des Missionnaires d’Afrique. Il y notera les nombreuses portes ouvertes auxquelles nous avons eu droit pendant la journée et les fruits spirituels évidents récoltés par les participants à cette journée de pèlerinage. Ce qui lui fera dire que, décidément, tout est grâce.

Vous aurez intérêt à lire le PDF du livret dès que je le mettrai sur ce site. C’est un travail très bien fait par Sœur Cécile Dillé, je pense.

Et voici le très beau livret (la version complète de l’animateur) réalisé par Sœur Cécile Dillé.

Philippe Docq, M.Afr.

 
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140 ans de présence à Jérusalem

Voici un article emprunté du du site du patriarcat latin à Jérusalem, daté du 11 décembre. Le post original se trouve ici.

Le 8 décembre 2018, les Missionnaires d’Afrique ont invité comme chaque année les fidèles et amis à venir célébrer avec eux la fête de l’Immaculée Conception. Cette année, à la fête mariale s’est ajouté le lancement des festivités pour le jubilé des 150 ans de la congrégation et des 140 ans de présence en Terre Sainte. Continuer la lecture de « 140 ans de présence à Jérusalem »

Béatification des martyrs d’Algérie, événement à St Louis des Français

Avec le cardinal Mamberti 

A l’occasion de la béatification des 19 martyrs d’Algérie, dont les sept moines de Tibhirine, qui aura lieu le 8 décembre à Oran (Algérie), une conférence est organisée le mardi 4 décembre à 18h45 à l’Institut français-Centre Saint-Louis, avec la participation du cardinal Dominique Mamberti, annonce l’ambassade de France près le Saint-Siège.

Le cardinal Mamberti, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique
est le cardinal ponent de la cause de béatification des martyrs d’Algérie. Mgr Miguel Angel Ayuso Guixot, secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue
interreligieux, interviendra sur « Mgr Pierre Claverie et le dialogue interreligieux ». Mgr Jean Landousies, lazariste, responsable de la section française de la Secrétairerie d’Etat, apportera son « Témoignage sur 19 vies données pour Dieu et pour l’Algérie ». Le p. Rémi Bazin, official à la  Congrégation pour les Causes des saints interviendra sur « 19 martyrs, une seule cause ». La conférence sera suivie par la projection, à 20h30, du film réalisé par Xavier Beauvois, « Des Hommes et des Dieux ». Le pape François a nommé le cardinal Giovanni Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, comme son envoyé spécial à la messe de béatification des moines de Tibhirine, en Algérie, le 8 décembre. Au cours de cette célébration, qui aura lieu au sanctuaire Notre-Dame de Santa Cruz à Oran, 19 martyrs seront reconnus bienheureux : Mgr Pierre Claverie, dominicain, évêque d’Oran, sept moines trappistes de Tibhirine, tous Français, et leurs compagnons, religieux et religieuses tués « en haine de la foi » – selon l’expression consacrée -, en Algérie entre 1994 et 1996. Leur martyre a été reconnu par un décret de  la Congrégation pour les causes  des saints dont le pape François a approuvé la promulgation, le 26 janvier dernier. (cf. les noms au verso) Les moines de Tibhirine sont: Christian de Chergé, Luc Dochier, Christophe Lebreton, Michel Fleury, Bruno Lemarchand, Célestin Ringeard, Paul Favre-Miville.

Les onze autres martyrs sont français, espagnols, et belges : -un frère mariste, Henri Vergès et sœur Paul-Hélène Saint-Raymond, des petites Sœurs de l’Assomption, assassinés le 8 mai 1994 à Alger; -soeur Esther Paniagua Alonso, et soeur Caridad Álvarez Martín, religieuses espagnoles des Sœurs Augustines Missionnaires assassinées le 23 octobre 1994 à Babael Oued; quatre pères blancs – trois Français et un Belge -, assassinés à Tizi Ouzou, le 27 décembre 1994, Jean Chevillard, Charles Deckers, Alain Dieulangard et Christian Chessel; -deux sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres : Angèle-Marie Littlejohn et Bibiane Leclercq, assassinées le 3 septembre 1995; -sœur Odette Prévost, des petites Sœurs du Sacré-Cœur, tuée à Alger le 10 novembre 1995.

Béatification des martyrs d’Algérie, témoignage du Père Raphaël Deillon

A l’occasion de la béatification des martyrs d’Algérie, le Père Raphaël Deillon, Père Blanc, délégué diocésain (Marseille) pour les relations avec les musulmans, témoigne des années passées dans ce pays avec ses frères et sœurs missionnaires, la communauté chrétienne et nous dit les liens tissés avec ce peuple d’Algérie.

Un hommage aux martyrs d’Algérie qui vont être béatifiés samedi prochain et un encouragement à tous nos confrères – et à tous les baptisés –  à vivre une présence active dans les zones de fracture.

Mgr Willy Ngumbi au Synode sur les jeunes

A la maison généralice, le mercredi 31 octobre 2018, notre confrère, Mgr Willy Ngumbi, nous a partagé son expérience de participant au synode des évêques sur les jeunes, qui vient de se terminer au Vatican.