Lavigerie au prisme de trois Pères Blancs

Voici l’enregistrement d’une conférence donnée à la Maison Généralice par Monsieur Rémi Caucanas, Docteur en Histoire Contemporaine et spécialiste sur les relations islamo-chrétiennes en méditerranée. Sa conférence fut introduite par Diégo Sarriò M.Afr., dont il est devenu l’ami et le collaborateur. Un nombre important de confrères de la maison étaient présents ainsi que treize soeurs blanches de Rome. Voici le transcript de la présentation de Monsieur Rémi Caucanas par le Père Diégo.

Rémi Caucanas est un ami et un collaborateur au PISAI. Depuis quelques mois, il y est chercheur associé. Marseillais, Rémi est un laïc, marié avec Nicoletta Gomiero, qui est italienne originaire de Padoue, et ils ont un enfant qui est là avec sa maman au fond de la salle, Paolo.

Rémi va nous parler ce soir du Cardinal Lavigerie. Son intérêt pour Lavigerie fait partie d’un intérêt plus vaste qu’il a développé ces dernières années de sa vie sur les relations islamo-chrétiennes en méditerranée. Cela a en effet été le sujet de sa thèse doctorale en histoire contemporaine soutenue à la fin de l’année 2012 à l’Université d’Aix-en-Provence de Marseille.

Rémi était le directeur de l’Institut Catholique de la Méditerranée à Marseille en 2016 lorsqu’il a décidé de sacrifier un peu son activité professionnelle pour suivre en Italie son épouse qui fait partie des services diplomatiques du ministère des affaires étrangères d’Italie. Ils se sont donc établis à Rome il y a un peu plus d’un an. C’est alors que Rémi s’est présenté au PISAI pour continuer son travail de chercheur et pour publier pendant ses temps libres comme papa de Paolo dont il s’occupe beaucoup.

Les recherches qu’il a faites pendant la préparation de sa thèse doctorale lui ont permis de publier deux livres : le premier publié en 2015 – « Relations islamo-chrétiennes en Méditerranée : Entre dialogue et crispation » et cette année, en 2017 – « Chrétiens et Musulmans en Méditerranée : Ombres et Lumière d’entre deux guerres » avec une préface de Monseigneur Jean-Marc Aveline que l’on connaît très bien. Il y a un troisième livre qui sort ce lundi sur Etienne Renaud, un de nos anciens supérieurs généraux. Ce livre a été demandé par le diocèse de Marseille qui veut ainsi honorer le travail qu’Etienne a fait à Marseille. Au mois de mai prochain, Rémi fera une conférence au PISAI pour présenter ce livre.

Et voici la conférence qui dure un peu plus de 50 minutes.

Les carnets du Maghreb : La Joie et la Tristesse

Joie

Joie et tristesse

Expressions courantes

Comment ils expriment la joie

Mon coeur est heureux, mon esprit épanoui. Je suis joyeux dune joie capable de faire pousser des arbres sur le roc.

Toi, tu es toujours content. Tu n’auras jamais de cheveux blancs. Toi, qui tre donnerait des cheveux blancs? Tu n’as ni femme qui te demande (des robes et des bijoux) ni enfant qui te crie qu’il a faim.

«Aujourd’hui j’ai bien mangé et je suis content.» – Ah! C’est pour cela que tu es heureux et que tu ris. Quand le ventre est repu il dit à la tête d lui chanter une chanson.

Aujourd’hui j’ai le coeur gai et content parce qu’il fait beau temps. Quand il fait beau temps tous les coeurs sont contents. Qu’importe la fortune et les revers de fortune. L’essentiel est que le coeur soit content.

Je suis heureux comme un agneau au milieu d’une prairie. Je chante comme un oiseau dans son nid. Je vis dans l’abondance. Qui donc est mieux que moi?

Quand tu vois venir ton ami, tu vas au devant de lui l’oeil réjouis. Tu oublies tous tes soucis et tes ennuis (tout cela est balayé de ton coeur).

Ma joie de vous voir est ausi grande que la distance du ciel à la terre. Vous avez chassé mes ennuis, dilaté mon esprit et réjoui mon coeur. Dieu puisse-t-il vous accorder autant de joie que vous m’en avez procuré.

Si tu donnes une robe à ma petite fille elle se mettra à rire de toutes ses petites dents et à danser toute la nuit sans qu’on ait besoin de lui jouer du tambourin. Elle meurt d’envie d’avoir une robe.

J’étais dans la peine. Mon ami est venu m’annoncer que mon fils, que je n’avais pas vu depuis des années, était revenu. A cette nouvelle, mon coeur s’est dilaté. Je suis tout à la joie. Après l’ennui, j’ai retrouvé la gaieté, après les larmes le sourire et après l’abattement le courage.

Tu me trouves tout joyeux. dans ma poitrine mon coeur est en repos depuis que j’ai reçu des nouvelles de mon fils. Mon coeur était mort et il est revenu à la vie. Aujourd’hui nous allons nous réjouir, oublier les soucis et les ennuis. Toute la vie sur terre n’est qu’une érie d’ennuis. Le peu qu’on y trouve de la joie, c’est autant de gagné.

Quand à nous, nos coeurs sont toujours heureux et joyeux. Le démon (qui sème la tristesse) ne trouve pas place chez nous. Je vous assure qu’il ne tourne jamais par ici. Le démon n’est pas présent dans un groupe où l’on fait le thé. On y trouve tout le monde gai et ne faisant que rire.

Aujourd’hui nous allons rester un peu ensemble, parler et rire et puis nous nous séparerons tout contents.

Nous voulons rire un peu, plaisanter.

Quand j’ai annoncé la nouvelle à ma mère, elle était si contente qu’elle en sautait de joie.

Quand tu entres dans le pays de ton ami, tu ????? l’oeil tout joyeux : tu sais que ton amis est là.

Compétitions 150ème

Ceci est une invitation du comité central de coordination pour le Jubilé du 150ème anniversaire de la fondation de nos deux sociétés missionnaires.

Comme vous le savez depuis le 30 avril 2016, nous avons commencé un cheminement triennal qui doit aboutir à l’année jubilaire prévu du 08 décembre 2018 au 8 décembre 2019. Les trois années de préparation sont comme un réchauffement spirituel et moral dont le but n’est pas de nous épuiser avant le jubilé lui-même mais de nous aider à y rentrer avec joie et ferveur. Pour accompagner cette préparation et en vue de mieux vivre cette année jubilaire, nous lançons les trois compétitions suivantes :

Temps restant jusqu’à la célébration de l’anniversaire !

Composition d’un hymne pour notre 150ème anniversaire

Un hymne joyeux comme le dit d’ailleurs le mot jubilé, qui fait ressortir les éléments fondamentaux de notre famille lavigerienne à savoir : le Christ, Lavigerie, la passion pour l’Afrique, la charité et l’esprit missionnaire.

Qui peut participer à ce concours ?

Tout le monde, les Pères, les Frères, les Sœurs, nos candidats, nos paroissiens et nos amis qui ont du talent dans ce domaine.

Dans quelle langue doit-on composer ?

Toutes les langues majeures (occidentales et africaines) de nos provinces peuvent-être utilisées comme langues de composition, même si le français, l’anglais et le swahili sont préférés. En fonction de la langue utilisée, certains hymnes pourront être retenus par certaines provinces/secteurs pour usage local. La première sélection sera faite au niveau des provinces et secteurs qui connaissent mieux ces langues.

Peut-on travailler en collaboration ?

Bien-sûr ! Par exemple quelqu’un peut faire les paroles du chant et demander un musicien de composer ou de trouver une musique… On peut même faire appel à nos amis et paroissiens laïcs ou choristes qui auraient ce talent.

Date limite de dépôt : Les propositions retenues doivent arriver au comité central d’ici le 31 décembre 2017 à l’adresse email suivante : jubile150@mafrome.org


Composition d’une prière pour notre 150ème anniversaire 

Une prière d’action de grâce pour le jubilé.

Longueur : entre 100 et 150 mots !

Langues : français, anglais ou portugais.

Qui peut participer ?

Tous les Pères Blancs et Sœurs Blanches avec leurs candidats et candidates.

Date limite de dépôt : 31 décembre 2017 à l’adresse email suivante : jubile150@mafrome.org


Composition d’un clip vidéo

Un genre de spot publicitaire de 2 minutes 30 secondes à 3 minutes 30 secondes qui annonce et célèbre le jubilé avec comme caractéristique principale la joie missionnaire et la vie quotidienne et apostolique des sœurs et pères d’hier et d’aujourd’hui.

Qui peut participer à ce concours ?

Tout le monde, les Pères, les Frères, les Sœurs, nos candidats, nos paroissiens et nos amis qui ont du talent dans ce domaine.

Dans quelle langue doit-on composer ?

Toutes les langues majeures (occidentales et africaines) de nos provinces peuvent-être utilisées comme langues de composition, même si le français, l’anglais et le Swahili sont préférés. En fonction de la langue utilisée, certains clips pourront être retenus par certaines provinces/secteurs pour utilisation locale. La première sélection sera faite au niveau des provinces et secteurs qui connaissent mieux ces langues, et qui les communiqueront par la suite au comité central de coordination.

Date limite de dépôt : 31 décembre 2017 à l’adresse email suivante : jubile150@mafrome.org


Comité Central de Coordination
Septembre 2017

Il était une fois… Un lion à Ushirombo (PE n°1080)

Tiré d’un diaire des Sœurs Blanches.

Le 15 octobre 1925 : Une petite fille a été emportée par un lion à 5:00 de l’après midi très près de la maison sous les yeux de ses parents. Elle était la troisième victime de la bête en l’espace d’un mois.

Le 4 novembre: Le soir après le souper nous avons entendu des cris de détresse. Quinze minutes plus tard, les Pères avec d’autres hommes ont rapporté Magdalena, la femme de Constantin qui avait été sérieusement blessée par le lion. Il l’avait surprise devant la porte de sa maison. Il l’a prise dans sa gueule et l’a trainée sur une vingtaine de mètres. Son mari, son beau-frère et sa fille ont réussi à le chasser en le frappant et en criant. Pauvre Magdalena, elle fut très courageuse pendant qu’on nettoyait ses plaies. Elle remerciait le Bon Dieu et la Vierge Marie d’avoir échappé à la mort. A un moment, elle croyait qu’elle allait mourir.

Le 5 novembre : A quatre heures trente de l’après-midi, il y a eu des cris de détresse et des battements de tambour. A la léproserie de Bwenda, à une distance de trois quart d’heure d’ici, en sortant de la chapelle les lépreux ont aperçu un lion sur le corps de Monica Nakalabo. Ils ont réussi à chasser l’animal, mais la pauvre femme était morte, la bête l’avait mordu à la gorge. Les pères se sont rendus rapidement et ont mis du poison sur le cadavre. Peu après le lion est retourné et est reparti avec le cadavre.

Le 6 novembre: Encore une fois nous entendons un lion très près de la maison à 10 heures du matin. Tous les hommes l’ont pourchassé, mais en vain: il était trop bien caché. On a escorté les enfants de l’école avec des hommes armés.

Le 8 novembre: Finalement, quelques hommes ont trouvé le lion mort, le poison avait fait son travail. On a retrouvé seulement le crâne et quelques ossements de la pauvre Monica pour les funérailles. Les gens disaient que le lion était devenu fou, c’est pour cela qu’il a commencé à attaquer les humains.

Frank Nolan

Documentaires sur le traffic de personnes humaines en Afrique

Voici quelques vidéos documentaires sur le traffic de personnes humaines en Afrique. Pour faciliter le débit, elles sont divisées en pages. Voici les liens vers les différentes pages :

Africa (p. 1) – Bénin (p. 2) – Burkina Faso (p. 3) – Cameroun (p. 4) – RDC (p. 5) – Côte d’Ivoire/Mali (p. 6) – Guinée (p. 7) – Kénya (p. 8) – Mali/Côte d’Ivoire (p. 9) – Mauritanie (p. 10) – South Africa / Mozambique (p. 11) – Nigéria / Europe (p. 12) – South Africa / Mozambique (p. 13) – Tanzania (p. 14) – Togo (p. 15) – Uganda (p. 16) – Zimbabwe (p. 17)

Africa

Human trafficking still rife is Africa (English / 3 :25 minutes)

Human trafficking worldwide and with examples from Africa.

Information sur la traite des êtres humains

Qu’est-ce que c’est la traite ?

« L’expression “traite des personnes” désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. »

Qui est victime de la traite ?

  • Les femmes et les enfants constituent le groupe principal en raison de leur vulnérabilité, de leurs ressources financières limitées et leur prédominance dans des emplois irréguliers « invisibles ».
  • Les gens qui proviennent des familles pauvres ou à faible revenu, des zones rurales ou des quartiers urbains pauvres, en particulier les femmes engagées en agriculture familiale, dans le petit commerce, dans la vente, comme ouvrières agricoles, nettoyeurs de rue et d’autres types de travail et services faiblement rémunérés.
  • Les minorités ethniques, les personnes indigènes, les tribus des montagnes, les exilés, les immigrants illégaux.
  • Les analphabètes, les personnes ayant un faible niveau d’éducation.
  • Les adolescents ayant échappés de la maison ou les jeunes filles dont les familles attendent une contribution économique.
  • Les gens qui ne connaissent pas leurs droits reconnus par la loi, qui ne réalisent pas qu’ils sont dans des conditions d’exploitation, qui n’ont pas les moyens d’obtenir une indemnisation.
  • ….

Par la traite humaine sont concernés :

  • Souvent les réseaux de prostitution
  • L’adoption illégale d’enfants ; la vente de bébé ;
  • Le trafic d’organes et la transplantation ;
  • Le mariage forcé ; la vente d’épouse par correspondance ;
  • Le trafic de main d’œuvre ; la servitude domestique ; le travail forcé ; la mendicité forcée ; et d’autres formes d’exploitation.

Retour aux sources (150ème anniversaire)

Voici une autre vidéo créée par Manu Quertemont. Allant vers le 150ème anniversaire, cette vidéo se veut être un hommage à Varsenare, une de nos maisons belges où sont passés nombre de jeunes novices et où, aujourd’hui, nombre de nos aînés attendent le jour de la Grande Rencontre. Varsenare, une communauté de Foi, de Joie et d’Espérance. Merci Manu !

Certains pays refusent la diffusion de cette vidéo dans leur pays pour des questions de droits d’auteur sur la musique de Toots Thielemans. Si tel est le cas, veuillez demander un lien au webmaster en spécifiant qui vous êtes (réservé aux MAfr et SMNDA).

Réunion MAfr – SMNDA sur la Traite Humaine

Cette réunion a réaffirmé notre conviction commune que nous devons nous engager contre la traite des êtres humains en soutenant les activités de plaidoyer, de protection, de prévention et de mise en réseau. Voici la déclaration à la fin de la réunion:

Le mercredi 15 février 2017 a été une journée historique dans l’histoire de la famille Lavigerie. Il a rassemblé les Conseils Généraux des Missionnaires d’Afrique (M.Afr.) et les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique (SMNDA), les Supérieurs Provinciaux et de Secteurs des M.Afr.,; ainsi que les supérieures des cinq entités SMNDA.

Un sujet majeur était à l’ordre du jour : la traite des êtres humains et les problèmes connexes. Ce sujet revêt une grande importance pour nos deux instituts parce qu’il est étroitement lié à la campagne anti-esclavagiste de notre fondateur commun, le cardinal Lavigerie. Il a également été sélectionné comme étant une préoccupation majeure dans nos deux instituts : Le Chapitre des MAfr de 2016 a choisi les migrants et la traite des êtres humains comme principal sujet de préoccupation. Les MSOLA, dans leur Conseil élargi, ont également choisi ce sujet comme l’une de leurs quatre priorités.

La journée a commencé avec une conférence donnée par Sr. Gabriella Bottani (SCM), coordinatrice de « Talitha Kum ». Elle a d’abord donné l’origine historique du groupe « Talitha Kum », qui est un réseau international de personnes vivant une vie consacrée et travaillant contre le trafic des personnes (www.talithakum.info).

La plupart du trafic des personnes se fait dans leur pays d’origine ou dans un pays voisin. La traite des personnes au niveau transnational ou intercontinental est très faible en comparaison.

L’oratrice a identifié diverses formes de traite et d’esclavage: la servitude domestique ; le travail forcé ; le prélèvement d’organe (parfois pour des raisons de sorcellerie) ; les actes criminels (par exemple, les enfants soldats ou la contrebande de drogues) ; la mendicité ; le mariage forcé et l’exploitation sexuelle (par exemple la prostitution et le cyber-sexe).

Après cette introduction, les participants ont été divisés en différents groupes, qui ont reçu pour mission de partager sur l’un des sujets suivants : Plaidoyer ; Protection ; Prévention et Réseautage. Les groupes ont été invités à répondre aux questions suivantes : quels sont les défis? quels sont les appels? Les différents groupes ont alors fait rapport au grand groupe, ce qui a permis une discussion enrichissante entre les participants et avec Sr. Gabriella.

Le deuxième partage de groupe a été organisé par régions géographiques. Chaque groupe régional, ainsi qu’un groupe constitué des deux Conseils généraux ont discuté et proposé un plan d’action commun qui a été partagé en séance plénière.

Il est apparu qu’il existe une forte conviction et un engagement commun à s’impliquer davantage dans les activités de plaidoyer, de protection, de prévention et de réseautage contre la traite des êtres humains. Les MAfr et les SMNDA peuvent faire beaucoup ensemble, surtout lors de la préparation du 150e anniversaire de la fondation de la famille Lavigerie.

André Schaminée
Secrétaire Général MAfr