Lettres de nouvelles

Nous avons reçu quelques lettres de nouvelles au cours des deux dernières semaines :

De la province d’Europe :

EUR ECHO – Automne 2019 disponible ici

Mini-Lien n° 488 du secteur France disponible ici

Nuntiuncula n° 713 du secteur Belgique disponible ici

et d’ailleurs

Info-PAC n° 81 de la PAC disponible ici 

Baobab n° 33 de la PAO disponible ici

Newsletter n° 3 de la SOA disponible ici

Relais Maghreb n° 34

Grâce sur grâce…

Grâce sur grâce...

Le début du mois d’octobre a été très intense à Rome. Lancement du mois missionnaire extraordinaire le 1er octobre, commémorant et ravivant l’appel missionnaire très fort lancé par Benoît XV dans sa Lettre Apostolique « Maximum Illud » il y a cent ans. 

« Baptisé et envoyé : l’Église du Christ en mission dans le monde. » Parler aujourd’hui de ceux qui sont baptisés et envoyés signifie que chaque baptisé, à son niveau, peut être missionnaire, peut être l’instrument de la proposition que Dieu veut faire à l’homme, par son témoignage personnel, sa prière et son offrande.

Trois jours plus tard, en la fête de saint François, le Pape a participé, dans les jardins du Vatican, à un événement culturel pour célébrer la fin de la Saison de la Création 2019 et pour consacrer le prochain Synode sur l’Amazonie. 

Mais encore plus près de notre cœur et de notre identité, il y avait la création de 13 nouveaux cardinaux pris pour une grande part dans des instituts missionnaires, dont notre confrère Michael Fitzgerald. Beaucoup d’encre a coulé sur l’événement. La Maison générale était pleine d’invités, entre les 25 membres de la famille et amis de Michael Fitzgerald et quelques évêques congolais venus célébrer la création du cardinal Fridolin Ambongo Besungu de Kinshasa. 

Le Pape avait appelé un Constistoire pour le samedi 5 octobre à 16 heures pour élever les 13 nouveaux Cardinaux. A cette occasion, tous les cardinaux de Rome étaient présents pour accueillir leurs nouveaux frères. Quelques minutes avant 15 heures de l’après-midi, le « futur Cardinal Fitzgerald » est apparu dans sa soutane pourpre mais sans la zuchetta et la barrette pourpre, qu’il recevrait des mains du Pape lui-même lors de la cérémonie. Vous reconnaîtrez sur le côté gauche de la photo nos confrères, Mgr Willy Ngumbi et Martin Wullobayi, professeur au Pisai, que le nouveau cardinal a choisi comme secrétaire personnel pour cette cérémonie.

La vidéo suivante est la partie du consistoire où le Pape invite les « futurs Cardinaux » à professer leur foi, où il les revêt de la zuchetta et de la barrette rouge et où les nouveaux Cardinaux sont reçus et félicités par le Collège des Cardinaux qui y sont présents. Cet extrait de la cérémonie ne dure que 24 minutes. Si vous voulez voir la vidéo complète (1h15), suivez ce lien.

Après la cérémonie, chacun des nouveaux cardinaux a reçu un espace où les membres de leur famille et leurs amis pouvaient les rencontrer et les féliciter. De retour à la maison vers l’heure du souper, le Cardinal Michael Fitzgerald a encore trouvé l’énergie de venir partager un bout de la soirée avec les confrères des Services et quelques autres personnes. Cela montre combien Michael est simple et fraternel avec sa « famille ».

Dimanche, les nouveaux cardinaux ont concélébré avec le Pape la messe du matin sur la place Saint-Pierre pour la grande célébration d’inauguration du Synode des évêques de la région pan-amazonienne.

À une heure de l’après-midi, toutes les cérémonies et les liturgies étaient terminées. C’était alors l’heure de la fête. Dans son discours de félicitations, le Père Stan Lubungo, Supérieur général, a commenté la « Coïncidence » de cet honneur donné à Michael mais aussi à nous tous et se souvenant de la béatification de nos 4 confrères martyrisés en Algérie et de la proclamation d’un mois missionnaire extraordinaire en octobre, tout concourrait à plutôt voir un « clin d’œil » du Seigneur car nous avons récolté « Grâce sur grâce » !

Mgr Michael Fitzgerald… La Croix

Mgr Michael Fitzgerald, un cardinal au service du dialogue

Anne-Bénédicte Hoffner

Parmi les nouveaux cardinaux qui seront créés lors du consistoire samedi 5 octobre, plusieurs se sont illustrés par leur engagement au service du dialogue islamo-chrétien. à l’instar de Mgr Michael Fitzgerald, Père Blanc, aujourd’hui engagé auprès d’une paroisse de Liverpool.

Dans son bureau en égypte. Arnaud du Boistesselin/Ciric

Au courrier du jour figurent deux lettres de félicitations. Dans le salon de son presbytère, Mgr Michael Fitzgerald les parcourt et s’amuse : « Le message est très gentil mais il y a une erreur : je ne suis pas le deuxième cardinal anglais, je suis britannique. Vous ne trouverez pas une goutte de sang anglais dans mes veines ! » Ce n’est de toute façon pas pour sa nationalité ni pour son siège épiscopal que le pape François a demandé à ce prêtre de la Société des missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) de rejoindre le cercle de ses plus proches conseillers. « C’est un acte de justice », a répondu le pape à un journaliste qui l’interrogeait dans l’avion le ramenant de Madagascar, début septembre.

« Je n’ai jamais désiré ni recherché les honneurs, bougonne l’intéressé. Et puis, à 82 ans, vais-je vraiment conseiller le pape ? » Il regarde avec distance les interprétations qu’il lit, ici ou là : s’agit-il pour le pape de « renforcer son équipe », dans la perspective de l’élection de son successeur ? Ou plutôt – à travers sa nomination ainsi que celle de l’actuel président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Miguel Ayuso Guixot, et de l’archevêque de Rabat, Mgr Cristobal Lopez Romero – d’une volonté de replacer le dialogue interreligieux au cœur du service de l’Église et de l’Évangile ? Lui-même se garde bien de trancher et préfère parler d’une « reconnaissance ».

De fait, Mgr Michael Fitzgerald incarne à merveille ces nouveaux cardinaux à la mode François, aux antipodes des « princes de l’Église » des images d’Épinal. Depuis la permission obtenue de ses parents – irlandais tous les deux – de le laisser rejoindre à 12 ans le petit séminaire des Pères Blancs en Écosse, jusqu’à sa nomination en 2002 à la tête du dicastère chargé du dialogue interreligieux, il présente chacune de ses nominations à Rome, en Ouganda ou au Soudan comme frappée au coin du hasard… ou de la providence. Toutes l’ont orienté toujours un peu plus vers l’étude de l’islam et la rencontre avec les musulmans. Chaque fois, il s’est plié à la volonté de ses supérieurs… et s’étonne que l’on s’en étonne. « Cela fait partie de notre serment d’obéissance : on peut toujours refuser, mais il faut de bonnes raisons pour le faire », rappelle-t-il.

Quand lui-même rêvait du Nigeria ou du Yémen, l’Institut pontifical des études arabes et d’islamologie (Pisai), fondé par les Pères Blancs, s’est sans cesse rappelé à lui. Il l’a dirigé de 1972 à 1978 et y a eu nombre d’élèves, dont le frère Christian de Chergé, futur prieur de Tibhirine. Toujours « sans l’avoir recherché », il accepte en 1987 – après la première rencontre d’Assise – le poste de secrétaire de ce qui s’appelle encore le « Secrétariat pour les non-chrétiens » et que Jean-Paul II, soucieux de développer les relations entre croyants, transformera en Conseil pontifical. Pendant quinze ans, il seconde fidèlement le cardinal nigérian Francis Arinze dans ses efforts pour mettre le dialogue au service de la paix, avant d’apprendre un jour sa nomination comme président de ce dicastère.

L’élection de Joseph Ratzinger, sous le nom de Benoît XVI, en 2005, marque un tournant dans son parcours. Le peu de goût du nouveau pape pour le rapprochement entre les religions est connu. L’année suivante, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux est confié au cardinal Paul Poupard, déjà chargé de la culture, Mgr Fitzgerald étant nommé nonce en Égypte. « Peut-être l’intention était-elle de fondre le dialogue interreligieux au sein du dialogue interculturel ? », s’interroge l’intéressé, fidèle à son extrême discrétion sur le sujet. Quelques mois plus tard, après un discours prononcé à Ratisbonne, en Allemagne, qui provoqua un vigoureux tumulte dans le monde musulman, Benoît XVI fit machine arrière et restitua son indépendance au Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, plaçant à sa tête un diplomate aguerri, le cardinal Jean-Louis Tauran.

Depuis Jérusalem où il avait pris sa retraite il y a sept ans, Mgr Michael Fitzgerald reçut quelques signes de l’affection du pape François à son égard : on lui a notamment confié « une mission au Liban ».« Mais je ne pensais pas être créé cardinal du vivant de Benoît XVI », reconnaît-il sobrement.

Étonnamment, malgré les années qui ont passé, on sent poindre quelques réflexes romains, lorsqu’il s’étonne par exemple de ces nominations qui « ne respectent pas la tradition ». « Je n’obligerai pas le prochain pape à vivre à Sainte-Marthe », annonce-t-il également, sourire en coin, en référence au choix du pape François de renoncer aux appartements pontificaux… En attendant, et alors que la rumeur vaticane bruisse de rumeurs de « schisme » et de scandales sexuels, Mgr Michael Fitzgerald se félicite d’être désormais « en dehors de tout cela ».

Son souci, aujourd’hui, est bien différent, alors qu’il vient de se réins­tal­ler dans son pays, plus de cinquante ans après l’avoir quitté. Il a repris, avec trois prêtres de son institut, une paroisse quasi-abandonnée de Liverpool. En accord avec le diocèse, la province d’Europe des Pères Blancs a souhaité cette « insertion » en Angleterre avec une double mission : le service des migrants et le dialogue avec les musulmans. Il leur faut donc trouver le moyen de nouer le contact avec les habitants : quartier chinois d’un côté, « triangle baltique » de l’autre, baptisé ainsi en souvenir des anciens marins qui y accostaient.

« Autrefois, Liverpool était surtout connue pour les Beatles. Aujourd’hui, il semble que sa principale religion soit le foot », constate le nouveau cardinal, en achetant son pain face à un immense graffiti représentant l’entraîneur du Liverpool Football Club, vainqueur de la Ligue des champions la saison dernière. Il se dit prêt aussi à « donner un soutien » aux acteurs du dialogue islamo-chrétien au Royaume-Uni.

C’est sur ce combat de toute une vie qu’il se montre le plus disert : « à Al-Azhar, à Abu Dhabi ou à Jérusalem, le pape François nous montre comment faire : par le contact direct et sans se laisser enfermer dans des prescriptions ou des barrières. C’est un homme libre et nous avons besoin d’hommes libres ! » Lorsqu’il faudra, un jour, élire un successeur à l’évêque de Rome, le cardinal Fitzgerald, parce qu’il est âgé de plus de 80 ans, ne votera pas. Mais il participera « aux discussions » et « sera heureux de soutenir la direction prise par François ».

Baptisé et envoyé

Aujourd’hui, une nouvelle impulsion à l’activité missionnaire de l’Église est nécessaire pour relever le défi de l’annonce de Jésus, de sa mort et de sa résurrection. Atteindre les périphéries – les milieux humains, culturels et religieux encore étrangers à l’Évangile : c’est ce que nous appelons la missio ad gentes.  Nous devons aussi nous rappeler que le cœur de la mission de l’Église est la prière. En ce mois missionnaire extraordinaire, prions pour que l’Esprit Saint engendre un nouveau « printemps » missionnaire pour tous ceux qui sont baptisés et envoyés par l’Église du Christ.

Mgr Antoon Grauls, missionnaire de Dieu au Burundi

La congrégation des frères Bene-Yozefu du Burundi a présenté pour la première fois un film réalisé à l’occasion de son jubilé de 75 ans, dans la salle Lavigerie des Pères Missionnaires d’Afrique à Rome, le 29/09/2019. Ce film parle en général de la congrégation des frères Bene-Yozefu et plus particulièrement de son Fondateur Antoine Hubert Grauls.

En effet, de ce film, on souligne les traits caractéristiques de Monseigneur Antoine Hubert Grauls, son intelligence et son zèle apostolique. Il était vraiment un apôtre écoutant, consultant et accueillant; un apôtre toujours proche du peuple burundais auquel il avait été envoyé.

Monseigneur Antoine Hubert Grauls est connu en tant que Père de L’Église du Burundi, un apôtre qui a travaillé corps et âme pour que cette Église puisse grandir et se consolider. Il était une personne hors du commun, sa devise « Tout dans une charité sans feinte » a été bien vécue. Il confirmait sans nulle doute qu’au Burundi, il n’y avait pas de païens mais plutôt des non-baptisés. Il collaborait avec les plus pauvres comme les plus riches. Il soignait tous les cœurs et tous les corps. Il a fondé des hôpitaux, des imprimeries, des coopératives pour le développement de la région. Il a vraiment été un cadeau pour les chrétiens pendant les 30 ans qu’il a vécus au Burundi.

Il a fait un saut de qualité sur la question de l’enseignement afin que le Burundi soit doté de ses écoles, selon lui, « la question des écoles est pour toutes les causes qui veulent durer une question de vie et de mort ». Il a donné une très grande impulsion aux écoles primaires, notamment par la fondation de la congrégation des Frères Bene-Yozefu, qui constitue une réussite gigantesque pour le Burundi, compte tenu de leur contribution dans la promotion humaine et sociale dans ce pays.

Bref, Monseigneur Antoine Hubert Grauls est l’un des grands constructeurs du pays, un grand promoteur de l’élite intellectuelle Burundaise, grâce à l’unité nationale qu’il a battue, les Burundais lui en seront toujours reconnaissants.

Frère Innocent Manirakiza, Bene-Yozefu

(Le Frère Innocent réside chez les Missionnaires d’Afrique à Rome, pendant ses études en sciences de l’éducation)

Ci-dessous un extrait de ce très beau film réalisé par Armand Isnard de KTO. Le DVD contenant le film entier de 52 minutes (en français) est disponible à la Maison Généralice des Missionnaires d’Afrique contre une participation aux frais de réalisation ou chez les Frères Bene-Yozefu au Burundi.

Assemblée générale de Talitha Kum

Assemblée générale de Talitha Kum

L’Assemblée générale de TALITHA KUM a commencé à Rome le samedi 21 septembre. 2019.

Nombreux étaient les invités qui sont venus pour la cérémonie d’ouverture. À l’occasion du 10e anniversaire, la  célébration eucharistique d’action de grâce a eu lieu dans la Basilique Saint-Pierre et a été présidée par S.E. Card. Peter Turkson.

Pour marquer le soutien des Missionnaires d’Afrique, les Pères Martin Grenier et Andreas Göpfert y ont participé.

Nous partageons l’engagement commun contre la traite des personnes. Nous avons le souci de favoriser la collaboration et l’échange d’informations et de mettre en place des structures efficaces dans les différents pays d’Afrique.

Des réseaux nationaux sont déjà opérationnels dans plusieurs pays : Afrique du Sud, Zimbabwe, Kenya, Ghana, Burkina Faso, Tunisie, … alors que d’autres réseaux sont en train de se créer, par exemple en Tanzanie.

Pour plus d’info, veuillez svp consulter la page officielle de Talitha Kum :

https://www.talithakum.info/

Célébration eucharistique présidée par SE Mgr Turkson dans la Basilique Saint-Pierre. Le concélébrant est notre confrère, Martin Grenier.

Journée mondiale du migrant et du réfugié (5)

Journée mondiale du migrant et du réfugié (5)

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DES MIGRANTS…. Le 29 septembre est la Journée mondiale des migrants et des réfugiés. Une occasion de changer nos cœurs, nos façons de penser…. et d’entrer dans la logique de Dieu. IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS…. IL S’AGIT DE METTRE LES DERNIERS À LA PREMIÈRE PLACE.

« En ce sixième anniversaire de ma visite à Lampedusa, ma pensée va vers les “derniers” qui, chaque jour, crient vers le Seigneur, demandant d’être libérés des maux qui les affligent. Ce sont les derniers abusés et abandonnés qui meurent dans le désert ; ce sont les derniers torturés, maltraités et violentés dans les camps de détention ; ce sont les derniers qui défient les flots d’une mer impétueuse ; ce sont les derniers abandonnés dans des camps pour un accueil trop long pour être appelé provisoire.

Dans l’esprit des Béatitudes nous sommes appelés à les consoler de leurs maux et à leur offrir la miséricorde ; à assouvir leur faim et leur soif de justice ; à leur faire sentir la prévenante paternité de Dieu ; à leur montrer le chemin du Règne des Cieux. Ce sont des personnes. Il ne s’agit pas seulement de questions sociales ou migratoires ! Ce ne sont pas seulement des migrants ! »

Pape François

L’Église célèbre la Journée mondiale des migrants et des réfugiés depuis 1914. C’est toujours l’occasion pour elle d’exprimer sa préoccupation pour les personnes les plus vulnérables, qui doivent se déplacer pour une raison ou une autre ; c’est aussi l’occasion de prier pour les défis de la migration et de faire prendre conscience des opportunités qu’elle offre.

Pour 2019, le Pape François a choisi le thème « Il ne s’agit pas seulement de migrants » pour aider à enlever nos œillères et à faire en sorte que personne ne soit exclu de la société, qu’il s’agisse de résidents de longue durée ou de nouveaux venus.

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS

Journée mondiale du migrant et du réfugié (4)

Journée mondiale du migrant et du réfugié (4)

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DES MIGRANTS…. Le 29 septembre est la Journée mondiale des migrants et des réfugiés. Une occasion de changer nos cœurs, nos façons de penser…. et d’entrer dans la logique de Dieu. IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS…. IL S’AGIT DE N’EXCLURE PERSONNE.

« Le monde actuel est chaque jour plus élitiste et cruel envers les exclus. Les pays en voie de développement continuent d’être appauvris de leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés. Les guerres n’affectent que certaines régions du monde, mais les armes de guerre sont produites et vendues dans d’autres régions, qui refusent ensuite d’accepter les réfugiés, produits par ces conflits et ne sont pas disposés à les laisser entrer. Ceux qui en font les frais, ce sont toujours les petits, les pauvres, les plus vulnérables, qu’on empêche de s’asseoir à table et à qui on laisse les “ miettes ” du banquet.

L’Église “ en sortie ” sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour accueillir les rejetés que nous excluons nous-mêmes en tant que société.

Le développement qui exclut rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Le développement réel est fructueux et inclusif, orienté vers le futur. »

Pape François

L’Église célèbre la Journée mondiale des migrants et des réfugiés depuis 1914. C’est toujours l’occasion pour elle d’exprimer sa préoccupation pour les personnes les plus vulnérables, qui doivent se déplacer pour une raison ou une autre ; c’est aussi l’occasion de prier pour les défis de la migration et de faire prendre conscience des opportunités qu’elle offre.

Pour 2019, le Pape François a choisi le thème « Il ne s’agit pas seulement de migrants » pour aider à enlever nos œillères et à faire en sorte que personne ne soit exclu de la société, qu’il s’agisse de résidents de longue durée ou de nouveaux venus.

IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT DE MIGRANTS

Steven Kambuku est maintenant prêtre

Ordination sacerdotale du Père Steven Kambuku

Le 20 juillet 2019, les Missionnaires d’Afrique et les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique du secteur Malawi ont assisté à l’ordination des Pères Steven Kambuku (M. Afr.) et Joseph Palasa (Diocésain). C’était une cérémonie colorée et magnifique. Le Ministre des Ordinations était l’Archevêque de l’Archidiocèse de Lilongwe, Mgr Tarcisius Zizaye. Mgr Rémi Joseph Gustave Sainte-Marie, archevêque émérite, était également présent. Il y avait beaucoup de prêtres (missionnaires de différentes congrégations et diocésains) et de religieux et religieuses qui ont également honoré l’occasion, ainsi que des paroissiens de presque toutes les paroisses du diocèse de Dedza et des diocèses voisins.

Le P. Steven Mark Damiano Kambuku, ordonné prêtre ce jour-là, est né le 30/07/1988 dans la famille de M. Damiano Hamilton Kambuku et Mme Calorina Anastazio Chiputula. Le P. Kambuku était le deuxième de quatre enfants dans la famille ; trois garçons, une fille. Il a fait ses études secondaires à Bandawe Boys Secondary School, Nambuma Community Development Secondary School à Nambuma, Unity Private et Army Private. En 2009, il a commencé sa formation à la maison de préformation Kanengo à Lilongwe, au Malawi. Plus tard, il fut envoyé à Balaka pour ses études philosophiques.  Après ses études de philosophie en 2012, il a été nommé à Kasama pour son noviciat. Après son noviciat en 2013, il a été envoyé au Burkina Faso pour son expérience pastorale (Stage). Il a ensuite été nommé à Kinshasa en RDC pour la théologie. Alors qu’il était en théologie, il a prêté son serment perpétuel le 9/12/2018. Le même jour, il a été ordonné diacre par Mgr Placide Lubamba (M.Afr.), évêque en RDC.

La cérémonie d’ordination sacerdotale a eu lieu dans un village appelé Matumba, à la paroisse des Saints Anges, dans le diocèse de Dedza. L’archevêque officiant était originaire de l’archidiocèse voisin (Lilongwe), car le diocèse d’accueil est actuellement sans évêque D’un point de vue personnel, le choix du lieu d’ordination a été un bon choix parce qu’il montre l’option préférentielle de l’Église pour les pauvres et a aussi permis aux gens simples de ce village qui sont sans moyen de transport, d’assister à cette cérémonie Sainte et Sacrée. Si l’ordination avait dû avoir lieu en ville, beaucoup de ces personnes auraient eu du mal à en être témoins. La participation de la population locale à l’ordre de la messe a rendu la célébration très colorée. Il y avait les danseurs traditionnels Angonis, les petites filles et les petits garçons, et les membres de l’organisation des femmes catholiques qui, tout au long de la messe, utilisaient leurs différents styles de danse pour louer Dieu pendant que la chorale chantait. La chorale était un groupe combiné de choristes de toutes les stations de la paroisse d’accueil, et ils ont chanté à merveille.

L’homélie de l’archevêque Tarcisius Ziyaye était centrée sur l’amour. Il a commencé par dire que même si Isaïe s’est lui-même présenté pour être envoyé à la mission de Dieu, ce n’est pas lui qui s’est fait le prophète et le serviteur de Dieu. C’est plutôt Dieu qui a fait d’Isaïe son prophète et l’a envoyé en mission. Dieu par sa miséricorde et son amour appelle toujours une personne parmi les fidèles à le servir comme prêtre dans l’Église.

L’archevêque a poursuivi en disant que le sacerdoce que nous recevons n’est pas une chose humaine, mais plutôt le sacerdoce du Christ lui-même, et c’est pourquoi l’Église affirme toujours que le prêtre est un autre Christ. Il a donc encouragé les candidats à l’ordination, et tous les prêtres présents, à ne pas prendre leur ministère sacerdotal à la légère, à ne pas oublier la sainteté et l’honneur du sacerdoce et à toujours vivre leur vie comme le Christ le faisait.

Il a également souligné que le service du sacerdoce sacré doit être rendu en toute humilité, dans le respect du peuple de Dieu, la dévotion totale et l’amour. Car le sacerdoce sacré n’est pas une profession ou un travail à temps partiel, c’est un service à vie, a-t-il ajouté. Il a étayé ce point en faisant référence aux enseignements de Mère Thérèse de Calcutta qui quand elle conseillait ses sœurs disait « quand vous faites votre examen de conscience la nuit avant de vous coucher, ne vous demandez pas, qu’ai-je fait aujourd’hui ? Mais demandez-vous plutôt si tout ce que j’ai fait aujourd’hui, je l’ai fait avec amour. »

Il a terminé son homélie en rappelant à toutes les personnes présentes que notre vie est une vie d’amour, une vie centrée et guidée par l’amour. Parce que Dieu est amour et le Christ Jésus est mort pour nous parce qu’il nous a aimés. Nous ne devons pas nous détourner de l’amour, mais rester fermement enracinés dans l’amour. 

Après l’homélie de l’archevêque, le directeur des vocations du diocèse, le P. Emmanuel Chuma, a appelé les ordinands pour le rite d’ordination. Les deux ordinands répondirent d’où ils étaient assis parmi la foule « Ndilipo » signifiant Me voici. Les deux ordinands se sont alors avancés avec joie, accompagnés de leurs parents et d’une troupe de danseurs traditionnels – ce fut un moment très touchant. Pendant la litanie des saints, les deux candidats sont couchés en soumission totale à Dieu et la chorale a chanté la litanie d’une manière qui touche le cœur, on pouvait sentir la présence des saints. Après le rite d’ordination, tous les prêtres, frères, sœurs, séminaristes et membres de la famille ont félicité les nouveaux ordonnés, et à leur tour (les nouveaux ordonnés) ont béni les archevêques, les prêtres et religieux et tous les fidèles présents. 

« Ils sont maintenant prêtres pour toujours selon l’ordre de Melchizédek !!! »

La cérémonie s’est poursuivie normalement jusqu’après la communion, lorsque la chorale a chanté le Magnificat. C’était un autre moment qui se détachait ; il y a eu trois petites filles qui se sont avancées et ont dansé magnifiquement sur l’hymne. L’une était déguisée en Marie et les deux autres en anges – c’était tout un spectacle à voir.

Pendant les discours, le P. Kambuku a exprimé sa profonde gratitude à Dieu pour le don de la vocation à le servir comme prêtre. Il a également remercié tous les membres de la Société des Missionnaires d’Afrique, ses parents, tous les amis des Missionnaires d’Afrique qui ont vécu avec lui et tous ceux qui l’ont aidé de diverses manières à atteindre l’autel de Dieu. 

Les membres de la famille ont exprimé leur joie profonde dans le discours qui a été prononcé. Ils ont remercié Dieu pour l’honneur qu’il leur a fait en considérant leurs familles dignes de lui donner des prêtres pour servir dans sa vigne. Ils ont également exprimé leur profonde gratitude à tous ceux qui ont participé à la formation de leurs enfants, ainsi qu’à tous ceux qui sont venus assister à la cérémonie.

L’Archevêque, dans son mot de clôture, a insisté à nouveau sur le point central de son homélie, c’est-à-dire l’Amour. Il a encouragé les prêtres nouvellement ordonnés à servir avec amour et dévotion, à être humbles et à être comme le Christ. Il les a aussi exhortés à être des fils obéissants de l’Église et à suivre les enseignements de l’Église.

Okunola Michael Olatude
Stagiaire à la paroisse St. Francis, Kanengo, Malawi

Bonne fête SMNDA

Bonne fête à nos sœurs

Même si elles célèbrent le Jubilé des 150 ans de leur fondation avec les Missionnaires d’Afrique depuis le 8 décembre passé, les Sœurs Blanches ont intensifié leur célébration hier, le 8 septembre, considéré comme étant « LE » jour anniversaire de leur fondation. Nous leur souhaitons donc une très heureuse fête anniversaire.