Campagne de lutte contre la traite des êtres humains : « A luta continua »

La traite des personnes est une activité criminelle dans laquelle les victimes sont recrutées, hébergées, transportées, achetées ou kidnappées à des fins d’exploitation, telles que l’esclavage sexuel et le travail forcé. En raison des vulnérabilités sociales, économiques et politiques, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la traite à travers le monde. Malgré les mesures légales et migratoires prises pour enrayer cette catastrophe d’origine humaine, le nombre des victimes ne cesse d’augmenter. Dans le monde entier, les trafiquants ne ciblent pas seulement leurs victimes à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé, mais aussi de prélèvement d’organes. En Afrique de l’Ouest, selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), « trois victimes sur quatre sont des enfants ».

Les Missionnaires d’Afrique, dans leurs différentes provinces, sections et secteurs, sont engagés dans la lutte contre la traite des êtres humains. Récemment, nos confrères travaillant dans les provinces du Ghana-Nigeria, de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est ont organisé des campagnes de sensibilisation contre la traite des êtres humains, principalement parmi les jeunes.

Pour célébrer la Semaine de Bakhita, les Missionnaires d’Afrique se sont joints à d’autres congrégations religieuses pour animer, informer et éduquer les jeunes sur les astuces et les incitations utilisées par les trafiquants. Le 8 février 2024, Obai E. Patrick (M. Afr.), avec les Franciscaines Missionnaires de Marie (FMM), les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (SMNDA), d’autres congrégations religieuses et des enseignants, ont rencontré les enfants de St. Augustine’s Junior High School, Tamale, Ghana.

En République Démocratique du Congo, à Kinshasa, Alex Manda (M. Afr.), travaille en équipe avec 3 religieuses : 2 Sœurs Missionnaires Comboniennes et une Sœur de Notre-Dame du Jardin. À l’occasion de la Journée de sainte Joséphine Bakhita, l’équipe a organisé pour la première fois un événement de sensibilisation à Limete – une banlieue de Kinshasa –, auquel ont participé de nombreux religieux et religieuses de diverses congrégations. À l’avenir, ils envisagent, avec la Conférence des Supérieurs Majeurs (COSUMA), une collaboration durable avec Talitha Kum International, pour l’animation et la formation de religieux et de religieuses, et d’autres personnes de bonne volonté.

La sensibilisation est un processus. C’est une autre façon de vivre et de faire la mission de l’Église. Aujourd’hui, être des missionnaires prophétiques devrait inclure la campagne contre la traite humaine et d’autres formes d’exploitation des êtres humains. Les Missionnaires d’Afrique continuent de collaborer avec des personnes partageant les mêmes idées pour informer le public, afin qu’il ne devienne pas la proie des trafiquants. Il est à noter que, le 30 janvier 2024, Talita Kum Internation a lancé l’application « Walk in Dignity ». Il s’agit d’une application disponible sur Google Play Store. Il vise à accroître la sensibilisation et la connaissance du phénomène de la traite des êtres humains.

Par: Prosper Harelimana (M. Afr.)

Limete, Kinshasa, la République Démocratique du Congo

Pendant  la célébration eucharistique

Manda Alex (M. Afr.) avec des religieux et des religieuses après la célébration eucharistique

Obai E. Patrick (M. Afr.), avec des sœurs, des enseignants et des enfants lors de la campagne de lutte contre la traite des êtres humains à St. Augustine’s Junior High School, Tamale, Ghana

 L’application «Walk in Dignity»

Le carême, un chemin de libération ?

Vous aimez entrer en carême ? Moi pas. En tout cas, pas spontanément. Entendre parler pendant 40 jours de conversion, de pénitence, de jeûne, de mise en question de mon style de vie, de partage matériel, et avec tout ce violet dans la liturgie, si tristounet… tout cela ne m’attire vraiment pas et je m’en passerais bien.

Pourtant, si je fais l’effort de m’arrêter un instant et de réfléchir, je suis bien obligé de reconnaître que j’en ai besoin. Nous avons bien profité des fêtes de fin d’année, nous avons repris le ronron du temps ordinaire (dont on nous dit qu’il faut le vivre « de façon extraordinaire » !) et les petites routines ont commencé à retrouver leur place. Avec ce risque qui nous menace toujours : la médiocrité et le manque de créativité.

Alors, allons-y. Mettons-nous en route ! Il me semble que ces derniers temps on nous parle de plus en plus de chemin à parcourir.  Le pape François, par exemple, dans sa lettre pour le carême de cette année nous parle de traversée du désert et de libération. Tout récemment, dans l’invitation à nous préparer pour l’année jubilaire de 2025, le thème proposé est : « Pèlerins d’espérance sur un chemin de paix ». Donc, il faut se bouger : comme un pèlerin sur un chemin. Et puis comme en pointillés à travers tout cela, le chemin synodal que nous avons commencé depuis de nombreux mois et où nous nous trouvons entre deux célébrations… donc toujours en route. Pas facile de s’installer quand on est chrétien ou missionnaire dans notre Eglise catholique. Je retiendrai ici les 2 premières propositions.

À travers le désert Dieu nous guide vers la liberté

Voici le titre de la lettre du pape François pour ce carême. Il commence par la citation de l’Exode (20,2) : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage ». Le projet est clair : notre carême est présenté comme un temps de désert et de libération. Le pape précise : « lorsque notre Dieu se révèle, il communique la liberté ». D’emblée, il insiste sur ce qui nous empêche de nous libérer : notre attachement à notre esclavage. Dans le désert, Dieu éduque son peuple et l’appelle vigoureusement à la liberté ; ce fut le long cheminement du temps de l’exode où le peuple a plusieurs fois résisté.

Mais nous aussi, aujourd’hui, nous sommes attachés à des liens contraignants qu’il nous faut choisir d’abandonner et qui sont souvent la conséquence d’un manque d’espérance. Nous savons que le désert n’est pas seulement le lieu de la tentation, mais aussi celui de la séduction divine (Osée 2,16-17). Le carême est le temps de la grâce où le désert redevient le lieu du premier amour, où le Seigneur nous rappelle ce qui nous a, un jour, mis en route : cette rencontre inoubliable avec son fils. Où est ton trésor ?

Si nous voulons être concret, dit le pape, il nous faut sortir de la domination de pharaon. Il nous rappelle les questions posées à Lampedusa à propos du souci des migrants : « où es-tu ? » (Gn 3,9), et « où est ton frère ? » (Gn 4,9). Il dénonce la culture de l’indifférence.

Il nous faut d’abord reconnaître que nous vivons dans un modèle de croissance qui nous divise, qui nous vole l’avenir, qui pollue la création et nos âmes. Est-ce que j’aspire à du nouveau ? Suis-je prêt à me libérer de mes compromis ? Nous vivons un défaut d’espérance qui est un obstacle au rêve, un regret de l’esclavage qui paralyse. C’est ce qui explique, selon lui, l’incapacité actuelle de vaincre les inégalités et les conflits dans le monde.

Il nous faut regarder nos idoles en face, notre besoin d’être reconnu, d’être valorisé et de dominer. Nous nous accrochons à des idoles comme l’argent, nos projets, nos idées, nos objectifs, notre position, notre tradition et parfois certaines personnes. Et cela finit par nous opposer entre nous. Mais heureusement, il y a des pauvres en esprit qui restent ouverts et prêts à avancer, « une silencieuse force du bien qui guérit et soutient le monde ». Ceux qui, comme le Dieu de Moïse, voient et entendent les cris du peuple en esclavage.

Le carême, c’est le moment d’agir ; en ces temps particuliers, agir c’est aussi s’arrêter, s’arrêter en prière pour accueillir Dieu, sa parole, s’arrêter en acte, comme le Samaritain en présence du frère blessé : l’amour de Dieu et du prochain sont inséparables.

Ici encore le pape nous bouscule. Puisque nous sommes sur un chemin synodal, le carême doit être un temps de décision communautaire, de petits et de grands choix à contre-courant, capables de changer la vie quotidienne des personnes et la vie d’un quartier. Il parle même de mise en question de notre style de vie : les habitudes d’achat, le soin de la création, l’inclusion de celui qui n’est pas visible, de celui qui est méprisé. Il invite chaque communauté à revoir ses priorités. Et comme par hasard, je découvre sa lettre, juste après avoir lu la dernière lettre de notre Conseil général (sur l’état des finances) qui nous interroge sur nos priorités et notre style de vie.

Dans la mesure où ce carême sera un carême de conversion, l’humanité égarée peut éprouver un sursaut de créativité : l’aube d’une nouvelle espérance. Le Pape rappelle ici son appel aux jeunes des JMJ à Lisbonne, en août 2023 : « cherchez et risquez, cherchez et risquez. À ce tournant de l’histoire, les défis sont énormes, les gémissements douloureux. Nous assistons à une 3e guerre mondiale par morceaux ». Mais, précise-t-il, ne vivez pas ce temps comme une agonie, mais comme un enfantement.

Pèlerins d’espérance sur le chemin de la paix

C’est le thème choisi par le pape pour le jubilé de 2025 où l’accent est fortement mis sur la réconciliation. Nous venons d’entendre nous dire que notre découragement vient souvent d’un défaut d’espérance. Ailleurs, il parle même de la lassitude de l’espérance, à propos des personnes, et particulièrement des consacrés, qui ne comprennent plus pourquoi elles s’épuisent ainsi dans un monde où le changement est trop rapide…

Que retenir de ce thème jubilaire pour notre carême ?

Ce jubilé s’inscrit aussi dans la démarche synodale

En effet, il est question de pèlerinage et de chemin. Pour le pape François, un chrétien est un pèlerin qui parcourt un chemin, ensemble avec d’autres, à la recherche de la volonté de Dieu.

Qui dit pèlerinage dit déplacement, peuple en marche. Un chrétien – encore moins un consacré – ne s’installe pas dans le confort du monde. Jésus nous a donné l’exemple d’une vie itinérante. Il n’avait pas de domicile fixe et résidait à certains moments à Capharnaüm dans la maison de Simon et André. Le reste du temps, il parcourait villages et bourgades pour annoncer la Bonne nouvelle. En outre, Jésus a toujours respecté la tradition juive du pèlerinage. Dès son enfance, à la Pâque, il montait avec ses parents en pèlerinage, depuis la Galilée jusqu’au temple de Jérusalem. L’Évangile raconte comment il était resté au temple à l’âge de 12 ans, alors que ses parents étaient déjà en route pour rentrer chez eux. Il y était resté pour mieux comprendre qui est son Père des cieux. Ceci nous montre que Jésus n’était pas seulement à la recherche des femmes et des hommes, mais aussi en quête de Dieu, prenant régulièrement du temps en tête-à-tête avec son Père pour se laisser inspirer sur sa mission.

Une question utile que nous pouvons nous poser en tant que missionnaire : est-ce que je conçois ma vie ici sur terre comme un pèlerinage ? Par exemple, le pèlerinage de ma vie depuis ma naissance jusqu’à ma mort. Ou le pèlerinage de ma foi et de mon engagement de missionnaire, où depuis le début de ma formation, d’étape en étape, je me rapproche du Seigneur et je cherche à lui appartenir toujours plus totalement. Ou bien le pèlerinage de mon apostolat qui me sort de la sécurité de mon presbytère ou de la maison de formation pour, sans cesse, partir à la rencontre des personnes qui me sont confiées. Parlant de la synodalité, le pape François dit : la rencontre est « un temps pour se tourner vers le visage et la parole de l’autre, pour le rencontrer en tête à tête, pour se laisser toucher par les questionnements des sœurs et des frères, pour s’aider mutuellement afin de nous enrichir de la diversité des charismes, des vocations et des ministères. Chaque rencontre – nous le savons bien –, demande de l’ouverture, du courage, de la disponibilité à se laisser interpeller par le visage et l’histoire de l’autre » (Homélie du 10 octobre 2021 au Vatican).

Il me semble que dans la dynamique de la synodalité, on ne peut séparer le pèlerinage de la rencontre, elle devient ainsi un chemin d’espérance et de paix. Le chemin de carême est chemin de libération.

Nous sommes aussi tous invités à être des pèlerins d’espérance en ce temps de carême

Le pape François a souvent parlé de l’espérance, nous exhortant à regarder notre existence avec un regard nouveau, surtout maintenant qu’elle est soumise aux nombreuses épreuves de notre monde, et à la regarder avec les yeux de Jésus, « l’auteur de l’espérance ». C’est lui qui nous aide à surmonter ces jours difficiles, « dans la certitude que les ténèbres se transformeront en lumière ».

En effet,  il me semble, quand il y a tant de raisons d’être pessimistes, et si peu de signes d’espoir autour de nous, que c’est dans la certitude que le Seigneur nous accompagne et aura le dernier mot, que nous puisons la force et le courage de continuer à nous engager dans nos apostolats. L’espérance est une façon de regarder la réalité d’un regard différent. C’est ce que nous disent les paraboles du grain de sénevé et du levain dans la pâte. Si nous nous limitons aux informations des médias, en regardant par exemple les nouvelles à la télévision ou sur notre Smartphone, ces jours-ci, nous sommes frappés par l’accumulation des ruines en Terre sainte, à Gaza, en Ukraine et dans toutes les guerres qui se poursuivent en Afrique… Mais si nous considérons dans la foi tous les gestes d’amour, de solidarité et de partage chez nos frères et sœurs, particulièrement les pauvres, les efforts de combat pour plus de justice et de paix de la part des chrétiens et des consacrés, ainsi que la confiance de tous ces jeunes en formation dans nos congrégations qui croient qu’un avenir meilleur est possible, alors notre espérance est nourrie.

A nous de jouer…

Que nous choisissions l’image de la traversée du désert en exode pour nous libérer de nos esclavages, ou celle du pèlerin d’espérance qui, partout où il passe, montre aux gens combien Dieu les aime, une question nous est posée en ce début de carême : « Sans vouloir me disperser dans un flot de bonnes résolutions utopiques et que je ne tiendrai pas, y a-t-il un domaine dans ma vie dont je me dis qu’il est pour moi un lieu de stagnation, de fatigue, de rumination, de diminution de mon espérance et de la qualité de mon amour ? ». Le pape François disait : agir en carême c’est aussi s’arrêter. Que ce soit dans une démarche personnelle ou dans le cadre d’une récollection communautaire (où nous n’aurions pas peur d’aborder franchement la dernière lettre du Conseil général), il est important que nous nous fixions un objectif réaliste et généreux, si nous ne voulons pas être surpris le matin du dimanche des Rameaux en nous exclamant : « Ah bon, c’est déjà la Semaine sainte ? ».

Saint et fécond carême à tous….

Par: Bernard Ugeux (M.Afr.)

Photos du chemin de croix de la paroisse St Francis, Lilongwe, Malawi (2022)

Fuori Roma du Conseil général à Castelfranco Veneto

Du 28 janvier au 3 février, le Conseil général s’est réuni pour une session de travail intensif loin de ses quartiers romains habituels. Cette fois-ci, pour notre Fuori Roma (Hors de Rome), un accueil chaleureux nous a été réservé dans la communauté des Missionnaires d’Afrique à Castelfranco Veneto. Chaque journée était rythmée par deux sessions de travail, une le matin et l’autre dans l’après-midi.

Le mercredi 31 janvier, une pause bienvenue a été insérée dans notre programme chargé. Accompagnés par notre confrère Luigi Lazzarato et le diacre permanent Mario, nous avons entrepris un voyage à Schio pour rendre hommage à sainte Joséphine Bakhita.

Sainte Bakhita, autrefois esclave au Soudan, a trouvé sa voie vers la liberté et la foi et est devenue religieuse dans la congrégation des Filles de la charité canossiennes en Italie. Nous avons débuté notre pèlerinage par un temps de recueillement personnel devant la sépulture de la sainte. Ensuite, sœur Angela Sartori, fdcc, une ancienne missionnaire au Congo, a généreusement accepté de nous guider à travers la chapelle, le musée et la chambre de la sainte. Ce moment a été bien plus qu’une simple visite. Ce fut une occasion précieuse pour approfondir notre connaissance de la vie miraculeuse de la sainte. À travers les paroles ferventes de sœur Angela, cette expérience s’est transformée en une véritable catéchèse. Nous avons été émus par les récits de Bakhita et sa dévotion inébranlable envers Dieu malgré les épreuves traversées. Sainte Bakhita disait : « Même au fond du découragement et de la tristesse, quand j’étais esclave, je n’ai jamais désespéré, parce que je sentais en moi une force mystérieuse qui me soutenait. Je n’en suis pas morte, parce que le Bon Dieu m’avait destinée à des « choses meilleures ». Et je connus finalement ce Dieu que je sentais dans mon cœur depuis que j’étais petite, sans savoir qui c’était »

Guidés par la foi et le désir de puiser dans son exemple, nous avons dédié nos prières non seulement pour nos besoins personnels, mais aussi pour l’ensemble de notre Société missionnaire. En tant que Société dédiée à l’annonce de l’évangile et à la promotion de la justice et de la paix, nous avons trouvé en sainte Bakhita un modèle de force, de résilience et de compassion. De Schio, nous avons amené des reliques de sainte Joséphine Bakhita pour la Maison généralice. Ces reliques, imprégnées de sa sainteté et de sa bénédiction, seront un rappel constant de sa présence parmi nous.

Le jeudi 1er février, au sein de la communauté des Missionnaires d’Afrique à Castelfranco Veneto, une journée toute spéciale a été dédiée à la reconnaissance et à la gratitude envers le Seigneur pour la vie missionnaire de nos chers confrères Fausto Guazzati, Luigi Lazzarato, Giancarlo Pirazzo et Alberto Rovelli à l’occasion de la célébration des anniversaires de leur ordination sacerdotale.

La soirée du vendredi 2 février, le dernier jour de notre Fuori Roma à Castelfranco Veneto, a été marqué par une célébration avec les religieux et religieuses locaux pour honorer la journée de prière pour la vie consacrée. Cette journée spéciale, célébrée à l’occasion de la solennité de la Présentation du Seigneur, a été une occasion pour réfléchir sur le don de la vie consacrée à Dieu et pour renouveler notre engagement.  

Au terme de la messe dans la cathédrale, nous nous sommes retrouvés parmi les religieux et religieuses de Castelfranco Veneto pour un repas fraternel. Les sœurs Disciples de l’Évangile ont généreusement ouvert leurs portes pour nous accueillir, créant ainsi un espace de communion et de partage où les liens de fraternité se sont renforcés. Ensemble, nous avons partagé le repas, des sourires et des prières, créant des souvenirs précieux qui resteront gravés dans nos esprits longtemps après notre départ de Castelfranco Veneto.

Nous sommes reconnaissants envers nos confrères pour leur chaleureux accueil et leur générosité, et nous prions pour que le lien de fraternité que nous avons partagé continue à nous unir dans la prière et dans le service missionnaire de Dieu et de nos frères et sœurs.

Par: Pawel Hulecki (M. Afr.) Assistant général

Protection des enfants Annonce d’audit, secteur irlandais

Le secteur irlandais des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) a invité le Conseil national pour la protection des enfants de l’Église catholique d’Irlande à procéder à un audit des pratiques de protection dans notre secteur.

Si vous avez un avis, un commentaire ou une précision à apporter sur la sauvegarde et de la protection dans le secteur irlandais des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs), nous vous invitons à nous contacter au +353 1 405 5263 ou au Conseil national au +353 1 505 3124.

Si vous souhaitez signaler un problème de protection de l’enfant, veuillez contacter Julie McCullough, personne de liaison désignée pour la sauvegarde, au +353 86 328 8503 ou par e-mail à pep.irl.cim@mafr.org.

Vous pouvez également contacter la Garda Child Sexual Abuse, téléphone gratuit : 1800 555 222 ou Tusla : http://www.tusla.ie/get-in-touch/

Célébration de la fête de la vie consacrée le 3 février 2024 à Lilongwe, Malawi

L'épuisement professionnel dans la mission

En 1997, le pape Jean-Paul II a institué une journée de prière pour les femmes et les hommes engagés dans la vie consacrée. Cette fête est célébrée dans l’Église catholique chaque 2 février. Dans l’archidiocèse de Lilongwe, cette célébration est souvent organisée un jour opportun après le 2 février pour que tous les consacrés, hommes et femmes, puissent se retrouver et vivre une journée de recueillement et de rassemblement. Cette année, nous avons célébré cette fête le 3 février 2024.

Intervention de l’animateur

Le thème qui a guidé la récollection était “L’épuisement professionnel dans la mission”. Le Révérend père John Mangwere, membre de la société apostolique des Pallottins, a animé la récollection. Il a ardemment appelé toutes les personnes consacrées à se prémunir contre l’épuisement physique, émotionnel et spirituel. Cet épuisement est source de fatigue, de stress et de dépression et peut conduire à la perte de la vocation. “En tant que personnes consacrées, nous sommes données à la mission et nous dépensons beaucoup d’énergie au service des autres, en oubliant notre propre personne”.

Cette réflexion sur l’épuisement dans la mission est un appel unique aux personnes consacrées en service pour qu’elles se renouvellent souvent dans le ministère pastoral. L’évangélisation est un service fatigant qui exige un discernement constant, surtout dans ce monde en mutation rapide. Sans une mise à jour régulière des signes du temps, on perd la direction et le moral dans le ministère.

La détérioration incessante de la vie communautaire dans de nombreuses maisons religieuses a été pointée du doigt comme l’une des principales causes de l’épuisement dans le ministère. Le “cancer” de l’individualisme dans nos sociétés n’épargne pas les communautés religieuses. Il a été identifié comme un mal et un facteur primordial qui remet en question la vie religieuse et le ministère dans l’Église.

Après avoir entendu cette réflexion émouvante du père John, les dizaines d’hommes et de femmes consacrés ont été invités à un moment de méditation. Il s’agissait de se préparer à demander pardon à Dieu pour les nombreuses fois où nous avions échoué. Le sacrement de la réconciliation, mis en place quelques minutes avant la sainte messe, a réparé les ponts brisés entre l’humanité et Dieu, brisés à cause du péché.

Homélie de l’archevêque

L’archevêque de Lilongwe, Mgr George Desmond Tambala (O.C.D.), et son auxiliaire, Mgr Vincent Frederick Mwakhwawa, étaient présents. Leur présence et celle d’autres doyens des doyennés du diocèse de Lilongwe a montré l’unité entre les hommes et les femmes consacrés de l’archidiocèse.

Dans son homélie plutôt stimulante, l’archevêque a invité tous les consacrés présents à méditer sur le rôle qu’ils jouent dans l’Église : “L’Église catholique telle qu’elle est perçue aujourd’hui est à la fois une Église en croissance et une Église mourante. Dans les pays du Sud et en Asie, l’Église continue de connaître de nombreux baptêmes, tandis que l’Église catholique du monde occidental est au bord de l’extinction”. Cela devrait réveiller l’appel moral et l’enthousiasme des hommes et des femmes consacrés. “L’Église et le monde ont un besoin urgent de religieux. Leur rôle dans la société est vital”, a-t-il ajouté. Il a insisté sur l’éducation et la formation des formateurs responsables de la formation des consacrés dans l’Église : “Aujourd’hui, contrairement au passé, nous avons besoin de formateurs qui connaissent bien la spiritualité, la psychologie et les sciences humaines. D’où la nécessité d’une formation holistique des formateurs.

Il a terminé son homélie en appelant toutes les femmes et tous les hommes consacrés à travailler ensemble dans le ministère auprès des jeunes. Les jeunes sont le fondement de l’Église de demain. Ils sont la joie de l’Église que nous devons voir demain. La responsabilité de leur évangélisation repose entièrement sur les femmes et les hommes consacrés d’aujourd’hui.

Remerciement du père Turnbull

En quelques mots, le Vicaire des Religieux, le père Bill Turnbull (M. Afr.) a remercié tous les consacrés qui ont apporté leur contribution à la célébration. Il a apprécié l’unité entre les consacrés et les a invités à continuer dans le même esprit lors du prochain jubilé des religieux, prévu en 2025. “En tant que religieux, missionnaire et chrétien, quel est mon/votre rôle dans ce monde où les normes culturelles, la vie religieuse et les faits de foi sont en mutation ? Le Christ a été consacré et donné à ce même monde il y a plus de 2.000 ans. Vous et moi sommes des personnes consacrées et offertes à ce monde d’aujourd’hui. Voici que cet enfant est destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël (Lc 2,34), et c’est ainsi que chacun de nous est également destiné à la chute et au relèvement de beaucoup dans nos postes de mission aujourd’hui”.

Par: Justus Wednesday (Stagiaire)

Rencontre des Provinciaux et Supérieurs de Sections avec le Conseil Général, 2023

La rencontre des Provinciaux et des Supérieurs de Sections avec le Conseil Général

Sur la photo, de gauche à droite: (Assis) Arsène Kapya (PAC), Réal Doucet (AMS), Stanley Lubungo (SG), Francis Bomansaan (AG), Anselme Tarpaga (AG), (Débout) Didier Sawadogo (PAO), Jean-Marie Amalebondra (MGH), Jos Van Boxel (PEP), John Itaru (EG), Leo Laurence Joseph Maria (AG), Dennis Pam (GHN), André Simonart (SG), Christian Mulenga (SAP), Haile Gazena (EPO), Pawel Hulecki (AG), (A distance) Jaya Bordhan Mrutyun (SOA), et Oswald Mallya (EAP).

Du 4 au 11 octobre 2023 s’est tenue la rencontre des provinciaux et des supérieurs des sections avec le Conseil général. Cette rencontre avait comme objectif d’introduire les différents responsables à leur tâche d’animer les confrères et d’administrer les différentes circonscriptions. Il s’agissait d’une initiation à la dynamique de leadership dans la Société avec une certaine insistance sur le rôle représentatif non seulement du Supérieur général mais de toute la Société.

Les provinciaux et les supérieurs des sections ont été introduits dans l’exercice de l’autorité dans la Société par la familiarisation avec les documents officiels comme les Constitutions et Lois, les différents vademecums et les décisions du Chapitre général et leur avancement. Ils ont pu aussi rencontrer les différents services de la Maison généralice, comme le secrétariat à la Formation initiale, la coordination JPIC-RD, la coordination de l’Intégrité du ministère et l’équipe des média.

Sur les 10 participants, huit étaient sur place et deux ont suivi le programme à distance. C’était aussi le temps d’écouter les nouvelles de nos provinces et sections et de nous connaître davantage pour une meilleure collaboration dans l’avenir.

Voici ce que certains participants ont dit par rapport à la réunion:

La rencontre m’a fait prendre conscience de mes responsabilités en tant que provincial. La première prise de conscience est qu’en tant que provincial, je suis un surveillant non seulement des ressources humaines et matérielles de la province, mais aussi de la manière dont ces ressources doivent être gérées et distribuées. La rencontre m’a également fait prendre conscience de la mission de notre Société, notamment dans les domaines de JPIC-RD. À plusieurs reprises au cours de la réunion, j’ai eu le sentiment que les responsabilités étaient bien trop lourdes pour une seule personne ! Je me sentais en quelque sorte dépassé et je me demandais comment une seule personne pouvait-elle gérer tout cela ! La réunion m’a encore une fois fait prendre conscience de mes limites en tant que personne, et de la nécessité de rechercher l’aide et la direction de Dieu dans ce ministère. Enfin, j’espère et je prie pour que « la grâce de la charge me transforme ».

Je voudrais commencer par dire un grand merci à vous, membres du Conseil général, pour votre disponibilité et votre partage. Les partages des différentes provinces et sections ont été très appréciés : ces partages mettent en valeur la diversité de nos efforts missionnaires, de nos joies et de nos défis. Merci de nous écouter et de nous permettre de prendre conscience des responsabilités et des défis du leadership.

La réunion avait pour but de présenter aux responsables leurs fonctions de dirigeants/leaders pour une meilleure administration en vue d’un bon service rendu aux confrères et à la Société dans son ensemble. La réunion a également attiré mon attention sur la manière dont nous pourrions travailler et collaborer les uns avec les autres, étant au service de la Société. J’ai personnellement apprécié les contributions et le partage de différents points de vue lors de la réunion, ce qui m’a enrichi. C’était l’occasion pour moi de faire connaissance avec les autres.

La rencontre avec le Conseil général a été un moment de formation et d’approfondissement dans la connaissance de notre Société, en ce qui concerne notamment l’exercice du service d’autorité. C’était intéressant de nous confronter aux documents (vademecum et autres). Ces documents sont des outils non seulement pour le service de la gouvernance dans nos provinces ou sections, mais aussi des instruments de méditation et de prière pour cette mission que nous partageons avec le Christ dans l’Église, pour les confrères de nos juridictions et pour toute la Société. Aussi, l’application de ces directives devra toujours se vivre dans le plus grand amour de la mission et de nos confrères, pour qui je suis appelé à être un exemple dans le vécu et le partage de notre charisme : n’est-ce pas là la meilleure manière de gouverner ?

La rencontre du Conseil général avec les provinciaux a été une expérience très belle et fructueuse. Tout d’abord, c’était une bonne introduction à la mission de gouvernance. Deuxièmement, par l’occasion qu’elle nous a donnée de nous rencontrer, de mieux nous connaître, d’apprendre les uns des autres et de nous sentir investis de la même mission au service de nos confrères. Les différents sujets abordés correspondaient à des besoins réels du terrain et étaient très bien préparés. J’ai beaucoup apprécié les rencontres avec les différents coordinateurs et l’articulation entre la formation sur la gouvernance et la mise à jour des orientations du Chapitre pour nous maintenir concentrés sur la mission prophétique.

À propos de notre réunion à Rome, je préfère utiliser le terme « rencontre ». C’était pour moi la partie la plus importante de nos quelques jours passés ensemble : créer des liens, apprendre à nous connaître et développer un esprit de corps. Il est si important de nous rappeler que nous sommes au service de toute la Société, et pas seulement des confrères vivant dans notre propre province ou section. J’ai été heureux d’écouter chacun des membres du Conseil général et les responsables des différents services. La plupart d’entre eux sont des nouveaux venus et les entendre nous parler comme ils l’ont fait, a confirmé ma conviction que notre Société maintient vivant le charisme que nous avons reçu de notre fondateur. Continuons à prier les uns pour les autres !

La réunion a été très utile et encourageante pour diverses raisons. Le fait de nous retrouver face à face pendant plusieurs jours nous a permis de faire connaissance, tant entre provinciaux, supérieurs de Section qu’avec les membres du Conseil général. Le lien est très important. Les thèmes présentés étaient très bien préparés et nous ont donné un aperçu plus approfondi de ce que l’on attend de nous. Merci à chacun des présentateurs, y compris les confrères en charge de diverses responsabilités à la Maison généralice (JPIC-RD, sauvegarde, médias, finances, etc.) Nous avons eu l’occasion de discuter ensemble, de poser des questions et également d’apporter nos propres contributions.

L’atmosphère accueillante de la Maison généralice nous a fait nous sentir chez nous et l’interaction avec les autres membres de la communauté et les autres visiteurs a été agréable et intéressante. Je remercie le Conseil général de nous avoir invités à cette rencontre, qui pour moi était plutôt une séance de formation sur le leadership dans notre Société. Ce fut une révélation sur l’importance de l’administration dans notre système de gouvernance.

L’importance d’être en accord avec les documents de la Société, savoir où trouver des explications à beaucoup de nos questions. Il était évident que nous ne prenons pas assez de temps pour lire et assimiler nos instruments de travail : les Constitutions et Lois ; le vademecum du gouvernement pour les provinciaux ; les statuts des provinces; etc. et travailler à la réalisation des décisions du dernier Chapitre général.

L’importance de travailler en équipe entre nous et la fluidité de l’information. La réunion à ce niveau de leadership dans la Société est une occasion importante de se serrer les coudes entre nous.

La rencontre a été pour moi un véritable signe d’unité et de communion des confrères engagés à servir notre Société des Missionnaires d’Afrique dans le leadership et les services administratifs. La rencontre a été marquée par un air de profonde fraternité. Chaque supérieur provincial ou de Section était libre d’exprimer les défis et les réussites vécus au sein de sa province/section de mission. La volonté du Conseil général d’écouter et de sympathiser avec ces expériences m’a fortement impressionné par son ouverture au dialogue et à la collaboration. Un aspect frappant a été le sens de l’écoute qui régnait dans la salle de conférence. Malgré les différences de contexte culturel, politique et économique de nos provinces/sections respectives, les supérieurs provinciaux ou de section ont trouvé un terrain d’entente dans leur mission commune dans laquelle chacun est profondément engagé. Ce qui m’a vraiment touché lors de cette rencontre, c’est le désir d’unité. Malgré les défis et les différences, un réseau mondial est resté dédié au service de la mission. L’expression « si cela signifie couler ensemble, coulons ensemble » n’était pas seulement une expression vulgaire, mais d’un grand impact et d’une invitation à la transformation de l’attitude envers notre Société comme un navire sur lequel nous sommes tous à bord. Cette réunion a été un rassemblement profond et inspirant. Le dévouement partagé et les efforts combinés avec l’esprit d’unité incassable m’ont laissé un sens renouvelé du but alors que nous poursuivons notre voyage missionnaire dans différents pays du monde.

Personnellement, j’ai apprécié l’initiative que le Conseil général a prise d’organiser cette rencontre d’initiation. J’ai apprécié le climat fraternel et détendu qui régnait durant les réunions. Le contenu des thèmes traités était riche et intéressant. Cette rencontre m’a rendu plus conscient du poids qui pèse sur le provincial quant à la gouvernance d’une province et aux décisions à prendre, ce qui requiert une bonne dose de discernement et un esprit de prière avant de prendre des décisions importantes. Nous souhaitons beaucoup de force interne à nos confrères qui sont au service des provinces et de sections. N’oublions pas de prier pour eux !

Recueilli par Pawel Hulecki (M.Afr) Assistant Général

Visite du Cardinal Cristobal Lopez Romero

Visite du cardinal Cristobal Lopez Romero à la Maison Généralice des Missionnaires d'Afrique à Rome

Le mardi 24 octobre, vers midi, nous avons reçu la visite du cardinal Cristobal LopezRomero, archevêque de Rabat au Maroc.

Le cardinal Cristobal est actuellement à Rome et participe à la troisième phase du synode, où les évêques et les autres participants invités discernent et construisent ensemble la prochaine étape du voyage synodal de l’Église. La visite avait un caractère amical et fraternel.

Premièrement, le cardinal a partagé avec le Conseil Général sur la présence des Missionnaires d’Afrique au Maroc. Rappelons qu’en septembre 2022, nous avons ouvert une nouvelle communauté à Rabat avec la présence de deux confrères : Albert Kondemodre (Bfa) et Oscar Garcia Padilla (Mex). A présent, un troisième confrère, Modeste CubakaTebuka (RDC) a rejoint l’équipe. Le cardinal a exprimé sa gratitude pour la nouvelle communauté et pour l’engagement des confrères dans la vie du diocèse : Albert aide à la paroisse cathédrale et est coordinateur de la pastorale pénitentiaire, Oscar est directeur de Caritas au Maroc et Modeste est en train d’apprendre l’arabe littéraire sur place. 

Deuxièmement, le cardinal a partagé avec nous sur les réalités de l’Eglise au Maroc et quelques réflexions concernant le déroulement du synode à Rome. 

Nous sommes très reconnaissants envers le cardinal Cristobal pour sa visite dans notre Maison Généralice et pour son assistance paternelle envers nos confrères présents au Maroc. 

Nous souhaitons au cardinal beaucoup de force intérieure dans la mission sur la terre marocaine.

Que notre Dame du Maroc, qui est Notre Dame du chemin, marche avec nous pour que nous arrivions tous ensemble à la maison du Père.

Pawel Hulecki (M.Afr) Assistant Général

Jozef Pauwels R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Yvo Wellens, Délégué Provincial du secteur Belgique,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Jozef Pauwels

le Vendredi 7 juillet 2023 à Varsenare (Belgique)
à l’âge de 89 ans dont 65 ans de vie missionnaire
en Italie, au Congo RD, au Burkina Faso et en Belgique.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Jacques Vanderhaeghe R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Emmanuel Lengaigne, Délégué Provincial du secteur de France,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Jacques Vanderhaeghe

le mercredi 07 juin 2023 à Billère (France)
à l’âge de 101 ans dont 71 ans de vie missionnaire
en Tanzanie et en France.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

Téléchargez ici le faire-part de décès du Père Jacques Vanderhaeghe

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Roma Cura Roma 2023

Les Missionnaires d’Afrique rejoignent l’initiative " Roma Cura Roma"

Le 6 mai 2023, l’autorité municipale de Rome a organisé un nettoyage de  la ville de Rome. Parmi les 323 associations enregistrées figuraient les Missionnaires d’Afrique, résidant au Généralat, Rome (cf. Roma Cura Roma – Missionari d’Africa – Padri Bianchi).

A 9h30, nous nous sommes rassemblés devant notre Généralat. Une fois que les outils nécessaires étaient prêts, nous avons commencé le travail. 13 membres de la Maison généralice se sont portés volontaires pour l’activité de nettoyage.

  Certains piétons ont été surpris de nous voir couper l’herbe, ramasser les ordures, frotter le mur de soutènement, balayer la rue, débloquer les gouttières, etc.  D’autres ont également été étonnés. Ils nous ont demandé si nous avions été engagés par les autorités municipales. Il était temps de leur expliquer que c’était une activité purement volontaire. « Alors, vous êtes prêtres ? », demandèrent certains.  Ils étaient reconnaissants et nous ont encouragés à continuer.

Pendant plus de deux heures, nous avons nettoyé la rue menant à la station de métro Valle Aurelia. À la fin, nous avons ramassé des sacs remplis de plastique, des bouteilles en verre, des plantes, des feuilles sèches, etc.   Tout ce qui était compostable, nous l’avons apporté au compost de notre jardin.

Alorsque nous nous préparions à rentrer à la maison, nous avons parlé au téléphone avec l’un des organisateurs de la municipalité. Il nous a remerciés pour notre générosité et le travail bien fait. Nous étions très heureux d’avoir pu contribuer à la beauté de la ville de Rome. Nous avons offert notre petite contribution à la sauvegarde de notre maison commune, comme le pape François dans sa lettre encyclique, Laudato Si’ nous appelle à le faire.  Il convient de noter que l’année dernière, les pèlerins de Via Aurelia ont mené la même initiative.

Roma Cura Roma (« Rome prend soin de Rome ») est une journée consacrée à l’entretien collectif des rues, des places publiques, des parcs et des espaces verts dans toutes les municipalités.  Selon Rome Today, un journal en ligne, « il y a eu 432 interventions de soins collectifs dans la ville. Plus de 15 000 citoyens impliqués pour un total de 323 associations.

P. Harelimana