La nécessité d’un constant recyclage (Petit Echo n° 1088 – 2018/02)

On me demande d’écrire pour le Petit Écho. J’y ai déjà publié six articles concernant l’IBLA (Institut des belles lettres arabes) de Tunis, en 1972 sur la bibliothèque, en 1977 pour les 40 ans de la revue, en 1987 pour les 50 ans, en 2008 sur l’ensemble de l’œuvre, et de nouveau en 2008 sur les 70 ans de la revue, sans compter un article en 1991 sur mon voyage au Sahel. Continuer la lecture de « La nécessité d’un constant recyclage (Petit Echo n° 1088 – 2018/02) »

Interview de Gilles Barrette sur les martyrs d’Algérie

Voici une interview de Gilles Barrette, Provincial des Amériques, par Jean-Philippe Trottier sur « Radio Villa Maria » après la déclaration du Pape François autorisant la Proclamation comme Bienheureux des 19 martyrs religieux d’Algérie.

Vous aimeriez peut-être relire la réaction des évêques d’Algérie après la déclaration du Pape.

Des martyrs d’Algérie déclarés “bienheureux”

Des martyrs d’Algérie déclarés “bienheureux” :

«Mgr. Claverie et ses 18 compagnons»

La semaine dernière, le pape François a signé le décret de béatification de l’évêque d’Oran, Mgr. Claverie, assassiné en Algérie, dans les années 1990 – 2000, années noires du terrorisme algérien, ainsi que 18 religieux, sœurs, pères et frères.

Nous parlons des sept moines trappistes de Tibhirine, mais aussi des quatre pères blancs, moins connus, de Tizi-Ouzou en Algérie. Ces confrères avaient été emmenés du premier étage de leur maison le 27 décembre 1994 pour être abattus dans la cour du presbytère. Continuer la lecture de « Des martyrs d’Algérie déclarés “bienheureux” »

Notre Dame d’Afrique SOS

Construite en 1872, la basilique est un lieu visité par près de 100 000 personnes chaque année, venues d’Algérie, de France, de Chine et du monde entier. Son entretien régulier lui permet d’être conservée en bon état. Le Père Bernard Lefebvre recteur de la Basilique de 2003 à 2012 a entrepris d’énormes travaux grâce à l’aide des bienfaiteurs et mécènes des deux côtés de la Méditerranée. Les dons privés et publics de la France et de l’Algérie ont été également très nombreux.

L’entreprise française A. GIRARD, spécialisée dans la restauration du patrimoine, a obtenu le marché pour ce travail de grande envergure.

En août 2014, la ville d’Alger a été frappée par un séisme de magnitude 4,1 sur l’échelle de Richter, ce qui a endommagé la façade principale et la statue de la Vierge.

Nous lançons de nouveau un appel aux dons qui nous permettra de poursuivre cette réparation urgente et de continuer nos œuvres de fraternité et de paix dans cette Algérie qui nous est si chère. Nous les Pères Blancs chargés du rayonnement de la basilique et de son animation spirituelle et culturelle, vous remercions d’ores et déjà très chaleureusement.

Pour ceux qui désirent nous aider :
libellez votre chèque à l’ordre de : SMA Pères Blancs
et envoyez-le à : Economat Pères Blancs, 5 rue Roger Verlomme, 75003 Paris
avec la mention : « Notre Dame d’Afrique à Alger »

Virements bancaires :
« SMA PERES BLANCS »
BIC : SOGEFRPP
IBAN FR 76 3000 3030 0000 0500 93 165 40
Si vous souhaitez un reçu fiscal, veuillez nous le demander.
Merci d’avance pour votre générosité.

Nouveau recteur de Notre Dame d’Afrique

Né en Irlande en 1964, le Père Michael O’Sullivan a suivi des études secondaires dans un internat des pères trappistes dans le comté de Tipperary, il entre chez les Pères blancs en 1983. Attiré par l’appel d’être missionnaire en milieu arabo-musulman, il fait un stage pendant deux ans à Ghardaïa, avant de poursuivre ses études théologiques à Toulouse. Ordonné prêtre en 1991, il passe une année à Adrar avant d’être envoyé à Rome pour des études.

Ensuite on lui demande de partir pour le Soudan où il passe sept années à Khartoum. Connaissant bien le rite melchite, il passe une année sabbatique en 2001 au monastère orthodoxe de Balamand au Liban, où il suit des cours de liturgie orientale en langue arabe. Il fait également plusieurs séjours comme prêtre vicaire aux Emirats arabes unis, au Qatar au Yémen.

En 2003 de retour à Rome, il soutient une thèse en islamologie. Il est alors envoyé à Jérusalem. Pendant son séjour de dix ans dans la Ville Sainte, il est nommé directeur de la Maison d’Abraham et représentant du Secours Catholique en Terre Sainte. Suivent quatre ans à Doubaï, au Vicariat de l’Arabie du Sud, comme économe diocésain dans ce vaste diocèse. Ses intérêts pour la musique l’ont conduit à chanter avec des chorales à Jérusalem et à Doubaï. Il est heureux de servir l’Eglise d’Algérie comme recteur d’un de ses lieux les plus beaux et les plus symboliques, la Basilique Notre-Dame d’Afrique.

Tiré de  « Notre-Dame d’Afrique – Lettre aux amis – Février 2018 »

Béatifications : réaction des Evêques d’Algérie

Notre Eglise est dans la joie. Le Pape François vient d’autoriser la signature du décret de béatification de « Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnes et compagnons ». La grâce nous est donnée de pouvoir faire mémoire de nos dix-neuf frères et sœurs en qualité de martyrs, c’est-à-dire, (selon le sens du mot lui-même), de témoins du plus grand amour, celui de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Devant le danger d’une mort qui était omniprésent dans le pays, ils ont fait le choix, au risque de leur vie, de vivre jusqu’au bout les liens de fraternité et d’amitié qu’ils avaient tissés avec leurs frères et sœurs algériens par amour. Les liens de fraternité et d’amitié ont ainsi été plus forts que la peur de la mort.

Nos frères et sœurs n’accepteraient pas que nous les séparions de ceux et celles au milieu desquels ils ont donné leur vie. Ils sont les témoins d’une fraternité sans frontière, d’un amour qui ne fait pas de différence. C’est pourquoi, leur mort met en lumière le martyre de nombre de ceux et celles, algériens, musulmans, chercheurs de sens qui, artisans de paix, persécutés pour la justice, hommes et femmes au cœur droit, sont restés fidèles jusqu’à la mort durant cette décennie noire qui a ensanglanté l’Algérie.

Aussi notre pensée rassemble dans un même hommage tous nos frères et sœurs algériens, ils sont des milliers, qui n’ont pas craint eux non plus de risquer leur vie en fidélité à leur foi en Dieu, en leur pays, et en fidélité à leur conscience. Parmi eux nous faisons mémoire des 99 imams qui ont perdu la vie pour avoir refusé de justifier la violence. Nous pensons aux intellectuels, écrivains, journalistes, hommes de science ou d’art, membres des forces de l’ordre, mais aussi aux milliers de pères et mères de famille, humbles anonymes, qui ont refusé d’obéir aux ordres des groupes armés. Nombre d’enfants ont aussi perdu la vie emportés par la même violence.

Nous pouvons nous arrêter à la vie de chacun de nos dix-neuf frères et sœurs. Chacun est mort parce qu’il avait choisi, par grâce, de rester fidèle à ceux et celles que la vie de quartier, les services partagés, avaient fait leur prochain. Leur mort a révélé que leur vie était au service de tous : des pauvres, des femmes en difficultés, des handicapés, des jeunes, tous musulmans. Une idéologie meurtrière, défiguration de l’islam, ne supportait pas ces autres différents par la nationalité, par la foi. Les plus peinés, au moment de leur mort tragique, ont été leurs amis et voisins musulmans qui avaient honte que l’on utilise le nom de l’islam pour commettre de tels actes.

Mais nous ne sommes pas, aujourd’hui, tournés vers le passé. Ces béatifications sont une lumière pour notre présent et pour l’avenir. Elles disent que la haine n’est pas la juste réponse à la haine, qu’il n’y a pas de spirale inéluctable de la violence. Elles veulent être un pas vers le pardon et vers la paix pour tous les humains, à partir de l’Algérie mais au-delà des frontières de l’Algérie. Elles sont une parole prophétique pour notre monde, pour tous ceux qui croient et œuvrent pour le vivre ensemble. Et ils sont nombreux ici dans notre pays et partout dans le monde, de toute nationalité et de toute religion. C’est le sens profond de cette décision du Pape François. Plus que jamais, notre maison commune qu’est notre planète a besoin de la bonne et belle humanité de chacun.

Nos frères et sœurs sont enfin des modèles sur le chemin de la sainteté ordinaire. Ils sont les témoins qu’une vie simple mais toute donnée à Dieu et aux autres peut mener au plus haut de la vocation humaine. Nos frères et nos sœurs ne sont pas des héros. Ils ne sont pas morts pour une idée ou pour une cause. Ils étaient simplement membre d’une petite Eglise catholique en Algérie qui, bien que constituée majoritairement d’étrangers, et souvent considérée elle-même comme étrangère, a tiré les conséquences naturelles de son choix d’être pleinement de ce pays. Il était clair pour chacun de ses membres que quand on aime quelqu’un on ne l’abandonne pas au moment de l’épreuve. C’est le miracle quotidien de l’amitié et de la fraternité. Beaucoup d’entre nous les ont connus et ont vécu avec eux. Aujourd’hui leur vie appartient à tous. Ils nous accompagnent désormais comme pèlerins de l’amitié et de la fraternité universelle.

Alger, le 27 janvier 2018

+ Paul Desfarges, archevêque d’Alger
+ Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran
+ John MacWilliam, évêque de Laghouat
+ Jean-Marie Jehl, administrateur de Constantine

Ecole de la différence – 7ème édition

Depuis 2011
l’École de la différence
est une expérience unique et
positive de la diversité culturelle
pour les jeunes en Algérie.

Les garçons et filles entre 20 et 30 ans, désirant participer doivent faire partie d’une association, club, groupe actif, réseau associatif, etc. déjà formé, de préférence dans les domaines suivants: éducation informelle, écologie, intereligieux, patrimoine, handicap, promotion de la culture, coopérative, action humanitaire, etc.

Au cours de la 7ème Ecole de la différence chaque jeune devra présenter, dans un atelier, les activités, réalisations accomplies et projets en cours menées par son association.

Les candidatures et demandes de renseignement doivent entre envoyées avant le 1er février 2018.

Télécharger le dépliant ici : Le dépliant s’ouvrira dans une « fenêtre externe Google ». Pour le télécharger cliquez sur la flèche ↓  en haut à droite.