Côte d’Ivoire : Centre de protection à l’ICMA

Un Centre de Protection des mineurs et des personnes vulnérables a été ouvert au sein de l’Institut Catholique Missionnaire d’Abidjan, ICMA, en Côte d’Ivoire le 23 mars 2019. Cette initiative répond à l’appel du pape François d’assurer plus de protection aux enfants contre les abus sexuels.

Notre confrère, Stéphane Joulain, a donné plusieurs sessions sur la Protection des enfants et des personnes vulnérables aux étudiants de l’ICMA.

Lisez l’article de Marcel Ariston BLE, du service Français-Afrique de Vatican-News.

Lisez aussi l’article paru dans le quotidien français LaCroix Africa.

PAO : rencontre des stagiaires

La rencontre des stagiaires de la PAO a eu lieu du 17 au 23 avril 2018 à Bobo-Dioulasso. Elle a connu la participation de 19 stagiaires et de deux accompagnateurs, les Pères Delphin Nyembo Mabaka et Pawel Hulecki. L’arrivée des stagiaires et des accompagnateurs s’est passée comme prévu. L’organigramme de la rencontre comprenait une matinée de récollection, les divers partages d’ expérience de stage, une sortie de visite d’un site à Sindou, la visite du Noviciat de Samagan et la messe de renouvellement de la déclaration d’intention.

La rencontre a commencé par une récollection prêchée par le Père Jean-Claude Kaburame. Elle avait comme thème principal : A vin nouveau, outres neuves. Cela a permit aux participants de revenir à la source de leur mission et de leurs engagements dans l’Eglise. Une invitation à s’unir au Corps du Christ, à devenir un corps léger avec le Christ et dans l’Esprit. Une invitation en plus à travailler dans la vigne du Seigneur, pour gagner du pain. La récollection s’est terminée par une célébration eucharistique.

La suite de la rencontre a été consacrée aux partages des expériences de stage. Globalement, il s’est avéré que chacun, en ce qui le concerne, a pu déceler les roses et les épines de son expérience qui pouvaient se révéler en communauté comme en dehors d’elle. Toutefois, la grâce a surabondé en tout. Et comme toutes les expériences vécues concourent à notre formation, tout est bon pour celui qui aime Dieu.

En plus, la visite effectuée à Sindou nous a réservé bien des surprises. Nous avons bien été accueillis dans la communauté des Missionnaires d’Afrique, mais la visite proprement dite a commené le jour suivant. Le site des cavernes à Douna nous a baignés dans l’émerveillement, au vu des pics et de la nature. Nous étions sur le point d’y construire trois tentes… A la sortie, nous avons vécu de bons moments et des retrouvailles au Noviciat de Samagan.

Finalement, le dimanche 22, neuf stagiaires de la deuxième année de stage ont renouvelé leurs déclarations d’intention au cours d’une célébration eucharistique présidée par l’Assistant Provincial de la PAO, le Père Delphin Nyembo. Au cours du repas, nous avons eu une belle surprise. L’archevêque du diocèse de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, nous a rendu visite. Tout s’est très bien passé, sous la mouvance de l’Esprit.

Tout est bien qui finit bien, dit-on. Après ce temps si précieux de rencontre, les stagiaires de la PAO ont exprimé leur joie de pouvoir se rencontrer, partager, se retrouver autour du seul Maître. Que vive notre Société.

Bobo-Dioulasso, le 22 avril 2018
Ferdinand CITO, Stagiaire MAfr.

 
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Photos: Pawel Hulecki

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PAO : Les attentats dans trois pays de la sous-Région

De « Baobab Echos » n°8 – Janvier 2018

Successivement le Mali, puis le Burkina Faso et enfin le Niger ont encore été depuis janvier la cible de groupes terroristes difficilement identifiables… À la différence des autres fois, au Burkina Faso, avant de s’attaquer à l’État-Major Général des Armées du Faso, un groupe a tenté de pénétrer, sans succès, dans les locaux de l’Ambassade de France. À chaque fois, non seulement les assaillants ont été abattus mais des soldats et des civils ont payé un lourd tribu en morts et en blessés, sans compter les dégâts énormes…

C’est le samedi 24 février 2018, au Nord du Mali, qu’un attentat causait la mort de trois civils. Leur voiture avait sauté sur une mine. Depuis janvier, les médias ont rapporté deux explosions distinctes dans le Nord et le Centre du pays. Les groupes armés étant très dispersés dans le Nord Mali, il est difficile de les identifier et de les neutraliser. Par ailleurs, l’ambassade d’Algérie à Bamako a été la cible, mardi 13 mars 2018, d’actes de vandalisme perpétré par des ressortissants maliens expulsés d’Algérie. Mécontents de leur expulsion du territoire algérien, ces derniers ont organisé une manifestation devant le siège de l’ambassade d’Algérie à Bamako qui s’est terminée par des jets de pierres et un incendie dans un jardin à l’extérieur de la représentation diplomatique.

Le vendredi 2 mars 2018, en plein jour, à 10h00, c’est le Burkina Faso qui était le théâtre d’un nouvel attentat, le troisième à Ouagadougou depuis deux ans. C’étaient d’abord les bâtiments de l’Ambassade de France et du Consulat qui étaient visés, à proximité immédiate de la Primature du Burkina, puis ce fut l’explosion d’une voiture bourrée d’explosifs dans la cour de l’État-Major, en plein centre-ville. Dans notre maison d’Accueil, à 300 mètres, les vitres du salon et de la salle de télévision ont volé en éclat. Les assaillants ont tous été abattus, mais les forces armées ont perdu dans ces attentats huit soldats, le plus jeune venait d’avoir 21 ans. S’ajoutent à ce terrible bilan, plus de 85 blessés dont certains grièvement. En ville, la panique était générale, les gens fuyaient pensant qu’il s’agissait d’un nouveau coup d’État. Le calme est revenu maintenant mais l’on remarque que dans la soirée, il y a moins de circulation. Les artères généralement commerçantes et animées sont devenues bien silencieuses. Sur la photo, ci-dessus, on remarque l’énorme nuage de fumée qui a suivi l’explosion à l’État-major.

Une semaine plus tard, le lundi 12 mars 2018, c’était au tour du Niger d’être la cible de nouveaux attentats. Aux environs de 21h40 ce soir-là, le poste de gendarmerie nationale de Goubé, à 40 km de Niamey, dans la région de Tillabéry, était attaqué par des éléments terroristes. Là, on a déploré trois morts et un blessé parmi les gendarmes.

En marge de ces attentats dans les grands centres, il faut aussi compter de nombreux assauts dans la périphérie et en province, souvent à proximité des frontières.

Tous les médias, du Burkina et d’ailleurs ont commenté ces événements. Les populations, quant à elles, mesurent non seulement les pertes en vies humaines, les blessés et les dégâts matériels, mais aussi l’avenir de la paix dans tous les pays de la sous-région. Les dispositions de sécurité tardent à se mettre en place, notamment le G5 Sahel qui manque de moyens financiers pour le moment.

Par ailleurs, la situation des otages est tout aussi préoccupante. Le Mali a marqué le triste anniversaire (un an) de la prise d’otage à Karangasso, une paroisse du Diocèse de Sikasso. La Sœur Gloria, une Sœur colombienne des franciscaines de Marie Immaculée, est toujours retenue. Un peu partout au Mali, le 7 février, jour anniversaire de la prise d’otage, des prières ont été organisées pour demander la libération de Sœur Gloria et de tous les otages retenus au Sahel.

PAO : La retraite d’Avent … en janvier

De « Baobab Echos n°8 de Janvier 2018 »

Le 5 janvier 2018, au Sanctuaire Notre Dame de la Paix à Bamako

Ça semble un peu anachronique de réunir confrères et consoeurs de Notre Dame d’Afrique, pour une retraite de l’Avent le 5 janvier ! Mais les agendas des uns et des autres n’avaient pas permis de trouver l’opportunité de se rassembler avant Noël. Le thème étant celui qui était proposé par nos deux Conseils généraux : « Nous sommes tous des migrants », pouvait sans problème, être abordé, même en dehors de l’Avent. Ha-Jo Lohre continue…

Le 5 janvier 2018, les confrères de Bamako (Communauté de la maison d’accueil, Communauté de Hamdallaye et Communauté de la paroisse des St Martyrs d’Ouganda) se sont retrouvés avec nos Soeurs Missionnaires de ND d’Afrique (Bamako/Kalabankura) pour la récollection « de l’Avent ». Cette récollection nous avait été proposée par nos conseils généraux. « Nous sommes tous des migrants » … Elle est toujours d’actualité et comme nous étions tous coincés par le temps en Avent, nous avions décidé de la programmer au début d’année en choisissant comme lieu « la Colline Mariale », le sanctuaire de Notre Dame de la Paix, sur une colline au centre de la ville, proche de l’église paroissiale des Martyrs d’Ouganda. Après la montée des 177 marches, certains ont découvert pour la première fois ce beau lieu de recueillement réalisé par le curé précédent Laurent Balas. Après les Laudes et une petite introduction au thème, chacun a eu le temps de se trouver un lieu pour méditer sur les textes bibliques et les questions proposées – soit à la crypte devant le saint sacrement, à l’église de la vierge (où nous avons célébré la messe vers 11h00) – ou encore sur le parvis ou sous la galerie. Lors de la messe, les uns et les autres ont eu l’occasion de partager le fruit de leurs méditations, avant qu’un bon repas offert par la maison d’accueil, a consolidé notre fraternité.

Sénégal: utiliser des foulards le dimanche des Rameaux

Du site Internet de l’Afrique de  l’Ouest :

Dans le but de protéger la nature, Mgr Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar, a demandé aux catholiques de son diocèse d’utiliser des foulards au lieu des rameaux pour la procession du dimanche des Rameaux et de la passion du Seigneur.

Dans certaines paroisses, l’utilisation de foulards à la place des rameaux est déjà vieille de près d’une dizaine d’années.

Mais dans pratiquement toutes les autres paroisses de Dakar, le message de l’archevêque n’est pas bien passé.

« Les gens qui cherchent les rameaux s’étaient déjà engagés à le faire », commente Pierre Bassène un autre catholique. Selon lui, les directives de l’archevêque de Dakar seront mieux suivies l’année prochaine.

« Comme il l’a dit, l’environnement souffre de cette coupe des rameaux tous les ans. Le plus grave au Sénégal, c’est qu’il n’y a pas la culture du reboisement. »

(Extraits de « Au Sénégal, l’archevêque de Dakar suggère d’utiliser des foulards à la place des rameaux » par Charles Senghor, La Croix-Africa, 26/03/18.)

La résurrection, pour faire mourir toutes les violences !

Qu’il est déroutant ce fils de Dieu, qui n’a pas voulu convaincre ses adversaires de la veille en ressuscitant devant eux ! Déroutant ce Jésus qui n’exploite pas sa puissance ! Les jours saints nous enseignent que la passion est un mystère, le mystère d’un Dieu qui s’incarne dans l’état du monde, l’état de violence et de faiblesse, jusqu’à en devenir victime. La résurrection de Jésus au matin de Pâques demeure signe du même mystère : sa puissance sera immense mais toujours fragile, ouverte sur le refus, sur l’incrédulité.

Dans plusieurs pays de la sous-région Ouest Africaine, nous venons de rencontrer une nouvelle fois la violence et de connaître des attentats qui ont créé un grand malaise, sans compter les victimes à déplorer et les centaines de blessés à prendre en charge et à soigner. Les dégâts matériels sont importants, mais plus encore le traumatisme qu’engendre ces opérations meurtrières. La  violence n’est plus chez les autres seulement, elle s’est invitée chez nous aussi, dans toute la bande sahélo-saharienne. Des explications sont données, plus ou moins convaincantes, des portraits sont affichés, des encouragements sont prodigués… Mais la question demeure : que faisons-nous, chacun à notre niveau, pour déraciner cette racine malfaisante, ces volontés d’en découdre. Comment aérer ce climat délétère qui gangrène toute la société ? Chacun a sa part de responsabilité et personne ne peut dire : je n’y suis pour rien ! La violence, j’en suis responsable si je refuse d’aimer en vérité, si je ne lutte pas pour plus de justice et de paix !

Par sa mort sur la croix, Jésus met un terme à toute mort, il est la Résurrection et la Vie… « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10,10). Conformer notre vie à la sienne, c’est faire nôtre ce message si singulier. Telle est la violence de la résurrection, la folie de la croix écrira Paul : elle nous est remise, confiée, mise à notre portée. La résurrection est un chant : Dieu en compose la mélodie, nous en sommes la portée.

Le Christ a subi la violence sans y répondre, tout en luttant contre les injustices. La non-violence évangélique n’exclut ni les conflits ni la « sainte colère », mais ne porte pas atteinte à la vie. «Vous avez entendu qu’il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent » (Ex 21, 24). Eh bien ! moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant ; au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ; veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau ; te requiert-il pour une course d’un mille, fais-en deux avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos » (Mt 5, 38-42). Voici l’injonction non-violente de Jésus dans les Évangiles. Elle est plutôt radicale et pour certains peu crédible.

La non-violence évangélique se joue au cœur des conflits, expliquait récemment le Père Mellon, un jésuite moraliste. Dans ses diatribes contre les scribes et les marchands du Temple, Jésus n’hésite pas à affronter ses ennemis avec vigueur, précise le jésuite. Il n’a jamais dit : « N’ayez pas  d’ennemis », mais plutôt : « Aimez vos ennemis », ce qui suppose précisément qu’on en ait. Et en invitant à « tendre l’autre joue », « Jésus invite à sortir de la logique proliférante de la violence ».

Une action non-violente n’est ni naïve ni passive mais au contraire agit pour la justice et de manière efficace, et demande l’engagement de tout le monde : la non-violence suppose une solidarité beaucoup plus grande entre les gens. Parmi les trois invitations que nous lance chaque année le Carême, la solidarité est à prendre au sérieux. Alors que nous venons de traverser ces périodes de turbulences dans nos pays de la sous-Région, puissions-nous, à l’image de Jésus, faire taire toute violence, en nous rendant de plus en plus solidaires de ceux et celles qui souffrent à nos côtés, qui pleurent des morts dans leur famille, qui comptent des blessés parmi les leurs.

Nos vœux, à l’occasion de cette fête de Pâques se résument dans la demande du Pater… ne nous laisse pas entrer en tentation… en tentation de la violence ! Fais de chacun de nous, un artisan de paix. Belle et sainte fête de Pâques 2018 à chacun et à toutes vos communautés.

(Éditorial du Baobab n° 29 de la PAO)

Père Luc Kola, Provincial PAO
et Père Delphin Nyembo Mabaka, Ass. Provincial PAO

Mon expérience de la pastorale paroissiale comme missionnaire d’Afrique (PE n° 1084)

Je vis la mission dans la paroisse sainte Thérèse de l’enfant Jésus-Dyou, diocèse de Sikasso au Mali, dans la province de l’Afrique de l’Ouest (PAO) il y a de cela 5 ans, c’est-à-dire depuis mon ordination sacerdotale. Le diocèse de Sikasso comprend 8 paroisses avec 25 prêtres diocésains, dont une seule est animée par les missionnaires d’Afrique depuis sa fondation le 14 janvier 1953. Seules deux congrégations masculines existent dans ce diocèse : les salésiens de Don Bosco avec leur centre de formation professionnelle ainsi que deux communautés missionnaires d’Afrique à savoir le Centre Sénoufo et notre communauté paroissiale. Notre présence apporte un peu de diversité dans la configuration diocésaine dans son approche pastorale.

La simplicité dans le contact : pour réellement se faire « tout à tous », l’investissement dans l’apprentissage de la langue locale m’a rendu très efficace dans la pastorale. Je peux librement prêcher, conseiller, faire des visites pastorales gratuites et loger dans leurs maisons sans chercher le confort. Toutes ces attitudes sont un grand témoignage qui évangélise nos interlocuteurs. Le fait de faire des tournées dans nos 23 villages en rotation nous permet d’entrer en contact avec la réalité vécue dans toutes les communautés. Chaque dimanche soir nous partageons nos joies et nos frustrations de la mission, tout en nous encourageant les uns les autres. C’est un moment de détente et d’enrichissement mutuel autour d’un verre fraternel. Quant au lundi soir, jour de notre repos, nous avons une messe pendant laquelle nous partageons nos expériences spirituelles en nous écoutant les uns les autres. C’est une activité qui me permet de présenter au Seigneur toute la communauté paroissiale avec ses joies et ses peines.

Apprentissage de la langue dans une famille

Je rêve d’une paroisse spécifiquement missionnaire où nous nous engageons solidement dans :

  • la catéchèse pour approfondir la foi de nos fidèles chrétiens qui se laissent facilement ballotés par le train-train de la vie pourvu qu’ils aient une satisfaction. Il existe beaucoup de duplicités dans la plupart d’entre eux, c’est ce qui explique le manque d’engagement de certains… Je crois fermement que si ces derniers suivaient sérieusement la catéchèse et avaient une vie de prière, ils pourraient comprendre ce qu’est prendre sa croix. « Même la rose se trouve au milieu des épines » dit-on. Vivre sa foi dans un milieu fortement musulman sans peur ni aucun compromis devant les difficultés rencontrées.
  • l’alphabétisation : la plupart de nos chrétiens sont des analphabètes, d’où il y a urgence de leur apprendre à lire et à écrire pour qu’ils soient capables de découvrir davantage les Ecritures à travers une lecture personnelle mais aussi à s’engager davantage dans les activités communautaires. Parfois, il n’y a personne qui sache lire dans certaines communautés et c’est au prêtre ou stagiaire de tout préparer ou de tout faire… Si les fidèles apprennent à lire et à écrire, ils pourront gérer leurs activités sans beaucoup de frustrations… et cela rendra tout le monde plus heureux dans la mission.
  • les formations sur les activités d’auto prise en charge pour la vraie libération de la personne humaine c’est-à-dire les former et éduquer à être financièrement indépendants pour ainsi participer au fonctionnement de la paroisse. La plupart des chrétiens pensent et croient fermement que l’Eglise est là pour leur distribuer de l’argent, que l’Eglise est riche et n’attend rien d’eux. Nous travaillons d’arrache pieds pour leur donner une vraie image de l’Eglise en sachant qu’eux-mêmes en font partie, et ainsi les libérer progressivement de l’esprit de mendicité.
  • les activités de sensibilisation sur Justice et Paix : nous vivons en zones d’orpailleurs. Il existe sur notre territoire beaucoup de sites miniers traditionnels et cela attire tout le monde. Le plus pénible est qu’on y trouve beaucoup de mineurs et de jeunes venus de toute la sous-région à la quête de l’argent facile. Ce qui est d’ailleurs un mythe, parce que seule une petite poignée parvient à s’en tirer positivement. A travers des soirées de sensibilisation nous voulons aider ces gens à comprendre les dangers qu’ils courent en travaillant sans aucune garantie ou protection. Mon rêve se recoupe avec celui du pape François exprimé dans son encyclique « Laudato Si » : tout le monde doit avoir le souci de garder et sauvegarder notre maison commune.
Chercheurs d’or…

Ma plus grande observation est que j’ai été chanceux jusqu’à présent de me retrouver dans une communauté constituée de 3 confrères « semper tres », la règle d’or de notre vie communautaire avec aussi la présence de stagiaires missionnaires d’Afrique que nous aidons dans leur discernement à la suite du Christ Comme dans chaque communauté missionnaire, nous avons établi un projet communautaire qui nous aide à vivre spécifiquement notre idéal et pour nous insérer dans notre milieu de vie de première évangélisation (avec beaucoup d’influences de la religion traditionnelle et de l’islam…) comme quelqu’un aimait le dire : au Mali, il existe 85 % de musulmans, 15 % de chrétiens et 100 % d’animistes. Cela explique encore aujourd’hui la forte pression sociale de la religion traditionnelle africaine. Néanmoins, il existe une vraie tolérance religieuse dans ma région de mission et nous, leaders religieux, nous nous rencontrons souvent formellement et informellement en nous encourageant de veiller à prêcher la paix, la tolérance et le pardon. Le cœur de l’homme étant imprévisible, nous restons prudents dans notre manière de parler et de faire.

Cette pastorale m’excite beaucoup et me donne de la joie chaque fois que je rencontre une certaine réceptivité de la part de certaines personnes ; quand je pense à Jésus, saint Paul, Lavigerie et beaucoup d’autres apôtres qui ont rencontré des difficultés dans leur mission mais ont tenu mordicus grâce à la foi, à leur confiance indéfectible en Dieu et la consolation trouvée dans leur mission si petite soit-elle. Oui cette mission vaut la peine d’être vécue !

Joseph Kamwanga, M.Afr.

A lire du site de la PAO

Aujourd’hui, les Missionnaires d’Afrique de l’Ouest vous proposent de visiter de nouvelles pages sur leur site http://www.mafrwestafrica.net.

Actualités

« Pèlerinage aux saints d’Afrique en Suisse » une célébration annuelle dont le père Claude Maillard nous a envoyé des nouvelles (lire la suite)
« Toujours l’insécurité au Mali » 2 morts et des dizaines de civils évacués suite à une attaque près de Bamako (lire la suite)
« Approbation de G5 Sahel par le conseil de sécurité » un appui qui était attendu depuis longtemps. Mais qui va financer ? (lire la suite)

Témoignages

« Fête des jubilaires à Bry sur Marne » jubilaires parmi lesquels ils sont nombreux à avoir vécu en Afrique de l’Ouest (lire la suite)
« Décès du père Joseph Olivaud » à l’âge de 94 ans, le 9 juin dernier. Lui aussi a passé de nombreuses années au Burkina, après treize ans en Guinée (lire la suite)
« Les Pères Blancs au Sénégal » un article rédigé par le père de Benoist, qui n’a pas encore été publié car il vient seulement d’être retrouvé dans les archives de l’auteur (lire la suite)

Dialogue interreligieux

« Islamophobie aux USA et en Grande Bretagne » les actes islamophobes sont en hausse aux Etats Unis comme au Royaume uni (lire la suite)
« Education contre le radicalisme » c’est par le biais d’une éducation bien conçue que les jeunes pourront acquérir une vision objective et humaine du monde et des autres (lire la suite)
« Les musulmans au défi de Daech » compte rendu d’un livre de deux auteurs musulmans, livre facile à lire et qui donne des perspectives d’ouverture (lire la suite)
« Vœux pour fin du ramadan » comme chaque année, plusieurs messages ont été envoyés par les églises locales pour la fin de ce temps de jeûne (lire la suite)

Justice et Paix

« Le film ‘Bayiri’, la ‘patrie’ » l’interview d’un cinéaste burkinabè qui a réalisé un film sur le problème que le retour dans la « patrie » pose, après de très longues années en Côte d’Ivoire (lire la suite)
« Journée mondiale des réfugiés » le 18 juin dernier, au moment de l’angélus, le pape s’est exprimé comme chaque année à cette occasion (lire la suite)
« Tchad : l’opposition dénonce la corruption » sur le site de RFI, cet article ainsi que trois autres au sujet de ce pays (lire la suite)
« Urgence humanitaire au Nigéria » 8,5 millions de personnes réparties dans les Etats de Borno, de l’Adamawa et de Yobe ont besoin d’une assistance urgente (lire la suite)
« Migrants portés disparus » dans le désert du Ténéré, au Niger, une cinquantaine de personnes en route vers la Libye sont portées disparues (lire la suite)

Vu au Sud – Vu du Sud

« Présidentielles Côte d’Ivoire 2020 ? » d’après Henri Konan Bédié, Guillaume Soro ne serait pas intéressé à proposer sa candidature (lire la suite)
« Kagame candidat aux présidentielles » Le président sortant, Paul Kagamé, a été désigné sans surprise candidat à l’élection présidentielle par son parti. Elections le 4 août prochain (lire la suite)
« Mali : référendum annulé » le référendum prévu le 9 juillet sur le nouveau projet de révision de la Constitution n’aura pas lieu. Il est reporté à une date ultérieure pas encore fixée (lire la suite)
« Pratique du ‘zaï’ pour stopper le désert » un article intéressant de Jeune Afrique sur une expérience au nord du Burkina Faso (lire la suite)