Le Centre culturel et artistique de Kungoni célèbre son 50e anniversaire

Session de formation de ‘Safeguarding’ pour les Missionnaires d’Afrique oeuvrant dans la province du Ghana/Nigeria

Célébration de la Sainte Joséphine Bakhita et de la Journée Internationale de prière et de réflexion contre la traite des personnes à Bruxelles, 2026

Samedi après-midi, le 7 février, une soixantaine de personnes, dont des membres d’une dizaine de congrégations religieuses, se sont rassemblées à l’église Saint-Sacrement-la Viale Europe, à Bruxelles, pour commémorer Sainte Bakhita et pour prier et dénoncer la traite des personnes et l’esclavage moderne.

Le thème de 2026 mis en avant était « La paix commence avec la dignité : un appel mondial pour mettre fin à la traite des personnes ».

Dans son mot d’introduction, Sœur Françoise Coppieters, religieuse de l’Assomption, souhaita la bienvenue à toutes les personnes présentes, au nom de RENATE, le réseau des religieuses et religieux engagés dans la lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains en Europe. Elle établit le lien entre la fête de sainte Joséphine Bakhita et la Journée internationale. S’appuyant sur quelques chiffres et statistiques, elle donna un aperçu de l’existence de la traite à l’échelle mondiale et en Belgique.

Ensuite, Madame Monka Kuseke et ses deux filles, Bakhita et Julienne, ont mis en scène les moments décisifs de la vie de sainte Bakhita, de son enfance, à sa captivité, sa vie d’esclave, jusqu’à sa libération et sa vocation chrétienne et religieuse.

Cinq bougies, chacune représentant un groupe vulnérable – les enfants maltraités, les filles et les femmes exploitées, les migrants, les réfugiés – ainsi qu’une des cinq valeurs fondamentales – la paix, la foi, l’amour, la justice et l’espoir – furent alors apportées en procession jusqu’à l’autel.  En vertu de ces valeurs, toutes et tous sont invités à s’engager pour la dignité humaine.

La récitation du Psaume 115 et la lecture de l’Évangile selon Saint Luc 4, 14-21 rappelèrent l’importance de briser les chaînes des personnes en captivité en vue de leur libération !

Sœur Marie-Joséphine Fernando, religieuse du Bon Pasteur, parla de l’association SAWA, qui propose l’aide et l’accompagnement aux personnes prises dans des réseaux de la prostitution. Elle témoigna très concrètement du long parcours d’une femme libérée retrouvant sa dignité après avoir décroché un emploi.

Le refrain de Taizé, « Abana fi yadayka ousalimou rouhy », en arabe, qui signifie « Père, entre tes mains je remets mon esprit », créa un climat de prière internationale. Cette intention pour le monde entier s’est poursuivie lors de la prière d’intercession.

Chaque bougie représentait un continent et les prières exprimaient les drames que vivent des personnes : l’exploitation dans les mines en Afrique ; la traite des filles et des femmes partout dans le monde ; le bafouement de la dignité humaine dans tant de pays, même démocratiques ; des abus subis par les personnes poussées à se prostituer ; l’exploitation de la vulnérabilité des personnes sans-papiers due à l’absence de statut légal. La prière libre, très émouvante, permit à chacun et chacune de déposer une petite bougie sur la carte du monde.

La prière s’est terminée par le Notre Père récité dans les différentes langues parlées par les membres de l’assemblée. Avant de conclure, la prière de sainte Joséphine Bakhita fut distribuée et lue avec recueillement.

La bénédiction, chantée en langue malgache par sœur Lucie Vololoniaina, religieuse du Bon Pasteur, reflétait la dimension interculturelle de la célébration. Les cinq bougies furent finalement soulevées et dirigées vers les quatre points cardinaux avec souhaits lus par sœur Bénédicte Goorissen, religieuse du Sacré-Cœur.

Après la célébration, tous les convives poursuivirent l’échange autour d’un verre d’amitié. Des contacts furent noués et des informations et adresses échangées. La rencontre s’acheva dans une ambiance très cordiale et bienveillante !

Que Sainte Joséphine Bakhita puisse accorder la paix en dignité à toutes et à tous!

Par: Andreas Göpfert, M.Afr.
Membre de RENATE et de l’équipe de préparation

Mercredi des Cendres

Ambassadeurs du Christ : ne laissons pas sans effet la grâce

Joël 2, 12-18 / Psaume 50 (51) | 2 Corinthiens 5, 20 – 6, 2 / Matthieu 6, 1-6.16-18

Frères et sœurs bien-aimés,

Il y a quelques semaines, nous avons commencé le temps ordinaire de cette année liturgique A, avec l’appel à la conversion et à être disciple (Mc 1, 15-20). Cet appel est renouvelé en ce jour des cendres qui marque le début du temps de carême, par le cri du prophète Joël : « Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu » (Joël 2, 12-13). Pendant les prochains 40 jours, dans le désert de nos cœurs, nous sommes appelés à méditer sur notre vie et peut-être à évaluer nos résolutions prises au début de l’année de manière plus profonde à travers le prisme de la Parole de Dieu. Trois points de méditation tirés des lectures de ce mercredi des Cendres peuvent nous y aider : nous sommes ambassadeurs du Christ dans un monde brisé, appelés à nous réconcilier avec Dieu et à être des guérisseurs blessés.

Ambassadeurs dans un monde brisé

Alors que nous entrons dans cette période de carême 2026, nous découvrons un monde fracturé par les conflits et le désir de justice. Cette brisure du monde n’est pas invraisemblable : c’est une réalité dans nos propres pays, nos familles, et souvent dans nos vies personnelles. Cette période de carême est une période de grâce pour nous, afin de discerner où nous nous situons dans ce chaos historique. À la lumière de la sagesse bantoue de l’Ubuntu, qui affirme que “nous sommes, donc je suis” nous savons que personne n’est une île ; nous sommes tous liés et partageons cette fragilité du monde. En effet, nous en sommes participants par nos fractures communautaires et personnelles, nos péchés les plus évidents, ainsi que nos indifférences et omissions à faire le bien.

Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous rappelle que : « Nous sommes les ambassadeurs du Christ » (2 Cor 5, 21). C’est l’une des images les plus vivantes pour illustrer notre identité chrétienne. Un ambassadeur est un émissaire qui représente son pays et son peuple. C’est un honneur, mais aussi une responsabilité assez exigeante que porte la personne choisie, car elle devient le signe visible de la nation qui le mandate. Saint Paul, en faisant usage de cette image et de ce symbole, rappelle aux chrétiens leurs promesses baptismales : être un autre Christ dans le monde par la renonciation à Satan et à ses œuvres, et l’engagement à pleinement œuvrer pour le Royaume de Dieu. Cela signifie laisser la grâce de Dieu briller dans leurs vies, en être une manifestation dans le monde. Paul, dans son exhortation aux chrétiens de Corinthe, nous rappelle cette mission : « En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui » (2 Cor 6, 1).

Le chrétien d’aujourd’hui, tout comme l’Église synodale, ne peut rester indifférent à la condition des hommes et femmes de son temps, surtout en ces temps historiques où la tentation de l’usage de la violence, des fausses informations, ainsi que l’exploitation des plus vulnérables et de l’environnement s’établissent en norme. Chacun de nous devrait discerner comment il/elle comprend aujourd’hui cet appel missionnaire à être ambassadeur/drice du Christ, en continuité avec l’appel de l’Année jubilaire 2025 à être « Pèlerins de l’espérance ». Ceci est aussi vrai pour nos familles et nos communautés (chrétiennes), comme nous sommes envoyés à collaborer dans la synodalité (Mc 6, 7-13).

Réconcilié avec Dieu

En tant qu’ambassadeurs, nous devons nous réconcilier avec Dieu. Nous ne pouvons pas représenter quelqu’un avec qui nous ne sommes pas en communion. Être réconcilié avec Dieu, c’est être conscient de notre fragilité et de nos blessures. Les cendres que nous recevons aujourd’hui ne nous rappellent pas seulement que nous sommes poussière, mais que nous le sommes aussi comme humanité, vouée à notre perdition sans Dieu. Un souvenir constant de cette réalité pourrait nous aider à vivre mieux notre appel chrétien et humain avec humilité et dans la charité chrétienne. Cette prise de conscience de notre état de finitude est une étape impérative, mais non suffisante en soi. En effet, l’humain peut être conscient de son état de péché et de sa finitude mais, néanmoins, rester absorbé dans son orgueil ou piégé dans un sentiment d’inutilité. Ainsi, cette première étape de la prise de conscience doit être suivie avec humilité, par la seconde qui est un retour à Dieu pour être réconcilié avec Lui. C’est l’invitation de Paul « laissez-vous réconcilier avec Dieu. » 2 Cor 5 :20. Nul besoin d’insister qu’une véritable réconciliation avec Dieu implique une réconciliation entre nous (Mat. 5 :23-24).

Ces 40 jours de grâce sont le moment favorable pour vivre tout cela de manière plus significative. Le prophète Joël nous montre le type de réconciliation qui plaît à Dieu : « Revenez à moi de tout votre cœur… Déchirez vos cœurs, pas vos vêtements » (Joël 2, 12-13). Nous savons que, même en tant qu’Église institutionnelle dont certains membres ont causé des torts historiques, spirituels et psychologiques à d’autres dans la bergerie et dans le monde, nous avons aussi besoin de cette humilité et cette réconciliation.

Guérisseurs infirmes

Le chrétien, comme la communauté chrétienne dans cette mission de représentation du Christ, doit être un moyen de réconciliation, de justice et de paix. L’appel du Christ à la conversion et à être disciple sont indissociable de son appel à bâtir le Royaume de Dieu. Il nous choisit aujourd’hui, dans un monde de façade et de faux-semblants, pour être centrés sur Lui dans notre vie de prière et de charité, le tout dans la modestie. Nous faisons cela comme des « guérisseurs infirmes » qui, bien que pleins d’imperfections, sont prêts à être comme lui : « eucharistie », pain rompu et partagé pour le salut du monde. C’est ce que nous rappelle la vie de nos bienheureux martyrs d’Algérie.

Cher frères et sœurs, en plus de vous encourager à une vie dévotionnelle plus intense et à une meilleure proximité avec l’évangile, je vous propose trois livres qui valent la peine d’être lus ou revisités pour rendre ce temps de carême plus fécond : le classique « L’Imitation de Jésus-Christ » de Thomas a Kempis, « The wounded healer » (Le guérisseur blessé) de Henri Nouwen et enfin « Comme le pain rompu » de Pierre Van Breemen.

Ambassadeur du Christ, ne laissons pas la grâce reçue de Lui sans effet !

Bon temps de Carême.

Par: Gaétan Tiendrébéogo, M.Afr.

Sixième dimanche du temps ordinaire, Année A

Ben Sira le Sage 15, 15-20 / Psaume 118 (119) / 1 Corinthiens 2, 6-10 / Matthieu 5, 17-37

Les enseignements donnés par Jésus à ses disciples, réunis autour de lui sur la montagne, nous rappellent que la montagne est un lieu où le Seigneur s’adresse aux hommes, pour leur transmettre ses commandements depuis les prophètes de l’Ancien Testament. Sur le mont Sinaï, Moise a reçu les dix commandements. Voilà les disciples de Jésus qui reçoivent sur la montagne, les grands repères de la vie. Jésus nous fait faire une démarche physique et spirituelle pour une vie réglementée et parfaite, de bas en haut. Dans la première lecture, tirée du livre du Ben Sira le Sage, nous avons le choix de choisir ce que nous voulons vivre : nous pouvons suivre ses repères pour atteindre notre choix : « Étends la main vers ce que tu préfères ». Dans la lettre aux Corinthiens, saint Paul nous dit que la sagesse de Dieu, mystère caché, nous est révélée par l’Esprit. Dans l’évangile, Jésus nous ouvre à l’Esprit.

Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir

L’Ancien Testament nous enseigne une loi à suivre d’une manière radicale, sous peine de sanctions sévères. Dans l’évangile, nous trouvons un enseignement de miséricorde, d’amour qui fait appel à la vie du cœur. Jésus nous appelle à opérer un changement intérieur ayant des conséquences sur l’extérieur. Il ne nous demande pas d’abandonner la loi des anciens ; il nous enseigne une nouvelle démarche allant de l’intérieur vers l’extérieur, et non le contraire. Jésus n’a ni supprimé ni aboli la loi ancienne transmise par les prophètes, mais il la dépasse et donne une nouvelle orientation pour la vivre avec le cœur, donc avec une réelle adhésion intérieure débordant sur l’extérieur : « Vous avez appris qu’il a été dit… Eh bien ! moi, je vous dis »

L’exigence de l’enseignement de Jésus

Ce serait mal comprendre cette péricope quand nous nions les exigences de l’enseignement de Jésus à propos de la pratique des commandements. Nous entendons Jésus mettre les points sur les ‘i’ en ces termes : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. »

Jésus nous montre comment cet accomplissement de la loi va se réaliser : non pas en enlevant les exigences des commandements, mais au contraire en les portant à leur maximum.

Nous ne sommes pas sans savoir que la loi a une fonction pédagogique. Elle définit ce qui est autorisé et ce qui est interdit. Elle définit également ce qui est bien et ce qui est mal. La loi nous propose donc des repères à suivre. Mais le suivi de ces repères peut ne pas être accompagné par le cœur.

La conversion du cœur

On peut obéir et mettre en pratique les commandements et les lois, sans pour autant entrer dans la logique profonde de ces lois ou commandements. C’est comme l’histoire du canard et de l’eau du fleuve. C’est pourquoi Jésus nous dit qu’il vient accomplir la loi et non l’abolir : « On vous a dit que celui qui commettra un meurtre en répondra au tribunal… Eh bien ! moi je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère, en répondra au tribunal. » Le meurtre, c’est ce que nous appelons, le passage à l’acte de la haine et de la violence. Mais Jésus nous dit que ce n’est pas seulement le meurtre qui est mauvais, c’est aussi ce qui nous pousse à commettre le meurtre, c’est-à-dire avoir la colère contre son frère.

Pour Jésus, il ne s’agit plus simplement de juger les actes, mais de juger l’intention du cœur. « Eh bien ! moi je vous dis : Ne faites aucun serment… que votre oui soit oui, que votre non soit non, le reste vient du mauvais. » Jésus invite ses disciples à avoir une démarche différente, une nouvelle méthode qui nous permet d’aller au plus profond de notre être, au cœur. L’application de la loi ou du commandement n’est plus externe seulement, mais interne. Ce changement est un changement permanent. C’est une perpétuelle conversion qui est demandée : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que le carême soit un temps de conversion, de joie, de paix et de rencontre.

Le Seigneur soit avec vous.

Par: Mathieu Kane, M.Afr.

Frans van der Weijst R.I.P.

Société des Missionnaires d’Afrique
Le Père Jozef de Bekker, Délégué Provincial du secteur des Pays-Bas,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

le  mardi 10 février 2026 à Heythuysen (Pays-Bas)
à l’âge de 94 ans dont 66 ans de vie missionnaire
au Mali et aux Pays-Bas.

Téléchargez ici le faire-part de décès du Père Frans van der Weijst

Né à :
Bergeyk
le 28/11/1931
Année SpirituelleSerment MissionnaireOrdination sacerdotale
Diocèse :
‘sHertogenbosch
04/09/195520/06/195902/02/1960
Nationalité :
Néerlandais
Alexandria Bay
(États-Unis d’Amérique)
Eastview
(Canada)
Tilburg
(Pays-Bas)

Bionotes

01/07/1960SterkselNederland
01/10/1962Coll. Prosper KamaraBamakoMali
09/12/1965Falaje CELAMali
30/06/1966VicaireBamako, ParoisseMali
30/06/1967SupérieurBamako, ParoisseMali
01/09/1971VicaireBuguniMali
01/01/1974Procureur + AccueilBamakoMali
01/01/1978Econ. DiocésainBamakoMali
01/10/1979Sup. + Econ. Provinc.DommeldalNederland
01/01/1983Conseiller Provinc.Nederland
15/01/1986Ministère H.C.EindhovenNederland
11/05/1987MinistryEindhovenNederland
22/12/1988Conseiller Prov.Nederland
06/01/19921er Cons. Prov.Nederland
01/07/1994Prov. Nederl.Nederland
01/07/1997Prov. Ned. 2emandatNederland
01/10/2000Parish PriestLage MierdeNederland
01/11/2004CouncillorNederland
01/10/2006Ministry H.C...SteenselNederland
01/12/2008MinistrySteenselNederland
01/07/2013Ministry H.C.SteenselNederland
01/09/2015ResidenceHeythuysenNederland
10/02/2026DCD (94)HeythuysenNederland

Erhard Schneider R.I.P.

Société des Missionnaires d’Afrique
Le Père Ludwig Peschen, Délégué Provincial du secteur d’Allemagne,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

le mardi 10 février 2026 à Hechingen (Allemagne)
à l’âge de 91 ans dont 66 ans de vie missionnaire
en RD Congo, en Tunisie et en Allemagne.

Téléchargez ici le faire-part de décès du Père Erhard Schneider

Né à :
Frankfurt
le 03/05/1934
Année SpirituelleSerment MissionnaireOrdination sacerdotale
Diocèse :
Limburg
27/09/195625/01/196003/07/1960
Nationalité :
Allemand
Maison-Carrée
(Algérie)
Carthage
(Tunisie)
Frankfurt
(Allemagne)

Bionotes

06/09/1960GrosskrotzenburgDeutschland
03/02/1961FrankfurtDeutschland
05/09/1965AmbergDeutschland
12/12/1966FrankfurtDeutschland
02/02/1967Prof. Relig. AthénéeBukavu, ProcureCongo
20/12/1967FrankfurtDeutschland
01/09/1969Prof. Relig. AthénéeBukavu, Jean XXIIIZaïre S.E.
01/02/1973VicaireNyantendeZaïre S.E.
01/10/1975VicaireBagiraZaïre S.E.
07/10/1977VicaireKirunguZaïre S.E.
30/09/1982CIDEBOFrankfurtDeutschland
01/09/1984IBLATunis, IBLATunisie
01/01/1987VicaireBejaTunisie
01/10/1987VicaireSousse, D. TunisTunisie
30/06/1995RRecherche Med. Trad.FrankfurtDeutschland
01/01/2009Recherche Med. Trad.MünchenDeutschland
01/09/2022ResidenceHechingenDeutschland
10/02/2026DCD (91)HechingenDeutschland

Charles Bailleul R.I.P.

Société des Missionnaires d’Afrique
Le Père Michel Girard, Délégué Provincial du secteur de France,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

le lundi 9 février 2026 à Bry-Sur-Marne (France)
à l’âge de 98 ans dont 72 ans de vie missionnaire
au Mali, au Sénégal et en France.

Téléchargez ici le faire-part de décès du Père Charles Bailleul

Né à :
Lille
le 21/12/1927
Année SpirituelleSerment MissionnaireOrdination sacerdotale
Diocèse :
Lille
29/09/194829/06/195318/04/1954
Nationalité :
Français
Maison-Carrée
(Algérie)
Thibar
(Tunisie)
Carthage
(Tunisie)

Bionotes

30/06/1954Etudes UniversitairFrance
12/09/1954Arrive àStrasbourgFrance
10/08/1957BonnellesFrance
01/07/1965N’est plus inscrit àBonnellesFrance
01/01/1966Centre de langueFalajeMali
30/06/1966VicaireSégouMali
01/10/1966EtudesDakarSénégal
01/06/1967VicaireFalajeMali
01/07/1970Directeur:CELAFalajeMali
01/11/1974Directeur:CELAFalajeMali
22/12/1986VicaireKolokani, D. BamakoMali
01/10/1992Service C.EpKorofina, Maison. Reg.Mali
01/07/2008Service C.Ep.Bamako, M. d’accueilMali
01/11/2010RésidenceMoursFrance
01/11/2013RésidenceBry-sur-MarneFrance
09/02/2026DCD (98)Bry-sur-MarneFrance

Cinquième dimanche du temps ordinaire, Année A

Sel, lumière, et la grâce de donner la vie

Isaïe 58, 7-10 / Psaume 111(112) / 1 Corinthiens 2, 1-5 / Matthieu 5, 13-16

Chers frères et sœurs dans le Christ, l’évangile de Matthieu nous conduit aujourd’hui au cœur de notre identité. Après avoir entendu les Béatitudes, nous voyons maintenant Jésus regarder ses disciples, nous regarder nous, et dire : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde ».

Remarquez que Jésus ne dit pas : « Essayez de devenir sel », ou « Un jour, si vous travaillez assez dur, vous pourrez être lumière ». Il parle au présent. Il décrit notre nature fondamentale en tant que disciples du Christ. Mais ces deux métaphores, le sel et la lumière, renferment une vérité profonde sur la vie chrétienne : elles ne sont jamais faites pour elles-mêmes.

Le but du sel et de la lumière

Considérez le sel. Le sel n’existe pas pour s’assaisonner lui-même. Si vous avez un bol de sel posé seul sur une table, il est inutile. Son but entier est d’être répandu, d’être frotté dans la viande pour la préserver, ou mélangé dans une marmite pour donner de la saveur. De même, une lampe ne brille pas pour contempler sa propre lueur. Elle brille pour illuminer la pièce, révéler le chemin, et éviter que les autres ne trébuchent dans les ténèbres.

Nos vies chrétiennes sont régies par cette même logique du don de soi. Nous n’avons pas reçu le don de la foi simplement pour nous sentir « sauvés » ou « confortables » dans nos petites bulles privées. Nous avons reçu l’Esprit Saint pour avoir un impact sur tout ce que nous touchons. Quand le sel touche la nourriture, la nourriture change. Quand la lumière entre dans une pièce, les ténèbres s’enfuient. Si nous prétendons être chrétiens mais que le monde autour de nous reste inchangé par notre présence, nous devons nous demander si nous avons perdu notre « saveur ».

Donneurs de vie dans une culture de mort

Dans la première lecture d’Isaïe, on nous donne une feuille de route pour être ce sel et cette lumière, et pas par des miracles spectaculaires ou des proclamations bruyantes. Isaïe nous dit : « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement… Alors ta lumière se lèvera dans les ténèbres ».

Voilà l’appel à être des donneurs de vie. Dans un monde qui souvent semble froid et indifférent, nous sommes appelés à insuffler la vie dans nos familles, nos lieux de travail et nos communautés.

Cependant, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous devons admettre que nous faisons souvent le contraire. Parfois, au lieu d’être des donneurs de vie, nous devenons des preneurs de vie. Nous n’avons pas besoin d’une arme pour tuer quelqu’un ; nous pouvons laisser les autres « à moitié morts » ou complètement vidés de leur esprit par nos paroles et nos actions.

  • Nous prenons la vie quand nous utilisons notre langue pour médire et détruire la réputation d’un confrère, d’une sœur ou d’un frère.
  • Nous prenons la vie quand nous refusons le pardon et laissons l’amertume empoisonner une relation dans notre communauté et notre famille.
  • Nous prenons la vie par notre indifférence, détournant le regard quand un confrère, un frère, une sœur souffre, parce que nous estimons que cela « ne nous regarde pas ».

Lorsque nous agissons par égoïsme, orgueil ou colère, nous cessons d’être le sel de la terre. Nous devenons comme ce sel dont Jésus nous met en garde : du sel qui a perdu sa saveur et qui n’est bon qu’à être jeté et piétiné.

Sainte Joséphine Bakhita est un témoin puissant de ce que signifie être « sel et lumière ». Malgré les horreurs de l’esclavage et des sévices physiques extrêmes, elle n’a pas laissé l’amertume éteindre son esprit. En découvrant Dieu, elle a choisi de devenir une donneuse de vie plutôt qu’une victime de la vengeance, déclarant même qu’elle remercierait ses geôliers pour l’avoir involontairement conduite au Christ. Sa vie démontre comment, par la grâce divine, même les expériences les plus douloureuses et « amères » peuvent être transformées en une lumière qui offre espérance et sens aux autres.

Le défi du monde moderne

Alors que nous regardons le monde en cette année 2026, le défi semble plus redoutable que jamais. Nous vivons dans une culture mondiale qui propose de plus en plus l’égoïsme au détriment du souci du prochain. Nous voyons un monde fracturé par des conflits persistants et les rumeurs dévastatrices de guerre. Nous voyons le fléau de la drogue détruire notre jeunesse, la pourriture de la corruption affaiblir nos institutions, et un sentiment général d’impuissance qui pousse beaucoup à perdre la foi et le sens de leur vie.

Face à une telle obscurité, nous pouvons nous sentir petits. Nous pouvons demander : « Comment ma petite lumière peut-elle faire une différence face à de telles ténèbres écrasantes » ? Il est facile de devenir cynique et de se replier sur soi-même.

La nécessité de la grâce divine

C’est ici que nous devons embrasser une vérité difficile, mais libératrice : nous ne pouvons pas être le sel de la terre et la lumière du monde par nous-mêmes. Si nous essayons de transformer le monde par notre seule volonté, nous allons nous épuiser. Si nous essayons d’être « de bonnes personnes » uniquement par nos propres forces, nous finirons par devenir aigris ou épuisés. L’évangile de saint Jean donne la clé essentielle : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5).

Pour être sel et lumière, nous devons apprendre à dépendre uniquement de la grâce de Dieu. La grâce est « l’électricité » qui permet à l’ampoule de briller ; la grâce est la « saveur » qui rend au sel son pouvoir de saler. Nous ne sommes que les conducteurs par lesquels cette grâce s’écoule.

Quand nous prions, quand nous recevons l’eucharistie, et quand nous nous asseyons en silence devant le Seigneur, nous nous « rechargeons ». Nous demandons à Dieu de déverser sa vie en nous pour qu’elle déborde sur les autres. Nous avons besoin de son aide pour aimer les personnes odieuses, pour être honnêtes dans un environnement corrompu, et pour garder l’espérance vivante quand tout le monde abandonne.

Redonner saveur et sens

Il y a des gens dans votre vie, en ce moment, peut-être un confrère, un collègue, un voisin, ou même la personne assise sur le banc à côté de vous, qui perdent leur emprise sur la foi. Ils peinent à trouver un sens à leur souffrance ou à leur labeur quotidien.

Dieu veut utiliser votre sel pour donner du goût à leur vie. Il veut utiliser votre lumière pour leur montrer qu’ils sont aimés, et pas oubliés. Mais cela n’arrive que lorsque nous arrêtons de vivre pour nous-mêmes et que nous commençons à vivre pour Lui.

Alors que nous nous approchons de l’autel aujourd’hui, confessons les moments où nous avons été des « preneurs de vie ». Demandons au Seigneur de renouveler la saveur de notre foi.

Prions :

Seigneur, je ne peux pas faire cela seul. Je suis faible, mais ta grâce me suffit. Brille à travers mes yeux, parle à travers mes paroles, et agis à travers mes mains. Fais de moi un sel qui préserve ce qui est bon et une lumière qui conduit les autres à toi.

Quand nous dépendons de lui, notre lumière ne sera pas seulement une lueur ; elle sera un phare. Et le monde, voyant nos bonnes œuvres, ne nous louera pas, mais il rendra gloire à notre Père qui est aux cieux.

Amen.

Par: Leonard Katulushi, M.Afr.

Session de retraite à Sainte-Anne, Jérusalem, 2026

Pour un renouveau spirituel en Terre Sainte sur les pas de Jésus à Sainte-Anne, Jérusalem (2026, 2027, 2028)

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