Formation continue

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Petit Echo

Pour votre facilité, les articles principaux écrits par nos confrères dans le dernier Petit Echo sont disponibles dans un format facile à lire, même sur un téléphone intelligent ou une tablette

150ème anniversaire

En 2018, nous célébrerons les 150 ans d'existence de notre Société. En attendant plus d'information du Comité de préparation, regardez les vidéos que nous vous proposons

Homélies

Ici, vous trouverez quelques liens intéressants pour votre méditation personnelle ou pour la préparation de vos homélies

Père Francis Bomansaan évêque du Diocèse de Wa, Ghana

Communiqué officiel

Comme officiellement annoncé ce midi, le Saint Père
a nommé notre confrère le Père
Francis BOMANSAAN évêque du Diocèse de Wa, au Ghana.
Au nom du Supérieur général, actuellement en réunion à Assise, du Conseil
général et de tous les confrères, nos sincères félicitations à Francis et
l’assurance de notre prière et de notre soutien fraternel
dans son nouveau service de l’Église.

Rome, 22 mai 2024

P. André-Léon SIMONART,
Secrétaire général.

La jalousie, un obstacle majeur sur le chemin de la paix

Le premier meurtre qu’a connu notre humanité fut causée par la jalousie. Caïn tue son frère. Le terme « péché » apparaît ici pour la toute première fois dans la Bible ! C’est significatif ! Le « péché originel » n’est pas celui d’Adam et Ève. Le premier péché s’est vécu entre humains. Le premier péché, c’est de laisser libre cours à la violence, née de la jalousie, de la non-acceptation de la différence.

Le méchant d’un bande dessinée lue durant mon enfance n’arrêtait pas de maugréer : « Je veux être vizir à la place du vizir ! » Et d’imaginer toute une série de méthodes pour y arriver. Moins dramatique cette réflexion d’un confrère : « Il m’a fallu attendre 27 ans de vie missionnaire avant d’être nommé curé, alors que lui… » Oui, et alors ? « Pourquoi lui est-il appelé aux études et pas moi ? » Notre imagination très prolifique nous entraîne trop souvent à notre insu sur la mauvaise piste. Nous n’avons pas toujours les bons éléments pour juger une décision prise par les responsables… ou par Dieu !  

Caïn et Abel, deux frères, mais bien différents. Au moment d’offrir à Dieu les prémices de leurs produits, les premiers fruits de leur travail, survient le drame : Dieu agrée l’offrande d’Abel mais rejette celle de Caïn. Dieu n’a pas rejeté Caïn, mais seulement l’offrande qu’il a faite. Caïn fait l’expérience de l’inégalité et réagit de manière forte : née de sa jalousie, la colère bouillonne en lui.

Dieu dit à Caïn de se reprendre. Mais Caïn est jaloux d’Abel, sans chercher à comprendre ; il ne demande pas à Dieu qu’il s’explique de son choix, mais il voit que son frère reçoit quelque chose que, lui, n’a pas. C’est à ce moment-là que naît la jalousie : désirer ce que l’autre possède, des biens, de la reconnaissance, du succès, des talents, en concevoir de la peine, et nourrir une envie et même de la haine à son égard, une haine qui peut conduire à de la violence. Selon l’auteur de la Genèse, cette violence naît du fait que l’homme ne supporte pas la différence, ce qu’il considère comme une inégalité, une injustice, dont Dieu même serait responsable.

Dans un enseignement en 2017, le pape François souligne que les inimitiés entre nous commencent par de bien petites choses, puis cela grandit et nous voyons la vie uniquement de cette perspective. Au point qu’ensuite, notre vie tourne autour de cela, et cela détruit le lien de fraternité. Ce qui est arrivé à Caïn peut nous arriver à tous, dit-il. C’est pourquoi il s’agit d’un processus qui doit être arrêté immédiatement. « Dans nos presbyteria aussi, dit-il, dans nos collèges épiscopaux, combien de fissures commencent ainsi ! ». Et dans notre Société ?

A la source de la jalousie

Le jaloux éprouve tout partage comme une inégalité et surtout comme une profonde frustration. Il ne désire rien, mais veut tout, surtout ce qui a été donné aux autres. Il ne désire pas spécialement recevoir, mais posséder. Il ne croit pas au don qui lui est fait, parce que l’autre est toujours en travers de sa joie.

Le jaloux refuse la vie qui lui est donnée. Il veut celle qui est donnée à l’autre. Comme il ne peut reconnaître cela, il se considère comme “rejeté”. Il ne reconnaît pas qu’il refuse la vie. Il justifie son refus par un rejet de l’autre et de lui-même par l’autre. Pour le jaloux, c’est la loi du “tout ou rien” qui joue. Si l’autre est vivant, c’est que je suis exclu de la vie. C’est “ou lui ou moi”.

La culture de la paix passe par une bonne connaissance de ce mal qu’est la jalousie

Nos rapports humains sont marqués par la jalousie. Nous sommes tous saisis par ce sentiment, même si c’est à des niveaux différents. La première chose à faire est donc de reconnaître la jalousie pour mieux la gérer. Nous ne pouvons rien contre la jalousie qui naît dans nos cœurs, ce « désir mimétique » (ce désir d’être comme l’autre, niant d’une certaine façon nos différences), qui nous vient hélas malgré nous. Nous pouvons cependant toujours « relever la tête » comme Dieu le propose à Caïn, c’est à dire prendre du recul sur ce que nous possédons et ce que possèdent les autres, comme biens, comme qualités, comme talents, comme histoire.

Permettez-moi ici de vous partager mon expérience personnelle. C’est au Chatelard, au cours d’une session sur la jalousie, que j’ai reconnu en moi une jalousie mortifère qui m’a fait revoir certaines attitudes de mon passé. J’ai compris l’origine de certaines tristesses, influencées par une grande imagination. J’ai peu à peu réussi à percevoir le moment où le mal avait tendance à prendre le dessus en moi : « Attention, Georges, tu sors de la réalité. Tu es dans l’imaginaire et tu deviens jaloux ! » Pour y échapper, j’ai aussi volontairement cherché à favoriser celui dont j’étais jaloux : « Vade retro, Satanas ! »

Le monde nous force à comparer et, bien souvent, pris par une imagination destructrice, à sortir de la réalité. Il me faut revenir à la réalité de l’humanité de l’autre que je jalouse. C’est un homme avec des dons, mais aussi avec des faiblesses. Et pour que l’autre ne m’empêche pas de vivre, je suis aussi appelé à découvrir mes propres richesses, découvrir ce qui me fait vivre.

Beaucoup de conflits entre états, frères ou confrères naissent d’une jalousie non gérée entraînée par une imagination destructrice. Pour sortir de cette impasse, il faut quitter le rapport imaginaire du « ou lui ou moi » pour intégrer le « lui et moi ». La sortie de la jalousie c’est l’altérité. C’est “et lui et moi”. Tu as le droit d’être heureux. J’ai le droit d’être heureux. Dans l’appréciation positive de nos différences.

Par: Georges Jacques, M.Afr.

Nourrir les rêves de lendemains meilleurs

Si pour certaines personnes la paix pourrait ne pas être un sujet préoccupant, tant les réalités de leur espace de vie semblent ne pas frustrer leur désir de bien-être, fort est de souligner qu’elle est un trésor difficilement trouvable pour bien des hommes et femmes, en l’occurrence ceux du Soudan du Sud, qui sont meurtris par des conflits fratricides et désastreux depuis des décennies. Ainsi, on ne saurait vivre, dans un tel environnent, sans se poser la question existentielle de l’éducation à la culture de la paix.

Cet état des lieux de la société sud-soudanaise laisse voir que l’éducation à la paix et la culture de la paix s’imposent à la société humaine en général, mais en particulier au Soudan du Sud  dans la mesure où on ne peut vivre épanoui sans la paix. En effet, éducation à la paix laisse sous-entendre un appel pressant à la responsabilité familiale, voire parentale. Il est donc question dans ce cas de figure, de faire de la recherche d’un environnement sain et épanouissant, non pas une option, mais une priorité. Dans cette optique, dans la cellule familiale et dès leur tendre enfance, toutes les valeurs humaines seront, avec un grand sens de responsabilité, imprimées dans la conscience des enfants qui, dit-on, sont des adultes en miniature. Ainsi, y aura-t-il de fortes chances que les enfants grandissent avec ce qui aurait été imprimé en eux comme valeurs: les valeurs humaines, les valeurs intellectuelles, les valeurs professionnelles et les valeurs spirituelles. Il apparaît ainsi que toutes les composantes de la société doivent être impliquées et prises en compte dans cette entreprise essentielle de l’éducation à la paix.

Il faut de plus comprendre que le bien être de toute société humaine se fonde et se perpétue grâce à la bonne conduite de ses filles et fils, eux-mêmes tributaires de l’éducation reçue. Cette éducation à la paix doit nécessairement être cultivée afin de se pérenniser dans l’espace et dans le temps. Cela suppose aussi la création et la promotion d’institutions fortes et humanisantes. Ce besoin est encore une urgence dans les pays désarticulés par les conflits armés comme le Soudan du Sud.

Le Soudan du Sud

Le Soudan du Sud, bien que jeune en tant qu’État indépendant, connaît une profonde déchirure sociale qui, dès sa naissance même, a mis à mal son unité sociale et nationale. Pendant longtemps marginalisé au plan de l’éducation, clé de l’épanouissement et du développement,  par les autorités du Soudan avant son indépendance, il demeure triste de voir que l’éducation scolaire est un luxe pour ce peuple. Ce manque d’éducation scolaire, dans un pays traumatisé par la guerre, constitue, à notre avis, une brèche vers l’accentuation de la violence. Ce manque favorise le narcissisme ethnique et l’esprit de vengeance. Malheureusement, loin d’œuvrer à l’éradication de la violence dans toutes ses formes, on assiste plutôt, impuissants, à une sorte d’amplification des conflits.

Pour ce qui nous concerne directement, il faut souligner que le diocèse de Malakal, en l’occurrence la région administrative de Jonglei où se trouve notre paroisse, est l’épicentre de la violence. Violence dans les églises pour des raisons de succession, vol de bétail, enlèvement et abus d’enfants, affrontements ethniques, conflits liés à l’appropriation de terres, mariages forcés, abus de femmes, de personnes vulnérables et d’étrangers. Le manque d’éducation semble, de loin ou de près, expliquer ce lancinant constat. Pour ce faire, notre pastorale a comme objectif prioritaire l’éducation à la culture de la paix.

Ainsi nous sommes convaincus que l’un des moyens adéquats pour briser les chaînes de la violence, pour promouvoir la paix et œuvrer à la réconciliation, c’est d’établir une école pour une éducation holistique. Mais en attendant d’avoir les moyens nécessaires pour la construction de l’école, nous agissons autrement. Dans notre démarche pastorale, tout est centré sur la paix. Par exemple, nous mettons à profit le temps de l’homélie pour parler aux cœurs désespérés, pour inciter à la fraternité, à un changement positif du regard posé sur autrui qui ne peut pas être une option, mais absolument une priorité, si l’on veut bien utiliser les chances d’apaiser les cœurs et d’assainir l’environnement dans lequel l’on vit.

De plus nous avons, en collaboration avec le diocèse et certains partenaires, organisé des sessions de guérison de traumatismes et autres fléaux qui minent la société sud-soudanaise. Nos paroissiens et nos voisins y ont pris part. Nous avons aussi organisé des sessions pour les jeunes. Enfin, nous avons initié la journée des enfants qui, malgré les moyens dérisoires, fut un succès. Pour ce qui concerne les enfants, en particulier, nous nous sommes résolus d’avoir un programme hebdomadaire avec eux et, depuis début décembre jusqu’à ce jour, nous constatons une affluence accrue. Le cas des enfants, nous l’avons voulu inclusif dans l’unique but de promouvoir la paix. À cet effet, les parents des enfants nous témoignent de leur gratitude pour notre contribution à l’éducation de leurs enfants, tout en nous demandant la construction d’une école qui, pour eux et pour nous aussi, serait le cadre idéal pour la réalisation d’un tel rêve.

Nul besoin d’insister qu’il y a un lien fort entre paix et développement durable. En effet, l’un ne saurait être une réalité sans l’autre. Ils sont même le point d’achoppement du vivre ensemble. De ce point de vue, la meilleure attitude à adopter et à inculquer, c’est le respect de la vie humaine et sa promotion car, dit-on, l’homme est une fin et non un moyen. C’est dans cette perspective que nous inscrivons notre pastorale. En effet, nous avons organisé des sessions pour promouvoir la paix et la justice, pour outiller les familles à être les cellules de base de la paix. De plus, pour la promotion de la paix, nous accueillons les enfants pour les chants et danses traditionnels et les jeunes pour le sport. Dans l’avenir, nous souhaitons avoir une école où la connaissance, le savoir-vivre et le savoir-faire seront transmis aux plus jeunes. Aussi, nous exprimons le besoin d’un centre de formation professionnelle pour les jeunes, afin d’opérer un changement de perspective : alors que l’oisiveté et le manque d’opportunités de nourrir des rêves de lendemains meilleurs les disposent à la violence, nous espérons que la formation professionnelle pourrait, au contraire, faire d’eux des acteurs pour la paix.

Nous sommes convaincus que l’éducation demeure un moyen sûr pour jeter les jalons du développement durable, de la promotion de la paix et de la vie humaine, comme c’est le cas au Soudan du Sud. Forts de cette conviction, nous saisissons cette opportunité pour demander à toute personne convaincue de la nécessité de l’éducation et de la formation des jeunes, de voler au secours de notre mission dans un pays désarticulé par les horreurs de la guerre, et où l’avenir non seulement de l’Église, mais encore de l’humanité est durement remis en cause. 

Par: Nare Mohamadi Jean Dieudonné, M.Afr.

Joseph Foucaud R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Michel Girard, Délégué Provincial du secteur de France,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

Joseph Foucaud

le dimanche 19 mai 2024 à Billère (France)
à l’âge de 91 ans dont 61 ans de vie missionnaire
en RD Congo et en France.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Roma Cura Roma : Les petites actions font la différence

Le 11 mai 2024, l’autorité municipale de Rome a organisé un nettoyage de la ville. Roma Cura Roma est un événement important de la ville dédié à l’entretien collectif des rues, des places, des parcs et des espaces verts. Parmi les nombreux volontaires qui ont participé à l’événement figuraient les Missionnaires d’Afrique résidant à la Maison généralice. Ils ont travaillé avec d’autres membres du groupe des pèlerins de la Via Aurelia, en particulier les Sœurs Maristes et les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (SMNDA).

De 9 h à 12 h, nous nous sommes rassemblés devant notre Maison généralice, avons mis ensemble les outils nécessaires et nous nous sommes dirigés vers les zones de travail indiquées. La zone choisie était le chemin qui mène à la station de métro Valle Aurelia (Via Pietro Ciriaci). Les escaliers devant la  Via Agostino Richelmy qui descendent sur la Via Anastasio II en direction de la poste, faisaient également partie de notre initiative (cf. https://www.romacura.roma.it/partecipanti/missionari-dafrica-padri-bianchi-via-aurelia-pilgrims/).

Le travail a pris plus de deux heures pour nettoyer la rue menant à la station de métro Valle Aurelia et celle qui va au bureau de poste. Notre initiative consistait à couper la végétation qui avait poussé pendant le printemps, ramasser les ordures, balayer le trottoir, déboucher les égouts, etc. Nous avons finalement collecté des sacs remplis de plastiques, de bouteilles de verre, de plantes, de feuilles sèches, etc. Tout ce qui était compostable a été apporté au compost dans notre jardin.

Les passants ont souvent été surpris de nous voir travailler. Cette fois, l’un d’entre eux a donné un bonus de 5 € pour acheter de l’eau à boire, car travailler au soleil peut être déshydratant. Les organisateurs de Roma Cura Roma sont toujours reconnaissants de notre générosité et du travail accompli. Des râteaux, des balais en plastique, des sacs en plastique et d’autres outils pour le travail ont été donnés et collectés à la Piazza Sempione, Rome.

 « Les petites actions font la différence », argumente une bénévole qui a participé à notre événement. Notre initiative est une réponse à l’appel du pape François à prendre soin de notre maison commune. Sa Lettre encyclique Laudato Si’ et son Exhortation apostolique Laudate Deum appellent à une conversion écologique radicale. Une métanoïa écologique implique d’écouter la clameur des vulnérables et de la terre. Comment ? En faisant des choses simples comme nettoyer certaines rues du quartier, réduire les déchets, suivre le nombre d’heures passées sur les dispositifs pour économiser l’énergie, planter plus d’arbres locaux et fruitiers, etc., dans l’espoir que de telles actions déclenchent une transformation personnelle et communautaire de mentalité.

Il convient de rappeler que l’année dernière, à peu près à la même époque, les Missionnaires d’Afrique avaient pris une initiative similaire. Comme indiqué précédemment, Roma Cura Roma (« Rome prend soin de Rome ») est une journée dédiée à l’entretien bénévole des rues, des places, des parcs et des espaces verts de la ville. elon ROMA, en cette 3ème édition du samedi 11 mai 2024, plus de 300 initiatives ont été enregistrées, rassemblant 16.000 participants.

Par: Prosper Harelimana, M. Afr.

Quand les justes se multiplient, le peuple est dans la joie

Contexte

Nous vivons de grands bouleversements qui affectent tous les tissus de la vie en société car, dit-on, les faits sociaux sont totaux et globaux ; par exemple, une crise économique peut déstabiliser la structure éducative, sécuritaire et peut compromettre le développement intégral, fondement de la paix. Ainsi devons-nous comprendre que parler d’éducation et de la culture de la paix revient à analyser le système éducatif hic et nunc et l’intégrer de manière efficiente à la formation des consciences, dans le respect des droits de l’homme, la promotion des valeurs qui garantissent la  justice pour tous les peuples, et la création de conditions économiques stables pour tous. Bref, veiller au développement intégral pour prévenir les crises susceptibles d’enfreindre les initiatives de paix.

Nous rappelons quelques programmes éducatifs tels que L’éducation aux droits de l’homme et à la citoyenneté (EDHC) en Côte d’Ivoire pour faciliter la transition vers une culture de paix ; The Truth and Reconciliation Commission créé en 1996 par Nelson Mandela pour la promotion de l’Unité Nationale et la Réconciliation, en Afrique du Sud ; La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) initiée pour le soutien à la paix et réconciliation, lors du dialogue inter-congolais en avril 2002 ; El Centro de Justicia para la Paz y el Desarrollo (CEPAD) créé en 2006, au Mexique (Jalisco), pour l’accès à la vérité, à la justice et l’accompagnement des victimes de torture et des familles des disparus. Ces programmes éducatifs ont certainement apporté une contribution remarquable pour la promotion de la paix et l’intégration sociale. Leurs champs d’actions cependant sont souvent restés limités en raison des contraintes politiques et économiques.

La culture de la paix en péril

Les foyers de tension dans le monde inquiètent et interrogent. L’éducation a-t-elle les moyens de faire face aux défis pour la promotion de la culture de la paix ? L’éducation est d’abord une formation qui offre des fondements pour le vivre ensemble, la justice pour tous, les possibilités pour tous, la résolution des conflits pour garantir l’harmonie dans les sociétés. Couplée à la vérité, l’éducation devient une ouverture aux réalités du monde pour une véritable praxis sociale. Malheureusement, le constat est que l’éducation s’apparente davantage à une culture de l’information dépourvue de critique constructive. En d’autres termes, l’éducation se résume à la formation de professionnels pour le marché de l’emploi, au détriment d’autres valeurs d’intégration sociale. Nous faisons face à une éducation essentiellement tournée vers la production, laquelle devient la mesure de la réussite. Une telle éducation dont l’objectif principal est le gain, aura difficilement contribué au développement intégral et à la protection de la culture de la paix.

Un autre facteur qui fragiliserait la culture de la paix, c’est la crise économique. Le manque de ressources et d’indépendance financières font peser sur plusieurs communautés un risque de déstabilisation et d’implosion, comme par exemple, le phénomène des réseaux de ravisseurs. Les médias nous rapportent chaque jour des nouvelles des familles dont les membres sont aux mains de ravisseurs. C’est une affaire en expansion dans notre contexte de mission et dans plusieurs autres parties du monde. La multiplication de ces ravisseurs est une conséquence de la crise économique, des frustrations et frictions sociales. Bref, les structures d’injustice sont souvent à la base de cette rupture, au point de rendre difficile toute promotion de la culture de la paix.

Mentionnons encore la crise migratoire. Le Mexique est un corridor que plusieurs migrants utilisent pour entrer aux Etats-Unis. Des milliers de réfugiés venant des pays de l’Amérique Latine et de Haïti, se déplacent à pied et en train poussant jusqu’aux derniers recoins les limites de l’effort humain pour arriver à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. C’est une traversée périlleuse, parfois sans succès. Ces réfugiés, écrasés par la misère, sont souvent victimes des cartels de la drogue et d’autres organisations criminelles pour des fins économiques ou pour des recrutements massifs.

Construction de la culture de la paix

Après avoir dépeint le contexte suivi de l’analyse de quelques faits qui pourrissent les efforts pour l’impulsion de la culture de la paix, voyons à présent les quelques actions entreprises au niveau de l’Eglise locale, au travers des religieux et laïcs engagés. Au niveau de nos deux communautés au Mexique, nous avons de petites cellules pour accueillir des personnes désireuses de parler, en leur offrant un cadre d’écoute. Ils sont nombreux à désirer nous parler. Nos candidats sont orientés pour aider en ce sens, avec quelques religieuses et laïcs engagés dans les structures d’accueil des réfugiés. Cette présence de nos candidats fait partie du cursus académique pour la formation aux valeurs humaines de service gratuit, de porter assistance aux personnes en situation difficile, de respect de la vie humaine, etc. Une fois l’an, une marche à laquelle participent les confrères, est organisée par la Commission Justice et Paix comme expression d’interpellation pour une vraie paix et une justice pour tous.

Avec la promotion des calendriers missionnaires que nous faisons dans plusieurs paroisses du diocèse, à partir du mois d’octobre jusqu’au mois de janvier, nous portons un message incarnant une approche missionnaire centrée sur l’interculturalité comme expression de vouloir vivre ensemble. Il faut souligner que la paix est une culture universelle nécessitant des acteurs pour la transmettre d’une génération à l’autre, à travers une formation désintéressée fondée sur les valeurs profondes de vérité, de liberté, de justice pour tous, etc. “Quand les justes se multiplient, le peuple est dans la joie ; mais quand le méchant domine, le peuple gémit” (Pr 29,2). Malgré la complexité des structures qui occasionnent les mouvements de réfugiés, les conflits intercommunautaires et les remous sociaux, nous devons garder l’espérance, car l’action des hommes de bonne volonté à travers la formation holistique, constitue une petite semence porteuse d’espoir. Les grands enjeux demain se joueront sur le respect des droits de l’homme et la paix.

Par: Raphaël Muteba, M.Afr.

Education et culture de la paix

Ce sujet, éducation et culture de paix est très important et demeure très actuel dans l’Évangile que nous sommes appelés à annoncer à temps et à contre temps. Il fait partie de l’être de l’Église et de son agir dans le monde en tant que don du Christ Jésus. C’est sa façon de vivre et de rayonner la paix qu’elle devienne éducatrice de la paix et s’inculture dans les valeurs des cultures où elle est envoyée. C’est pour cela que nous, missionnaires d’Afrique, nous sommes à l’aise lorsque nous apprenons des langues locales, portes par lesquelles nous entrons dans les cultures locales pour y annoncer la Bonne Nouvelles et la Paix du Ressuscité !

Il faut revenir à combien de fois nous prononçons le mot « paix » au cours de nos célébrations liturgiques : ‘la paix soit avec vous’ ou bien la prière suivante « Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes apôtres : ‘Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix’ ; ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles ». Ensuite, nous nous donnons la paix du Christ. Nous vivons et donnons ce que nous avons reçu du Christ. Nous continuons de le vivre sous sa lumière avec notre mère, l’Église.

Ce que nous allons partager résume ci-dessous une expérience vécue lors des conflits interethniques post–électoraux au Kenya en 2008-2013. J’étais alors formateur dans notre maison de formation théologique à Nairobi/Balozi. Avec l’Association des psychologues du Kenya dont je suis membre, nous sommes beaucoup passés dans les camps de déplacés pour accompagnement psychologique et assistance matérielle. Nous étions supportés énormément par l’Église locale.

La religion chrétienne, actrice de paix à l’échelon mondial

À l’échelle mondiale, les acteurs religieux jouent un rôle important dans l’éducation à la paix, en rassemblant les gens pour la gestion des conflits. Ils ont une position légitime pour prêcher et enseigner, notamment en sensibilisant aux croyances religieuses des autres religions et en invitant à la tolérance au sein des communautés. Leur rôle est ainsi de favoriser le développement de la paix.

Deux éléments essentiels de la vie religieuse sont d’une importance capitale pour le rétablissement de la paix : l’empathie et la compassion ; la miséricorde puise dans ces attributs la force pour un rétablissement efficace de la paix.

Il existe un lien entre notre foi chrétienne et la paix. Certaines caractéristiques religieuses sont associées à la paix, par exemple lorsqu’un pays a un groupe religieux dominant. Le programme d’éducation individualisé obtient des niveaux de paix plus élevés dans les pays sans groupes religieux dominants et lorsqu’il y a moins de restrictions gouvernementales sur la religion.

La religion chrétienne mène aussi au développement. La religion affecte la prise de décision économique en établissant des normes sociales et en façonnant les personnalités individuelles. Les entreprises situées dans des communautés à forte religiosité ont tendance à adhérer à des normes éthiques propices à une économie stable.

La religion chrétienne est alors comme une clé importante dans le développement de la société. La religion remplit plusieurs fonctions pour la société. Il s’agit notamment de (a) donner un sens et un but à la vie, (b) renforcer l’unité et la stabilité sociales, (c) servir d’agent de contrôle social du comportement, (d) promouvoir le bien-être physique et psychologique, et (e) motiver les gens à œuvrer pour un changement social positif. Le dialogue œcuménique, interreligieux et interculturel peut y contribuer énormément.

Considérons les apports de la religion chrétienne à la société : elle renforce les individus, les familles, les communautés et la société dans son ensemble. Elle affecte considérablement les résultats scolaires et professionnels et réduit l’incidence de problèmes sociaux majeurs, tels que les naissances hors mariage, la toxicomanie et l’alcoolisme, la criminalité et la délinquance.

Le rôle de l’Église dans le maintien de la paix et de la sécurité dans la société est donc important. Elle a toujours enseigné à ses membres l’action de non-représailles, comme l’a enseigné Jésus lui-même ; cela aide à absorber la violence au lieu de mener à une escalade. Par conséquent, chaque cycle de violence provoquant la vengeance, qui à son tour provoque davantage de violences, est brisé par le simple acte de tolérance, de dialogue et d’éviter des représailles.

Les chrétiens sont donc ceux qui suivent et mettent en pratique l’enseignement du Christ dans tous les domaines de leur vie. L’un des sommets du christianisme, ou de la vertu chrétienne, est la paix. La Bible enjoint aux chrétiens de s’embrasser et de vivre en paix avec leurs voisins.

Réconciliation au Kenya durant la période post-électorale 2008-2013

Le processus de construction de la paix, de réconciliation et de restauration par l’Église a été lancé par la formation de la Commission de la Conférence épiscopale du Kenya parce qu’il ne pouvait pas être laissé entre les mains des seuls politiciens. L’Église a été appelée à un ministère de réconciliation et a exercé un mandat spirituel à la suite de la crise électorale. L’Église a surveillé de près le processus pour s’assurer qu’il vise véritablement à parvenir à la guérison nationale, et non à un simple blanchiment visant à balayer les injustices du passé sous le tapis pour des raisons d’opportunisme politique. L’Église a utilisé la chaire pour enseigner et prêcher un pardon et une réconciliation véritables et encourager les gens à participer à une gestion juste et globale du passé afin que la nation puisse véritablement être guérie de ses multiples blessures. L’Église avait la responsabilité permanente de guérir le traumatisme de la violence du passé entre ses propres membres.

Les réalités sociales au sein des sociétés furent prises au sérieux. Les conflits doivent être considérés comme des événements non isolés dans leur contexte social. Les techniques de rétablissement de la paix utilisées par l’Église au cours de la période post-électorale de 2008 à 2013 se sont concentrées sur les aspects structurels de la restauration ou de l’établissement de relations entre anciens rivaux.

Cette approche repose sur l’hypothèse selon laquelle des interactions égales entre les parties, ainsi qu’une restructuration économique et politique, conduit à de nouveaux liens de coopération qui stabilisent les relations pacifiques. L’Église s’est concentrée sur des éléments structurels tels que l’échange de représentants dans diverses sphères politiques, économiques et culturelles. Le maintien de canaux de communication formels et réguliers et une partie essentielle des actions structurelles promues par l’Église consistaient à traiter l’autre partie avec respect, justice, égalité et sensibilité à ses besoins et ses objectifs.

Par: François-Xavier Bigeziki, M.Afr.

Wilfried Langer R.I.P.

Société des Missionnaires d'Afrique

Le Père Ludwig Peschen, Délégué Provincial du secteur d’Allemagne,
vous fait part du retour au Seigneur du Frère

Wilfried Langer

le dimanche 5 mai 2024 à Hechingen (Allemagne)
à l’âge de 83 ans dont 57 ans de vie missionnaire
au Burkina Faso,  au Mali et en Allemagne.

Prions pour lui et pour ceux qui lui étaient chers.

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Vivre l’Ascension à Jérusalem

Le fait de situer l’Ascension du Seigneur Jésus au sommet du mont des Oliviers peut être lu comme l’accomplissement des traditions religieuses liées à ce mont. L’histoire et la géographie de Terre sainte nous aideront peut-être à comprendre pourquoi le mont des Oliviers est le gardien de la mémoire de ce mystère de notre salut.

Les textes bibliques nous parlent de deux lieux de l’Ascension de notre Seigneur. Après la résurrection, le Ressuscité donne rendez-vous à ses disciples en Galilée (Matthieu 28, 16). Les Actes des Apôtres placent le lieu de l’Ascension à l’est de Jérusalem au sommet du mont des Oliviers (Actes des Apôtres 1, 9-12).

La partie nord du mont des Oliviers est connue sous plusieurs noms : ‘La vigne du chasseur’ en arabe KARM ES SAYAD ; ‘La petite Galilée’ dans la tradition grecque ; VIRI GALILAEI (en latin : hommes de Galilée) allusion à la parole adressée aux apôtres selon Actes 1, 11 « Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? »

Pourquoi le mont des Oliviers et non pas le mont Sion ?

Le choix du mont des Oliviers n’est pas un hasard. Jésus s’approprie toute l’histoire de l’humanité pour l’amener à la perfection. Le mont des Oliviers est le gardien des traditions juives, chrétiennes et musulmanes.

Pendant la période du second Temple, le mont des Oliviers est appelé HAR HAMISHKHA, ‘mont de l’Onction’. Peut-être en souvenir de l’onction de Salomon, sacré roi en une cérémonie improvisée dans l’urgence près de la source de Gihôn dans la cité de David. La manière dont cette cérémonie est racontée dans le premier livre des Rois annonce déjà l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem le jour des Rameaux : « Ils (le prêtre Sadoq, le prophète Natân…) mirent Salomon sur la mule du roi David et descendirent à Gihôn. Le prêtre Sadoq prit dans la Tente la corne d’huile et oignit Salomon ; on sonna du cor et tout le peuple cria : « Vive le roi Salomon ! ». Puis tout le monde monta à sa suite ; le peuple jouait de la flûte et manifestait une grande joie, avec des clameurs à fendre la terre » (1 Rois 1, 38-40). Ce sera presque la même chose le jour des Rameaux : monté sur un ânon, Jésus viendra de Bethphagé de l’autre côté du mont des Oliviers ; il descendra ce mont, traversera la vallée du Cédron pour remonter le mont du Temple et entrer à Jérusalem. Et le peuple l’accompagnera en criant de joie « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur… » (Marc 11, 9)

Mont de l’Onction à cause de la production d’huile d’olives. Les olives de cette montagne étaient utilisées dans la production d’huile. Cette huile qui servait pour oindre les rois et les prophètes et pour les célébrations liturgiques au Temple. Jésus est l’Oint de Dieu par excellence. C’est tout à fait normal qu’il monte au ciel où il est assis à la droite de Dieu le Père par le mont de l’Onction.

Le désir de beaucoup de juifs a toujours été d’être enseveli sur le flanc ouest de mont des Oliviers. Etre enterré en face du mont du Temple, c’est reposer sur une terre sûre pour le jugement dernier. Le prophète Zacharie annonce en effet qu’en ce jour qui achèvera l’histoire : « Les pieds du Seigneur se poseront sur le mont des Oliviers qui fait face à Jérusalem vers l’orient. Et le mont des Oliviers se fendra par le milieu, d’est en ouest, changé en une immense vallée… Puis le Seigneur mon Dieu viendra, et tous les saints avec lui » (Zacharie 14, 4-5). La prophétie de Zacharie parle « des pieds du Seigneur ». Et aujourd’hui dans le sanctuaire de l’Ascension du mont des Oliviers, on peut voir une pierre qui porte les traces du pied de Jésus au moment où il montait au ciel.

La tradition musulmane reconnaît aussi l’importance du mont des Oliviers. Dans la Sourate 1, il est fait mention du droit chemin au verset 6 : « Conduis-nous dans le droit chemin ». Ce terme « droit chemin » se dit « sirat » et a deux sens selon l’époque. Dans l’Islam ancien, il signifie droit chemin ou chemin à parcourir. Dans l’Islam du Moyen-Age, une importance spatiale y est ajoutée : le bon chemin est à associer avec le pont qui reliera le mont des Oliviers au mont du Temple à la venue du messie. La tradition musulmane rejoint ici la tradition juive mais avec une particularité : au jugement dernier, tous les fidèles de ALLAH qui sont enterrés au mont des Oliviers ressusciteront et devront traverser un pont érigé sur sept arches le reliant au mont du Temple. Les « justes » traverseront facilement le pont, tandis que les « mécréants » tomberont dans le Cédron. Ainsi nous trouvons des tombes de musulmans dans la vallée du Cédron, à l’ombre des remparts tout près de l’esplanade de la Mosquée Al Aqsa, autour de la porte Dorée, porte par laquelle selon la tradition juive, le messie devra passer pour entrer au Temple et prononcer le jugement.

Aujourd’hui ce sanctuaire de l’Ascension est géré et gardé par les musulmans. C’est un site très particulier, car il est utilisé comme mosquée et selon les occasions comme église chrétienne. A l’intérieur de la mosquée se trouve la pierre qui porte les traces du pied de Jésus au moment où il montait au ciel comme nous l’avons dit plus haut. Ainsi se rejoignent les traditions juives, chrétiennes et musulmanes au mont des Oliviers.

La fête de l’Ascension aujourd’hui

Jésus a choisi un mont où il y a des oliviers, un mont en dehors de Jérusalem, pas très loin de la cité sainte. Il n’a pas choisi le mont Sion qui est dans la ville. Il a gardé le symbole de l’olivier, arbre typique du bassin méditerranéen, arbre donné par Dieu à son peuple avec la Terre promise (Deutéronome 6, 10-12) L’olivier est comme cet arbre « qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt » (Psaume 1, 3). Il est aussi le symbole du juste et le symbole de la paix, car il est toujours vert et il ne donne son fruit qu’après des soins patients, c’est-à-dire après un long temps de paix. La tradition juive raconte que le rameau d’olivier apporté à l’arche de Noé par la colombe après la décrue des eaux du déluge venait justement du mont de l’Onction.

Fruit de l’olivier et du travail des hommes, l’huile d’olive est tout à la fois nourriture, parfum, remède et indispensable pour la lumière des lampes. Ce riche symbolisme est abondamment repris dans les sacrements de l’Eglise (CEC n° 1293 et 695), les sacrements qui nous font entrer dans les réalités d’en haut. C’est cela même la spiritualité de l’Ascension. Nos réalités terrestres, une fois sanctifiées par la présence et surtout par la bénédiction du Christ, sont élevées au ciel : « Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus viendra comme cela, de la même manière dont vous l’avez vu s’en aller vers le ciel » (Actes 1, 11).

Juifs, chrétiens et musulmans, tous croient que le messie reviendra. A la question d’un participant à la session, ici à sainte Anne de Jérusalem, à un rabbin sur la venue du messie, ce dernier a répondu : quand le messie viendra, nous lui demanderons si c’est la première fois qu’il vient au monde ou bien si c’est la deuxième fois.

Par: Grégoire Milombo, M.Afr.