Nouvelles de l’IFIC (Bamako)

Bien chers partenaires dans la formation de formateurs au dialogue Islamo-Chrétien,

Depuis le 15 octobre 2007 s’est ouvert à Bamako l’« Institut de Formation Islamo-Chrétienne » (I.F.I.C.).

L’institut assure la formation des formateurs dans le domaine d’islamologie et du dialogue islamo-chrétien. Pour ce faire, l’institut accueille des chrétiens catholique et protestants : des prêtres, des pasteurs, religieux, religieuses, laïcs en responsabilité, membres des commissions de dialogue nationales ou diocésaines, enseignants et éducateurs, responsables des Mouvements d’Action Catholique, bref tous ceux et celles qui se sentent attirés(es) par le dialogue islamo-chrétien.

Selon Jean Cardinal Zerbo, archevêque de Bamako : « L’ l’I.F.I.C est une école de formation de personnes ressources dont la mission sera d’allumer et de maintenir vivante autour d’elle le flambeau du dialogue interreligieux, un dialogue religieux au service de la Paix entre les peuples. »

L’I.F.I.C se veut un instrument au service des Églises d’Afrique francophone – catholiques comme protestantes – pour répondre à l’impératif du dialogue interreligieux et un laboratoire pour la lutte contre l’ignorance de l’autre. Car l’ignorance est la source de la méfiance et de l’incompréhension.

Par cette lettre circulaire, l’IFIC annonce l’ouverture des inscriptions pour l’année académique 2021-2022. La date limite des inscriptions est le mercredi 15 septembre 2021.

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez vous adresser directement à la direction de l’I.F.I.C. (adresse ci-dessous)

PS. L’Administration vous demande de soutenir le projet de construction d’une unité de formation capable d’accueillir certains candidats futurs Formateurs en dialogue islamo-chrétien.

Pour l’équipe d’Administration,
Père KAPILIMBA IMANI PASCAL,
Directeur

Vous pouvez aussi en apprendre beaucoup sur cette formation en visitant cette page.

Ma vie missionnaire de Tunis à Paris (PE n° 1089 – 2018/03)

Après mon ordination sacerdotale à Thibar (Tunisie) en 1948, je fus envoyé par mes supérieurs dans notre communauté de la rue Friant, à Paris, pour faire des études universitaires, études qui se poursuivirent à l’université d’Alger. Je fus ensuite nommé en Tunisie dans notre communauté de l’Institut des Belles Lettres Arabes (IBLA) qui était et qui est encore un centre culturel où se rencontraient – et continuent à se rencontrer – des chrétiens et des musulmans.

Après avoir travaillé à la bibliothèque et à la revue de l’IBLA, je fus nommé responsable du Foyer des Etudiants Catholiques qu’avait fondé l’évêque de Tunis et qui était un lieu de rencontre entre chrétiens et musulmans. Puis, avec notre confrère Robert Caspar et quelques amis tunisiens – théologiens et universitaires – fut fondé le Groupe de Recherche Islamo-Chrétien (GRIC), qui publia plusieurs livres en France.

En été 1975, à la demande de la Conférence Episcopale de France, nos supérieurs me nommèrent de nouveau à Paris pour y animer le Secrétariat pour les Relations avec l’Islam (SRI) que venait de créer l’Eglise de France, et dont la mission était d’aider les catholiques de notre pays à connaître et à vivre les enseignements du Concile Vatican II concernant les relations entre chrétiens et musulmans. Après avoir travaillé une dizaine d’années au SRI et avoir été responsable de notre communauté de Maison Alfort, près de Paris, j’ai, avec quelques amis, fondé le « Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne » (GAIC) avec lequel j’ai beaucoup travaillé et avec lequel je reste en relation.

Dans les années où furent créés le SRI puis le GAIC, certains de nos confrères Pères Blancs avaient de la peine à comprendre qu’un « Missionnaire d’Afrique » exerce son ministère en Europe. Je suis heureux de voir que, depuis le dernier Chapitre, nos supérieurs sont très attentifs à la présence des musulmans dans nos pays occidentaux où nous pouvons apporter notre contribution et notre soutien à l’Eglise locale dans le domaine si important des relations inter-religieuses et dans celui de Justice et Paix.

Michel Lelong, M.Afr.

Non seulement un ventre mais aussi un cerveau missionnaire (PE n° 1089 – 2018/03)

La lettre de ma nomination au Mexique m’est parvenue en décembre 2014 alors que j’étais curé de Kasamba et responsable du doyenné de Samfya dans le diocèse de Mansa en Zambie. Cette nomination m’a surprise et forcément mis dans un climat d’incertitude et de questionnement. Qu’en est-il de l’espagnol ? Un bref discernement m’a fait comprendre que la langue ne peut être un prétexte pour un cerveau missionnaire. J’ai accepté la nomination. Continuer la lecture de « Non seulement un ventre mais aussi un cerveau missionnaire (PE n° 1089 – 2018/03) »

Etudes spécialisées à repenser (PE n° 1089 – 2018/03)

Je remercie notre Société des Missionnaires d’Afrique pour avoir donné un nouveau souffle en envoyant des confrères aux études spécialisées, notamment celles de doctorat. Cela montre qu’elle lit les signes de temps. J’ai donc accueilli positivement ma nomination pour faire un doctorat en théologie morale. Sachant que dans notre Société très peu de confrères font des études poussées et tenant compte de mon âge, je considère cette nomination comme une grâce non pas pour ma satisfaction personnelle, mais plutôt pour mieux servir la Société. Continuer la lecture de « Etudes spécialisées à repenser (PE n° 1089 – 2018/03) »

Mon expérience des études spécialisées (PE n° 1089 – 2018/03)

Ma première nomination après mon ordination a été la paroisse de Mapeera Nabulagala à Kampala (Ouganda) durant quatre ans et huit mois. J’ai été vicaire durant les trois premières années et, ensuite, j’ai pris la charge de curé de paroisse. Après sept mois à ce poste, le provincial m’a informé que j’avais été sélectionné pour des études spécialisées. Cette annonce fut à la fois une surprise et un choc. Une surprise parce qu’on me demandait de Continuer la lecture de « Mon expérience des études spécialisées (PE n° 1089 – 2018/03) »

Formation spécialisée : un besoin pour la mission, non pas un luxe (PE n° 1089 – 2018/03)

Moi, Frère Vitus Danaa Abobo (M. Afr), je suis l’un des confrères chanceux qui a reçu tout le soutien nécessaire pour me spécialiser en communication sociale, un programme de baccalauréat, pendant ma quatrième étape de formation initiale à Nairobi. Après une année d’études théologiques, on m’a demandé de Continuer la lecture de « Formation spécialisée : un besoin pour la mission, non pas un luxe (PE n° 1089 – 2018/03) »

La formation Spécialisée : entre privilège, droit et devoir (PE n° 1089 – 2018/03)

Il n’est pas rare de rencontrer des confrères qui pensent que la formation spécialisée n’est pas nécessaire pour être un bon missionnaire. Je suis parfaitement d’accord avec eux s’ils entendent que ce n’est pas une tête remplie de théories qui fait la mission. Nous n’avons pas besoin de diplômes pour vivre l’évangile, la rencontre, la justice et la paix, ces engagements qui constituent notre identité de missionnaires d’Afrique. C’est pourquoi un aspect important des études à tous les Continuer la lecture de « La formation Spécialisée : entre privilège, droit et devoir (PE n° 1089 – 2018/03) »

Les études spécialisées aujourd’hui (PE n° 1089 – 2018/03)

L’expression « études spécialisées » dans le vocabulaire de la Société des Missionnaires d’Afrique signifie des études supplémentaires nécessaires pour mieux répondre aux besoins et aux objectifs de notre mission en Afrique aujourd’hui. Dès le début, notre fondateur a senti ce besoin. La nature de ce qui est nécessaire varie d’une période à l’autre et d’un endroit à l’autre. Laissons cet aspect historique aux historiens Continuer la lecture de « Les études spécialisées aujourd’hui (PE n° 1089 – 2018/03) »

La formation spécialisée : une préparation pour les services missionnaires (PE n° 1089 – 2018/03)

Les Chapitres généraux récents ont insisté sur la nécessité de nommer plus de confrères pour la formation spécialisée. Cette insistance est causée par le changement rapide de la réalité et de notre monde globalisé qui devient plus complexe. Le but de la formation spécialisée est de répondre aux besoins missionnaires de notre temps. Dans le passé, des confrères ont été nommés pour des travaux spécialisés sans avoir eu la formation requise, et nous devons le reconnaître, ils ont fait un excellent travail. Il est vrai aussi Continuer la lecture de « La formation spécialisée : une préparation pour les services missionnaires (PE n° 1089 – 2018/03) »