Aujourd’hui, mes chers frères et sœurs, nous célébrons le deuxième dimanche de Pâques, aussi appelé dimanche de la miséricorde divine. L’Église nous invite aujourd’hui à méditer sur la miséricorde et l’amour de Dieu. Dieu est si miséricordieux envers l’humanité ; Il l’aime tellement qu’Il a envoyé Son Fils unique mourir pour nous, afin que nous ayons la vie en Lui par sa résurrection.
C’est parce que le Christ est miséricordieux et qu’Il nous aime qu’Il est mort pour nous, afin que, par sa mort, nous mourions au péché et que, par sa résurrection, nous ressuscitions à une vie nouvelle en Lui.
Mes chers frères et sœurs, notre Dieu est miséricordieux ; c’est un Dieu d’amour. Sa volonté n’est jamais de nous condamner, Sa volonté n’est jamais de nous punir, mais de nous sauver. C’est pourquoi, dans l’évangile d’aujourd’hui, nous entendons Jésus dire à ses disciples : « Recevez l’Esprit Saint. Si vous pardonnez les péchés de quelqu’un, ils lui sont pardonnés ; si vous refusez le pardon à quelqu’un, il lui est refusé. » En disant cela, Jésus a institué le sacrement de la réconciliation. Il a donné à ses disciples le pouvoir de pardonner les péchés. C’est ce même pouvoir qui est donné aux prêtres pour pardonner les péchés. Ainsi, chaque fois que nous allons nous confesser, nous recevons le pardon de nos péchés.
Mes chers frères et sœurs, le sacrement de la réconciliation/confession est un sacrement de miséricorde. C’est un sacrement par lequel le Christ lave nos péchés, les péchés que nous commettons après le baptême.
Malheureusement, nous adoptons généralement deux attitudes face à cette miséricorde de Dieu, cette miséricorde que nous recevons par la confession de nos péchés. La première attitude est que nous refusons d’aller nous confesser ; nous refusons la miséricorde de Dieu. Pourquoi ? Parce que nous voulons paraître bons et saints, nous ne voulons pas que notre prêtre nous voie comme des pécheurs ; nous pensons que le prêtre va nous juger. A cause de cela, nous refusons d’aller confesser nos péchés afin que Dieu puisse nous pardonner. Nous préférons rester dans le péché et paraître saints. Nous oublions que le prêtre lui-même est un pécheur ; lui-même commet des péchés. Lui-même va se confesser. Alors, mes chers frères et sœurs, rejetons toutes les pensées qui nous éloignent de la miséricorde de Dieu. Le sacrement de la confession est un lieu de miséricorde et de pardon ; ce n’est pas un lieu de jugement.
La deuxième attitude que nous affichons envers la miséricorde de Dieu, que nous recevons dans le sacrement de la confession, c’est que nous nous moquons de cette miséricorde. Comment ? Nous jouons avec Son pardon lorsque nous péchons intentionnellement, sachant que nous irons plus tard nous confesser et que Dieu nous pardonnera. Ou bien, au lieu d’aller nous confesser, nous nous disons : « Si je vais me confesser maintenant, je commettrai encore ce péché, alors je vais attendre d’être prêt à changer avant d’aller me confesser ». Ainsi, de cette manière, nous continuons à vivre dans le péché, nous continuons à pécher intentionnellement, en pensant que nous irons nous confesser plus tard. Chaque fois que nous agissons ainsi, nous tenons l’amour et la miséricorde de Dieu pour acquis.
Mes frères et sœurs, Dieu veut que nous comprenions aujourd’hui qu’Il est miséricordieux, bon et aimant. Il veut que nous nous approchions toujours de son trône de grâce avec une véritable contrition et un cœur repentant. Son but n’est pas de nous juger, mais de nous libérer du péché, de nous donner la force de lutter contre le péché, afin que nous puissions vivre pleinement la vie nouvelle que le Christ nous a donnée par sa résurrection. C’est avec cette attitude que nous devons aborder la miséricorde et l’amour de Dieu. Nous devons le voir comme un Père aimant.
Prions aujourd’hui pour que le Christ ressuscité continue à nous fortifier et à nous donner cette soif, ce désir de rechercher la miséricorde de Dieu dans notre vie quotidienne.
Amen !
Par: Michael Okunola, M.Afr.