Échos du Conseil Plénier – 21 novembre 2019

Échos du Conseil plénier - 21 novembre 2019

Les laïcs : Présentation d’Ignace

Ignatius Anipu a donné sa présentation le matin du 20, concernant les laïcs. Il a basé sa présentation sur deux sources : les réponses de la consultation en vue du Conseil plénier et le document « Vivre notre charisme aujourd’hui. » 

On peut se demander si la Société désire vraiment partager son charisme avec les laïcs, ce qui exigerait une plus grande ouverture et un plus grand engagement de notre part. En ce sens, le travail d’aujourd’hui, tant au niveau personnel que collectif, est de partager nos expériences de travail main dans la main avec ces groupes de laïcs et quelles propositions ferions-nous pour avancer dans l’accueil et l’accompagnement de tels groupes.

C’est un fait qu’il y a de plus en plus de laïcs qui désirent partager notre charisme.  Cela vient sûrement de la façon dont nous vivons et travaillons ici en Afrique et au-delà. Il est vrai aussi que le ministère collaboratif est important aujourd’hui, quelque chose dont notre Pape François parle souvent et qu’il encourage. Depuis de nombreuses années, nous avons des groupes (amis des M.Afr.) en Europe, dans les Amériques, mais les plus nombreux se trouvent en Afrique et aussi en Asie, au Mexique, etc. Encore une fois, ces groupes reflètent un désir profond d’être associés d’une manière ou d’une autre à notre mission et certains seraient même prêts à travailler dans d’autres pays. Nous ne détenons pas le monopole de notre charisme, car il doit certainement être un don pour toute l’Église. Cela remonte même à notre Cardinal qui était convaincu d’une telle collaboration (les auxiliaires armés, les médecins catéchistes comme Adrian Atiman).

Ces laïcs s’engageraient comme partenaires à part entière dans la Mission et dans tous ses dimensions (JPIC, Dialogue, périphéries, etc.). Ces groupes seraient-ils constitués en association, en troisième ordre, en fraternité ?  Peu importe ce dont nous avons besoin pour créer des liens, même s’ils ne sont pas si étroits, tout en évitant de les enfermer dans une sorte de carcan clérical. 

C’est un appel à prendre les groupes existants et leur engagement au sérieux. Cela impliquerait que ces groupements aient des statuts. Dans certains endroits, de tels statuts existent, mais la question demeure de savoir comment accompagner au mieux ces groupes. C’est un fait que beaucoup de ces groupes ont un aumônier. Nous devons nous demander en tant que responsables où nous en sommes dans l’accompagnement des groupes existants de laïcs et comment améliorer ce que nous faisons. 

Dans le groupe particulier dont je fais partie ici, au conseil plénier, le partage a été très riche. Nous étions convaincus de la nécessité de partager notre charisme et, en y réfléchissant, nous voyons tout ce qui se passe sur le terrain surtout en Afrique mais pas seulement (nous avons parlé du Mexique, des Philippines, de la Pologne où de tels groupes sont actifs). Un des confrères a fait remarquer que la question de notre collaboration avec les laïcs revient sans cesse, surtout dans les chapitres, et il s’est demandé si ce n’est pas un autre de ces sujets que nous n’abordons jamais vraiment en profondeur même si nous n’arrêtons pas de le mentionner avec affirmation. Nous avons tous ressenti unanimement que cette fois-ci, nous voyons vraiment un désir de plus en plus grand de collaboration et de partage de notre charisme venir en effet des laïcs eux-mêmes.  Nous voulons répondre à un désir aussi ardent. Et, comme le dit clairement le livret « Vivre notre charisme aujourd’hui » à la page 32 : « Si nous sommes prêts à écouter ce que l’Esprit a à dire à notre Société aujourd’hui, notre charisme peut se renouveler étonnamment dans la vie de nombreux laïcs. »

Francis Barnes

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