Échos du Conseil Plénier – 30 novembre 2019

Échos du Conseil Plénier - 30 novembre 2019

Finances

Tony a fait une présentation très claire sur l’état de nos finances. Mais, comme il l’a souligné, le cœur du problème est celui de la durabilité afin de garantir que nos ressources financières couvrent nos besoins non seulement pour aujourd’hui mais aussi pour l’avenir. Dans ce contexte, il a évoqué la question de la transparence, de la responsabilité, de la collaboration avec les professionnels et des audits (internes et externes). Le monde financier est un champ de mines et les pièges sont nombreux. De plus en plus, le besoin de se faire accompagner par des professionnels se fait sentir et déjà la collaboration qui existe porte ses fruits. Depuis quelque temps déjà, le conseil financier de la Société compte chaque trésorier provincial parmi ses membres. La collaboration s’en est trouvée améliorée et une vision commune est en train d’émerger. Il y a aussi la conviction que la durabilité doit s’appliquer à chaque province, communauté et confrère. Cela implique un travail efficace et responsable à tous les niveaux. Les revenus des confrères (pensions, ministère, salaires, legs) diminuent régulièrement même s’ils restent la source de revenus la plus importante. Pourtant, la situation est en train de changer et l’importance des investissements ne cesse de croître, mais, comme nous le savons, ces investissements peuvent être instables et erratiques car ils sont tributaires des marchés. 

Pour l’instant, nos revenus sont stables, mais les dépenses augmentent constamment, même si le nombre de confrères diminue chaque année. Nous ne sommes pas encore au bout de nos ressources, mais qu’en sera-t-il demain ? Il est certain que nous devons d’abord et avant tout être reconnaissants de la providence de Dieu pour les bienfaiteurs qui nous ont soutenus pendant les 150 dernières années. Nous sommes également reconnaissants envers nos prédécesseurs dont la générosité et les sacrifices ont contribué à créer les réserves que nous avons aujourd’hui. Dans tout cela, la solidarité est nécessaire, car c’est la solidarité qui nous a unis pendant toutes ces années et qui doit le faire à l’avenir. Mais n’ayons pas peur de mentionner certaines tendances des confrères qui menacent cette solidarité. Il y a des confrères qui ont des projets générateurs de revenus pour leur gain personnel et leur intérêt personnel au détriment de la solidarité certes, mais aussi au détriment parfois de leur engagement pastoral ; d’autres ne sont que trop heureux de garder tout l’argent qu’ils reçoivent du ministère qui est le leur ou de garder les salaires qu’ils ont. De telles tendances non seulement menacent gravement la solidarité, mais menacent aussi l’identité qui est la nôtre. En lien avec cela, Tony nous a demandé de nous remettre en question en ce qui concerne notre style de vie et notre attitude envers les choses matérielles. Est-ce que je témoigne d’une façon ou d’une autre d’un mode de vie simple ou est-ce que mon mode de vie entrave le témoignage même que je suis censé donner ? De plus, il arrive que des confrères, même des candidats, puissent avoir un virulent esprit du « tout m’est dû » (Rome paie, la Société a l’argent, c’est mon droit). Un tel sentiment de droit n’a pas sa place dans notre société.  

Il est urgent de mettre en place un système financier rigoureux qui ne soit ni poreux ni sujet au gaspillage. Des contrôles, des vérifications et des bilans doivent être en place à tous les niveaux afin que l’argent soit toujours utilisé à bon escient. Toutes nos ressources doivent être utilisées avec sagesse et responsabilité, ce qui signifie que les considérations financières doivent jouer un rôle important dans le processus de discernement. Chacun d’entre nous doit être solidaire de l’ensemble de la Société et cela exige de notre part une saine préoccupation pour l’avenir.  Car cette prudence et cette vigilance font partie intégrante de la mentalité qui est la nôtre et, si nécessaire, des sacrifices devront être consentis. En ce qui concerne la collecte de fonds, nous devons être prêts à mobiliser des revenus, mais tout cela exige humilité, créativité, transparence, conviction et motivation. 

En dernière analyse, nos ressources financières doivent être protégées et soutenues car elles sont l’outil indispensable qui rend possible notre mission et notre ministère. Il est impératif qu’une telle planification et une orientation appropriée de ces ressources ouvrent la voie à un avenir sûr. Cet avenir est entre nos mains.

Francis Barnes

C’est probablement le dernier rapport que nous recevrons du Conseil plénier. Un grand merci à Francis Barnes qui a été très fidèle à nous faire connaître le déroulement du Conseil plénier.

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