Lettre circulaire (novembre 1871)
Je ne parle pas du séminaire de la Mission, de l’asile de nos vieillards, je ne parle pas même de nos orphelinats. Ils nous ont déjà donné cependant une précieuse moisson, puisqu’ils ont envoyé au ciel plus de huit cents enfants, et que huit cents autres, la plupart chrétiens, aujourd’hui y grandissent et s’y forment au travail et à la vertu. Et ce que je dis ici, Messieurs, je ne le dis pas pour faire naître en vous un sentiment de vaine complaisance, je le dis pour vous donner un encouragement nécessaire au milieu des peines, des épreuves, des contradictions, des persécutions, des calomnies dont notre ministère est assailli de toutes parts dans ces temps mauvais, pour vous rappeler que nos travaux, que souvent nous croyons stériles, ne le sont pas en effet, grâce à la main de Dieu qui nous soutient et qui répare nos fautes par sa bonté. Courage donc !