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Cinquième dimanche du temps ordinaire, Année A

Sel, lumière, et la grâce de donner la vie

Isaïe 58, 7-10 / Psaume 111(112) / 1 Corinthiens 2, 1-5 / Matthieu 5, 13-16

Chers frères et sœurs dans le Christ, l’évangile de Matthieu nous conduit aujourd’hui au cœur de notre identité. Après avoir entendu les Béatitudes, nous voyons maintenant Jésus regarder ses disciples, nous regarder nous, et dire : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde ».

Remarquez que Jésus ne dit pas : « Essayez de devenir sel », ou « Un jour, si vous travaillez assez dur, vous pourrez être lumière ». Il parle au présent. Il décrit notre nature fondamentale en tant que disciples du Christ. Mais ces deux métaphores, le sel et la lumière, renferment une vérité profonde sur la vie chrétienne : elles ne sont jamais faites pour elles-mêmes.

Le but du sel et de la lumière

Considérez le sel. Le sel n’existe pas pour s’assaisonner lui-même. Si vous avez un bol de sel posé seul sur une table, il est inutile. Son but entier est d’être répandu, d’être frotté dans la viande pour la préserver, ou mélangé dans une marmite pour donner de la saveur. De même, une lampe ne brille pas pour contempler sa propre lueur. Elle brille pour illuminer la pièce, révéler le chemin, et éviter que les autres ne trébuchent dans les ténèbres.

Nos vies chrétiennes sont régies par cette même logique du don de soi. Nous n’avons pas reçu le don de la foi simplement pour nous sentir « sauvés » ou « confortables » dans nos petites bulles privées. Nous avons reçu l’Esprit Saint pour avoir un impact sur tout ce que nous touchons. Quand le sel touche la nourriture, la nourriture change. Quand la lumière entre dans une pièce, les ténèbres s’enfuient. Si nous prétendons être chrétiens mais que le monde autour de nous reste inchangé par notre présence, nous devons nous demander si nous avons perdu notre « saveur ».

Donneurs de vie dans une culture de mort

Dans la première lecture d’Isaïe, on nous donne une feuille de route pour être ce sel et cette lumière, et pas par des miracles spectaculaires ou des proclamations bruyantes. Isaïe nous dit : « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement… Alors ta lumière se lèvera dans les ténèbres ».

Voilà l’appel à être des donneurs de vie. Dans un monde qui souvent semble froid et indifférent, nous sommes appelés à insuffler la vie dans nos familles, nos lieux de travail et nos communautés.

Cependant, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous devons admettre que nous faisons souvent le contraire. Parfois, au lieu d’être des donneurs de vie, nous devenons des preneurs de vie. Nous n’avons pas besoin d’une arme pour tuer quelqu’un ; nous pouvons laisser les autres « à moitié morts » ou complètement vidés de leur esprit par nos paroles et nos actions.

  • Nous prenons la vie quand nous utilisons notre langue pour médire et détruire la réputation d’un confrère, d’une sœur ou d’un frère.
  • Nous prenons la vie quand nous refusons le pardon et laissons l’amertume empoisonner une relation dans notre communauté et notre famille.
  • Nous prenons la vie par notre indifférence, détournant le regard quand un confrère, un frère, une sœur souffre, parce que nous estimons que cela « ne nous regarde pas ».

Lorsque nous agissons par égoïsme, orgueil ou colère, nous cessons d’être le sel de la terre. Nous devenons comme ce sel dont Jésus nous met en garde : du sel qui a perdu sa saveur et qui n’est bon qu’à être jeté et piétiné.

Sainte Joséphine Bakhita est un témoin puissant de ce que signifie être « sel et lumière ». Malgré les horreurs de l’esclavage et des sévices physiques extrêmes, elle n’a pas laissé l’amertume éteindre son esprit. En découvrant Dieu, elle a choisi de devenir une donneuse de vie plutôt qu’une victime de la vengeance, déclarant même qu’elle remercierait ses geôliers pour l’avoir involontairement conduite au Christ. Sa vie démontre comment, par la grâce divine, même les expériences les plus douloureuses et « amères » peuvent être transformées en une lumière qui offre espérance et sens aux autres.

Le défi du monde moderne

Alors que nous regardons le monde en cette année 2026, le défi semble plus redoutable que jamais. Nous vivons dans une culture mondiale qui propose de plus en plus l’égoïsme au détriment du souci du prochain. Nous voyons un monde fracturé par des conflits persistants et les rumeurs dévastatrices de guerre. Nous voyons le fléau de la drogue détruire notre jeunesse, la pourriture de la corruption affaiblir nos institutions, et un sentiment général d’impuissance qui pousse beaucoup à perdre la foi et le sens de leur vie.

Face à une telle obscurité, nous pouvons nous sentir petits. Nous pouvons demander : « Comment ma petite lumière peut-elle faire une différence face à de telles ténèbres écrasantes » ? Il est facile de devenir cynique et de se replier sur soi-même.

La nécessité de la grâce divine

C’est ici que nous devons embrasser une vérité difficile, mais libératrice : nous ne pouvons pas être le sel de la terre et la lumière du monde par nous-mêmes. Si nous essayons de transformer le monde par notre seule volonté, nous allons nous épuiser. Si nous essayons d’être « de bonnes personnes » uniquement par nos propres forces, nous finirons par devenir aigris ou épuisés. L’évangile de saint Jean donne la clé essentielle : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5).

Pour être sel et lumière, nous devons apprendre à dépendre uniquement de la grâce de Dieu. La grâce est « l’électricité » qui permet à l’ampoule de briller ; la grâce est la « saveur » qui rend au sel son pouvoir de saler. Nous ne sommes que les conducteurs par lesquels cette grâce s’écoule.

Quand nous prions, quand nous recevons l’eucharistie, et quand nous nous asseyons en silence devant le Seigneur, nous nous « rechargeons ». Nous demandons à Dieu de déverser sa vie en nous pour qu’elle déborde sur les autres. Nous avons besoin de son aide pour aimer les personnes odieuses, pour être honnêtes dans un environnement corrompu, et pour garder l’espérance vivante quand tout le monde abandonne.

Redonner saveur et sens

Il y a des gens dans votre vie, en ce moment, peut-être un confrère, un collègue, un voisin, ou même la personne assise sur le banc à côté de vous, qui perdent leur emprise sur la foi. Ils peinent à trouver un sens à leur souffrance ou à leur labeur quotidien.

Dieu veut utiliser votre sel pour donner du goût à leur vie. Il veut utiliser votre lumière pour leur montrer qu’ils sont aimés, et pas oubliés. Mais cela n’arrive que lorsque nous arrêtons de vivre pour nous-mêmes et que nous commençons à vivre pour Lui.

Alors que nous nous approchons de l’autel aujourd’hui, confessons les moments où nous avons été des « preneurs de vie ». Demandons au Seigneur de renouveler la saveur de notre foi.

Prions :

Seigneur, je ne peux pas faire cela seul. Je suis faible, mais ta grâce me suffit. Brille à travers mes yeux, parle à travers mes paroles, et agis à travers mes mains. Fais de moi un sel qui préserve ce qui est bon et une lumière qui conduit les autres à toi.

Quand nous dépendons de lui, notre lumière ne sera pas seulement une lueur ; elle sera un phare. Et le monde, voyant nos bonnes œuvres, ne nous louera pas, mais il rendra gloire à notre Père qui est aux cieux.

Amen.

Par: Leonard Katulushi, M.Afr.

Session de retraite à Sainte-Anne, Jérusalem, 2026

Pour un renouveau spirituel en Terre Sainte sur les pas de Jésus à Sainte-Anne, Jérusalem (2026, 2027, 2028)

Session Bethesda à Sainte-Anne, Jérusalem, 2026

Approfondir la Parole de Dieu en Terre Sainte sur les pas de Jésus à Sainte Anne, Jérusalem (2026, 2027, 2028)

Session de formation sur la protection des mineurs à Sainte-Anne, Jérusalem

Du 19 au 24 janvier 2026, un programme de formation sur la protection des mineurs et des personnes vulnérables a été organisé pour tous les membres du Small Formation Group (SFG) de la communauté de Sainte-Anne à Jérusalem. La formation a été animée par le P. Stéphane Joulain, M.Afr. Elle comprenait 34 heures de cours, conformément aux exigences académiques de l’Université Pontificale Salésienne – Faculté de Théologie, Campus de Jérusalem.

La formation a mis l’accent sur la mission de sauvegarde de l’Église, en soulignant qu’une Église en crise n’est pas une Église mourante, mais une Église vivante, capable de vérité, de conversion et de renouveau. Les participants ont été invités à réfléchir à la responsabilité de l’Église de défendre les plus faibles, d’annoncer l’Évangile avec crédibilité et de protéger les personnes qui lui sont confiées. Ainsi, annoncer l’Évangile aujourd’hui implique nécessairement la protection et la défense des droits des plus vulnérables.

Les différentes formes d’abus: sexuel, psychologique, spirituel, émotionnel et abus de pouvoir,  ont été abordées, ainsi que l’obligation pour l’Église de signaler les auteurs, de coopérer avec les autorités civiles et de mener des enquêtes appropriées conformément au Droit canonique. La formation a insisté sur la nécessité de prendre soin à la fois des victimes et des auteurs d’abus: offrir justice, guérison et accompagnement aux victimes, tout en assurant responsabilité, limites claires et un chemin de vérité et de conversion pour les agresseurs.

Une attention particulière a été accordée au cléricalisme comme cause profonde favorisant les abus et leur dissimulation. Le cléricalisme remplace le service par la domination et entretient une culture du silence, créant ainsi un terrain propice aux abus. La peur de ne pas être cru, de provoquer un scandale ou de remettre en question l’autorité pèse lourdement sur les victimes et sur ceux qui perçoivent qu’une situation est problématique. Seule une Église qui renonce consciemment au cléricalisme peut devenir un lieu sûr et un témoin crédible de l’Évangile.

Le programme s’est conclu par une évaluation orale individuelle, suivie de la remise des certificats de participation par le P. Quinbert Kinunda, M.Afr., au nom du P. Lowrent Kamwaza, M.Afr., Coordinateur pour l’Intégrité dans le Ministère.

Le P. Stéphane Joulain, formateur et animateur, ainsi que le P. Lowrent Kamwaza, ont participé à la cérémonie de clôture via Zoom et ont exprimé leur appréciation pour la participation active des participants. En recevant leurs certificats, les participants ont manifesté leur joie et leur satisfaction, réaffirmant leur engagement à protéger les enfants et les personnes vulnérables partout où ils seront envoyés.

La sauvegarde est notre engagement

Par: Jean Hans Awazi, M.Afr.

Quatrième dimanche du temps ordinaire, Année A

Sophonie 2, 3 ; 3, 12-13 /Psaume 145 (146) / 1 Corinthiens 1, 26-31 / Matthieu 5, 1-12

Il existe des écrits qui élèvent l’admiration des personnes par la profondeur et la beauté de la langue, touchant la profondeur des sentiments humains.

Je considérerais la page de l’Évangile proclamée aujourd’hui, les Béatitudes, dans la version transmise par Matthieu, parmi les textes les plus touchants, un peu comme le Cantique des Créatures de saint François ou, surtout pour ceux qui ont été en contact avec la culture italienne, l’Hymne à la Vierge de Dante dans la partie Paradis de la Divine Comédie.

En effet, Matthieu place les Béatitudes au début du premier enseignement de Jésus. Nous savons que, comme le présentent les commentateurs, Matthieu structure le corps principal de son évangile autour de cinq sections contenant un discours et une série d’actions de Jésus. À ce corps d’enseignements et d’actions, Matthieu place au début les récits liés à la naissance de Jésus. À la fin, il place les récits de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus.

Comme nous le savons, l’expression d’ouverture donne l’idée principale que l’auteur entend développer : « Heureux les pauvres en esprit ». Cette expression inclut toutes les personnes dont la vie est ouverte à l’action et aux inspirations du Seigneur. Elles reconnaissent leur dépendance envers Dieu et ne se considèrent pas autosuffisantes en quoi que ce soit.

Jésus poursuit ensuite en mettant en lumière les aspects du deuil, de la douceur, de la faim de justice, de la miséricorde et de la pureté du cœur. Ces attitudes dans la vie sont une conséquence du fait d’être pauvre en esprit. Elles visent à montrer le type de relations que nous devons construire avec les autres, en tant que disciples de Jésus. Dans la tradition spirituelle, ces attitudes sont considérées comme des vertus en elles-mêmes. La vertu d’humilité résume ces attitudes comme faisant partie de la vie du disciple de Jésus.

À cela, nous ajoutons aussi la situation d’être persécuté à cause de Jésus. C’est, comme nous le savons, quelque chose qui arrive fréquemment en de nombreux endroits. Cela inclut les situations où croire en Jésus est interdit par les autorités, ainsi que les lieux où le fait d’être chrétien place la personne en marge, voire en opposition, avec la mentalité commune du groupe majoritaire. Par conséquent, la personne se sent exclue des conversations quotidiennes avec ses concitoyens et n’a pas accès à certaines fonctions et responsabilités sociales.

Le texte évangélique plonge ses racines dans les paroles du prophète Sophonie, proclamées dans la première lecture d’aujourd’hui. Le prophète s’adressait au peuple à une époque où prévalait dans la société israélite une sorte de « paresse » dans les pratiques religieuses : les gens célébraient un culte mélangé à des pratiques importées des traditions religieuses des peuples voisins. De plus, la société était marquée par une profonde division entre riches et pauvres. Ces derniers étaient laissés à eux-mêmes, luttant pour leur simple survie. Historiquement, c’était l’époque précédant la réforme du roi Josias qui débuta vers 622 av. J.-C.

Le prophète désigne la présence des humbles comme ceux qui construiront les nations renouvelées, composées de personnes dont la religion est authentique.

Les humbles reconnaissent leur besoin de Dieu. Ils accueillent Dieu dans leur vie. Par conséquent, leurs pratiques religieuses sont authentiques : elles émanent d’un cœur ouvert à la parole de Dieu. En d’autres termes, ils acceptent Dieu et obéissent à ses commandements. Ils ne célèbrent pas le culte pour plier Dieu à leurs projets, comme c’était souvent le cas avec les pratiques religieuses empruntées à d’autres peuples.

La même attitude d’humilité apparaît dans la deuxième lecture, tirée de la première lettre à la communauté de Corinthe. Paul affirme que le projet de Dieu, apporté par Jésus, se réalise par les pauvres en esprit. Ce sont eux qui sont les plus ouverts à la parole de Dieu.

L’Évangile s’est d’abord répandu parmi les pauvres et les humbles du pays.

Cela reste vrai aujourd’hui. L’histoire de nombreuses Églises montre que l’évangélisation est souvent le résultat d’actions menées par des gens simples, fascinés par la personne de Jésus et attirés par le message de l’Évangile. Ils sont les premiers témoins du Christ, qui diffusent ensuite le message.

La question que nous nous posons est de savoir comment mettre en pratique ces paroles de Jésus dans nos sociétés aujourd’hui. Nous réalisons que notre monde propose un type d’attitudes où prévaloir sur les autres et être fort sont considérés comme les voies du succès. Pour réaliser ses idéaux dans la vie, il faut surmonter les autres, être plus fort qu’eux et arriver premier.

Le leadership dans la société est souvent obtenu par la force. Nous connaissons des gouvernements qui maintiennent le pouvoir par des moyens forts, conduisant trop souvent à la violence. Ainsi, nous connaissons des gouvernements qui maintiennent l’ordre et étouffent l’opposition par des moyens violents. Ils assimilent l’expression d’une opinion différente à une trahison et considèrent ceux qui expriment des opinions différentes comme des ennemis.

De plus, dans nos actions quotidiennes, nous réalisons que nous ne cédons pas facilement le passage aux autres, par exemple en montant dans un bus ou en faisant la queue dans les administrations. Nous voulons l’emporter.

La parole de Dieu de ce dimanche montre un chemin différent. Il peut être considéré comme fou par la mentalité publique. Néanmoins, c’est la seule voie par laquelle nous pouvons construire une société meilleure. Il est important que les gens se sentent chez eux, respectés et valorisés pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des personnes humaines et non de simples numéros.

La bienveillance envers les autres ne serait-elle pas assimilable à l’humilité ? Ou au fait d’être pauvre en esprit, que Jésus déclare heureux ?

Je pense que l’humilité, telle que l’Évangile l’enseigne, est la voie pour nous, chrétiens, croyants en Jésus, de contribuer à l’édification d’un monde plus juste et d’une coexistence pacifique.

Par: Luigi Morell, M.Afr.

Bernard Lecomte R.I.P.

Société des Missionnaires d’Afrique
Le Père Michel Girard, Délégué Provincial du secteur de France,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

le lundi 26 janvier 2026 à Bry-Sur-Marne (France)
à l’âge de 87 ans dont 61 ans de vie missionnaire
au Mali et en France.

Téléchargez ici le faire-part de décès du Père Bernard Lecomte

Né à :
Monterfil
le 02/02/1938
Année SpirituelleSerment MissionnaireOrdination sacerdotale
Diocèse :
Rennes
11/09/196126/06/196429/06/1965
Nationalité :
Français
Gap
(France)
Vals, Le Puy
(France)
Rennes
(France)

Bionotes

01/01/1966Apprend LangueFalaje CELAMali
02/07/1966VicaireKati, D. BamakoMali
30/06/1970VicaireKatiMali
01/05/1971SupérieurGoualalaMali
01/01/1974VicaireBuguniMali
01/10/1974VicaireFalajeMali
20/11/1976ToulouseFrance
01/02/1978LilleFrance
01/10/1984Centre ProfessionnelNiarela,D.BamakoMali
01/08/1985Vicaire temporaireKolokaniMali
01/09/1986MigrantsVitry-sur-SeineFrance
01/10/1988ResponsableVitry-sur-SeineFrance
01/09/1989+Curé ND de NazarethVitry-sur-SeineFrance
25/04/1991Curé H.C.:BessancourtFrance
01/10/1993Curé H.C.:BessancourtFrance
01/09/1996Curé H.C.:MontlignonFrance
15/10/2002Curé H.C.:Nesles-la ValléeFrance
01/09/2016Ministère à Isle-AdamMoursFrance
01/08/2025RésidenceBry-Sur-MarneFrance
26/01/2026DCD (87)Bry-Sur-MarneFrance

Raymond Gallard R.I.P.

Société des Missionnaires d’Afrique
Le Père Michel Girard, Délégué Provincial du secteur de France,
vous fait part du retour au Seigneur du Père

le lundi 26 janvier 2026 à Pau (France)
à l’âge de 95 ans dont 69 ans de vie missionnaire
en Guinée, au Burkina Faso, en Mauritanie et en France.

Téléchargez ici le faire-part de décès du Père Raymond Gallard

Né à :
St-Florent le Vieil
le 04/10/1930
Année SpirituelleSerment MissionnaireOrdination sacerdotale
Diocèse :
Angers
26/09/195226/06/195621/04/1957
Nationalité :
Français
Maison-Carrée
(Algérie)
Thibar
(Tunisie)
Carthage
(Tunisie)

Bionotes

31/08/1957Arrive àKolouma, D. NzerekoreGuinée
12/01/1963SupérieurKoloumaGuinée
08/12/1968VicaireTougan, D. NounaHaute Volta
01/11/1972Stage de BambaraFalajeHaute Volta
01/04/1973ProcureNounaHaute Volta
01/09/1974EvêchéDedougouHaute Volta
01/01/1979H.C.:BordeauxFrance
01/01/1980SupérieurBordeauxFrance
01/07/1983AumônerieTounouma, Bobo-DioulassoHaute Volta O
01/09/1984VicaireToussianaHaute Volta O
15/09/1986VicaireN’Dorola, D. Bobo-DioulassoBurkina Faso
01/12/1996VicaireKonadugu, D. Bobo-DioulassoBurkina Faso
02/07/1997MinistèreMauritanieMauritanie
19/01/1999Rattaché à MaliNouakchott, MauritaniMauritanie
01/09/2003EconomeParis, VerlommeFrance
15/09/2007ServicesMoursFrance
15/09/2017RésidenceBillère, M. LavigerieFrance
26/01/2026DCD (95)PauFrance

Troisième dimanche du temps ordinaire, Année A

Isaïe 8, 23-9, 3 / Psaume 26 (27) / 1 Corinthiens 1, 10-13.17 / Matthieu 4, 12-23

Frères et sœurs, en ce troisième dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous place devant une exigence fondamentale de la vie chrétienne : la conversion au Christ, lumière du monde, et la communion ecclésiale qui en découle. La liturgie de ce jour est éclairée par la fête de la Conversion de saint Paul, figure exemplaire d’une foi transformée par la rencontre personnelle avec Jésus-Christ.

Le contexte historique et spirituel des textes est éclairant : le prophète Isaïe s’adresse à un peuple meurtri par la domination assyrienne. Les régions de Zabulon et de Nephtali, humiliées par l’histoire, deviennent le lieu d’une promesse divine : Dieu ne déserte jamais les zones blessées de l’humanité. Cette lumière annoncée préfigure la révélation plénière du Christ, « lumière des nations », comme le souligne la Constitution dogmatique du Concile Vatican II, Lumen gentium au n°1. Saint Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens, s’adresse à une Église divisée par des appartenances concurrentes. Il recentre la foi sur l’essentiel : le Christ crucifié. Comme le rappelle le Concile Vatican II (Ad gentes, n° 2), « l’Église tire son origine de la mission du Fils et de la mission de l’Esprit Saint », et non des stratégies humaines. Dans l’évangile selon saint Matthieu, Jésus inaugure sa mission en Galilée par un appel radical à la conversion : « Convertissez-vous ». Et Il appelle des disciples pour les associer à sa mission salvifique. Cette dynamique missionnaire demeure constitutive de l’Église, appelée à être « par nature missionnaire » (Ad gentes, n° 2).

Trois messages principaux se dégagent des lectures d’aujourd’hui : le premier message est celui de la lumière : Dieu intervient dans l’histoire pour libérer l’homme des ténèbres du péché et de la mort. C’est ce que soulignait le pape Benoît XVI quand il disait que « la foi chrétienne est d’abord une rencontre avec un évènement, avec une Personne … » (Deus caritas est, n° 1). Le second message est l’appel permanent à la conversion. Celle de saint Paul est le modèle qui nous est proposé aujourd’hui : elle est une transformation intérieure qui conduit à une mission universelle. C’est à cette conversion que le pape François invitait l’Église quand il disait que la conversion missionnaire engage toute l’Église à sortir d’elle-même pour annoncer l’évangile (Evangelii gaudium, n° 27). Le troisième message est l’exigence de l’unité. Crise, division et appel à la conversion sont les caractéristiques des textes d’aujourd’hui ; ils nous rappellent que les divisions blessent la crédibilité de l’annonce chrétienne. Je prépare une thèse sur les commentaires coraniques de commentateurs maliens ; la division des chrétiens y est très souvent évoquée comme signe de la fausseté de la foi chrétienne. On comprend alors l’urgence des paroles de saint Jean-Paul II qui nous rappelait que l’unité des chrétiens « n’est pas un accessoire, mais une condition pour que le monde croie » (Ut unum sint, n° 99).

Ces messages ont une portée actuelle pour notre temps et pour notre mission en Afrique. En effet, dans un contexte contemporain, marqué par la fragmentation sociale et idéologique à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Église, celle-ci est appelée à être signe vivant de communion. C’est la nouvelle évangélisation qui actualise le mystère de l’incarnation et la rend tangible. L’observation du pape François mérite d’être soulignée ici : si les réseaux sociaux offrent de nouvelles possibilités d’évangélisation, celle-ci ne doit en aucun cas être réduite à une simple stratégie de communication (Evangelii gaudium, n° 34). Il s’agit pour l’Église d’être présente d’une présence qui transforme de l’intérieur le monde et toutes ses structures. Pour les missionnaires d’Afrique que nous sommes, l’enjeu est de témoigner d’un Christ vivant par une parole enracinée dans l’enseignement de l’Église et une vie cohérente. La mission ne peut être crédible sans une conversion personnelle permanente, comme le rappelle le Directoire pour la catéchèse (2020), au n° 5. Cette conversion personnelle permanente est la source vive d’une unité de l’Église dans la diversité des cultures et des sensibilités, un témoignage prophétique pour le monde. Comme l’affirme Lumen gentium n° 1, l’Église est appelée à être « signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ».

En ce jour où nous célébrons la conversion de saint Paul, la Parole de Dieu nous invite à recentrer notre vie sur le Christ, à nous laisser convertir sans cesse et à construire la communion. Que les missionnaires, notamment dans l’espace numérique et dans les zones blessées de notre monde, soient des témoins fidèles de la lumière du Christ, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et veillez sur notre mission contemporaine ! Amen.

Par: Adrien Sawadogo, M.Afr.

Session de formation sur la protection de mineurs à la Ruzizi, Bukavu-R.D. Congo

Le père Arsène Somda, délégué à la protection des mineurs pour le secteur de Bukavu, en collaboration avec les formateurs de notre maison de formation, philosophât Notre-Dame-d’Afrique de la Ruzizi, à Bukavu, a organisé une session de formation de trois jours, du 15 au 17 décembre 2025,

Centrée sur la prévention des abus et la protection des enfants et des personnes vulnérables, la session a abordé trois thèmes : la définition de termes propres au ministère de la Sauvegarde (enfants, mineurs, abus et autres) ; les différentes catégories de personnes qui nécessitent une attention particulière au sein de l’Église (enfants/mineurs, adultes vulnérables et personnes en situation de vulnérabilité) ; les différents types d’abus et leurs conséquences sur les victimes.

Les participants ont également eu le temps de partager leurs réflexions sur les questions posées durant la session. La séance s’est clôturée par les vêpres, au cours desquelles, en présence des formateurs, les étudiants ont signé le code de conduite pastorale sur la sauvegarde de la province d’Afrique centrale (PAC).

La sauvegarde est notre engagement !

Par: Arsène Somda, M.Afr. (Provincial Coordinator of the PAC for Safeguarding)

Le Supérieur Général reçoit le nouvel Ambassadeur du Ghana près le Saint-Siège

Dans l’après-midi du vendredi 16 janvier 2026, le Supérieur Général, le P. Stanley Lubungo, M.Afr., a accueilli à la Maison généralice de la Société des Missionnaires d’Afrique à Rome, S.E. Ben Batabe Assorow, Ambassadeur de la République du Ghana près le Saint-Siège.

L’Ambassadeur Assorow est originaire de Navrongo, le tout premier lieu où les Missionnaires d’Afrique sont arrivés au Ghana en 1906. L’église de Navrongo est aujourd’hui connue comme la basilique mineure des Sept Douleurs. Les Missionnaires d’Afrique sont toujours présents dans le diocèse de Navrongo-Bolgatanga, où ils desservent trois endroits : St. Joseph Parish à Soe (Bolgatanga), Our Lady of Hope Parish à Bunkpurugu, et St. Simon Peter Rectorate à Nakpanduri. Ils servent également dans les archidiocèses d’Accra et de Tamale, ainsi que dans les diocèses de Konongo-Mampong et de Wa.

S.E. Assorow a été reçu en audience par le pape Léon XIV le 13 novembre 2025, lors de la présentation de ses lettres de créance. Les confrères de la Maison généralice ont noté qu’à son arrivée à Rome pour sa nouvelle mission, l’Ambassadeur était venu prier en privé dans l’une des chapelles de la Maison généralice des Missionnaires d’Afrique.

Il convient également de souligner que Benedict Batabe Assorow est l’ancien Directeur de la Communication du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM). En 2022, le SCEAM était présidé par le feu Cardinal Richard Bawoobr, M.Afr., ancien Supérieur Général des Missionnaires d’Afrique et prédécesseur de l’actuel Supérieur Général, le P. Stanley Lubungo.

Cette rencontre officielle entre l’Ambassadeur de la République du Ghana près le Saint-Siège et le Supérieur Général des Missionnaires d’Afrique témoigne de l’héritage et de l’engagement toujours actuel de la Société apostolique fondée par le Cardinal Charles Lavigerie pour l’évangélisation de l’Afrique et du monde africain.

Par: Serge Zihalirwa Boroto, M.Afr.

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