Andreas Edele 1934 – 2017 (PE n° 1085)

Andreas est né en 1934, huitième de dix enfants d’une famille qui possédait une petite ferme. Son père travaillait dans la mine locale de sel ; il est mort en 1942. En novembre 1945, à l’âge de 11 ans, Andreas entre à l’école missionnaire d’Haigerloch. En 1948, il part pour l’école de Grosskrot-Zenburg où il termine ses études secondaires avec le « Abitur » en 1953 ; il poursuit avec la philosophie, à Trèves, de 1953 à 1955.

En août 1955, il entre au noviciat à Alexandria Bay aux États-Unis. Il continue ensuite à Eastview (Ottawa) pour ses études théologiques (Il a fait son serment missionnaire le 20 juin 1959) et y est ordonné le 19 septembre 1959. Il retourne en Allemagne en janvier 1960 pour célébrer sa première messe dans sa paroisse d’origine. Au mois de mai, il commence son travail missionnaire au Malawi (à l’époque le Nyassaland). Il débute à la paroisse de Mpherere (diocèse de Lilongwe), puis devient, à partir de juin 1961, secrétaire de l’éducation dans le diocèse de Dedza.

En décembre 1963, il est rappelé en Allemagne pour enseigner au centre de philosophie de Trèves. Il en profite pour poursuivre des études à la faculté de Théologie de Trèves et obtient une licence en théologie.

En novembre 1967, il est nommé à Lusaka, en Zambie, comme aumônier de l’armée à la « paroisse du Régiment » dont il devient, en avril 1968, curé. En 1969, avec une Sœur blanche canadienne, il commence à organiser la paroisse selon la méthode pastorale des « petites communautés chrétiennes », méthode qui sera adoptée, plus tard, par tous les diocèses de l’Afrique de l’Est (AMECEA).

Il est élu comme membre du Chapitre général de 1974 en tant que délégué de la Région de Zambie. Peu après son retour, on lui demande de fonder une nouvelle paroisse dans un bidonville de Lusaka appelé « Marapodi-Mandevu ». Il accepte cette nomination à la condition d’être autorisé à vivre parmi les gens. Il y vit ainsi durant 5 ans. Il répétait souvent que ces années ont été les plus heureuses de sa vie missionnaire.

En 1979, il est nommé coordinateur pastoral de l’archidiocèse de Lusaka, un travail qui consistait principalement à former les laïcs à animer la catéchèse et la liturgie et à diriger les « petites communautés chrétiennes ». Après un certain temps, il entre en conflit avec l’archevêque Emmanuel Milingo. Il démissionne de ce travail et retourne en Allemagne en janvier 1982.

Comme il était peu probable que, dans ces circonstances, il retourne rapidement en Zambie, il est invité à travailler avec l’organisme MISSIO. Cela lui permet d’avoir un contact quotidien avec les évêques africains et de visiter un certain nombre de pays africains, comme le Nigéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Gambie, le Sénégal, le Cap-Vert, le Tchad, le Cameroun, le Togo, le Burundi, le Rwanda, le Congo et d’autres encore. Après quatre ans, ayant peur d’être appelé à plus de travail administratif, il demande de retourner en Afrique. Il retourne à son « premier amour », le Malawi, en juillet 1986.

Il est nommé curé à Kanengo, l’une des paroisses de Lilongwe. Le travail pastoral en ville peut être très exigeant car, pour rencontrer les personnes, il faut les visiter après les heures de travail. Pour cette raison, en juillet 1993, il part dans une paroisse rurale, nommé curé à Mua dans le diocèse de Dedza, où il coopère étroitement avec un pionnier de l’inculturation, le père Claude Boucher. Il y célèbre ses 40 ans de prêtrise en septembre 1999 dans une cérémonie véritablement inculturée. Il revient cependant en Allemagne, convaincu que seuls les Africains peuvent vraiment établir une « Église africaine ».

De retour en Allemagne, il est nommé supérieur de la communauté de Trèves en novembre 1999. En avril 2003, il est invité à se rendre à Haigerloch afin d’organiser les célébrations du centenaire de la maison, en juillet de cette année ; il était natif de cette région. Il est resté à Haigerloch après avoir confié ses responsabilités à des confrères plus jeunes en mars 2008. Dans sa chambre, on a découvert un grand nombre de petites figures de tortues. Il les considérait comme l’expression du leitmotif de sa vie : « Si tu veux aller de l’avant dans la vie, il faut savoir oser ! »

Composé par le P. Andreas Edele lui-même

Andreas a passé les dernières années de sa vie à Haigerloch comme supérieur et il faisait du travail pastoral. Il a officiellement pris sa retraite en 2008. Il est décédé à l’hôpital de Balingen le 22 juillet 2017.

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