Francis Thibault 1947 – 2017 (PE n° 1085)

Francis est né à Luceville, dans le diocèse de Rimouski, le 12 juin 1947. Il fait ses études primaires à l’école Saint-Albert-le-Grand où il réussit très bien. Après sa septième année d’école primaire, son curé l’amène à Rimouski pour passer les examens d’admission au petit séminaire. Il pense déjà à devenir prêtre un jour. Francis est âgé de 13 ans, quand il devient pensionnaire au petit séminaire de Rimouski en septembre 1960. Comme il était jusqu’à présent plutôt discret et même timide, il apprend au séminaire à se mêler davantage aux autres étudiants et à s’inscrire à des activités sportives. Continuer la lecture de « Francis Thibault 1947 – 2017 (PE n° 1085) »

Gabriel Bapst 1926 – 2017 (PE n° 1085)

Le Père Gabriel Bapst est né le 2 septembre 1926 à Chandon (canton de Fribourg) dans une famille paysanne. A l’âge de 2 ans, il perd sa maman alors enceinte d’un 5ème enfant. La famille s’établit ensuite à Avry-sur-Matran où trois ans plus tard le père succombe à une tuberculose. Gabriel est alors envoyé à La Roche dans un orphelinat tenu par des Sœurs. Il y restera jusqu’à sa 16ème année. Continuer la lecture de « Gabriel Bapst 1926 – 2017 (PE n° 1085) »

Andreas Edele 1934 – 2017 (PE n° 1085)

Andreas est né en 1934, huitième de dix enfants d’une famille qui possédait une petite ferme. Son père travaillait dans la mine locale de sel ; il est mort en 1942. En novembre 1945, à l’âge de 11 ans, Andreas entre à l’école missionnaire d’Haigerloch. En 1948, il part pour l’école de Grosskrot-Zenburg où il termine ses études secondaires avec le « Abitur » en 1953 ; il poursuit avec la philosophie, à Trèves, de 1953 à 1955. Continuer la lecture de « Andreas Edele 1934 – 2017 (PE n° 1085) »

René Konings 1929 – 2017 (PE n° 1085)

René est né le 9 juin 1929 à Essen dans la campine anversoise, pas loin de la frontière hollandaise. C’était une famille d’agriculteurs, riche de dix enfants. Il fit les humanités classiques au Petit séminaire de Hoogstraten. En septembre 1948, il entra chez les Pères Blancs à Boechout. Il suivait ainsi les traces de son oncle, Piet Konings (+ 1986). Son frère cadet, Herman rejoindra lui aussi nos rangs. En septembre 1950, René commence le noviciat à Varsenare, suivi par les études de théologie à Heverlee. Il y prononce son serment missionnaire le 10 juillet 1954 et est ordonné prêtre le 10 avril 1955. Ses professeurs le trouvent plutôt timide. Il a un bon jugement ; c’est un homme prudent mais débrouillard, travailleur consciencieux, dévoué et simple. Il se montre souvent sceptique. En communauté René est un confrère agréable, jovial ; il aime taquiner. Il semble être un homme content et heureux, et sa piété est solide.

Nommé au Burundi, il s’envole le 8 avril 1956 avec Sobelair, destination le diocèse de Gitega. Il débute comme vicaire à Gisuru, regagne quelques mois plus tard Jenda, où il se met très sérieusement à la langue, le Kirundi. Sa timidité ne lui facilite pas la tâche et rend difficile à faire valoir son autorité auprès des enseignants dont il est responsable. Mais il tient bon. Durant son premier congé en 1963 il fait sa grande retraite et retourne en octobre au Burundi par bateau. Nommé à Ruyigi, il assure sa part des tâches pastorales : il est aumônier de la Chiro, de la prison et de l’hôpital ; il part en succursale quand c’est son tour, mais, note le père Braeckers, régional, sans beaucoup d’enthousiasme, car les conditions assez rudimentaires de la vie en brousse ne lui plaisent pas beaucoup. A Ruyigi également ses relations avec les instituteurs grincent un peu. En 1965, René est muté à Kibumbu. Sa santé cause des soucis : il a besoin de beaucoup de sommeil et a l’estomac délicat. Mais les confrères apprécient sa présence. En juillet 1967, René est nommé à Bugenyuzi. Quelques mois plus tard, il apprend que son père vient de mourir.

A son retour de congé en août 1968, René est nommé à Bukirasazi, où il s’occupe également de l’économat. Sa cuisine est appréciée par les confrères et un moulin à sorgho renfloue la caisse. Mais René se plaint de plus en plus d’être psychiquement fatigué. Après une année à Nyangwa, où il vit les grands massacres que le pays a connu en 1972, René retourne en février 1973 en Belgique pour suivre un traitement qui prendra pas mal de temps. Tout en suivant son programme de revalorisation psychique, il est chargé des relations avec les familles et les propagandistes de notre calendrier missionnaire et du magazine missionnaire flamand ‘Wereldwijd’. Entretemps il a rejoint notre communauté de Berchem. Il rend service aussi, surtout les week-ends, à la paroisse Saint-Joseph à Mortsel. En octobre 1976, il participe à la session-retraite à Jérusalem. Petit à petit René se prépare à retourner en Afrique ; il en a vraiment envie. A la dernière minute, il suit encore une session de Mariage Encouter parce que des couples à Mortsel lui en avaient parlé fort positivement.

Plein de courage René repart au Burundi, où il redémarre le premier janvier 1977 comme vicaire à Mubimbi dans l’archidiocèse de Bujumbura. Entretemps, comme tout le monde sait, le climat politique au Burundi s’est sérieusement détérioré sous le président Bagaza. La pratique religieuse est interdite. Le 11 juin 1979, comme tant d’autres confrères et missionnaires, René est officiellement ‘remercié’ et obligé de quitter le pays, départ dans les 48 heures.

Nous ne connaissons pas ses réactions personnelles sur cette expulsion. Une lettre datant de septembre 1980 montre qu’il envisage encore toujours son retour au Burundi. Quoiqu’il en soit, dès son retour au pays, René va renforcer sans tarder notre équipe de la paroisse du Sacré-Cœur à Anvers. Pas pour longtemps car, début 1980, il rejoint notre communauté de la Keizerstraat. Il donne un coup de main au bureau de ‘Nieuw Afrika’ et s’engage les weekends à la paroisse Saint-Joseph, près du parc central. En mars 1981, il devient officiellement membre de l’équipe pastorale de la paroisse. Il lui faut évidemment s’adapter au style propre de la pastorale urbaine fort axée sur l’engagement des laïcs. Le doyen, monsieur l’abbé Hamels, se réjouit de la bonne collaboration de René.

En 2004, René atteint l’âge légal de la retraite. Il accepte alors l’aumônerie de la maison de repos des Petites Sœurs des Pauvres, tout en continuant à résider à la Keizerstraat. Au début il s’y rend à bicyclette. En 2005, il participe à la session des +70 à Rome. Il peut régulièrement compter sur un confrère pour le remplacer au hôme. Quand, début 2010, le travail d’aumônier commence à lui peser vraiment, il se retire pour jouir enfin de sa pension. Il reste le confrère agréable, enjoué, assez effacé, spontanément curieux de tout, soucieux de comprendre ce qui se passe dans le monde.

Les dernières années il commence à oublier, ne trouve plus les noms, se trompe de bicyclette en ville, ne peut plus présider l’eucharistie sans erreur. Quand son état de santé commence vraiment à faire problème, il est transféré, en juillet 2016, à la maison de repos et de soins ‘Notre Dame d’Anvers’ à deux pas de la Keizerstraat. Les derniers jours, il ne reconnait plus personne, mais garde, souligne l’infirmière qui le soigne, sa bonne humeur. Lundi matin, le 17 juillet 2017, René s’éteint paisiblement.

La liturgie de la Résurrection eut lieu le jeudi 20 juillet en l’église paroissiale Saint-Charles Borromée à Anvers et l’inhumation à Varsenare.

Jef Vleugels, M.Afr.

Ghislain Jageneau 1923 – 2017 (PE n° 1085)

Ghislain est né le 31 octobre 1923 à Diependaal en province du Limbourg. Sa famille appartenait à la haute bourgeoisie ; son père était notaire. Il fit les humanités gréco-latines au collège Saint-Joseph à Hasselt. En 1941, il entra chez les Pères Blancs à Boechout, fit ensuite le noviciat à Varsenare et ses études de théologie à Heverlee, où il prononça son serment missionnaire le 5 avril 1947 et fut ordonné prêtre le 29 mars 1948. Continuer la lecture de « Ghislain Jageneau 1923 – 2017 (PE n° 1085) »

Léopold Lalonde 1927 – 2017 (PE n° 1085)

Léopold est né le 3 septembre 1927 à St-Clet, dans le diocèse de Valleyfield (P. Québec). Après ses études primaires à l’école de sa ville natale, il fait ses études classiques au Collège Sainte-Marie à Montréal. Il entre au noviciat Saint-Martin de Laval le 1er août 1949 et part ensuite pour l’Europe pour étudier la théologie, d’abord pendant trois ans à s’Heerenberg aux Pays-Bas, et ensuite un an à Monteviot en Écosse où il fait son serment missionnaire le 9 juin 1954 et est ordonné prêtre le 4 janvier 1955. Continuer la lecture de « Léopold Lalonde 1927 – 2017 (PE n° 1085) »

Publications de confrères MAfr (PE n° 1085)

Maurice Borrmans, Louis Massignon et Nazareth, le lieu du “Fiat”, in Quaderni di Studi Arabi, n.s. 11, 2016, pp. 7-14.

Bernard Ugeux, Pour une réponse compatissante aux victimes d’abus sexuels en situation de conflit. Atelier de formation. GOMA (RDC). 2 au 9 avril 2017. Sponsorisé par la commission JPIC de l’USG-UISG, Rome. Versions française et anglaise.

Bernard Ugeux, « Le pardon et la réconciliation, un long cheminement humain et spirituel, à parcourir avec la grâce de Dieu », in Mélanges du centenaire de l’évangélisation du diocèse de Goma, 1911-2012, volume 1, Kigali (Nika Printers), 2017, pp. 363-386.

Guy Theunis, « Église et développement. Entretien avec le père Guy Theunis, missionnaire d’Afrique » in Pastoralia, bulletin de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, septembre 2017, pp. 10-11.

Harald Gruber, Lehnertz Stefan, Preiss Ilse, Abageyenda Bareeba ! Uber das Leben und Wirken von Pater Rudi Lehnertz als Afrikamissionar aus Hetzerath, Hetzerath, 2017, 215pp.

Jean-Paul Bisimwa Cirhakarhula, Could a TRC contribute towards peace in South Kivu, DRC?, submitted in partial fulfillment for MDEC (Master in International Development, Environment and Conflict), School of Law and Government, Dublin City University, 2017, 60p.

L’ennéagramme, un chemin de vie… Revue (PE n° 1085)

Marielle Bradel, L’ennéagramme, un chemin de vie, Préface de Bernard Ugeux, collection DDB Psychologie, ISBN 978-2-220-06271-6, Groupe Artège-Desclée de Brouwer, 2011, 460 pages, 28.40 euros

Si l’on va dans certaines librairies bien fournies, on peut être étonné par le nombre de nouveaux livres qui paraissent sur l’ennéagramme. Malheureusement la qualité n’est pas toujours de la partie. Les grands classiques (Beesing et Cie, Chabreuil, Palmer, Rohr, Salmon), restent encore les ouvrages les meilleurs sur le sujet.

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Un prêtre heureux ! (PE nr. 1085)

Le sourire inaltérable sur le visage peut en témoigner ! Pas seulement le sourire mais aussi l’épanouissement que je ressens en tant que prêtre peut affirmer combien je suis heureux ! La joie de mon sacerdoce est fondée sur trois piliers : la prière, la communauté et l’apostolat. Continuer la lecture de « Un prêtre heureux ! (PE nr. 1085) »

Risquer d’avancer en eaux profondes au Nigéria (PE nr. 1085)

Les missionnaires d’Afrique sont présents au Nigéria depuis 1943. Ils commencèrent de nombreuses fondations dans l’archidiocèse d’Ibadan et l’ancien diocèse d’Oyo à partir duquel le diocèse d’Osogbo fut créé en 1995. Au nombre des fruits de leurs efforts missionnaires, 10 Nigérians devinrent eux-mêmes missionnaires d’Afrique.

Le Nigéria est un grand pays avec plus de 200 tribus. Les missionnaires d’Afrique ont travaillé en pays yoruba. Les Yoruba vivent au sud-ouest et au centre-nord du Nigéria. Toutes les communautés des missionnaires d’Afrique sont situées dans la partie sud-ouest du pays. De manière surprenante cependant, tous les confrères nigérians viennent de l’est et du nord ; aucun indigène yoruba parmi nous.

Le Nigéria a deux aéroports internationaux principaux : à Lagos au sud-ouest, et à Abuja au centre. Pour leurs congés au pays ou pour tout autre but les confrères nigérians préfèrent entrer dans le pays par Abuja qui est à presqu’une journée de voyage de nos communautés en ce moment.

La plupart des confrères aiment recevoir un accueil chaleureux quand ils viennent en congé dans leur pays. Ainsi, pour moi, ma joie a toujours été d’organiser mon congé avec les confrères dans mon pays, même si tous ne partagent pas la même expérience quand ils arrivent chez eux. Il est vrai cependant que beaucoup d’entre nous aiment être bien reçus par les confrères à leur arrivée. Même si cela n’est pas indispensable, il est bon de rester en contact avec les confrères qui ont une expérience de mission bien différente de la nôtre.

Au Nigéria, nous n’avons pas l’habitude d’accueillir chez eux nos confrères quand ils arrivent pour leurs congés. De notre communauté la plus proche (Ibadan) à l’aéroport de Lagos cela prend presque deux heures et demie si le trafic n’est pas dense. Le secteur du Nigéria voudrait garder le contact avec eux et être au service des confrères nigérians quand ils viennent en vacances.
De loin, le Nigéria est connu comme étant le pays du Boko Haram où l’insécurité règne. En entendent parler du mal perpétré par Boko Haram quelques-uns pensent que la population est en majorité musulmane. Mais la réalité est autre : en différents endroits, les chrétiens forment la majorité. En fait, il y a une croissance rapide du nombre de dénominations ou Eglises chrétiennes.

L’Association Chrétienne du Nigéria (CAN) regroupe les Eglises en quatre blocs1 : le Secrétariat catholique du Nigéria (CSN) pour l’Eglise catholique ; le Conseil chrétien du Nigéria (CCN) pour les Anglicans, les Méthodistes, les Eglises baptistes, les Eglises Four Square, les Eglises presbytériennes, l’Ordre Sacré Eternel des Chérubins et Séraphins, l’Eglise du Seigneur Aladura et d’autres Eglises orthodoxes ; la Confraternité chrétienne Pentecôtiste du Nigéria (PFN) pour les Eglises pentecôtistes et l’Organisation des Eglises instituées africaines (OAIC) pour les Eglises fondées par des Nigérians au Nigéria : l’Eglise évangélique de l’Afrique de l’Ouest (ECWA) qui a ses racines dans le nord du Nigéria et TEKAN1, des dénominations basées au nord du Nigéria telles que l’Eglise du Christ au Nigéria (COCIN), l’Eglise luthérienne du Christ au Nigéria (LCCN), l’Eglise méthodiste unie du Nigéria (UMCN), etc. L’œcuménisme au Nigéria est un vaste champ pastoral qui demande notre attention.

L’histoire des chrétiens et musulmans au Nigéria a été marquée par le soupçon mutuel et la violence en beaucoup de régions, spécialement au nord. Le sud est plutôt paisible, même s’il n’est pas sans craintes et anxiétés, plus spécialement lors des moments de violence sur fonds religieux dans le nord ou pendant les moments de campagnes politiques. Très souvent aux réunions de la CAN, on insiste pour que les pasteurs encouragent leurs fidèles à voter pour des candidats chrétiens. On se demande comment c’est possible dans un pays où beaucoup de familles ont des musulmans et des chrétiens parmi les enfants et où des mariages entre chrétiens et musulmans sont chose courante. Ainsi, je peux dire avec conviction que le Nigéria est une terre fertile pour la rencontre et le dialogue.

Le Nigéria, comme beaucoup d’autres pays en Afrique, est déchiré par la corruption, la violence sporadique et les vols à mains armées ; le système judiciaire a de nombreux problèmes. On entend parler de gens qui ont été en prison pour de nombreuses années sans jamais avoir comparu devant un tribunal ; on est témoins de cas d’injustice retirés des tribunaux pour être traités «amicalement» sous la supervision de policiers ou de juges quand la différence de statut est trop grande : les faibles ne peuvent jamais gagner un procès quand ils ont en face d’eux une personne puissante.

Il y a beaucoup de gens riches au Nigéria ; ils dépensent leur argent n’importe comment, quelquefois dans le but de se mettre en avant lorsqu’ils prennent part à des cérémonies. Au contraire, beaucoup de citoyens ont de la peine à joindre les deux bouts, au point que des diplômés universitaires vendent des recharges de téléphone le long des routes, tandis que d’autres pratiquent le métier de tailleur, produisent du savon, des colliers, etc. D’autres encore gagnent à peine de quoi vivre avec des travaux mal payés : de 6.000 Naira (20 $) à 25.000 Naira (80 $) le mois. De telles réalités et bien d’autres choses font de ce pays béni un champ pastoral pour Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC).

La dernière assemblée post-capitulaire du Ghana-Nigéria a demandé que les confrères du Nigéria lisent les articles que notre confrère James Ngahy publie dans notre journal catholique hebdomadaire, the Independent, à propos de JPIC. Les missionnaires d’Afrique ne peuvent pas décliner leur identité sans mentionner JPIC-RD : c’est notre identité.

Pouvons-nous faire davantage pour la mission dans ce pays ? Nous sommes hommes de culture, d’ouverture et missionnaires. Cependant, on peut aisément devenir plus diocésain dans un pays étranger que les autochtones eux-mêmes. Pour les nombreuses générations de missionnaires d’Afrique qui ont travaillé au Nigéria tout ce dont ils ont fait l’expérience, mis à part quelques visites rapides à l’est, au nord ou au centre, est la culture yoruba dans un pays qui compte plus de 200 cultures ! Quelle que soit la raison qui vous conduit à la capitale Abuja vous êtes comme un étranger qui atterrit dans un pays étranger pour la première fois. Aujourd’hui davantage de confrères ont des raisons de faire le voyage d’Abuja et les confrères travaillant au Nigéria ne font que regarder impuissants.

Depuis plus de deux ans et demi, le secteur du Nigéria étudie le projet de se rapprocher du centre et du nord du pays pour y rencontrer d’autres cultures, pour être plus impliqués dans le dialogue avec les musulmans, pour avoir la résidence du directeur des vocations plus au centre du pays, pour y créer une maison d’accueil non seulement pour les confrères nigérians quand ils reviennent de leurs terres de mission mais aussi pour avoir un accès plus facile à la capitale Abuja où de plus en plus de documents officiels sont traités.
Le diocèse de Minna dans l’Etat du Niger est prêt à nous accueillir dès que nous le désirons et à faciliter notre intégration dans cette nouvelle région tout en répondant positivement aux priorités de la Société. Cependant, du secteur à la province, de la province à Rome, de Rome à la province, de la province au secteur, le projet a circulé en ce qui paraît être un cercle vicieux ! Combien de temps cela continuera-t-il encore ainsi ?

Si le projet n’est pas convainquant, il nous faut continuer à discerner ensemble :

Les confrères nigérians méritent-ils d’être accueillis par des confrères travaillant dans le pays quand ils reviennent de mission ? Ou devrons-nous attendre jusqu’à la retraite pour pouvoir avoir des contacts fraternels ?

Puisque JPIC-RD reste la priorité des missionnaires d’Afrique, pouvons-nous mettre notre «expertise» au service du peuple de Dieu au Nigéria déchiré par la violence et les divisions religieuses ?

Puisse le Seigneur de la moisson envoyer des ouvriers à son champ ! Puisse-t-il être gracieux et bénir notre Société des missionnaires d’Afrique !

Gilbert Rukundo, M.Afr.