Serment et diaconat à Merrivale

C’est en la paroisse Saint-Joseph à Howick que 5 étudiants de Merrivale sont devenus Missionnaires d’Afrique en prononçant leur serment missionnaire solennel en présence du Père Francis Barnes, premier assistant du supérieur général.

De gauche à droite, nous avons:

  • Bimal Lakra, d’Inde
  • Habtamu Aloto, d’Ethiopie
  • Guélord Mahongole, de la RD Congo
  • Alain Sossou, de Côte d’Ivoire
  • Joseph Zunguluka, de la RD Congo

Le même jour, ils ont été ordonnés diacres par notre confrère Jan De Groef, évêque de Bethléem (Afrique du Sud).

A la suite des photos, vous trouverez le texte de l’homélie prononcée par Francis Barnes à cette occasion.

Je voudrais vous adresser ces quelques mots à vous Bimal, Guélord, Joseph, Habtamu et Alain. Par le serment que vous avez prêté aujourd’hui, vous vous êtes consacrés jusqu’à la mort à la mission de l’Église en Afrique et vous avez promis fidélité et obéissance à la vie apostolique et juré d’observer le célibat pour le Royaume.

Ouah ! C’est loin d’être banal, et dans le monde d’aujourd’hui, il faudrait soit avoir perdu la tête, soit être vraiment profondément sain d’esprit pour signer un tel document. Je présume que vous êtes tous profondément sains d’esprit. Le serment que nous prêtons ne mentionne pas la pauvreté ou le mode de vie simple comme nous l’appelons – car il est censé faire partie de notre identité spécifique. Nous ne sommes pas religieux et donc nous ne faisons pas de vœux et pourtant le serment est sûrement tout aussi contraignant. J’oserais dire que dans le monde d’aujourd’hui, un tel serment est plus que controversé, voire contraire à la culture. Le célibat dans le monde d’aujourd’hui où tout est hypersexualisé est certainement contraire à la culture et peut si souvent devenir pour beaucoup une source de grande tension et de stress ou, pire encore, de scandale. Qu’en est-il de l’obéissance dans un monde hédoniste où nous voulons célébrer la liberté de faire, de dire et d’être ce que nous voulons ? Et la fidélité ? Oui, il faut du courage et beaucoup de travail pour être fidèle aux promesses que nous faisons et nous savons à quel point il est facile de s’écarter du chemin que nous avons désiré et choisi. Ensuite, il y a un style de vie simple, mais qui n’est pas mentionné dans le serment que nous prêtons comme on s’y attend de notre part. Pourtant, beaucoup d’entre nous serons tentés par l’attrait de l’argent et par notre désir que le ministère soit plus confortable et plus facile à accomplir. Oui, le serment est certainement contraire à la culture, mais l’apostolat l’est aussi, et il l’a toujours été.

Sommes-nous dignes d’un tel appel, sommes-nous capables d’un tel appel ? – sans doute pas et pourtant, malgré notre fragilité et notre impuissance, l’amour de Dieu est capable d’éclater dans nos vies avec sa puissance de transformation. Espérons qu’aujourd’hui, vous êtes ceux qui choisissent non pas le chemin du pouvoir, mais plutôt le chemin de l’impuissance, qui choisissent non pas le chemin du succès, mais plutôt celui du service. Avec la grâce de Dieu, vous choisirez volontiers de ne pas suivre le large chemin de la louange et de la popularité, mais celui, étroit, du don de soi, afin que les autres puissent avoir la vie en abondance. Sachez que cela signifie souvent accepter de marcher dans les ténèbres, de prendre des risques, de marcher dans l’inconnu et d’accepter toute la souffrance qu’un tel choix implique.

Oui, vous et moi, disciples d’aujourd’hui, nous savons que nous sommes des êtres humains fragiles ; nous n’avons pas toutes les réponses et pourtant nous nous permettons, espérons-le, de devenir des instruments entre les mains de Dieu ; nous aurons, comme des enfants, un esprit de pure réceptivité, une dépendance totale et une confiance radicale qui ne vient pas de nous, mais de l’esprit de Jésus.

Donc au plus profond de nous-mêmes, nous le savons :

  • si nous devions vivre à l’imitation de Jésus ;
  • si nous osions aller au-delà de notre intérêt personnel ;
  • si nous désirions vraiment tendre la main avec compassion à tous nos frères et sœurs, quels qu’ils soient ;
  • si nous étions tellement libres vis-à-vis de la culture au point que  nous ne désirions plus ni statut, ni pouvoir, ni possessions,

alors nous transformerions vraiment notre petite Société et même le monde et les communautés paroissiales où nous servons.

Le monde n’a pas besoin de plus de dogmes et de croyances – le monde n’a peut-être besoin que d’une poignée de disciples courageux qui seraient comme le sel et la lumière – qui par l’authenticité de leur engagement et de leur générosité seraient un signe spectaculaire du pouvoir transformateur de l’évangile, le pouvoir transformateur de l’amour.

La fidélité, en dernière analyse, c’est marcher sur le chemin que nous avons choisi avec le Seigneur, c’est notre vie donnée pour que les autres aient la vie ; et s’il faut lutter pour y arriver, nous devons le faire jusqu’au bout.

Alors avec vous, je loue le Seigneur pour cette merveilleuse vocation missionnaire qui est la vôtre. Je loue le Seigneur pour le beau don de vous-mêmes à notre Société et à l’Afrique. Et nous louons le Seigneur pour vos familles et vos amis qui ont et qui font partie de ce merveilleux appel qui est le vôtre.

Francis Barnes M.Afr.

Comment aider le secteur du Mozambique

Certaines communautés semblent ne pas avoir reçu la lettre du secteur Mozambique demandant de l’aide :

Chers Confrères et Amis et Bienfaiteurs et Personnes de bonne volonté, Salutations de Beira.

Le cyclone Idai qui a frappé la région Centre de Mozambique la nuit du 14-15 Mars 2019, a laissé les gens endolories et désemparées : des centaines de morts et de blessés.

Des personnes autour de nous n’ont pas de nourritures ni d’abris. Leurs maisons et biens matériels ont été dévastés. C’est notre communauté paroissiale de Dombe dans le diocèse de Chimoio qui est dans la pire des situations : plus de 600 personnes se sont réfugiées à l’école de la Mission.  Nos ouvriers et voisins à Beira n’ont plus de maison. Sussundenga n’est pas en reste.

Dans la maison du Secteur, nous avons perdu en partie notre mur et notre maison.

Au Centre de Formation de Nazaré à Beira, un bon nombre de structures est resté sans toits.

Notre confrère Raphael Gasimba a échappé de justesse à la mort. En effet, il était en voyage sur Dombe en voiture et tout d’un coup la route bitumée qui n’avait pas de pont s’est coupée en deux et submergée par des eaux profondes. Il a dû nager pour se sauver la vie.  La Toyota Hilux Double Cabine qu’il utilisait et ses biens personnels sont perdus.

Tout en remerciant le Seigneur pour sa protection, nous en appelons à votre soutien chacun selon ses possibilités pour pallier à l’une ou l’autre situation mentionné ci-haut. Merci pour votre préoccupation et prières. Selon l’évolution des choses, nous vous donnerons des nouvelles.

Comptes bancaires

Millenium BIM-BEIRA CLUB
Missionários de África
Numero de compte en Dollars : 20877214
Numero de compte en MZN : 4370627
Swift code: BIMOMZMX

Cordialement,

Boris Yabre, M.Afr.
Délégué Provincial

 

Mises à jour sur la situation au Mozambique

Nous venons de recevoir le message suivant de Boris Yabre, M.Afr. délégué provincial pour le Mozambique :

Chers confrères et amis, bienfaiteurs et personnes de bonne volonté, salutations de Beira, il y a six jours, je vous ai envoyé un message SOS pour partager avec vous ce que nous vivons sur le terrain et pour vous demander votre aide, nous voulons remercier chacun et chacune pour votre prière constante et votre préoccupation croissante.

Certains d’entre vous ont déjà envoyé leurs contributions pour soulager les souffrances de ceux qui nous entourent ; d’autres cherchent encore les voies et moyens de le faire. Nous vous remercions de tout cœur.

Mardi, l’archevêque de Beira a convoqué d’urgence une rencontre des agents pastoraux de l’archidiocèse. Une centaine de personnes environ étaient présentes. Nous avons partagé sur la situation actuelle des gens dans les différents coins du diocèse. Mis à part les vies perdues, les gens ont un besoin extrême de nourriture, d’eau potable et de logement.

Il y a eu des incidents au cours desquels la population est allée piller les magasins afin d’obtenir de la nourriture et ce sans craindre la présence de la police.  Il n’y a aucune garantie et aucune certitude que l’aide humanitaire puisse parvenir partout. La plupart des églises paroissiales, des chapelles et des écoles sont en ruine ou sans toit. De nombreux couvents et presbytères en ont souffert.

L’archevêque a suspendu toutes les activités pastorales prévues jusqu’à nouvel ordre. L’urgence du moment est d’être avec les gens, de partager leurs souffrances et de leur donner de l’espoir, quelle que soit leur appartenance religieuse, politique et ethnique. On nous a rappelé de ne pas perdre de vue ce que le Seigneur peut vouloir nous dire à travers cette calamité.

Ce 4ème dimanche de Carême est consacré à la prière pour les victimes du cyclone Idai dans tout l’archidiocèse de Beira. Chaque paroisse fera aujourd’hui une collecte spéciale pour venir en aide aux personnes les plus touchées, mais la triste réalité est que sur les marchés, les prix des produits essentiels ont augmenté. Les prix de la tôle ondulée et du ciment ont augmenté dès que les gens en ont eu besoin. Les feuilles lusalite (asbestos)  ne peuvent pas être vendues aux clients ordinaires. Elles sont exclusivement réservées aux réparations des structures publiques ! Dans la maison du Secteur et le Centre Nazaré de Formation, ce qui nous occupait l’esprit ces derniers jours, c’était de faire un peu de nettoyage : ramasser les tôles ondulées arrachées ici et là par le vent, défricher le terrain car la plupart des manguiers et des cocotiers sont tombés, pour que nous puissions passer en toute sécurité. Jusqu’à présent, il n’y a pas d’électricité. Seuls quelques « élus » y ont accès. Au moins, l’Hôpital Central dispose de l’électricité et les Centres de Santé utilisent des générateurs. En ce moment, la ville de Beira est à court de générateurs en vente. Pour en avoir un il faut le commander à Chimoio ou Tete.

Sussundenga n’a pas d’électricité non plus. Seuls ceux qui ont perdu leur maison reçoivent une tente de la Croix-Rouge. Les champs sont emportés par les eaux, ce qui mène au désespoir ceux qui entrevoient déjà l’imminence d’une année de famine.

A Dombe, les besoins en nourriture, en abris et en eau potable augmentent. Pour je ne sais quelle raison, c’est l’un des endroits oubliés du pays. Les champs ont été inondés et les récoltes ont disparu. Dans certains villages, nos chapelles communautaires, en partie détruites, servent d’abris pour quelques familles.

En ce qui concerne les estimations de ce dont nous aurions besoin dans l’immédiat, vous pouvez ajouter que « nous essaierons de fournir des chiffres aussi concrets que possible d’ici la fin de cette semaine pour ce dont nos confrères peuvent avoir besoin pour leurs missions et afin de contribuer à aider les nécessiteux…. »

Pour le moment, nous ne pouvons donner aucune estimation de ce que pourrait coûter la reconstruction de nos structures : le Centre de formation de Nazaré, la maison du Secteur. C’est trop tôt pour avoir des références claires, compte tenu du chaos général dans lequel nous nous trouvons. Nous nous efforcerons de fournir des chiffres aussi concrets que possible d’ici la fin de cette semaine pour ce dont nos confrères peuvent avoir besoin pour leur mission et pour contribuer à aider les plus démunis. Ils ont aussi des défis à relever, comme tout le monde. Nos confrères et stagiaires se portent bien. Ils continuent d’être proches des gens et d’affronter avec eux l’épreuve du temps.

Boris Yabre, M.Afr.
Provincial Delegate

  • The big chapel of Nazaré
  • Desolation in Nazare
  • Desolation in Nazare
  • Dombe, what remains of maize fields
  • Dombe camp of tents for the homeless
  • Maize fields swept by water in Sussudenga.
  • Some people trying to regain their villages after the flood for a new giving with almost nothing in Matarara- Dombe
  • The remaining of a community chapel serves as a shelter for this family
  • Improvised homes
  • Drinking water has to be supplied...

Cyclone Idai – Nouvelles de Hugh Seenan

Merci à tous ceux qui se sont inquiétés pour moi ici au Malawi ou pour Beira, d’avoir pris contact avec moi ou ma famille. Là où je suis au Malawi et où je me trouve depuis un an, nous avons eu du beau temps. J’étais à Beira pendant 10 ans avant cela. Ça a été terrible pour moi de voir ce qui s’y est passé. Au fil des ans, j’ai été dans tous les endroits touchés par le cyclone, de Beira à Chimanimani au Zimbabwe, même à Buzi où l’on voit tout le monde au-dessus des bâtiments sans nourriture. Ce n’est que ces derniers jours que j’ai commencé à recevoir des nouvelles d’amis et d’anciens voisins. Lentement, ils éclaircissent le désastre en essayant de réparer leurs maisons. C’est bon à entendre. Le Centre Nazaré, Centre pastoral archidiocésain de Beira, où je travaillais, a été gravement touché. Quelques photos suivent. Ils ont commencé à nettoyer, mais il faudra du temps avant qu’ils puissent de nouveau recevoir des groupes. Si tout va bien, j’irai là-bas pour la Semaine Sainte. Merci de vous rappeler de moi. Priez pour toutes les personnes affectées et les équipes de secours. Que Dieu vous bénisse.

Hugh Seenan, M.Afr.

Nouvelles de Beira – Mozambique

Depuis le retour du cyclone Idai sur le Corridor de Beira (centre du Mozambique), la région était complètement coupée du reste du monde.  Notre confrère Claudio Zuccala, un « ancient » du Mozambique est aux premières loges pour récolter des nouvelles. Il tient à jour son blog personnel en italien et m’a autorisé à en traduire, pour vous, les deux derniers postes pour vous tenir au courant de ce que la population et l’église (dont 4 communautés M.Afr.) endurent. Je commence par la lettre de nouvelles qu’a réussi à envoyer l’archevêque de Beira le 19 mars.

 

19 mars 2019 – Beira. Communiqué de l’archevêque

Après des jours d’isolement, aujourd’hui l’archevêque de Beira, l’Italien Claudio Dalla Zuanna, a réussi à envoyer quelques messages en profitant du signal d’une compagnie téléphonique qui a été restaurée dans un secteur circonscrit de la ville. La maison de l’évêque a également été privée de son toit alors que, depuis quatre jours, il pleut sans interruption.

Chers amis,

Le fragile tissu urbain et social de la ville de Beira et de la zone dite du « corridor de Beira », où vivent environ un million de personnes, a été secoué par un ouragan de force 4 sur une échelle de 5 dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mars, avec des vents d’environ 200 km par heure.

Dans la ville : bâtiments découverts et vitres brisées, arbres déracinés ou cassés, pylônes électriques et mâts de téléphone démolis, dans les banlieues, de nombreuses maisons démolies. Les victimes que nous connaissons se comptent par dizaines, mais il est difficile d’avoir des données exactes car les réseaux téléphoniques ne fonctionnent pas et l’État n’a pas la capacité de collecter des données.

Depuis jeudi, il n’y a plus d’électricité, plus d’approvisionnement en eau, plus de communications téléphoniques et même la seule route qui relie la ville au reste du pays a été coupée l’eau. Ce message peut finalement vous parvenir grâce au rétablissement d’une antenne téléphonique, fermée pendant trois jours, dans la zone de l’aéroport. Le seul bloc opératoire de toute la région, celui de l’hôpital central, a été découvert et inondé, ce qui l’a rendu inopérant. Les écoles ont été fermées indéfiniment. La plupart des salles de classe ont des toits en tôle, presque tous déchirés. Le diocèse a des écoles dans cette région pour plus de 9 000 élèves.

Pour de nombreuses familles, la nourriture est désormais l’urgence. En ville, en plus de prix plus élevés, les approvisionnements sont limités car de nombreux entrepôts et magasins ont été découverts (par le cyclone) et la nourriture perdue.

Et…. il continue à pleuvoir. En plus des nombreuses maisons qui n’ont plus de toit et qui sont donc exposées à la pluie, certaines rivières, alimentées par les pluies du cyclone dans les régions intérieures et dans le Zimbabwe voisin, débordent.

Sur les 25 paroisses que nous avons dans cette région, presque toutes ont subi des dommages plus ou moins graves, trois églises ont été littéralement rasées au sol. Les maisons des prêtres qui travaillent dans ces paroisses, le séminaire (nous étions en train de terminer la construction du réfectoire et de la chapelle), la radio diocésaine et de nombreuses autres structures diocésaines ont également été endommagés.

Ma maison, où se trouvent aussi les bureaux de la Curie, a été aussi complètement découverte par l’ouragan et le premier étage, celui des chambres à coucher… est ouvert sur le ciel, exposé à la pluie. Nous nous sommes « réfugiés » au rez-de-chaussée, mais l’eau dégouline les escaliers et perce les plafonds en plusieurs endroits.

On ne peut pas faire grand-chose pour l’instant. Les magasins qui vendent du matériel pour couvrir les maisons, malgré les prix « adaptés » pour l’occasion, ont tout vendu en deux jours. Même si le matériel était disponible, il y aurait du travail pendant des mois pour les quelques travailleurs qualifiés disponibles. Nous essayons de recueillir des données pour dresser une liste des dommages au moins au niveau des structures, de dégager les arbres tombés dans les cours et les décombres des toits.

Il est impressionnant que, malgré un tel scénario, quand on demande à quelqu’un comment il va, il répond généralement avec un sourire : « bien ». Dans les banlieues, où les maisons sont très précaires, toutes les toitures arrachées ont été ramassées et chacun a essayé de construire un petit abri pour sa famille, parfois en dressant quelques draps aux deux seuls murs restants de ce qu’il appelait sa maison.

Alors moi aussi, je dis : « Je vais bien ». Nous essayons de faire face à ce qui arrive tous les jours, en espérant au moins que… la pluie s’arrête.

Salutations à tous

P. Claude

Voici le dernier poste de notre confrère Claudio Zuccala, écrit hier, 21 mars 2019

Catastrophe causée par le Cyclone Idai. Mises à jour sur la situation à Beira et dans les environs

Premier jour sans pluie

Huit jours après l’arrivée du cyclone, la pluie a finalement cessé. Ici et là le signal de quelques opérateurs de téléphonie mobile réapparaît. Le revers de la médaille, c’est que Beira est toujours une ville sans eau potable, avec des pénuries alimentaires, sans électricité et sans accès au monde extérieur. Pour l’instant, l’aide ne peut arriver que par bateau, par avion et par hélicoptère.

Nouveau communiqué de l’archidiocèse de Beira

Le diocèse a publié un communiqué expliquant la gravité de la situation, soulignant que l’eau potable et la nourriture sont ce dont les gens ont le plus besoin. Le diocèse a créé une commission d’urgence ad hoc qui coordonne les interventions avec la « Caritas » diocésaine. Dès demain, trois centres de distribution du précieux liquide vital devraient être opérationnels. On tente également de récupérer des produits de survie qui seront distribués à la majorité, en collaboration avec les commissions paroissiales « Caritas ». Tous les bâtiments des 25 paroisses du diocèse ont subi des dommages plus ou moins graves et la Commission d’urgence s’en occupe également. Pour beaucoup de gens, la survie est la seule préoccupation. La reconstruction, la récupération des biens perdus, les projets pour plus tard, passent en second lorsque vous n’avez ni pain ni eau. La situation dans la ville voisine de Buzi, où la vie de milliers de personnes est en danger à cause des inondations provoquées par le débordement des rivières Pungue et Buzi, est peut-être encore plus dramatique.

Nouvelles de nos communautés Pères Blancs

Les Missionnaires d’Afrique sont présents dans quatre communautés, deux dans la province de Sofala, dont la capitale est Beira, et deux dans la province de Manica, avec sa capitale Chimoio. Ils vont tous bien même si l’un d’eux n’est vivant que par miracle. Tôt le matin, alors qu’il faisait encore sombre, sa voiture a été engloutie par les eaux d’une rivière qui avait envahi le réseau routier et a été emportée par le courant. Heureusement, le père Raphaël Gasimba a réussi à sortir de la voiture et à s’accrocher à un arbre sur lequel il a été projeté par la force de l’eau. Là, perché entre les branches, il a dû attendre les secours qui sont arrivés quelques heures plus tard, lorsqu’il a fait jour.

Situation générale

Il y a 36 000 personnes dans 96 centres de rassemblement, bien que des sources ministérielles suggèrent qu’ils sont presque deux fois plus nombreux. 40 000 personnes ont été secourues des toits, des arbres, des îlots et des tronçons routiers. Mais les chiffres réels de la catastrophe ne seront connus que dans quelques jours. De nouveaux centres sont ouverts tous les jours parce que les sans-abri seraient 280 000. Près de trois mille salles de classe ont été détruites ou endommagées et 39 cliniques ont été ouvertes.

Dans de nombreux milieux, on dit que derrière l’anomalie déconcertante du mouvement du cyclone Idai (qui a quitté le canal du Mozambique comme une dépression tropicale, s’est déplacé vers le Zambèze et le Malawi, est retourné dans le canal où il s’est renforcé, se dirige vers Madagascar, puis fait un brusque retournement et se lance, de façon exagérée, sur Beira, au centre du Mozambique et sur le Zimbabwe), il y a la question du réchauffement planétaire. Ceux qui manient bien l’anglais trouveront certainement intéressant l’excellent article de Matt McGrath, correspondant de la BBC et expert en questions environnementales :

https://www.bbc.co.uk/news/science-environment-47638588

Claudio Zuccala, M.Afr.
http://claudiozuccala.blogspot.com/

 

Portes ouvertes au Centre Culturel Kungoni

Voici quelques photos, courtoisie du Fr. Vitus Abobo M.Afr, de la Journée Portes Ouvertes du Centre Culturel Kungoni 2018.

Si vous voulez voir toutes les photos, suivez ce lien :

https://photos.app.goo.gl/qYS5XmoT3U4xwyQb9

Autrement voici un avant-goût :

[Best_Wordpress_Gallery id= »28″ gal_title= »Kungoni Cultural Centre – Open Day 2018″]

Veuillez noter que toutes les photos sont protégées par le droit d’auteur. 

© Missionnaires d’Afrique 2018

Jubilé du Père Jos Kuppens

Le 11 août, le Père Jos Kuppens, M.Afr. a été célébré pour son 50e anniversaire d’ordination sacerdotale à la cathédrale Maula, à Lilongwe. Ensemble, deux prêtres diocésains ont célébré leurs propres jubilés. Voici quelques exemples de photos, mais vous pouvez les voir toutes en suivant ce lien. Toutes les photos, gracieuseté de Frère Vitus Abobo, M.Afr.

https://photos.app.goo.gl/qYS5XmoT3U4xwyQb9

[Best_Wordpress_Gallery id= »27″ gal_title= »Fr. Jos Kuppens Jubilee »]

Veuillez noter que toutes les photos sont protégées par le droit d’auteur. 

© Missionnaires d’Afrique 2018

Afrique du Sud: la mission dans le contexte social

Il y a régulièrement dans les médias des histoires de racisme: insultes, violence, discriminations… C’est vrai surtout entre Noirs (80,2 % de la population, surtout à l’Est) et Blancs (8,4 %) mais aussi avec les Métisses (8,9 %, situés surtout à l’ouest) et les Asiatiques (2,5 %). Les évêques catholiques ont distribué à ce sujet des questionnaires à discuter en petits groupes dans toutes les paroisses du pays. Un d’entre nous a imprimé des images anti-racistes. Continuer la lecture de « Afrique du Sud: la mission dans le contexte social »

Ordination de Dominic Kapatamoyo

Le 7 juillet, la paroisse de Chezi au Malawi a été témoin d’un événement inoubliable puisque notre propre confrère Dominic Kapatamoyo a été ordonné prêtre dans cette paroisse. Toutes les routes menaient à la paroisse de Chezi ce jour-là. Il y avait une grande foule pour assister à cet événement mémorable car c’était le premier du genre dans la paroisse. La famille Lavigerie, composée de Missionnaires d’Afrique, de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique et de nos éudiants en formation était bien représentée pour prier avec et encourager Domic Kapatamoyo. Les autres religieux de différentes congrégations, les prêtres diocésains et les représentants d’autres confessions religieuses, les membres de la famille et les amis de notre confrère, ainsi que les paroissiens ont honoré l’occasion. Étaient également présents l’évêque présidant la cérémonie, Mgr Tarsizio G. Ziyaye, archevêque de Lilongwe, et notre confrère archevêque émérite, Mgr Remy Sainte-Marie.

Au cours de son homélie, Mgr Tarsizio a expliqué qu’un prêtre est un autre Christ, choisi parmi le peuple et envoyé pour servir, consoler, prêcher et baptiser le peuple de Dieu. Enseigner au peuple ce que signifie le Royaume de Dieu et ce que cela implique pour nous. Il s’est montré en accord avec l’invitation du Cardinal Lavigerie à ses Missionnaires de « n’être apôtres et rien que cela ». L’évêque a dit qu’un prêtre doit aider les autres à devenir apôtres et qu’être apôtres devrait devenir notre être.

Il termina son homélie en invitant tout le monde à prier pour que le prêtre qui devait être ordonné, afin que le Seigneur lui donne toutes les grâces dont il a besoin. Aussi, prier pour que nous puissions avoir beaucoup plus de prêtres, de sœurs et de frères pour servir l’Église, puisque la moisson est riche mais qu’il y a peu d’ouvriers.

Plus tard dans une interview, l’évêque a dit qu’il était touché par le fait que Dominique est le fils d’un des catéchistes de longue date de la paroisse de Chezi, M. Kapatamoyo. Il était aussi heureux que Dominique ait été ordonné prêtre dans la Congrégation des Missionnaires d’Afrique, ajoutant que ceux-ci sont « comme nos parents » puisqu’ils ont été les premiers missionnaires à apporter l’évangile à l’Archidiocèse de Lilongwe. Il s’est réjoui de la bonne organisation de l’événement et de la participation active des gens, y voyant une occasion en or pour la promotion des vocations.

En regardant l’événement, le délégué provincial, le P. Michel Sanou a exprimé sa gratitude aux chrétiens et aux paroissiens de Chezi pour la bonne organisation. Il a exprimé tant de joie en voyant la joie des gens, en particulier les parents de Dominique, qui ont donné leur fils à l’Église catholique. Comme Dominique vient d’un lieu où il n’y a que des missionnaires, le Délégué a vu cela comme quelque chose de remarquable et un défi pour les autres jeunes de se donner à la mission aussi.

A la fin de la messe, le Provincial a souligné la nature missionnaire de notre travail en tant que Missionnaires d’Afrique, en disant que, comme les confrères travaillant dans la paroisse de Chezi, Dominique travaillera surtout loin de sa paroisse natale. Sur cette note, il a annoncé que le prêtre nouvellement ordonné est envoyé à Mingana, en République Démocratique du Congo (RDC), où il a passé deux ans de formation pastorale pendant sa formation initiale.

Dans une interview, le P. Felix Phiri, Provincial, n’a pas seulement exprimé sa joie quant à la qualité de l’organisation et de la participation à la célébration. Selon lui, la présence d’autres personnes des églises protestantes, montre un sens de solidarité entre les chrétiens de différentes dénominations.

Le Provincial a également vécu l’événement dans le contexte des célébrations du 150e anniversaire, qui est un fruit visible du travail des Missionnaires d’Afrique, puisque Dominique est de la paroisse de Chezi, qui est sous la responsabilité des Missionnaires d’Afrique depuis ses débuts.

Le P. Felix a remarqué comment le travail et la foi du père de Dominique en tant que catéchiste ont constitué un pilier du cheminement vocationnel de Dominique et l’ont soutenu tout au long de ses années de formation initiale. Le Provincial a exprimé l’espoir d’obtenir beaucoup plus de vocations de la paroisse pour rejoindre les Missionnaires d’Afrique, avec le soutien des confrères de la paroisse de Chezi.

Parlant avec le prêtre nouvellement ordonné, le P. Dominic, rempli de joie, a exprimé sa gratitude à Dieu pour le don de son ordination sacerdotale, la considérant comme un honneur qui rend humble. Il a été impressionné par les sacrifices que les paroissiens, les confrères, la famille et les amis, entre autres, ont faits depuis décembre 2017 pour assurer le succès de l’événement. Il a également été comblé par la présence de nombreuses personnes, deux évêques, des amis du Zimbabwe, de France, d’Irlande et du Kenya, des confrères, des prêtres, des sœurs et frères et des paroissiens pour assister à son ordination. Pour Dominique, la présence de tous ces gens d’ici et d’ailleurs est un signe de l’unité de l’Église. Avec un sentiment de gratitude, il a demandé à Dieu d’être avec lui dans son appel sacerdotal.

En bref, l’ordination du P. Dominic a été pour nous les Missionnaires d’Afrique, un temps de rassemblement pour accompagner, prier et remercier le Seigneur pour la vocation du P. Dominique. C’était aussi une occasion pour promouvoir des vocations car beaucoup d’entre nous étaient présents avec nos Ganduras. C’était aussi, pour la paroisse de Chezi, un exercice de travail communautaire pour soutenir et prier pour et avec leur propre fils. Pour les parents du P. Dominique, la célébration était une réponse à leurs prières, car ils avaient accompagné leur fils de prières depuis le début de sa formation avec les Missionnaires d’Afrique. En tant que Missionnaires d’Afrique, nous ne pouvons que nous joindre à notre confrère pour remercier Dieu pour son appel, et aussi pour remercier tous ceux qui nous ont soutenus avant et pendant l’organisation de cette ordination. Que Dieu vous récompense tous pour le soutien qui nous a été donné pour faire de l’ordination de Dominique un succès.

Vitus Danaa Abobo, M.Afr.
Communications SAP

 
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« Fête du Sexe » : les évêques de Zambie se mobilisent

La conférence épiscopale zambienne alerte l’opinion contre le développement des « fêtes du sexe » : des pratiques à haut risque qui se multiplient de manière inquiétante.

Lire l’article en français sur https://fr.aleteia.org

 

A lire aussi en anglais :

70 ‘empty teens’ in sex party (Zambia Daily Mail Limited)

Sex party pupils released after paying K22.50 admission of guilty fee  (Lusaka Times)

Ndola school suspends 6 pupils over sex parties  (Open Zambia – The Voice of Zambia)