Du bon usage de la vieillesse – une revue (PE n° 1092 – 2018/06)

Alain Quilici o.p.,
Du bon usage de la vieillesse,
Editions du Carmel, 2017,
100 pages,
9 €,
ISBN 978-2-84713-535-0

Voici un petit livre qui pourra aisément devenir le livre de chevet de beaucoup de nos anciens. L’auteur aborde en de courts chapitres plusieurs aspects de la vie des plus âgés.

Dès le chapitre 2, il aborde l’inactivité qui frappe ceux qui maintenant n’ont plus rien à faire. C’est alors, selon le chapitre 3, le moment propice pour revenir à une vie de prières plus intense. A l’Eglise, les vieux sont chez eux. Ils proclament ainsi dans leur vie de tous les jours qu’être présent à Dieu appartient à l’être profond de l’homme. (p.15) Bien sûr, les vieux doivent ensuite faire face aux jeunes, à leurs enfants qui peuvent être des motifs de joies (chapitre 4) ou source de souffrances (chapitre 5). Ces enfants sont parfois une véritable Croix. Tous les anciens le savent « mais comme il est douloureux d’avoir à le vivre » (p. 24) Le chapitre 7 veut approcher quelques questions que se posent les plus âgés face à un futur problématique ou incertain. Ils sont alors invités à l’espérance : « Une forte espérance donne la conviction que la nuit ne l’emportera pas et que le jour finira par venir » (p.34); Car, continue notre auteur et sa sagesse : « la nuit parle du jour – les ténèbres parlent de la lumière » (p.36) Intitulé « Les vieux et leur passé », avec ses 18 pages, le chapitre 8 est le plus long du livre. « C’est tout un art de savoir gérer son passé » (p.37) L’enjeu est de savoir vivre un présent « lourd de son passé et tout tendu vers l’avenir » (p.54) Et il ne faudra surtout pas essayer de gratter ses plaies « même s’il n’est pas facile d’y arriver » (p.44). Bien sûr, les chapitres 9 et 10 ne nous concernent pas tellement puisqu’ils traitent de l’art d’être grands-parents et du veuvage. Mais ils sont d’une lecture intéressante au service d’une pastorale des maisons de retraite. Nous nous retrouvons tous au chapitre 11 intitulé « Préparer son avenir éternel » Nous sommes alors invités à affronter la mort comme une naissance. Ce qui est facile à dire, mais difficile à vivre. Mais ajoute l’auteur : « Le chrétien sait où il va. C’est sa force » (p.77).

Le livre se termine par une invitation à regarder les patriarches qui ont reçu une promesse : « Ils y ont cru – Ils n’ont rien vu venir – Ils ont tenu bon avançant dans la foi comme s’ils voyaient l’invisible » (p.92).

Un livre à lire et à relire pour que toutes ces pensées passent de nos têtes à nos cœurs et puissent nous guider dans notre âge avancé. Pourquoi ne pourrait-on pas trouver un tel petit livre dans nos bibliothèques ?

Gilles Mathorel, M.Afr.

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