Financement pour la Mission

FINANCEMENT POUR LA MISSION

UNE FORMATION SUR LA GESTION DE PROJET
À NAMUGONGO / OUGANDA

Introduction

Du 15 au 26 octobre 2017, la Société des Missionnaires d’Afrique a organisé une formation sur la gestion de projet pour les provinces de SAP, EAP, Ghana / Nigeria et les sections de EPO et SOA à Namugongo, Ouganda. Vingt-six (26) confrères ont participé à la session. Les facilitateurs étaient Richard Bock et Claudia Grot d’Allemagne, Tony Baaladong notre trésorier général et PJ Cassidy d’Irlande. Bien que la formation portait sur la gestion de projet, l’accent était davantage mis sur les PGR (projets générateurs de revenus) car il s’agit d’un nouveau domaine dans lequel la Société se lance.

Mais pourquoi donc se former à la gestion de projet?

« Nous sommes des apôtres et rien que des apôtres ». Mais nous savons très bien que pour réaliser nos œuvres apostoliques en tant que missionnaires, nous avons besoin de fonds. Bien sûr, ces fonds peuvent provenir de différentes sources telles que les bienfaiteurs, les pensions des confrères, les paroisses et d’autres ministères, de collectes spéciales et d’autres agences de financement. Mais la réalité sur le terrain nous montre que ces méthodes traditionnelles de collecte de fonds ne suffisent plus et nous devons donc être plus créatifs et inventifs pour trouver de nouvelles façons de collecter des fonds pour la mission. C’est pourquoi l’idée des PGR est apparue, que nous devons prendre au sérieux et cela nécessite des compétences en gestion de projet.

Compte tenu des leçons dures et amères d’un passé récent dans certains projets, il devient impératif qu’en tant que Société, nous ayons les compétences et l’accompagnement nécessaires à la gestion de projet. Nous avons besoin de ces compétences pour passer de la façon traditionnelle de faire les choses à une façon plus professionnelle et responsable de faire les choses. Cela signifie que nous avons besoin de lignes directrices et c’est pourquoi la Société a élaboré une brochure contenant ces lignes directrices pour les projets générateurs de revenus (PGR). Lors de notre formation à Namugongo, nous avons parcouru le livret afin de comprendre ces lignes directrices et de les appliquer aux différents contextes de chaque province et section.

Il est évident que les PGR constituent un tout nouveau domaine pour la Société des Missionnaires d’Afrique et c’est pourquoi il faut considérer tous les aspects d’un projet avant sa mise en œuvre, en identifier les risques, savoir comment le gérer, comment en évaluer la qualité et comment suivre les procédures courantes.

Comment s’y prendre alors pour les PGR?

Afin de se lancer dans les PGR, l’un des moyens discutés à Namugongo est d’établir ce qu’on appelle des Comités de Développement (CD) au niveau de chaque province et secteur. De cette manière, tout projet potentiel des Missionnaires d’Afrique devra être étudié et scruté par le Comité de Développement au niveau sectoriel et provincial avant d’être envoyé à Rome ou aux donateurs.

Il a également été estimé qu’il était nécessaire d’avoir un coordinateur au développement au niveau de la Société qui superviserait la collecte de fonds pour les projets de développement et de pastorale des confrères. Il serait aussi la personne qui ferait le lien entre les donateurs et les provinces et les secteurs et aiderait au suivi des projets de la Société.

Un autre élément important est qu’à chaque étape du projet (de la conception à la mise en œuvre et à l’exploitation), il doit y avoir un travail d’équipe et un esprit de collaboration. Nous passons d’une mentalité de « l’homme qui fait tout, tout seul » à un travail de groupe ou d’équipe. La Société ne tolèrera plus les projets individuels ou personnels. Nous devons faire des projets en tant que communauté et, de cette façon, nous pouvons être sûrs qu’il y aura une appropriation collective à long terme avec plus de transparence et de responsabilité. La communication et l’esprit de dialogue au sein de la communauté, du secteur et de la province et avec les différentes parties prenantes sont essentiels.

L’autre élément est que pour toute PGR, les nouvelles directives de gestion de projet doivent être strictement appliquées. Elles sont là pour nous aider à chaque étape du projet (document de conception initial, « Feu vert pour le plan », « Feu vert pour le projet », mise en œuvre, fonctionnement, suivi & évaluation, etc.).

Que gagnerons-nous à appliquer ces nouvelles lignes directrices sur les PGR ?

Lorsque les nouvelles directives sont bien appliquées à tous les projets générateurs de revenus, il ne fait aucun doute qu’il y aura une meilleure mise en œuvre du projet: différents niveaux de prise de décision seront impliqués et cela réduira les risques, il y aura plus de collaboration et de travail d’équipe, de propriété collective et de communication, il y aura aussi plus de conformité aux lois et règlements en fonction de chaque contexte. Nous avons donc intérêt à appliquer ces nouvelles lignes directrices si nous voulons aller de l’avant et éviter de tomber dans les expériences amères et difficiles que nous avons connues dans certaines provinces au cours des dernières années.

Conclusion

Comme nous le dit Luc l’évangéliste: « En effet, si l’un de vous veut bâtir une tour, est-ce qu’il ne prend pas d’abord le temps de s’asseoir pour calculer ce qu’elle lui coûtera et de vérifier s’il a les moyens de mener son entreprise à bonne fin? Sans quoi, s’il n’arrive pas à terminer sa construction après avoir posé les fondations, il risque d’être la risée de tous les témoins de son échec. » (Luc 14, 28-29). C’est l’esprit qui sous-tend les directives pour la gestion de projet. Si nous les appliquons, nous avons de grandes chances de réussir. Ainsi, chacun est encouragé à étudier les nouvelles lignes directrices sur les PGR et à travailler avec les CD (Comités de développement) à tous les niveaux (que ce soit le secteur ou la province) pour le succès de nos projets.

Bonaventure BWANAKWERI. M.Afr
et Paul REILLY, M.Afr

n.b.: La traduction de l’anglais a été faite très rapidement par le Webmaster avec l’aide de Google Traduction. Elle ne se veut pas être une oeuvre littéraire mais juste un service à ceux qui ne comprendraient pas la langue originale de l’article. Soyez donc indulgents.

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