Nouvelles du Burundi (Info-Pac n°76)

Chers confrères qui avez connu, aimé et servi le Burundi en apportant la Bonne Nouvelle, Bonjour.

Nous devons rendre grâce à Dieu qui a fait que la semence de la foi a bien grandi. Notre attitude de gratitude actuelle pourrait se définir avec les mots du Pape François : au passé de la reconnaissance, au présent de la passion et au futur de la confiance.

Nous ne pouvons pas enfermer le passé dans l’archéologie. Il s’agit d’un souvenir du Dieu qui agit, et qui doit allumer notre enthousiasme dans le présent. Et nous avons des raisons pour être enthousiastes pour le Burundi. Non seulement l’Église au Burundi est florissante dans le nombre grandissant des chrétiens, mais aussi en ce qui nous touche de plus près, en vocations pour notre Société. Il y a treize burundais qui sont membres de notre Société, et nous pouvons nous réjouir de voir une trentaine de candidats burundais en formation et comme dernière nouvelle, dix commenceront la propédeutique et un nouveau venant de l’Université commencera cette année la philosophie. Petit extrait du témoignage d’un ancien du Burundi : « Notre erreur comme anciens missionnaires du Burundi serait de nous placer en dehors de cette situation du Burundi, en nous disant que cela ne nous concerne plus, étant donné notre âge et la fragilité de notre santé. Notre serment nous a placés au service de l’Évangélisation en Afrique jusqu’à notre mort. Quand je suis arrivé au Burundi en 1963 les Missionnaires d’Afrique nous étions nombreux, plus de 260 et parmi nous il n’y avait qu’un africain, Mgr. Makarakiza, burundais. A l’heure où je vous parle (juin 2018), il y a trois burundais, un congolais, et quatre européens dont trois ont plus de 80 ans. Mais on attend deux jeunes confrères africains dans trois mois, nommés pour le Burundi ».

Nous ne doutons pas que vous continuez à prier pour le Burundi et sans doute parfois vous posez-vous cette question : Mais que puis-je encore faire pour le Burundi ? Nous pensons que vous pouvez vivre avec passion ce présent heureux, vocationnel et missionnaire du Burundi.

Mais permettez-nous de vous envoyer «notre rêve communautaire» concernant le Terrain Makarakiza préparé par la communauté de Gitega et qui a reçu l’appui de tous les confrères de Bujumbura. Il s’agit d’aider pour que le Secteur Burundi soit de plus en plus présent au Burundi, pour que l’Église du Burundi ne s’enferme pas en elle-même, mais accueille davantage, avec joie, la vocation missionnaire.

Sur cette photo : candidats M.Afr. pour Goma, édition 2018-2019, avec les PP : Bernard Lesay, German Arconada, Benno Baumeister et Jean-Bosco Ntihebuwayo lors de la session préparatoire pour Goma, Juin 2018.

Certes, le Cardinal Lavigerie avait prévu que les africains seraient les principaux évangélisateurs de l’Afrique. Mais il n’a jamais dit qu’ils seraient les seuls évangélisateurs de l’Afrique. Le Cardinal a toujours été un apôtre de la catholicité de l’Église, et de la fraternité universelle. Je ne pense pas que son souhait était celui d’une église africaine autonome à l’écart de l’Église universelle.

En vous remerciant pour l’accueil que vous réserverez à notre «rêve Terrain Makarakiza », nous vous confions bien fraternellement cet adage africain: « là où le pied ne peut aller, le coeur y va »

Jean-Bosco Ntihebuwayo, M.Afr.
Délégué Provincial du secteur Burundi


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