Un mot sur le calendrier nécrologique (PE n° 1090 – 2018/04)

Depuis très longtemps, notre Société a développé une belle tradition de faire mémoire de ses membres décédés. Depuis le début de notre Société, beaucoup d’hommes ont répondu à l’appel du Seigneur et à l’invitation de Lavigerie à la mission africaine. Ils sont nos ancêtres à qui notre Société doit le présent, et nous avons tous noté que la liste alphabétique augmente rapidement. Dans le calendrier nécrologique (édition de 2004), la liste alphabétique des confrères décédés nécessitait 43 pages, 48 pages en 2012 et 52 pages en 2017. Nous approchons du jour où la quantité croissante imposera une révision de la pratique traditionnelle. Voici quelques suggestions à considérer.

1) Une première recommandation serait d’inverser l’ordre de lecture des noms. Au lieu de commencer avec le 19ème siècle, nous pourrions commencer par les plus récents. Ils ont été personnellement connus de nombreux confrères ; dans de nombreux cas, leur départ a causé une perte profondément ressentie et la rupture d’une grande amitié. Pourquoi ces hommes devraient-ils être mentionnés en dernier après une liste de plusieurs noms inconnus ? Le confrère qui écoute devient distrait et ne porte plus attention. De plus, peu d’entre nous connaissent le néerlandais, le kinyarwanda, les nombreuses langues d’Afrique de l’Ouest, ainsi que le polonais, le basque et ainsi de suite. Il n’est donc pas étonnant que les noms et les lieux soient souvent mal prononcés au point d’être difficilement reconnaissables.

2) Pour faciliter la lecture dans l’ordre inverse, le calendrier nécrologique pourrait être organisé différemment, en imprimant les noms les plus anciens sur la ligne inférieure, puis en remplissant la page à partir du bas, tout en gardant l’espace vide pour permettre l’entrée des plus récents et inscrire les décès qui auront lieu avant la prochaine édition.

3) Dans tous les cas, bien sûr, la liste quotidienne de la nécrologie devrait toujours rester complète. Mais nous ne devons pas oublier que nos communautés diffèrent grandement en ce qui concerne la mémoire vivante de leurs membres. Certains d’entre nous ont joint la Société il y a plusieurs décennies, d’autres beaucoup plus récemment.  Les communautés varient beaucoup dans la mémoire des confrères défunts. Chaque communauté serait encouragée à discuter librement la façon de faire mémoire des confrères.

Néanmoins, certains de nos ancêtres, pionniers, fondateurs d’Églises et personnalités éminentes de leur temps, sont bien connus de tous et ne devraient jamais sombrer dans l’oubli. Leur position dans la Société diffère indubitablement de celle d’un novice ou d’un scolastique qui a été appelé à la maison du Seigneur avant son serment et le début de son apostolat actif.

Dietmar Lenfers

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