Célébration de la Sainte Joséphine Bakhita et de la Journée Internationale de prière et de réflexion contre la traite des personnes à Bruxelles, 2026

Samedi après-midi, le 7 février, une soixantaine de personnes, dont des membres d’une dizaine de congrégations religieuses, se sont rassemblées à l’église Saint-Sacrement-la Viale Europe, à Bruxelles, pour commémorer Sainte Bakhita et pour prier et dénoncer la traite des personnes et l’esclavage moderne.

Le thème de 2026 mis en avant était « La paix commence avec la dignité : un appel mondial pour mettre fin à la traite des personnes ».

Dans son mot d’introduction, Sœur Françoise Coppieters, religieuse de l’Assomption, souhaita la bienvenue à toutes les personnes présentes, au nom de RENATE, le réseau des religieuses et religieux engagés dans la lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains en Europe. Elle établit le lien entre la fête de sainte Joséphine Bakhita et la Journée internationale. S’appuyant sur quelques chiffres et statistiques, elle donna un aperçu de l’existence de la traite à l’échelle mondiale et en Belgique.

Ensuite, Madame Monka Kuseke et ses deux filles, Bakhita et Julienne, ont mis en scène les moments décisifs de la vie de sainte Bakhita, de son enfance, à sa captivité, sa vie d’esclave, jusqu’à sa libération et sa vocation chrétienne et religieuse.

Cinq bougies, chacune représentant un groupe vulnérable – les enfants maltraités, les filles et les femmes exploitées, les migrants, les réfugiés – ainsi qu’une des cinq valeurs fondamentales – la paix, la foi, l’amour, la justice et l’espoir – furent alors apportées en procession jusqu’à l’autel.  En vertu de ces valeurs, toutes et tous sont invités à s’engager pour la dignité humaine.

La récitation du Psaume 115 et la lecture de l’Évangile selon Saint Luc 4, 14-21 rappelèrent l’importance de briser les chaînes des personnes en captivité en vue de leur libération !

Sœur Marie-Joséphine Fernando, religieuse du Bon Pasteur, parla de l’association SAWA, qui propose l’aide et l’accompagnement aux personnes prises dans des réseaux de la prostitution. Elle témoigna très concrètement du long parcours d’une femme libérée retrouvant sa dignité après avoir décroché un emploi.

Le refrain de Taizé, « Abana fi yadayka ousalimou rouhy », en arabe, qui signifie « Père, entre tes mains je remets mon esprit », créa un climat de prière internationale. Cette intention pour le monde entier s’est poursuivie lors de la prière d’intercession.

Chaque bougie représentait un continent et les prières exprimaient les drames que vivent des personnes : l’exploitation dans les mines en Afrique ; la traite des filles et des femmes partout dans le monde ; le bafouement de la dignité humaine dans tant de pays, même démocratiques ; des abus subis par les personnes poussées à se prostituer ; l’exploitation de la vulnérabilité des personnes sans-papiers due à l’absence de statut légal. La prière libre, très émouvante, permit à chacun et chacune de déposer une petite bougie sur la carte du monde.

La prière s’est terminée par le Notre Père récité dans les différentes langues parlées par les membres de l’assemblée. Avant de conclure, la prière de sainte Joséphine Bakhita fut distribuée et lue avec recueillement.

La bénédiction, chantée en langue malgache par sœur Lucie Vololoniaina, religieuse du Bon Pasteur, reflétait la dimension interculturelle de la célébration. Les cinq bougies furent finalement soulevées et dirigées vers les quatre points cardinaux avec souhaits lus par sœur Bénédicte Goorissen, religieuse du Sacré-Cœur.

Après la célébration, tous les convives poursuivirent l’échange autour d’un verre d’amitié. Des contacts furent noués et des informations et adresses échangées. La rencontre s’acheva dans une ambiance très cordiale et bienveillante !

Que Sainte Joséphine Bakhita puisse accorder la paix en dignité à toutes et à tous!

Par: Andreas Göpfert, M.Afr.
Membre de RENATE et de l’équipe de préparation