Wim  van Dijk 1926 – 2017 (Petit Echo n° 1088 – 2018/02)

Wim est né à Tilburg le 20 novembre 1926. En vue de devenir missionnaire il suit la formation à St.Charles, près de Boxtel, et ‘s-Heerenberg où il fait son serment le 17 septembre 1948, prenant le nom de Winfried comme Frère.

Il avait un bon jugement, était doux et bien réfléchi. Il travaillait avec beaucoup de dévouement, avec beaucoup d’attention et un grand sens de l’ordre. Ce que d’autres laissaient traîner il le rangeait. Il avait son idée à lui ; il persévérait, était bon et joyeux par tempérament ; il pouvait devenir nerveux et, s’emporter. Il avait de l’initiative, aimant à chercher comment améliorer quelque chose dans l’arrangement ou dans l’éclairage des lieux… Il cherchait dans des livres, s’informait, essayait.

Il aimait la faune et la flore. Pendant sa formation il enseigna le dessin aux nouveaux venus.

Durant sa formation à ‘s-Heerenberg il apprit le travail de tailleur. Avec quelque cent étudiants et professeurs il y avait un grand nombre de gandouras et de burnous à coudre et à réparer. En 1949, il va à la procure de Boxtel comme réceptionniste et cuisinier. Il y met beaucoup de soin, toujours occupé et prêt à rendre service. En 1951, il fait le même travail à Santpoort pendant 9 mois, pour 3 confrères, pendant la construction du Petit séminaire Lavigerie. En 1951, il va à la procure de Rotterdam pour la même fonction puis en 1952, au Petit séminaire de Sterksel pour les services techniques. A Pâques 1954, il retourne à Boxtel jusqu’en septembre. Il part alors pour Marienthal, au Luxembourg, pour deux ans de formation continue en menuiserie et électricité.

Le 8 octobre 1956, il part pour la Zambie, archidiocèse de Kasama, pour les services techniques du Petit séminaire de Lubushi. Cela englobe entretien régulier et les réparations importantes de toutes les constructions, entretien du générateur à moteur diesel pour l’électricité, construction d’un grand poulailler. Le 12 août 1959, il écrivit: « Je me sens réellement chez moi ici. » Mais, à cause de problèmes de foie et de bile, il a besoin d’un environnement plus tranquille. Après Pâques 1960, il devient réceptionniste et cuisinier pour la communauté de Woodands, Lusaka. Le 20 juin 1961, il écrit: « Notre maison est comme un hôtel! Les confrères vont et viennent ». Souvent il devait aller, dans l’après-midi, acheter du pain et d’autres choses en plus parce qu’étaient arrivés plus de visiteurs qu’attendus. A la fin de 1961, 7 chambres et une grande salle de prière devaient être ajoutées, et la salle à manger agrandie.

Le 7 janvier 1963 Wim est nommé économe du Centre de Langue et de Retraite à Ilondola. On lui demande de faire un cours de comptabilité. C’est ce qu’il fait après son congé et son exercice comme économe au Petit séminaire de Sterksel, de la mi-février à la mi-mai. Lorsqu’il arrive à Ilondola, le 25 juin 1963 le bâtiment était encore en pleine construction car il ne devait être prêt que l’année suivante. Mais, en octobre déjà, il y eut une retraite suivie d’une session d’étude. A la fin de 1963, un groupe de jeunes confrères commence un cours de 6 mois d’étude de la langue et culture Bemba. Wim écrit, le 11 août 1963: « J’ai commencé par démarrer un jardin potager… En ce moment, nous préparons un chemin ombragé pour la promenade des retraitants ». Il y avait 30 vaches. Leur fumier était une bonne chose pour le jardin. Il y avait aussi quelques volailles. En 1969, il y avait 20 étudiants dont 5 Sœurs provenant de Belgique, Canada, France, Allemagne, Amérique Latine, Pays-Bas. Voici le commentaire de Wim : « Il fallait trouver de quoi les nourrir tous ! » A partir de ce moment-là, on assure deux cours par année.

Le 21 octobre 1971 Wim part pour l’évêché de Mbala pour des travaux d’entretien, et le 18 novembre 1976 est transféré au petit-séminaire de Lubushi pour les services techniques. En 1980, il renouvelle toute l’installation électrique du domaine qui devait être prêt pour le jubilé d’or du séminaire au mois d’octobre de cette année-là. Le 9 mars 1984, son Régional écrit: « Ses services sont très appréciés. Il s’entend bien avec sa petite équipe d’ouvriers ». Au début de 1983, un recteur zambien est nommé. Entre lui et Wim il y avait respect mutuel et estime.

Au mois de mai 1986, Wim va passer un an à l’évêché de Mansa, et en février 1987 il est nommé à la communauté de la paroisse de Lubwe pour tous les services d’entretien.

Du 25 mai 1988 au 9 mars 1990, il est aux Pays-Bas en congé de maladie. A son retour il va à la paroisse de Kasaba, dans le diocèse de Mansa ; ce fut son dernier projet : entretien, électricité, approvisionnement en eau. En 1991, deux VMM (Missionnaires laïques) lui viennent en aide.

Le 27 juin 1992 Wim revient aux Pays-Bas pour de bon. Son Régional écrit : « Winfried était un homme très dévoué et un vrai artisan pour toute sorte de travaux d’entretien. La Région de la Zambie lui est très reconnaissante pour sa contribution à un grand nombre d’institutions ».

Le 1e septembre 1992, il va à la communauté de Bréda, le 29 décembre 1993 à Tilburg, et en janvier 1995 à Heythuysen pour l’entretien général. Quand, en janvier 2009, une section du nouveau bâtiment est complétée, lui et son confrère Bert van Zutphen préparent la section des appartements-PB.

En 2011 on lui demande d’être membre du Comité des Aménagements. Il continue à aider ses confrères pour des réparations, et protège contre la pluie la charpente du hangar à vélos. Il doit réduire de plus en plus ses activités car sa vue baissait. Le 18 février 2017 il meurt paisiblement dans son appartement.

Voici la caractéristique de Jésus que Winfried mit en lumière par sa vie : « Je vous ai choisis … pour que vous alliez et portiez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jean 15,16).

Avec sa parenté et ses amis, nous l’avons enterré dans notre cimetière de St Charles le 24 février 2017.

Marien  van den Eijnden, M.Afr.

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