Christian Schneider (1934 – 2017) (PE n° 1092 – 2018/06)

Christian est né le 24 juillet 1934 à Neisse en Haute Silésie. Il est baptisé le 13 août à l’église St. Jacques. Il commence l’école primaire en 1941 pour trois ans puis continue les études au lycée. La guerre finit et la Silésie est intégrée à la Pologne. L’entrée au lycée était interdite aux enfants allemands. À cause de cela, au lieu d’aller à l’école Christian doit commencer, à 11 ans, à travailler à la construction de routes. En 1946, ses parents et leurs 5 enfants se réfugient à l’Ouest, ils s’installent d’abord à Niedernstöcken  une année après à Mandelsloh, toujours dans le Basse-Saxe, finalement, en 1950, la famille s’installe à Eislingen en Bade-Wurtenberg. Malgré ces différents déplacements et le fait d’avoir été inscrit dans 5 écoles différentes, Christian termine le lycée Hohenstaufen avec succès grâce à ses capacités de caractère.

Après le bac Christian, commence la formation professionnelle commerciale dans une entreprise de pétrole qu’il termine avec bravoure après trois ans. Son père  décède dans un accident de route en 1955. Christian a dû prendre une responsabilité de la famille à l’âge de 21 an, en tant qu aîné des enfants. Une année plus tard, Christian commence de s’orienter vers une vie de missionnaire. La famille soutient son projet. En 1950 déjà, son père est rentré en contact avec les Pères Blancs à Haigerloch lorsqu’il cherchait à inscrire Christian dans une école secondaire. Christian a repris le contact avec les Pères Blancs à Haigerloch en juillet 1956 se renseignant sur les conditions pour entrer dans la Société. En octobre de la même année il arriva à Langenfeld pour commencer son postulat. En 1957 nous le trouvons au noviciat à Hörstel. Il prononce son premier serment temporel le 9 juin 1959, puis il va au scolasticat de Mours jusqu’en 1961.

En janvier 1961 il arrive à Murhesa/Buheno au Congo et en 1964 il commence la construction de l’Institut Social à Bukavu où il  enseigne également jusqu’en 1970. A la suite de l’indépendance des pays, vu que les fonctionnaires européens ont quitté les colonies sans avoir préparé des personnes pouvant prendre leurs places dans l’administration, la Société a ouvert trois Instituts Sociaux au Congo, en Haute Volta (Burkina Faso aujourd’hui) et en Tanzanie. En août 1965 il prononce son engagement définitif à Murhesa.

En 1971 il passe son premier congé en Allemagne ; À son retour il travaille dans plusieurs projets de construction à Walungu, Kabare, Burhale, Ciherano et Walikale. En 1973, il demande une exclaustration pour trois ans tout en restant en contact régulier avec les confrères. Il prend un engagement au Congo avec la « Société allemande pour la Coopération technique » (GTZ). Après cet engagement et malgré l’insistance de la GTZ de prolonger le contrat il rejoint la Société en juin 1976.

Il passe une année à l’Ecole de la Foi à Fribourg, suivie de la grande retraite à Jérusalem et un cours de langue de six mois à Dublin. Pendant ce temps, il s’est posé aussi la question de savoir si le chemin vers le sacerdoce n’est pas aussi un chemin pour lui. Après des consultations avec les responsables il n’a pas suivi ce chemin. Il reprend le chemin de l’Afrique. En juin 1978 Christian arrive à Tamale où il est chargé de l’économat du Grand Séminaire. Au début des années quatre-vingt les médecins constatent une maladie du cœur. Après des soins et un repos, il reprend ses activités, en octobre 1984, à Kasshikishi en Zambie comme responsable pour les constructions. Dans le mois de son arrivée il fait une chute de quatre mètres. Une fracture compliquée du genou nécessite un transport à Cologne pour les soins nécessaires. Son calvaire n’est pas fini : en avril 1989 il doit, de nouveau, être opéré au cœur.

En février 1993, il est de nouveau en Afrique, cette fois-ci à Isoka et Mbala en Zambie, de nouveau pour surveiller les constructions. En janvier 1995, à l’âge de 61 ans, il est nommé en Éthiopie pour surveiller un autre projet de construction. En août 1996, Christian retourne en Allemagne. Il est chargé de l’économat dans la maison de Frankfurt. En septembre 2000, il est nommé pour deux ans en Zambie. Le 12 juillet 2002 il est nommé à Haigerloch où il aide des confrères comme aide-soignant. En août 2009, Christian fête son jubilé d’or.

Dans son enfance Christian est devenu étranger dans son pays et il en a souffert. Ses déplacements nombreux font partie de sa vie et sont les signes qu’il était à la recherche d’une demeure qu’il a trouvé auprès du Père le 9 août 2017 à l’âge de 83 ans à Balingen en Bade-Wurtemberg.

Hans Vöcking, M.Afr.

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