Une rencontre d’espérance (PE n° 1091 – 2018/05)

Au Kenya, le dimanche est un week-end ! Mais le dimanche 11 mars 2018 n’était pas un week-end comme les autres. Vers la fin de la journée, tout à coup, les nuages se sont amoncelés ; il a commencé à pleuvoir comme à Gravelotte. Le froid s’est installé et le temps a changé ! Néanmoins toutes les routes ont mené à Karen, chez les Soeurs Dimesse. Nous étions 24 Missionnaires d’Afrique (y compris le provincial de l’EAP) venus de différentes provinces : SAP, PAO, SOA, EPO, PAC, EAP, Ghana-Nigeria et Maghreb, pour cette rencontre historique.  Historique, oui, parce qu’elle fut la première rencontre de son genre à rassembler les animateurs vocationnels et les recteurs des nos propédeutiques en vue de voir d’où nous venons, où nous en sommes et vers où nous voulons aller. Quand Didier Sawadogo, notre Assistant général, venu de Rome pour nous aider à réfléchir ensemble, a pris la parole d’ouverture, tout de suite le mot « Espérance » est sorti comme un fil conducteur ; celui-ci nous a guidés tout au long de cette semaine fraternelle. « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux… » (Mt 9, 37). Il ne faut jamais se lasser de chercher les ouvriers pour la moisson du Seigneur, a réitéré l’un des animateurs présents. Ainsi nous entamions notre semaine d’échanges fructueux et fraternels.

Rencontre des animateurs vocationnels et des recteurs des propédeutiques des Missionnaire d’Afrique

Avec un programme bien chargé, nous avons commencé par les rap- ports de chaque province concernant l’animation vocationnelle. Bien que différents, tant pour le fond que pour la forme (car les réalités ne  sont pas pareilles), les rapports de chaque province et de chaque propé- deutique étaient particulièrement édifiants. À la suite des rapports, nous avons traité le document « A vin nouveau, outres neuves » présenté par Didier Sawadogo. C’est un document du Vatican qui aborde quelques défis que rencontrent les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique. Sorti après différentes rencontres de consacrés à l’occasion de l’année de la Vie consacrée, ce document vise à éclairer le discernement des congrégations religieuses face aux appels actuels et aux défis de notre temps.

Pour nous, il nous encourage à revoir les critères de discernement pour l’animation vocationnelle, discerner la qualité du vin nouveau et à emprunter de nouveaux chemins plus adaptés à nos contextes ; autrement dit, être des ‘outres neuves’ pour le ‘vin nouveau’ que le Seigneur ne cesse d’appeler pour sa moisson abondante. Avec ce bon document, bien déchiffré, « il y eut un soir, il y eut un matin » ; ce fut notre premier jour du travail.

Par la suite, avec les dynamiques de petits et grand groupes, nous avons traités plusieurs questions : l’animation vocationnelle et la colla- boration avec l’Eglise locale, avec les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique (SMNDA), les ordinations de nos confrères, le jubilé de 150 ans de notre Société, la collaboration entre l’animation vocationnelle, les propédeutiques et la première étape de formation. A la fin de la journée, nous avons travaillé le document sur la préparation du Synode des jeunes prévu pour octobre 2018. Présenté par Bob Tebri, notre secrétaire à la Formation initiale, le document traite les questions de la foi et du discernement vocationnel des jeunes. Quelles indications pour l’animation vocationnelle dans nos provinces ? Il faut comprendre les jeunes qui se présentent pour pouvoir les aider à bien discerner leur vocation. Avec ce document bien élaboré, « il y eut un soir, il y eut un matin » ; ce fut notre deuxième jour de travail.

Ensuite, nous nous sommes penchés sur la question du test psychologique de nos aspirants. Olivier Soma, notre confrère psychologue de formation, nous a ouvert l’esprit concernant la psychologie comme un outil clef dans le discernement vocationnel de nos jeunes frères. Ce jour là, la formation humaine, les critères d’admission ont été mis sur la table en petits et en grand groupes. Avec la psychologie bien expliquée, « il y eut un soir, il y eut un matin » ; ce fut notre troisième jour de travail.

Par la suite, les questions telles que les relations entre l’animation vocationnelle et les propédeutiques, les programmes de ces dernières, la collaboration entre l’animation vocationnelle et les propédeutiques ont été débattues en petits et en grand groupes. Avec ce travail bien fait, « il y eut un soir, il y eut un matin » ; ce fut notre quatrième et dernier jour sur l’animation vocationnelle.

Comme l’écrivait le pape François : « Devant la pénurie des vocations, nous faisons parfois les diagnostics des riches : riches du savoir des sciences anthropologiques modernes qui, avec leur masque de suffisance absolue, nous éloignent de l’humble prière de supplication et de demande au maître de la moisson »  

Nous ne sommes ni très riches financièrement, ni très riches spirituellement, ni en nombre, au point de nous contenter des chiffres des vocations actuelles, quand bien même le Seigneur a été si généreux avec nous ces derniers temps (avec 39 premières nominations cette année). Donc, ne cessons pas de lui rendre grâce pour sa générosité et continuons de le supplier et d’œuvrer pour plus de vocations Missionnaires d’Afrique !

C’est dans ce contexte de reconnaissance de la bonté du Seigneur envers notre Société, avec un regard appréciatif que nous avons fait cette rencontre historique dite d’Espérance. Elle eut lieu à Nairobi du 11 au 16 mars 2018 dans une ambiance fraternelle, assidue et joyeuse ! Merci à tous ceux et celles qui ont veillé à ce que cette rencontre historique soit une réussite !

Vincent Kyererezi, M.Afr.

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