19 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

18 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

Échos du Conseil Plénier –  Nairobi, 15 septembre 2025

Entretenir la solidarité et l’appartenance à la Société – Interculturalité

Le lundi 15 septembre 2025, deux thèmes ont été au centre des débats du Conseil Plénier.

Le père Apollinaire Chishugi, un confrère à Nairobi, a été invité à présenter une réflexion au Conseil Plénier sur le thème « Entretenir la solidarité et l’appartenance à la Société ». Il a donné une conférence stimulante, s’appuyant en partie sur la parabole du Bon Samaritain (Luc 10, 25-37). À travers cette parabole, il a présenté la solidarité comme l’amour de notre prochain et de nous-mêmes. Il a également utilisé l’histoire de Jésus et de la Samaritaine, dans l’Évangile selon saint Jean 4, pour illustrer la vie missionnaire comme une solidarité réciproque. Enfin, il a articulé un autre point qu’il a appelé le besoin insatisfait de renouveler le sens de la solidarité et de l’appartenance. Tout au long de sa présentation, il a donné des exemples concrets, y compris personnels, pour montrer que, quelle que soit notre origine, l’amour nous unit et devrait toujours nous unir. Néanmoins, il a mis nos supérieurs au défi en soulignant des domaines qui nécessitent plus d’attention. Il a notamment abordé les craintes et les incertitudes qui envahissent certains confrères, ainsi que la nécessité de valoriser les confrères.

L’intervention du père Apollinaire portait sur le deuxième thème de la journée : l’interculturalité. Le père Pawel Hulecki a présenté les recommandations issues des Actes capitulaires sur « L’interculturalité comme témoignage prophétique », soulignant les points essentiels des différents rapports des Provinces et Sections. Il a ensuite souligné les points forts et les points faibles.

Parmi les points forts, on peut citer : l’interculturalité reconnue comme faisant partie de notre charisme ; l’apprentissage des langues favorise l’unité et les échanges interculturels ; reconnaissance claire de la nécessité d’une formation continue à la vie interculturelle ; affirmation claire de l’esprit missionnaire : service au-delà de sa province d’origine ; la vie interculturelle des communautés est appréciée par la population locale et les autorités ecclésiastiques.

Parmi les points faibles, on peut citer : risque de favoritisme envers les compatriotes ; tension possible lorsque le bilinguisme devient plus une exigence qu’une expérience vécue ; risque que les questions interculturelles soient abordées de manière superficielle lors des grandes réunions ; absence de critères clairs pour définir ce qui constitue une « raison valable » pour le service dans la province d’origine ; certains dirigeants peuvent manquer de compétences pour arbitrer efficacement les différences culturelles.

La célébration Eucharistique de ce jour a été présidée par le Supérieur Provincial du Maghreb, le père Benoît Mwana Nyembo.

En fin de journée, le sentiment d’espérance qui s’en dégageait était  que chaque confrère puisse ressentir et affirmer : « La Société est notre maison, chez-nous ».

(Comme nous l’avions indiqué vendredi, les participants au Conseil Plénier sont allés visiter trois prisons le dimanche ; à voir ici, sur la page Facebook de la Société).

Par : Serge Zihalirwa Boroto, M.Afr.,

17 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

16 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

15 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

Échos du Conseil Plénier –  Nairobi, 12 septembre 2025

Mission hors d’Afrique (Europe/Amériques/Asie/Maison Généralice) – Rencontre et Dialogue

Ce vendredi 12 septembre 2025 a marqué la fin de la première semaine du Conseil Plénier. La journée a été rythmée par trois présentations en présentiel et trois autres en ligne.

Au cours de la première partie de la matinée, l’Assistant Général, le père Aloysius Ssekamatte, a présenté l’aspect de la mission intitulé « Mission hors d’Afrique (Europe/Amériques/Asie/Maison Généralice) » dans les Actes Capitulaires. Il a commencé en soulignant la mise en œuvre de la première recommandation concernant la Maison Généralice, présentée comme une « vitrine ouverte sur le monde africain ». Une équipe de six membres de la Maison généralice, dénommée « MG Vitrine », a été mise en place. Cette équipe a organisé plusieurs activités. Le père Aloysius a souligné que l’un des défis restait le financement des activités. Il a ensuite abordé la question de notre présence en Asie. Le rapport de la Section affirme que notre présence en Asie est appréciée et que la Société ne devrait pas se décourager à cause de la question des visas. Il a été rappelé que la présence de la Société au Vietnam avait été décidée par le Chapitre. Il a ensuite ajouté que tous nos projets hors d’Afrique sont appréciés, même si certains doivent faire l’objet d’une évaluation. Le Conseil Général et toutes les Provinces et Sections sont disposés à soutenir les insertions hors d’Afrique en fournissant du personnel.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à un autre aspect de la mission : « Rencontre et Dialogue ». C’est l’Assistant Général, le père Anselme Tarpaga, qui a introduit le sujet en revenant sur le texte des Actes Capitulaires, tout en informant les participants qu’il y aurait d’autres présentations sur le sujet par des confrères impliqués sur le terrain. Le père Prosper Harelimana, Coordinateur de la JPIC-RD, a présenté les activités menées par la coordination en matière de rencontre et de dialogue. Il a conclu en insistant sur le fait que la réussite de la rencontre et du dialogue dépend de l’engagement de tous : Supérieurs Provinciaux, confrères, formateurs et candidats.

Le moment tant attendu était alors arrivé : celui de suivre le témoignage de trois confrères en mission dans le domaine de la rencontre et du dialogue. Ils étaient tous connectés via Zoom.

Le père Innocent Habimana est en mission au Burkina Faso à la paroisse Saint Jean XXIII de Ouagadougou. Il a partagé son expérience du dialogue islamo-chrétien au Niger et au Burkina Faso, en précisant : « Je n’ai pas fait d’islamologie ; ce que je vais partager avec vous n’est ni un exposé théorique ni un discours académique ». Il a donné plusieurs exemples de dialogue de vie et d’œuvres, tels qu’il les a vécus dans ces deux pays aux réalités différentes. Dans sa conclusion, il a souligné que le dialogue avec l’autre ne naît pas du jour au lendemain. Cela « demande de la patience, de la douceur, de l’humilité, du respect et surtout beaucoup d’amour. Il y aura certes des déceptions, mais si l’amour de l’autre est là, le dialogue est toujours possible ».

Le père Brendan O’Shea est en mission au Malawi au « Kungoni Centre of Culture and Art » de Mua. Il a partagé son expérience du dialogue avec les Religions Traditionnelles Africaines (RTA). Il évoque son intérêt pour ce type de dialogue dès son plus jeune âge : « Ma mère et les personnes âgées de mon entourage, bien qu’étant de fervents catholiques, étaient également imprégnées de nombreuses croyances traditionnelles qui ont perduré longtemps après l’œuvre de Saint Patrick ». Son intérêt s’est développé avec les Missionnaires d’Afrique, ainsi qu’avec les différentes formations et spécialisations qu’il a suivies. Dans la mission, il a été témoin du sentiment de honte que les gens éprouvaient en raison de la crainte que leurs croyances traditionnelles soient dissimulées derrière une autre réalité. « Kungoni a placé la lampe sur la colline afin qu’elle brille : ces croyances ne sont plus murmurées ou cachées, mais respectées et privilégiées ». Selon lui, le dialogue avec les RTA est un moyen d’approfondir notre compréhension du divin dans nos vies.

Le père Bonaventure Mashata est en mission en Afrique du Sud à la communauté Edenglen à Johannesburg. Il est au service de la conférence épiscopale « Southern African Catholic Bishops’ Conference (SACBC) », au département de l’œcuménisme, du dialogue interreligieux et du dialogue avec le monde séculier, ainsi qu’au département de la formation, de la vie et du ministère du clergé. Il a partagé son expérience de l’œcuménisme. Fils d’un père méthodiste et d’une mère catholique, le dialogue a commencé pour lui dans sa famille. Il a retracé son expérience œcuménique en tant que missionnaire d’Afrique, d’abord en Éthiopie, comme stagiaire, puis comme prêtre. Il a ensuite suivi des études de spécialisation avant d’aller enseigner l’œcuménisme à Abidjan. Tout en partageant les différents défis qu’il rencontre dans sa nouvelle mission en Afrique du Sud, il a conclu en affirmant que son expérience de l’œcuménisme « s’est déployée comme un paysage de relations avec des personnes issues de diverses confessions chrétiennes. […] Le plus grand œcuménisme réside dans l’ouverture à l’univers tout entier, à l’humanité et au divin à travers le dialogue ».

Cette matinée, qui a tenu les participants en haleine devant l’écran de la visioconférence, s’est conclue par la célébration de l’Eucharistie présidée par le père Oswald Mallya, Supérieur Provincial de l’EAP. 

L’après-midi, les participants se sont retrouvés pour un partage en assemblée. Il en est ressorti que certains confrères, réticents à l’idée de notre mission hors d’Afrique, commencent à la prendre en considération. La mission hors d’Afrique doit être renforcée. Concernant la question de la rencontre et du dialogue, les participants ont apprécié les partages en ligne des trois confrères. Nous retiendrons la réponse de l’un d’entre eux : « C’est la joie d’être motivé par l’amour du Christ, cet amour qui permet d’aller à la rencontre, de partager les mêmes réalités et les mêmes épreuves dans la patience ; la joie de porter le charisme des Missionnaires d’Afrique ».

Pour conclure, le Supérieur Général a remercié les participants pour leur engagement qui couronne cette première semaine. Il les a invités à prendre le samedi pour se reposer, afin que tous puissent continuer à consacrer leur énergie à la raison pour laquelle ils sont venus à Nairobi.

Le dimanche 14 septembre 2025, les participants iront visiter trois prisons pour manifester leur solidarité envers nos frères et sœurs détenus.

Par : Serge Zihalirwa Boroto, M.Afr.,

14 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

13 septembre dans la vie de Charles Cardinal Lavigerie

Échos du Conseil Plénier –  Nairobi, 11 septembre 2025

Mission: Écoute et collaboration avec l’Église locale – Justice et Paix, Intégrité de la Création (JPIC)

Le thème de la mission selon les Actes Capitulaires a été au centre du Conseil Plénier du 11 septembre 2025.

Trois présentations ont guidé les discussions des participants : celles des Assistants Généraux, les pères Aloysius Ssekamatte et Pawel Hulecki, et du Coordinateur de la JPIC-ED, le père Prosper Harelimana. Toutes leurs présentations concernaient un des aspects de la mission selon les Actes Capitulaires.

Le père Aloysius Ssekamatte a abordé l’aspect : « Écoute et collaboration avec l’Église locale ». Partant des recommandations des Actes Capitulaires et des rapports provenant des Provinces et Sections, il apparaît clairement que la plupart d’entre elles entretiennent de bonnes relations avec l’Église locale. Cependant, il a relevé quelques défis, parmi lesquels : la population locale fait preuve d’indulgence envers les difficultés rencontrées lors de l’apprentissage de la langue, mais elle est moins tolérante envers ceux qui méprisent ou manquent de respect à l’égard de leur culture ; très peu de confrères sont capables d’écrire dans les langues locales à un niveau suffisant pour publier des ouvrages ; tendance à faire ce que nous avons toujours fait ; quelques confrères choisissent de ne pas participer aux activités de l’Église locale ; cas de réticence à accepter une nomination dans des régions pauvres et isolées ; explication respectueuse des changements qui ont eu lieu dans notre Société et présentation de notre mode de fonctionnement actuel.

Le père Pawel Hulecki a pris la parole pour aborder un autre aspect de la mission, à savoir « Justice et Paix, Intégrité de la Création (JPIC) ». Après avoir analysé les points ressortis des recommandations des Actes Capitulaires à la lumière des rapports reçus, il a souligné les points forts. Parmi lesquels : prise de conscience des injustices internes et appel à l’introspection ; engagement en faveur de la protection de l’environnement (plantation d’arbres, environnement propre, énergie solaire) ; la formation des laïcs et des jeunes est une priorité ; fort désir d’insertion là où sont prises les décisions clés pour l’Afrique ; les communautés sont attentives aux questions sociales : immigrants, abus, sorcellerie, dignité.

Il a également mentionné les points faibles, notamment : manque de cohérence dans le traitement des situations des employés entre les Provinces/Secteurs ; risque de dépendance excessive à l’égard de quelques confrères spécialisés plutôt que de responsabilité partagée ; suivi limité de l’impact des activités (évaluation, continuité) ; peu de confrères sont formés au plaidoyer et au lobbying au niveau international/continental ; la participation aux associations locales et à la plateforme Laudato Si’ reste faible.

Puis, le père Pawel a invité le Coordinateur de la JPIC à faire sa présentation. Le père Prosper Harelimana a présenté un rapport résumant les activités de la Coordination JPIC pour la période 2022-2025. Il a introduit sa présentation avec la célèbre citation utilisée par notre fondateur en 1888 : « … Je suis un humain, l’injustice envers d’autres révolte mon cœur … » Partant du plan stratégique JPIC-ED 2022-2028, le Coordinateur a pu dégager quelques perspectives d’avenir et suggestions : dans la mesure du possible, nommer des confrères passionnés par le ministère JPIC-ED ; encourager les confrères à suivre des cours en ligne liés à la JPIC-ED (souvent proposés à faible coût) ; nommer des confrères pour poursuivre des études dans le domaine de la JPIC-ED ; évaluer la mise en œuvre du Programme JPIC-ED pour la Formation Initiale ; …

Les participants se sont ensuite répartis en groupes de travail avant de conclure la matinée par la sainte messe présidée par le Supérieur Général. L’après-midi a été consacré à la mise en commun. Il a été souligné que c’est en vivant pleinement notre charisme, qui est notre force et notre identité, qu’une complémentarité saine avec l’Église locale devient évidente. Il est ressorti que la JPIC fait partie de notre charisme, de notre ADN. Aucun Missionnaire d’Afrique ne devrait donc se sentir étranger à la question de la justice, qu’elle soit interne ou externe.

Par : Serge Zihalirwa Boroto, M.Afr.,

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